Avertir le modérateur

09/09/2007

Love

medium_Genesis_-_la_boite_à_musique.gifmedium_Genesis-La-Lagune-web.jpgAu début de l'été, je me suis pas fait que des amis parmi les fans purs et durs de Genesis. Si vous avez du temps à perdre il vous suffit de vous reporter à ces nombreux messages parfois hargneux, témoins de la mobilisation quasi extravagante de réseaux pro-Genesis dont j'ignorais jusqu'à l'existence.

Au delà des commentaires de dizaines de mails m'étaient destinés, la plupart du temps plutôt sympathiques. L'un deux signé d'un auteur "abécé" qui vient de sortir aux Editions de la Lagune un ouvrage intitulé "Genesis, l'éternelle révélation". Pour bien montrer aux fans de Genesis, que je suis tout de même un bon garçon, je veux recommander aussi l'ouvrage très documenté de Frédéric Delage "Genesis la boîte à musique, turn it on again" reparu quant à lui au printemps dernier aux éditions de La Lauze.

Sans rancune.

Lyon, 9 septembre 2007. 

25/08/2007

Y comme Young (Neil)

medium_Y.jpgLes admirateurs inoxydables de Neil Young, dont je suis, sont depuis quelques mois aux anges. Après le brûlot anti-Bush intitulé "Living with war" (Reprise, 2006) et des deux premiers volumes de ses tant attendues archives, Paramount home vidéo vient de mettre à la disposition du public français, dans une version double DVD, le film de Jonathan Demme intitulé "Neil Young, heart of gold".

Les amateurs de rock se souviennent très probablement du fameux "Stop making sense", concert des Talking Heads filmé à New York par Demme il y a vingt ans de cela. Avec "Heart of gold" le même Demme est à Nashville pour une captation de Neil Young à l'occasion de la sortie de l'album "Prairie Wind".

Le canadien est bien entendu toujours au sommet servi par un Jonathan Demme impeccable. Si vous n'avez qu'un seul DVD musical à visionner en cette période de fin de vacances, offrez-vous le duo Young/Demme, vous ne le regretterez –pas. Quant à ceux qui disent que le "looner" est un animal préhistorique tout juste bon à faire vibrer les baby-boomers, ils devraient avoir honte de vivre ainsi dans le blasphème. Ils mesureront, après avoir vu ce concert, l'étendue de leur ignorance.

En guise de pénitence ils grimperont, bien entendu à pieds, à Fourvière, en répétant inlassablement " Hey, hey, my, my, rock'n' roll never die". Pour s'y préparer, ils visionneront dix fois la vidéo qui suit, si possible à genoux.


Lyon, 25 août 2007.

19/08/2007

S comme Strummer (Joe)

medium_S_2.jpgJ'adorais le Clash et son leader Joe Strummer. Je me souviens d'un concert au Palais d'Hiver ou un crétin situé au pied de la scène passait son temps à cracher sur Mick Jones et Strummer inspiré par un article paru la semaine d'avant dans le mensuel Best qui relatait que quelques punks anglais pour dénoncer le "renoncement, voire la trahison" de Strummer et sa bande, mollardaient à longueur de concert sur le chanteur et le guitariste du groupe alors en plein trip "Sandinista".

Strummer n'est plus là, il doit faire quelques reprises avec Johnny Cash, dans un coin du paradis. Justement à l'instar de ce qui se passe avec Cash, dont, si les choses continuent ainsi, on va bientôt éditer des vidéos de l'homme en noir entrain d'arroser ses tomates au fond de son jardin, Strummer connaît un regain commercial tout azimut et pas encore suspect. Biographies en vidéo, "Joe Strummer, the future is unwritten" le film de Temple, B.O., énième compilation du Clash, concerts filmés envahissent les bacs en attendant les livres et albums en préparation.

Pour ne pas vous rendre méfiant vis-à-vis de cette vague Strummienne, je voudrais vous signaler aujourd'hui un polar écrit par un breton, Caryl Férey, intitulé "la jambe gauche de Joe Strummer" et qui a la particularité d'être le premier inédit publié dans la collection de poche "Folio policier" chez Gallimard.

Caryl Férey n'est pas un inconnu pour les lyonnais amateurs de polars puisque l'auteur a obtenu en 2005 le prix "Sang d'encre" délivré par nos voisins de Vienne lors du festival du même nom puis, la même année, le prestigieux "Prix SNCF du polar". Auteur jeune, déjà chevronné et  prometteur, Férey nous propose à nouveau une virée avec l'ex flic Mc Cash, toujours borgne mais dépressif qui s'apprête à tourner mal, très mal. A lire.

Avant de vous rendre chez le libraire du coin pour vous procurer le bouquin de Caryl Férey et d'aller voir le bon film de Julian Temple, visionnez ce clip de la belle version de "Redemption Song" enregistrée par Joe Strummer quelques temps avant sa disparition.

 

 

Hautes Pyrénées, le 19 août 2007.

09/08/2007

M comme Morrison (Jim)

medium_M_1.jpgJe sais bien qu'il y a pire dans la vie mais, sans jeu de mot douteux, l'overdose de livres sur Jim Morrison commence à déshonorer ceux qui ont pour fonction et privilège d'être éditeurs. Les moindres coins et recoins de la vie de l'ancien chanteur des Doors sont scrutés, racontés, probablement interprétés quand il ne s'agit pas tout bêtement de travestir une réalité qui est globalement connue de tous depuis une bonne vingtaine d'années.

Les éditions "privé", avec le "The end" de Sam Bernett ouvrent le bal. L'ancien animateur de RTL et noctambule militant se la joue témoin du désastre parisien de ce pauvre Morrison. Par le menu il rapporte sur 170 pages laborieuses la fin d'une existence terrible. En quatrième de couverture, je ne veux pas croire que c'est Guy Birenbaum lui-même qui a pris la plume, l'éditeur écrit, "il (Sam Bernett) est le seul à connaître la vérité et a attendu plus de trente-cinq ans avant de révéler les vraies circonstances de la mort de Jim Morrison". Bernett tu pouvais attendre 35 ans de plus, ça n'aurait dérangé personne, mis à part peut être ton banquier.

Passons au deuxième ouvrage. Il s'intitule "Janis Joplin et Jim Morrison, face au gouffre" et est édité par l'excellent Castor Astral qui pour l'occasion aurait mieux fait de s'abstenir. Il faut dire que cet éditeur, au demeurant de qualité, travaille le cas Morrison avec l'application de celui qui veut assécher le marché. Pensez donc les gonzes du Castor nous ont déjà proposés, "James Douglas Morrison", "Morrison, un festin entre amis.", "Jim Morrison ou les portes de la perception" sans parler de J.Y. Reuzeau, l'un des responsables éditoriaux de la maison, un "Jim Morrison et les Doors, la vie en accéléré" chez Librio. 

Avec cette traduction de l'ouvrage de Gerald et Ralph Faris consacré en partie seulement à Morrison, on accède à quelque chose de nouveau en matière de nécrologie rock and rolleuse. En effet jusqu'ici on connaissait les livres du type "ces malades qui nous gouvernent" (Mitterrand, Reagan, Staline, Churchill…). A partir de maintenant on va voir défiler psychologues et psychiatres chez les éditeurs pour nous expliquer pourquoi tel génie de la guitare était frappa-dingue, tel autre semi-dingo, le troisième à moitié taré. Bref comme c'est le cas avec les Faris on ausculte le cadavre de Morrison pour nous expliquer que ce brave Jim était "borderline". Pour ce faire on s'appuie sur "les progrès de la science", on "replace dans le contexte les séances de psychanalyse de Morrison", on "révèle des réflexions de thérapeutes".

Un conseil, ne faites pas comme moi, n'achetez pas ce bouquin. Si jamais ce livre était un succès imaginez le filon qu'une telle première réussite dégagerait. Et un volume pour Hendrix, un autre pour Keith Moon, un troisième pour Marvin Gaye qui a eu l'immense mérite de se faire assassiner par son père. Tout savoir sur le suicide de Ian Curtis, les séances de psychanalyse de Bianca Jagger commentée par Jerry Hall….Stop!

Puisque nous sommes sur Jim Morrison, je vous signale la parution aux éditions de "L'écailler", du polar d'un auteur maison, Bruno Leydet, intitulé "Jim Morrison is alive and well and living in Ibiza". Laissez tomber également.

Hautes Pyrénées, le 9 août 2007.

01/08/2007

F comme festivals (de musique)

medium_F_2.jpgLa vie de festivalier est bien difficile. Si vous souhaitez parcourir le pays d'Est en Ouest et du Nord au Sud, je vous souhaite bien du plaisir et de confortables économies. Voici donc une discutable sélection qui, au gré de vos déplacements et de vos envies, vous laissera très probablement de belles émotions musicales et donc de bons souvenirs. 

  • 1er août, "Jazz in Marciac", Pat Metheny et Brad Melhau. C'est génial mais attention, c'est ce soir. (www.jazzinmarciac.com)
  • 2 août, "Astropolis" (Brest), Miss Kittin. (www.astropolis.org)
  • 3 août, "Nuits de Fourvière" (Lyon), Nicolas Nourrit, Prohom, Green Olive et Meï Teï Shô en tête d'affiche. Une belle soirée peu coûteuse avec uniquement des artistes lyonnais. (www.nuitsdefourviere.fr)
  • 4 août, "Festival Interceltique de Lorient", Dubliners. (www.festival-interceltique-2007.com)
  • 5 août, "Festival Interceltique de Lorient", Sinead O'Connor quasi en exclusivité française. (www.festival-interceltique-2007.com)
  • 6 août, "Sporting Summer Festival" (Monaco), Bryan Ferry, à ma connaissance sa seule prestation dylanesque en France et dans sa banlieue immédiate. Renseignements au (377)98 06 36 36.
  • 7 août, "Fiesta Sète", Johnny Clegg, pour les nostalgiques des combats anciens. (www.fiestasete.com)
  • 10 août, "Lamastre rock", Eiffel et toute une kyrielle de groupes.
  • 11 août, "Festival du bout du monde" (Crozon), Arno, Salif Keita. (www.festivalduboutdumonde.com)
  • 12 août, "60ème foire aux vins d'Alsace" (Colmar) avec les Chemical Brothers. (www.foire-colmar.com)
  • Du 15 au 19 août, "Festival Uzeste Musical", renseignements sur www.uzeste.com.
  • 17 août, "La route du rock" (Saint Malo), Sonic Youth, LCD Soundsystem. (www.laroutedurock.com)
  • 19 août, "Festival Pantiero" (Cannes), CSS dont le disque a été désigné "disque de l'année 2006" par Libération (j'en rigole encore). Renseignements au 04 92 99 33 83.
  • 21 août, Bjork aux arènes de Nîmes.
  • 24 août, "Festival Couvre Feu" (Corsept-44), Herman Düne, Dub Incorporation.(www.couvrefeu.com)
  • 25 aout, "Rock en Seine" (Saint Cloud), avec les revenants noisy Jesus & Mary Chain et les Klaxons. (www.rockenseine.com)
  • 26 août, "Jazz à Cluny", Louis Sclavis Big Slam Napoli, renseignements au 03 85 59 04 04.
  • 28 août, "Festival Berlioz" (La-Côte-Saint-André), Orchestre de l'Opéra National de Lyon. (www.festivalberlioz.com)
  • 31 août, "Woodstower" (Parc nature de Miribel-Jonage), Asian Dub Foundation, Simeo, Gladiators, Tété…

27/07/2007

D comme Don't look Back.

medium_D_1.2.jpgAvec la nouvelle édition en DVD du "Don't look back" de D.A. Pennebaker (Sony BMG) c'est d'archéologie du rock dont il s'agit et peut-être même de l'apogée de Bob Dylan. Aux jeunes gens qui découvrent Dylan, et ils sont paraît-il nombreux à se passionner aujourd'hui pour le natif de Duluth, je ne peux que les encourager à se procurer ce magnifique coffret plutôt que d'aller voir "live" un artiste de moins en moins vivant sur scène.

Le documentaire de Pennebaker demeure une référence, un mètre étalon, avec peut-être le premier clip de l'histoire, le fameux "Subterranean Homesick Blues" que je vous propose de revisiter à la suite de ce court billet. On a tout dit sur Dylan. Tout et pas nécessairement son contraire. Sur Pennebaker et son fameux "Dont look back" beaucoup a été écrit en particulier sur cette tournée anglaise de 1965. Les interviews tendues, la chambre d'hôtel, les coulisses, les bribes de concerts, l'arrogance distante et moqueuse de Zimmerman, l'impressario Grossman négociant avec la BBC, ce pauvre Donovan qui en prend pour son grade et la caméra à l'épaule de Pennebaker qui rode produisant un documentaire à l'époque inédit dans le monde de la musique avec ses images en noir et blanc d'une franchise parfois brutale.

Ce très beau coffret composé de deux disques et d'un bouquin vous permettra, chaque soir, avant de vous endormir, de vous repasser le célébrissime clip qui suit grâce à un "flip book" puisque telle est la mode du moment.

 

 

Lyon, 27 juillet 2007.

07:30 Publié dans Culture & cultures..., Podcasts | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Dylan, Pennbaker, Bob dylan, Donovan, Rock, album, blues | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

23/07/2007

B comme Bono

medium_B_3.jpgU2 est un bon groupe voire même un grand groupe. Bono son chanteur charismatique est un phénomène, un excellent show man doublé d'un homme concerné avec constance par l'état du monde ce qui est après tout plutôt rare.

Cela étant les gesticulations cannoises du haut des marches du festival du film étaient ce printemps, encore une fois de trop, des contorsions mondialisées qui lassent. Même chose à la marge du sommet du G8.

Non content de faire la une des rubriques culturelles de la presse internationale, d'assurer le service en matière de relations internationales et de co-développement, vous ne pouvez plus ouvrir les pages saumon du Figaro sans tomber une fois encore sur l'irlandais mondialisé. La prise de contrôle de Palm par Elevation Partners, fonds d'investissement dont Bono est l'un des cinq associés principaux, a encore mis en lumière le sur actif chanteur planétaire transformé en sauveur de Palm face au Black-Berry de Research In Motion.

Que les fans de Bono et de The Edge pardonnent ma mauvaise humeur conjoncturelle, mais si U2 se remettait à faire de la bonne musique ça m'irait bien. Cela tombe bien, le groupe est paraît-il actuellement en studio vers Fez. Que la grâce et le génie créatif puissent être avec eux. 

 


U2
envoyé par asinette

Lyon, 23 juillet 2007.

06:45 Publié dans Culture & cultures..., Podcasts | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : U2, Bono, rock, Cannes, G8, Blackberry, festival | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20/07/2007

A comme Allen (Lilly) et Amy (Winehouse)

medium_A_fushia_Abécédaire.jpgLilly Allen est le dernier avatar du show business britannique, une sorte de concentré  racoleur et people, de branchouillerie jeuniste. Il faut écouter ça puis s'interroger, dans la douleur, sur la nature de la vie qui devrait attendre nos enfants et petits enfants.

Un signe qui ne trompe pas, même la "presse" française comme Closer, Voici et Public s'intéresse de près à cette jeune fille de 22 ans dont je vous recommande l'écoute de quelques extraits de son album pour vous permettre de situer le désastre.

Mix de valses et polkas matinées reggae, émulsion malodorante de rock croisé avec de la variété, hip hop frelaté mélangé sans discernement avec de la techno indigente cette petite nana est depuis quelques mois le nec plus ultra du tout London en vogue. La petite Lilly a d'autant plus le vent en poupe qu'elle est vendue comme une vraie teigne et le fait que ses chers parents arpentent l'industrie du spectacle depuis pas mal de temps n'est pas pour rien dans l'affaire. Pour preuve un début de carrière à l'age de 17 ans, avec contrat chez Warner à la clé. Plantage suivi d'une relance experte via un buzz énorme sur My Space, suivi d'une signature chez EMI font de la carrière de la Baby-Doll after punk un pur produit de mercatique appliquée.

Le plus pénible dans cette affaire n'est pas tant que la perfide Albion nous refile en contre-bande un tel asticot. Ce n'est ni la première et encore moins la dernière fois que l'on aura à supporter les mêmes camelotes musicales que les anglais. Non le plus scandaleux est que la presse tabloïd anglaise et nos torchons nationaux, je parle toujours de Voici, Closer, Public aiment à comparer Allen (Lilly) à la superbe Winehouse (Amy). Pour vous convaincre de l'immense talent de la seconde, reportez-vous à mon billet qui remonte à quelques mois et visionnez la video de "Back to black" qui fait suite à ce texte. Si vous ne connaissez pas encore cette formidable chanteuse, vous serez subjugués et vous irez vous procurer sans délais ce disque de votre été.

Lyon, 20 juillet 2007.

08:00 Publié dans Culture & cultures..., Podcasts | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : winehouse, allen, lilly, amy, rock, pop, soul | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

18/07/2007

A comme Arcade Fire

medium_A_Abécédaire.3.jpgJ'avais, comme beaucoup de monde, adoré "Funeral" le premier album salué fort justement par la plupart des revues spécialisées comme disque de l'année, cela fait deux ans de cela. "Neon Bible" le deuxième opus des canadiens sorti en mars dernier est, il faut le constater, légèrement en deçà car trop prévisible. Je ne sais de quoi sera fait le concert lyonnais de ce soir mais j'avoue avoir un léger sentiment d'appréhension qui monte peu à peu comme si la fin d'un cycle s'annonçait déjà pour le plus prometteur des jeunes groupes du moment.

J'espère tout de même que le "foutoir" continue de régner sur scène et que la joyeuse bande ne va pas nous expédier au petit séminaire dans des lamentations mystiques dignes du rock progressif des années soixante-dix.

En cadeau, un extrait de "Funeral", le magnifique premier album des Montréalais. Le groupe est en tournée européenne presque tout l'été. A ne pas rater ce soir à Lyon ou ailleurs au fil de vos pérégrinations estivales.

 

_______________________

Ce blog est devenu en l’espace de quelques jours le lieu de mobilisation et de défoulement des fans « canal historique » de Genesis. Je voudrais leur dire quelques mots en les saluant même si les noms d’oiseaux fusent à mon encontre.

Tout d’abord je veux donc leur signaler que ce billet a été publié avant le concert lyonnais même si je dois vous avouer que le show de Gerland n’a pas changé sur le fond ma position. Phil Collins chante toujours aussi bien, c’est évident,  mais comme je le craignais le spectacle relevait du patrimoine et les compiles « live » ce n’est toujours pas ma tasse de thé.

Fidèle à mes (mauvaises) habitudes, sachez que je ne mâche pas mes mots et en vous reportant par exemple au billet écrit quelques jours plus tôt concernant Lou Reed vous pourrez constater que, contrairement à vous tous, je ne fais pas une fixation sur Genesis. Par ailleurs le « traitement » infligé à votre groupe préféré nécessitait de votre part une lecture à un autre degré, tant, vous ne l’avez malheureusement pas remarqué, ma mauvaise foi est si outrancière qu’elle n’est pas trop à prendre au sérieux.

Vos réactions me peinent dans la mesure où la hargne, que je crois sincère, de certains traduit de tout évidence une grande difficulté à prendre de la distance avec un simple billet de quinze lignes au sujet de leur groupe « fétiche ».

Un de mes interlocuteurs, croyant me contrer, me livre un argument relatif aux Rolling Stones en m’expliquant que Jagger et les siens devraient s’abstenir de jouer depuis le départ de Brian Jones.

Je suis, vous l’imaginez sensible à ce commentaire car, plusieurs fois sur ce blog, je me suis interrogé sur le sens que pouvait avoir ce retour du rock des anciens dans nos stades. Je sais que certains fans de Genesis doivent m’en vouloir , mais je souhaite leur dire que la tournée sans fin des Rolling Stones, le retour prochain de Police, l’éternel revival de Deep Purple et les réapparitions pendulaires des Who relèvent de problématiques discutables ou, même si le show est parfois bon, le business fait toujours peu de cas de la création.

D’ici quelques jours, je vais évoquer, car qui aime bien châtie bien, Bono sur ce blog. Amis admirateurs de U2, montrez-vous moins aveuglés.

Bon été rock à tous, y compris, et c’est sincère, aux fidèles de Genesis. Tant qu’il y a de la colère, il y a de la vie. Cela étant je monte à Fourvière pour assister au concert d’Arcade Fire.

 

Lyon, le 18 juillet 2007.

07:00 Publié dans Culture & cultures..., Podcasts | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : Arcade, fire, rock, funeral, neon bible, album | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

13/07/2007

« Gabba, Gabba, Hey »

medium_donnedieu_vabre10.jpgBravo à mon ami de la « Mort pour les poires » d’avoir déniché ce discours de Renaud « is a punk rocker » Donnedieu de Vabres destiné à Patti Smith pour cette remise des insignes de Commandeur dans l’Ordre des Arts et Lettres. J’imagine la scène. Donnedieu introduisant son discours par « chère Patti Smith », parlant de « Gloria », des héros du rock, du CBGB, de « Radio Ethiopia », de Tom Verlaine….Un peu plus l’ex ponctuait son pensum, à genoux comme Patti, par un tonitruant « Power to the People ».Donnedieu n’est plus ministre ni député. C’est décidemment la mort pour les poires.
 
  
 
Lyon, le 13 juillet 2007.

PS: En ce week end du 14 juillet, pour vous détendre, téléchargez le discours de Renaud Donnedieu de Vabres à Patti Smith

03/07/2007

Wild Side

medium_Lou_reed.pngPas de ticket, donc pas de Lou Reed pour moi ce soir. Je le regrette mais si vous êtes dans le même cas que moi et si vous avez quelques disponibilités, un bon tuyau, allez à Turin le 11 juillet prochain pour le « Torino Free Festival », vous pourrez assister au show du New Yorkais gratuitement. Revenons à l’ex Velvet dont le légendaire manque d’amabilité est inversement proportionnel au talent, c’est à dire énorme.

La tournée « Berlin 2007 » est un succès critique réel ce qui devrait redonner l’esquisse d’un sourire à notre homme. Toujours produit par Bob Ezrin, le spectacle est « vendu » comme la revanche d’un Lou Reed, paraît-il jamais remis de ce qu’il juge comme un affront, l’échec de l’album (1973). Vingt-quatre ans après, on nous repasse donc le plat, mais j’avoue, n’ayant jamais été convaincu du génie (glauque) de Reed période « Berlin » que cet événement est trop artificiel pour être honnête. J’espère tout de même que l’émotion sera au rendez-vous de Fourvière sachant qu’à trop vouloir nous imposer de rendre justice à un chef d’œuvre incompris les déçus risquent d’être légions ce soir sur le coup de minuit.

A ceux qui sont restés en carafe sur « Transformer » et qui pensent que depuis Lou Reed négocie avec les publicitaires du monde entier son « Walk on the wild side » renoncez au concert de ce soir et offrez vos billets à des jeunes gens si possible au tein blafard, ils vont faire leur miel de ce Berlin 2007. Si, au contraire, même un peu paumé, vous avez dans votre for intérieur envie de ne pas passer Lou Reed par pertes et profits, écoutez sa production post-Berlin et en particulier l’album « New York » (Sire records, 1989) et « Magic and loss » (Sire records, 1992) vous constaterez que le New Yorkais blasé est un grand. Vous l’avez compris, le concert de ce soir, est tout sauf un rendez-vous musical mondain. A l’écoute de « Lady Day », « The Kids » ou « Sad Song », certains poseurs qui pratiquent la culture uniquement quand les beaux jours reviennent risquent de sortir dépressifs. Merci Lou Reed.
 
Lyon, le 3 juillet 2007

07:00 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : lou, reed, berlin, rock, album, Bob, Ezrvin | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

29/06/2007

La grande Patti

medium_Patti-Smith_guitare.jpgAvant elle, il n’y avait pour ainsi dire pas de filles dans le rock. Avec elle, le New Jersey nous a offert que du très grand puisque Springsten et Southside Johnny viennent aussi de cet état béni des dieux du rock. Avant de rencontrer l’immense Robert Mappelthorpe, l’ex vendeuse de Brentano’s était une inconnue dans New York. Avec Lenny Kaye, elle est devenue une figure du rock. Après le décès du père de ses enfants, l’ex MC’5, Fred « Sonic » Smith, elle arrive à réémerger et la voici à nouveau sur la route depuis quelques saisons.

« Twelve » son dernier album de covers est prévisible, traduisez bon. Ce soir à Fourvière Patti Smith sera donc sur scène avec ses amis Nell Young, Mick Jagger, ceux de Nirvana et de l’Airplane,  sans oublier Paul Simon et les ombres tutélaires de Dylan et Hendrix.

Plutôt que de vous pourrir la soirée au prétexte que vous n’avez pas de billets pour admirer Patti Smith, je vous le rappelle, l’Armenian Navy Band est au Kao ce soir. L’énergie d’Arto et de sa troupe va vous emporter au point d’en oublier que la grande Patti est en ville.

Clermont Ferrand, le 29 juin 2007.

06:05 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Patti, smith, rock, fourviere, festival, Springsten, twelve | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/06/2007

Magie ?

medium_Rolling_stones_lips.jpgLes Rolling Stones débarquent lundi prochain à Gerland dans, il faut le dire, une relative indifférence. J’ignore si la location turbine à plein régime mais, signe des temps, le bondissant prof de gym, son riffeur sniffeur et leur métronome peu concerné tournent autour de la planète avec manifestement un seul but, faire vivre la marque.

Il y a quelques années, un certain Milan Dargent signait aux éditions Le Dilétante un formidable petit bouquin qui avec fraîcheur racontait un beau souvenir d’adolescent, la venue des Stones au Palais des Sports de Gerland (« soupe à la tête de bouc », 2002)

Cette année la machine huilée occupe toujours Gerland mais cette fois-ci de l’autre côté du parking, au stade. Je ne suis pas certain qu’à Lyon, aujourd’hui en 2007, il puisse y avoir un autre Milan Dargent qui se dise, « seul dans ma chambre. C’est là qu’on savoure le mieux les Rolling Stones.On retire la galette de vinyle noir de sa pochette en carton et on la pose avec délicatesse sur le pick-up. Sa crépite comme un feu de sarments, puis paf ! Keith, Charlie et Bill entrent dans la danse. Ensuite la voix rageuse de Mick vient nous raconter ses sornettes. Oh magie ! »

Montbrison, le 12 juin 2007.

06:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Rolling, Stones, gerland, concert, rock, jagger, mick | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/06/2007

« Target audience »

medium_marilyn_manson.2.jpgEn tournée française, le manipulateur Marilyn Manson fait étape à Lyon. Si les années soixante avaient livré le pitoyable Alice Cooper, depuis une grosse dizaine d’années on nous propose dans le même registre, mais fétichisme gothique en plus, le calculateur, le roi du marchandisage, celui qui fait frissonner les ados et peur aux parents, j’ai nommé l’antéchrist en personne plus connu sous le pseudo de Marilyn Manson.

Provocateur plutôt lourd produisant une « musique » peu innovante, Manson est une espèce d’usine à mélanger les références les plus improbables (Nietzsche, Darwin, Wilde, La Vey et même Schopenhauer) sur un hard rock plutôt convenu au service d’un message dont l’ambiguïté peut parfois poser problème à partir du moment ou il vise la cible ado.

Mes contradicteurs qui vont peut-être se ruer avec méchanceté sur ce blog ne manqueront pas de me dire que Manson (Marilyn) n’est en aucune façon Manson (Charles) et ils auront raison.

Les plus éclairés m’expliqueront que Marilyn Manson produit une critique de l’Amérique de Bush en dénonçant les travers d’une société dont la perversité réelle se cache derrière une morale religieuse et ils auront raison. D’autres, non pas d’ici mais vraiment d’ailleurs, vont me lancer anathèmes et malédictions sauvages et c’est là que Manson pose problème.

Parmi les milliers de fans qui vont assister au show, je sais très bien que la quasi-totalité vient chercher juste un bon moment de pur rock and roll. Pour les quelques autres qui pensent que Manson (Marilyn) est autre chose qu’un show man  allumé, je préfère leur dire « attention ! » en les invitant à écouter à nouveau « Target audience » (I see all the young believers/ target audience/ I see all the old deceivers) et en se disant après-tout que, dans ce bas monde, nous sommes tous des « cibles d’audience » y compris les fans de Marilyn Manson.

Lyon, le 3 juin 2007.

07:30 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : marilyn, manson, alice, cooper, rock, hard, hard-rock | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

27/05/2007

Mötorhead

medium_Mötorhead.jpgLemmy et son combo débarquent ce soir à la Halle Tony Garnier. J’avoue, et c’est peu dire, ne pas avoir une grande passion pour ce genre de musique et parfois même une véritable aversion pour les propos, la bimbeloterie et l’imagerie de Mötorhead.

Ian Fraiser Kilmister, alias Lemmy, et sa soixantaine bien sonnée fait pourtant partie du panorama du rock britannique depuis des lustres et nul ne pourrait contester le strapontin qu’il occupe dans le panthéon-rock, au fond, à droite, assis sur une caisse de bière.

Les excellentes éditions Camion Blanc nous proposent la traduction française de « White line fever » l’autobiographie de l’homme de Motorhead qui mérite, et cela vous surprendra peut-être, la lecture malgré la frime d’usage, le machisme ambiant et le soin parfois artificiel apporté à la défense et l’illustration de sa légende.

Enfance sans père, rétif à l’école, né rebelle, alcool, drogues, souvenirs de tournées et femmes, tout y passe avec, il faut le dire une distanciation et un humour salutaires en général peu présents dans de tels exercices quand ils sont pratiqués par des rock-stars plus huppées. 

Oubliés les dérapages politiques inacceptables ? Pas vraiment.

Oubliée la carrière chaotique et avinée ? C’est impossible. Cela étant, ce n’est pas gagné, mais il n’est pas du tout incertain que je fasse mon petit tour par la Halle ce soir, histoire de me remettre entre les oreilles « Ace of spades » ou « Overkill ». 

Lyon, le 27 mai 2007.

08:00 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Mötorhead, lemmy, rock, hard, hard-rock, lyon, halle | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu