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08/05/2009

Be-Bop-A-Lula

Alan Vega - MAC.jpgalan-vega-version-plastique-au-mac,370992.jpgAlan Vega, celui qui formait jadis « Suicide » avec Martin Rev, est de retour à Lyon. Pas un passage, comme celui lors des « Nuits Sonores » il y a trois ou quatre ans à l’occasion d’un show on va dire étonnant (pour être sympathique), mais bien pour une rétrospective au Musée d’Art Contemporain. En effet, même si la chose s’est perdue dans la légende du rock, Alan Vega n’est pas seulement ce destructeur haut en couleur du rockabilly synthétique, c’est aussi un artiste plasticien qui avec « the project of living artists » écuma l’underground new-yorkais des années soixante-dix. Le musicien allumé avait donc connu avec ses sculptures de lumière une certaine notoriété balayée par sa forte présence médiatique acquise plus tard dans le rock.

C’est donc vendredi prochain 15 mai qu’ « Infinite mercy » l’exposition qui lui est consacrée au MAC de Lyon sera inaugurée. Cette rétrospective sera visible jusqu’au 2 août ce qui donnera à nos amis d’ailleurs le temps nécessaire pour faire le voyage de Lyon afin d’aller à la rencontre de l’œuvre plastique de celui que le public français ne connaît souvent que pour sa cover de « Be-Bop-A-Lula ».

Ceux qui suivent Alan Vega depuis quelques décennies savent très bien que pour lui l’activité musicale était secondaire. Même au plus haut de la notoriété, Vega aimait souvent dire qu’il était avant tout un sculpteur. Malgré ses œuvres de néon, ses sculptures lumière saluées en 2002 pour son « Collision Drive » à la galerie Jeffrey Deitch de Soho, Vega demeure pour nous un artiste à découvrir. L’initiative du MAC de Lyon de confier à Mathieu Copeland les manettes de cette rétrospective est donc à saluer. D’ici quelques jours nous en saurons beaucoup plus sur un plasticien qui a toujours fait de la lumière et de la couleur un axe de travail prioritaire. Il était donc après tout bien normal que Lyon, ville lumière, accueille un jour Alan Véga. Voilà qui va être fait et semble-t-il bien fait.

  • Musée d’art contemporain de Lyon, « Infinite mercy », rétrospective Alan Vega, du 15 mai au 2 août 2009. (du mercredi au dimanche de 12h à 19h)info@mac-lyon.com. 04 72 69 17 17

Lyon, le 8 mai 2009.

Photo: Mathieu Copeland - DR

03/05/2009

Festivals

academie_2009.jpgLe temps des festivals pointe à l’horizon et avant le grand rush estival voici quelques rendez-vous d’avant saison qui méritent d’être signalés histoire de traverser en musique ces mois de mai et juin bornés de ponts et de week-end prolongés. Nous reviendrons en juillet sur ces évènements qui rythment l’été européen mais je voudrais dès à présent m’étonner du fait que « Les Nuits de Fourvière » ne trouvent rien de mieux à faire que de programmer des concerts de jazz au moment ou « Jazz à Vienne » battra son plein. Une première pour le moins inélégante qui, osons l’espérer, ne sera qu’un petit « couac » sans lendemain.

  • 6 mai, Le « Fair tour » passe par Strasbourg avec Moriarty,

Rodeo et Narrow Terence. www.lefair.org

  • 9 mai, Les « Nuits botaniques » de Bruxelles accueillent Andrew Bird et Abd Al Malik. www.botanique.be
  • 15 mai, Dave Holland Quintet invité à « Jazz For Ville » (Alfortville) renseignements au 01 58 73 29 18 et sur www.poleculturel.fr
  • 20 mai, Carl Craig, Laurent Garnier, Matmos, François Virot aux « Nuits Sonores » de Lyon www.nuitssonores.fr
  • 27 mai, « Europavox Festival » de Clermont Ferrand avec Olivia Ruiz www.europavox.com
  • 31 mai, Rodolph Burger, Rachida Taha et Rubin Steiner à Sainte-Marie-aux-Mines pour le Festival « c’est dans ma vallée ». renseignements au 03 89 58 33 10 et sur www.cestdansmavalles.com
  • 19 juin, Le « Sonar » barcelonais propose en tête d’affiche 2009 Grace Jones et Orbital ainsi qu’une kyrielle de formations. www.sonar.es
  • 26, 27, et 28 juin, «Y Salsa Festival » sur l’Ile Barbe avec entre autre les Cubains de Orquestra Aragon.
  • 27 juin, soirée d’ouverture de « Jazz à vienne » avec Youssou N’Dour, Oumou Sangaré et Hank Jones. Informations au 08 12 70 20 07 et sur www.jazzavienne.com

Dès le début juillet il conviendra de planifier nos sorties estivales mais aussi de compter nos sous puisque entre le Main Square Festival (Pass 4 jours à 175 €) et les Eurockeennes (Pass 3 jours à 85 €) le régime minceur de votre portefeuille ne sera pas le même. Voici tout de même quelques-uns des rendez-vous qui méritent considération.

« Jazz à Vienne » du 27 juin au 10 juillet (Youssou N’Dour, Martial Solal, Stanley Clarke et Marcus Miller, Seal, Wynton Marsalis…)

« Rock Werchter » du 2 au 5 juillet à Werchter-Rotselaar (Belgique) avec Oasis, Placebo, Emiliana Torrini, Coldplay, The Streets, Nick Cave… (Pass 4 jours à 169 €)

« Montreux Jazz Festival » avec Oscar D’leon, Steely Dan, Klaxons, Lily Allen, Lauryn Hill, Solomon Burke, John Fogerty, Seal … du 3 au 18 juillet.

« Les Eurockeennes » (Belfort) du 3 au 5 juillet avec Peter Doherty, Prodigy, The Tings Tings, NTM …

« Festival de Nîmes » du 7 au 27 juillet avec Alela Diane, Metallica, Frantz Ferdinand, The Virgins…

« Les Francofolies » (La Rochelle) du 10 au 14 juillet avec Dick Annegarn, Hug Coltman, Sophie Hunger, Thomas Fersen, Cocoon…

« Les vieilles charrues » (Carhaix) occasion unique d’admirer Bruce Springsteen sur scène puisque en raison des travaux la date prévue à la Halle Tony Garnier est annulée.

Du 16 au 19 juillet, Bruce Springsteen, the Killers, TV on the Radio, Charlie Winston…

« Paleo Festival Nyon » (Suisse) avec Placebo, Sophie Hunger, Gossip… du 21 au 26 juillet.

Lyon, le 3 mai 2009.

01/05/2009

Maurice Dommanget

9782915378238FS.gifIl m’arrive assez souvent de relever la parution, chez l’éditeur marseillais « Le mot et le reste », d’ouvrages consacrés à la musique rock et jazz. Aujourd’hui, car nous sommes le 1er

Mai, je voulais vous signaler, écrit par l’historien Maurice Dommanget, l’existence chez ce remarquable éditeur du seul livre, à ma connaissance, consacré au 1er Mai.

Maurice Dommanget, depuis sa disparition au milieu des années soixante-dix, connaît un relatif anonymat. Inutile de dire que la chose est à la fois injuste et fort regrettable puisque avec Dommanget on côtoie, non seulement un grand spécialiste de l’histoire sociale et de la gauche française mais aussi un authentique pédagogue engagé qui a produit des études et des monographies qui mériteraient de vivre une seconde existence. Les Editions « Le mot et le reste » en republiant cette « Histoire du 1er Mai » mais aussi « Histoire du drapeau rouge » montrent le chemin et, espérons-le, l’envie à d’autres éditeurs de s’engager dans une véritable campagne éditoriale visant à rendre accessible une œuvre qui dépasse la quarantaine d’ouvrages et dont, me semble-t-il, seule la réédition du « Curé Meslier » est actuellement disponible (Coda éditions).

Dommanget était loin, très loin, d’être un homme du sérail universitaire. Instituteur mais surtout syndicaliste, l’auteur de « l’histoire du 1er Mai » était, comme ceux de sa génération un homme profondément engagé politiquement. Un socialiste, un communiste mais aussi, très tôt un « anti-Stalinien ». Adhérent du PCF dès 1920, Secrétaire Général de la Fédération Unitaire de l’Enseignement, Dommanget va rompre en 1930 avec un Parti Stalinien auquel in ne cessera de s’opposer en animant notamment ce qui allait devenir la tendance « Ecole Emancipée » dont il sera un des initiateurs en 1944.

  • > Maurice Dommanget, « Histoire du 1er Mai », Le Mot et le reste, 25 euros
  • > Maurice Dommanget, « Histoire du drapeau rouge », Le Mot et le reste, 25 euros
  • > Maurice Dommanget, « Le Curé Meslier », Coda Editions, 39 euros

 

Lyon, le 1er Mai 2009

05/04/2009

Brut de rock

Black Lips.jpgobits-i-blame-you.jpgDepuis quelques mois, les clones de Joan Baez se ramassent à la pelle. Nous frisons l’overdose et pour une Alela Diane et quelques autres, on ne compte plus les rogatons qui constituent les brigades très légères du neo-folk venu d’Outre-Atlantique.

Vous me direz, non sans avoir tort, que du côté du bon vieux rock ce n’est pas tellement mieux. Entre un Pete Doherty qui livre une galette solo moins pire que ce que chacun pouvait imaginer, des U2 qui sont (définitivement ?) en délicatesse avec l’inspiration et même un Morrissey plutôt en panne, il y a également de quoi douter.

Je vais donc vous parler aujourd’hui de deux combos pour lesquels il ne serait probablement pas très prudent d’engager des paris sur l’avenir mais qui renouent avec une saine ( ?) énergie qui fait défaut la plupart du temps. Quelques mots donc sur des ricains parfois approximatifs qui se nomment Black Lips et Obits et qui distillent un rock de guingois, bourré d’emprunts parfois coupables mais qui affichent un tonus à mettre sur le carreau nombre de poids lourds qui écument stades et arénas pour le plus grand bonheur de « Live nation ».

Après presque une dizaine d’années à squatter l’underground, trois ou quatre albums passés inaperçus et deux petites douzaines de singles, les Black Lips bénéficient avec leur troisième LP intitulé « 200 million thousand » d’une côte d’amour et d’une visibilité étonnante pour un groupe du genre garage déjanté. Nos gonzes d’Atlanta, même si leurs vocaux vacillent et leurs guitares s’offrent parfois des libertés qui vont au-delà du tolérable, cognent et grognent une musique crassouille que l’on aime mais qui devrait définitivement les disqualifier pour un jour avoir les honneurs d’une programmation aux « Nuits de Fourvière ». Black Lips c’est tout à la fois une mauvaise digestion des Kinks, quelques poses vocales subtilisées à Phil May (Pretty Things) et deux-trois bonnes lignes du 13th Floor Elevators. Il n’empêche que ces Black Lips devraient vous botter. C’est donc à écouter d’urgence avant de passer à autre chose ou plutôt de passer aux New Yorkais de Obits. Avec ceux-là, inutile de chercher de l’inventivité. On puise et on repuise dans le « déjà entendu » du Swinging London et du psychédélisme mais sur fond de basse réglée comme une pendule, de batterie joyeusement binaire et de riffs de guitares en général bien troussés. Obits c’est le retour assuré vers le futur. Même si les esprits chagrins vous diront, ce qui n’est pas totalement inexact, que de ces douze plages, en d’autres temps on aurait tiré un très bon « 45 tours EP », voire même deux, ne vous laissez pas impressionner et offrez-vous quelques bonnes rasades de rock à l’état brut en allant faire un tour dans la cave de Obits. C’est encore dans ce genre d’endroit que l’on trouve de bons crus.

  • Black Lips, « 200 Million thousand », Vice Music.
  • Obits, “I blame you”, Sub Pop.

Lyon, le 5 avril 2009

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06/02/2009

Ragoût écossais

pochette.jpgGlasvegas est le nom de la dernière sensation rock désignée, on ne sait vraiment pas trop pourquoi, par la presse britannique. Glasvegas, vous l’avez compris, porte un nom mixé à partir de celui de Glasgow, dont le groupe est originaire, et Las Vegas, ou le groupe aimerait probablement s’acheter une résidence secondaire dans le cas, espérons-le peu probable, ou sa carrière allait au-delà de l’été.

Il n’y a d’ailleurs pas que le nom du groupe qui est mixé. Tel un montage relevant de l’industrie horlogère, la tronche de ses membres l’est aussi. L’un est la réincarnation de Joe Strummer, la batteuse celle d’une Beth Ditto abîmée par les régimes, quant aux deux autres vous les avez probablement déjà rencontrés dans un pub blafard ou parmi une cohorte de supporters de Premier League. Vous habillez le tout en noir et vous avec donc cette nouvelle sensation.

Côté musique, le mixage proposé ressemble à une authentique anthologie de ce qui se fait de pire dans le rock de quoi penser à bazarder ces rogatons achetés depuis trente ans et dont vous avez toujours honte. Le ragoût Glavegas est donc un mélange de ce rock héroïque à la manière de ce qui se fait chaque six mois en outre-manche. Ajoutez à cela quelques relans pseudo spectoriens matinés d’effluves sixties, une pincée d’extraits de la pire des « pop » sans oublier une louche proprette de Jesus and Mary Chain décapés de ce qui est trop « noisy ». A la nécessaire dose « New Wasse » surtout ne pas se rater en injectant sur pratiquement chaque titre cet extrait de mauvais goût et de prétention qui fait de Clasvegas un truc étonnent tant il ne ressemble à rien.

Bref vous l’avez compris, cette énième esbroufe, même si elle arrive des sympathiques terres écossaises est un mélange absolument insupportable. Cela étant, pour faire rock, il ne suffit pas d’avoir un nom, une gueule, des sapes et secondairement de la musique. Il convient aussi de distiller un peu de légende, la presse spécialisée se chargeant de passer le plat à des fans qui ne voudraient pas louper une telle révélation. Avec nos amis de Glasvegas on recycle et on mélange. A l’instar de ce pauvre Joe Cocker qui va se demander ce qu’il peut bien faire dans un tel billet mais qui est, rappelons-le, connu sous le sobriquet de « plombier de Sheffield », avec Glasvegas on nous signale que l’un des gonzes était « ouvrier dans une usine d’emballage de viande sous vide » (sic !). Pour ce qui concerne les années d’apprentissages, rassurons-nous, elles n’existent pas et cela se vérifie à l’écoute puisque tel un retour vers le « No future », le bassiste s’est lancé dans l’aventure en 2003 et la batteuse « boom-boom » en 2005. Ajoutez à cela de vagues références à la Transylvanie si chère à Dracula mais aussi à l’anti racisme et vous obtenez ; non pas un ragoût mais de la daube. N’achetez sous aucun prétexte ce truc sauf, si comme moi, pris d’une subite curiosité imbécile, vous passez chez le Gibert du boulevard Saint-michel et que vous trouviez le disque en deuxième main au prix de 4,70 euros. Une somme s’avérant au bout du compte beaucoup trop importante.

Lyon, le 6 février 2009

Photo:DR

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30/11/2008

Dico

Dictionnaire raisonné de la litterature rock.jpgPour tout vous dire les éditions Scali me hérissent. Livres parfois bâclés, sommes compilatoires approximatives produit d’une besogne à partir du net, opportunisme né de l’actualité, bref il y a à boire et à manger dans l’importante production de cette maison d’édition. Je voudrais pourtant dire plutôt du bien d’un des derniers titres de cet éditeur. Il s’agit du « Dictionnaire raisonné de la littérature rock » de Denis Roulleau, ouvrage à qui on va tout de même faire le reproche de la mauvaise reproduction des photographies mais qui, pour une première, mérite plus que le détour.

Entendons-nous bien pour l’auteur il ne s’agit pas de compiler uniquement des ouvrages sur le rock mais bien de prendre en considération cette fameuse « écriture rock ». La polémique pourrait commencer ici tant ce concept d’écriture rock est sujet à caution et voire même à critique. Pour ma part je veux laisser ce débat sur le bord du chemin pour saluer ce travail que certains vont considérer comme modeste mais que j’estime utile.

Ce dictionnaire, bien documenté, recense donc tout ce qui s‘est écrit d’important à propos du rock qu’il s’agisse de livres, revues et périodiques les plus divers. Ecriture précise et jamais prétentieuse, sens de la formule, ce dico devrait être un compagnon plus-que-parfait pour ceux qui fréquentent avec constance et passion cette musique et les écrits qui la concerne. Sans vouloir être moqueur, il y a fort à parier qu’à la lecture de ce dictionnaire quelques monomaniaques repèreront telle imperfection ou tel oubli, c’est un peu la loi du genre. Pour ma part je préfère vous assurer que l’auteur se tire avec succès d’un exercice après tout casse-gueule et, alors que les fêtes s’annoncent, vous songez peut-être à offrir un petit cadeau à l’un de vos proches mordu de musique rock. L’achat de ce dictionnaire raisonné est en vérité bien plus recommandé que l’un de ces nombreux albums de photos sur le rock qui peu à peu envahissent les rayonnages de nos librairies à l’approche des fêtes.

Lyon, le 30 novembre 2008.

19/10/2008

Definitely

Noel Gallagher.jpgPour tout vous dire, je n’attendais plus grand-chose d’Oasis, le groupe mancunien qui l’espace de deux albums et demi (« Definitely may be » en 1994 et « (What’s the story) Morning glory ? » en 1995) avait tracé une voie quasi patrimoniale, pas totalement originale, mais tout de même tonique dans le rock anglais. Par la suite, perdu dans la picole, la dope, la duplication scolaire et à l’infini de leurs deux premiers albums, la musique des frères Gallagher s’était abîmée dans la routine. Ceux que l’on pensait s’inscrire dans la digne lignée des Beatles, Stones, Kinks et Jam semblaient perdus pour la cause. Bien sûr, de temps à autre, quelques provocations parfois un peu lourdes mais souvent amusantes à l’égard de leurs concurrents et ancêtres venaient nous rappeler que le duo, entre deux licenciements de musiciens existait encore. Mais ça le faisait plus comme disent les jeunes.

Avec « Dig out your soul », leur nouvel et énième album, les frères Gallagher semblent reprendre les choses telles qu’elles étaient il y a plus de dix ans. Nous pouvons considérer que Oasis signe ainsi un troisième album. Les poseurs reprocheront, comme toujours, à Oasis de se situer dans un sillage agité pourtant clairement revendiqué depuis quinze ans, celui des Beatles. Quant aux grincheux, ils s’interrogeront sur un « psyche-rock » pourtant de bon aloi. Les frimeurs, jamais en manque de références datant de la semaine et invalidées par eux-mêmes lors de la suivante, ils nous expliqueront qu’Oasis est daté, convenu ou même has been.

N’en croyez pas un mot. Si vous n’êtes ni poseur, ni grincheux et encore moins frimeur, vous vous réjouirez à l’écoute de ce « Dig out your soul », définitely rock !

Lyon, le 19 octobre 2008

 

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12/10/2008

Blues

Rolling stones lips.jpgMême si sur mon bureau, d’étonnants articles de presse s’accumulent, de quoi vous faire part un de ces jours de ma mauvaise foi, de retour de Brest et avant de repartir en déplacement professionnel en milieu de semaine prochaine, je vous propose aujourd’hui de jeter un œil sur quelques extraits sur ce fameux et sulfureux documentaire sur Les Rolling Stones, le mythique « Cocksucker blues » dont on nous parlait depuis des années et que le net nous rend disponible.
Attention, âmes sensibles s’abstenir car ce doc n’est pas une variante des cours de maintien et de savoir-vivre de la Baronne de Rothschild. Une fois dit que, parfois, ce « cocksucker » est pénible, moyen voire sans intérêt, je vous confirme tout de même qu’en le visionnant vous en saurez plus sur la vie des bêtes (de scène).
Toujours à propos des Stones et dans la même veine, le célèbre « A travers l’Amérique avec Les Rolling Stones » de Robert Greenfield jadis édité par les « Humanoïdes Associés » (collection Speed 17) et traduit par Philippe Paringaux est à nouveau proposé au public par les éditions « Le mot et le reste ». Filles évanouies, hystérie dingue, sexe et dope, nuits blanches, Jagger enfermé dans sa piaule à Saint-Louis, Truman Capote vêtu d’une veste en peau de buffle… tout y passe. Je sais bien que le handicap de ce « A travers l’Amérique… » c’est qu’il s’agit d’un livre vous savez ce truc avec des lettres imprimées sur du papier. C’est en tout cas plus qu’intéressant à parcourir en complément de ce « Cocksucker blues » dont vous trouverez la quasi intégralité sur le site youtube.com

Lyon, le 12 octobre 2008

08/07/2008

Texas sur Rhône

Zztop.jpgC’est faute d’avoir un billet pour REM que ce soir je vais aller, à la Halle Tony Garnier, assister au concert de ZZ Top. Même si les Texans ne boxent pas dans la même catégorie que Mickael Stipe, le boogie rock prévisible des barbus est, compte tenu de la longueur de la carrière, un cas d’espèce, donc digne d’intérêt. Chacun connait la musique du trio décalquée avec des accents drus et graisseux du blues le plus patrimonial. Chacun a également en tête l’univers bon enfant d’une formation qui à partir de son Texas natal tricote une imagerie désuète mais au bout du compte efficace qui s’est imposée au travers le gigantisme de nombre de tournées. Gros vendeur à petites ambitions artistiques, le boogie de ZZ Top s’est imposé au fil d’albums comme « Tres Hombres », « Fandango », « Deguello » ou « El loco » distillant une musique qui doit beaucoup à Slim Harpo ou Willie Dixon. Cactus, sombreros, Ford rouge, pin-up, viennent compléter un univers imagé, parfois puéril, dont la véritable marque de fabrique ne serait pas grand-chose sans l’identité visuelle même des personnages incarnés par le tandem Billy Gibbons et Dusty Hill.

Avec ZZ Top, au-delà de la musique, on est dans la tradition du rock qui combine millimétrage du spectacle et bouffonnerie assumée.

A presque soixante ans les ZZ reprennent donc une route qui passe ce soir par Lyon. Une étape qui ne devrait ni surprendre, ni décevoir.

  • ZZ Top, Halle Tony Garnier, 20h
  • REM, Nuits de Fourvières, 21h 

Lyon, le 8 juillet 2008    

11/06/2008

Sous-culture

1425219421.jpgEn particulier grâce aux Editions Amsterdam et à la Découverte, la diffusion en France du travail produit dans le monde anglo-saxon sur les « Cultural Studies » est entrain de connaître un légitime mais parfois tardif intérêt, dans notre pays.

Les éditions Zones, filiale de la Découverte, avec ses jaquettes si novatrices et si repérables sur les étals de nos librairies, publient quant à elles, « Sous-culture, le sens du style » de Dick Hebdige, un ouvrage sur les mouvements de mode au sein de la jeunesse britannique écrit en 1979 c'est-à-dire moins de deux ans après l’éclosion du mouvement punk.

Vous avez bien lu, cette étude sociologique écrite pratiquement à chaud remonte à 1979 et depuis il ne s’était pas présenté un seul éditeur dans ce pays pour la mettre à la disposition du public français. Sans commentaire.

Je ne peux bien entendu que recommander à ceux qui se passionnent pour la musique, la lecture de cet ouvrage, qui pâture l’Angleterre de la deuxième moitié des années soixante-dix en étudiant et analysant l’émergence du Punk non sans s’intéresser de près à « ses racines décolorées ».

La sous-culture musicale est, vous l’avez compris, au centre de ce livre et ceux qui exercent la profession de sociologue n’apprendront pas grand-chose même si Hebdige conduit son affaire loin du jargon universitaire ce qui est en soi un motif de grande satisfaction pour le lecteur. Ceux qui affichent quelques prétentions à s’intéresser à la jeunesse liront également avec profit ce livre fécond qui scrute « la circulation des signes et des identités qui traverse les sous-cultures ».

Professeur à l’Université de Santa Barbara, Dick Hebdige est avec Stuart Hall une des références de ces fameuses « Cultural Studies »

Dick Hebdige, « Sous-culture, le sens du style », zones, 13 euros.

Beaune, le 11 juin 2008.

08/12/2007

Rock’n’roll never die

Je pensais qu’avec TF1 et souvent France 2 il existait déjà des chaînes de télévision pour séniors. Tel n’est pourtant pas le cas puisque depuis quelques semaines, Philippe Gildas, transformé en VRP de la future chaîne pour séniors, « Vivota », fait le tour des médias.

Lancée lundi prochain 10 décembre, « Vivolta » décline son argumentaire poussif autour d’un credo attrape-tout basé sur l’« Infotainment » et le concept de « Happy boomers », bref un attirail cosmétique juste bon à nous cacher son avidité face au marché publicitaire.

Sur un ton nettement plus sympathique et étonnant, en particulier aux Etats-Unis et en Angleterre, des chorales très rock’n’roll de séniors émergent au point d’entamer parfois de véritables tournées. Voici l’une d’elle (Young@Heart Chorus), vous m’en direz des nouvelles.

Schizophrenia - Sonic Youth

 
Fix you - Coldplay
 

11/11/2007

On se lève tous pour Kate

medium_Kate_Nash.gifC'est mon disque de la semaine mais surtout la nouvelle découverte de la pop anglaise. Sous ses airs de Lolita superficielle avec ses robes bien sages, Kate Nash puisque c’est d’elle dont il s’agit, nous arrive en provenance du net forte de sa vingtaine d’années.

Ecoutez son hit « Foundations » c’est vraiment épatant. Intro au piano, batterie métronomique, phrasé mi-Morrissey, mi-Billy Bragg matiné Housemartins, c’est parti et ce n’est pas prêt de vous lâcher. Ce nouveau délice de la perfide Angleterre avec sa voix légèrement voilée, sa façon so-british de dire « Faoun da cheune ». Son accent à couper au couteau va je l’espère vous plaire.

Le reste de l’album comporte quelques pépites charmantes comme « Shit song », « Skeleton song » et surtout « Monthwash » et on se dit inévitablement que la petite ira loin pour peu que le show business lui prête vie.

Pour ne rien gâter Kate Nash est une vraie personnalité, le cœur ancré à gauche mais sans concession pour un Tony Blair qu’elle rejette. Cette enfant du labour qui entre peu à peu dans sa bulle, paparazzis aux fesses, couvertures de magazines par dizaines pourrait devenir le nouveau phénomène pop de cette fin de décennie à une seule condition, celle de conserver sa fraîcheur et sa délicieuse pêche. Mais là franchement ce n’est pas gagné. On lui souhaite pourtant de garder la tête froide, elle le mérite.

Lyon, le 11 novembre 2007.

10/11/2007

Richard Bellia

medium_Richard_Bellia.jpg

« Un œil sur la musique – 1982/2007 » l’ouvrage du photographe Richard Bellia est enfin disponible. 260 pages, 2 kilos, le bébé se porte bien, il est même magnifique. Le tirage est limité et les librairies qui diffusent le bouquin ne sont pas légion. Avec certitude je peux vous dire que « Le bal des ardents » situé rue Neuve dans le 1er arrondissement fait partie du lot. On peut également contacter Richard Bellia sur : troischansonsflash@gmail.com.

C’est le cadeau de Noël des amateurs de rock et de photographie.

Lyon, le 10 novembre 2007.

09/11/2007

Ce cher Watson

medium_Patrick_Watson.jpgCe soir la Marquise nous promet un beau concert d’un dénommé Patrick Watson un Montréalais annoncé comme la révélation de l’année. Fragile et raffiné, l’univers de Watson est paraît-il un mélange équilibré de folk, de rock et de jazz.

A l’actif du canadien déjà deux albums dont le second, « Close To Paradise » (Secret City) connaît le renfort d’Elizabeth Powell et Amon Tobin.

Vous avez compris que pour moi ce cher Watson est un inconnu et il y a des jours on a fichtrement envie de faire confiance à ceux qui toute l’année se décarcassent pour organiser des concerts.

C’est donc à 21h, à la Marquise, 20 quai Augagneur (métro : Guillotière), le tout pour 10 euros.

Pensez aussi que tout le week-end se tient le Salon du Livres de Lyon, place Bellecour.

medium_Place_aux_livres.jpg
Lyon, le 9 novembre 2007.

01/10/2007

Vive le patron !

medium_Bruce_Springsteen_magic_.jpgEn effet, demain 2 octobre, le nouveau disque du boss intitutlé "Magic" est mis en vente. Depuis 2002, avec "The rising", Bruce Springsteen n'avait pas enregistré avec son légendaire E street Band qui devrait accompagner illico le patron dans une tournée qui passe par Paris le 17 décembre.

Jon Landau le fidèle et indispensable manager de Springsteen nous annonce "Magic" comme du "high energy rock". Avant l'été Springsteen sortait sur Sony-BMG son "Live in Dublin" et d'après quelques rumeurs deux albums avec Pete Seeger sur Appleseed Recordings seraient en instance de livraison. Si on rajoute à cela la participation de Springsteen à "Play it as it lays", l'album de son épouse Patti Scialfa début septembre on peut affirmer que 2007 est une année bénie pour les fans du boss.

De là à aller faire le planton devant la fnac cette nuit pour acheter le disque dès l'ouverture, c'est une autre histoire.

En bonus, le single extrait de l'album "Radio nowhere", bonne écoute. 

 
Lyon, le 1er octobre 2007. 
 
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