Avertir le modérateur

19/10/2007

Echos de Royal

Ségolène Royal, dans les "Echos" du jour, s'exprime sur la situation du pays. Je vous livre telle quelle la réfléxion de celle qui demeure porteuse de l'alternative au Sarkozysme.
_________
 
Le choc de méfiance
 
medium_lesechoshp145.pngNicolas Sarkozy nous disait que tout était prêt pour provoquer, dès l'élection, le choc de croissance, le choc de confiance. Il raillait la nécessité du dialogue social pour réformer. Il se gaussait du constat sur la dette publique. Il se moquait des propositions de création d'un « small business act » et d'une sécurité sociale professionnelle.

Six mois plus tard, le choc promis est celui de la méfiance. Pourquoi Archaïsme, arrogance, affrontement constituent les poisons par lesquels le pouvoir en place est en train de miner les chances de redressement de la France.

Lire la suite

05/10/2007

Charles est en forme

medium_Fiterman.jpgElle est peut être passée inaperçue pour certains d'entre-vous, c'est pourquoi je vous recommande tout particulièrement la tribune de mon ami Charles Fiterman publiée ce lundi 1er octobre par Libération. Charles est en forme et cela fait plaisir.

Bonne lecture.

____

 

medium_logo_liberation.pngLionel Jospin dans l’impasse

L’ancien leader socialiste et candidat malheureux à la présidence en 1995 et 2002 persiste et signe dans son refus de remise en question.


Par Charles Fiterman, ancien Ministre. | Edition du lundi 1 octobre 2007.

L'attaque virulente lancée par Lionel Jospin à l’encontre de Ségolène Royal constitue une faute politique majeure.

Faute de méthode d’abord. Lionel Jospin veut écarter la candidate socialiste de 2007 de l’avant-scène politique et de la candidature en 2012. Il devrait savoir, puisqu’il dit la connaître, que l’agression va plutôt l’inciter à vouloir relever un défi aussi provocant. Il va rendre plus difficile un examen critique collectif sérieux de ce qui s’est passé, et obliger à des prises de distance avec la parole inconvenante du maître à penser qu’il veut être. A vouloir juger des capacités de quelqu’un à l’aune d’un résultat électoral, il prend un terrible risque, car la comparaison entre 2002 et 2007 ne plaide certes pas en sa faveur. Comment comprendre un tel aveuglement ?

Faute sur le fond surtout. Ce qui a manqué et ce qui manque encore au Parti socialiste, c’est avant tout un projet politique fondé sur ses valeurs et inscrit dans le XXIe siècle, capable de constituer ainsi une alternative mobilisatrice à la politique de la droite. Un travail avait été engagé dès 1994 en vue de construire à gauche un tel projet sous le label des «assises de la transformation sociale». Or Lionel Jospin qui a d’abord pris appui sur cette initiative l’a par la suite fait interrompre et n’a jamais depuis ni permis ni favorisé sa reprise.

Il a fait perdre une douzaine d’années à son parti et à la gauche tout entière. Il s’est contenté de quelques interventions personnelles et a laissé sans réponse pertinente en 2002 le besoin de proposition d’une véritable perspective politique, ce qui est la cause centrale de la défaite. Il a voulu en 2001 une inversion du calendrier électoral qui a donné le résultat que l’on sait et qui a accentué la présidentialisation et la personnalisation du système politique, favorisant toutes les dérives médiatiques de la campagne de 2007.

Pour ces raisons, je considère Lionel Jospin comme le premier responsable du déficit de projet dont souffre aujourd’hui le Parti socialiste. Cherche-t-il à le faire oublier avec une diversion grossière ? Et puis, il y a la faute de savoir vivre ensemble. C’est peut-être la plus irrémédiable.
En 2002, le projet rassembleur fait défaut, la gauche plurielle se délite, Lionel Jospin perd… et il s’en va. Le peuple de gauche lui a manqué, il n’a pas su reconnaître ses mérites. Lionel Jospin regrette très vite son départ et passe les années qui suivent à tenter d’organiser son retour, en faisant peser sur le parti son ombre tutélaire. Et voilà qu’une «moins que rien» surgie de nulle part se lance dans le vide existant et se fait désigner candidate, s’octroyant au surplus le droit de faire l’inventaire de l’héritage de son prédécesseur.

Pour couronner le tout, le premier secrétaire, sollicité, ne lance pas l’appel au retour du partant d’hier. Une telle outrecuidance ne pouvait rester sans suite. Lionel Jospin remâche son ressentiment et se venge. On ne peut que s’interroger sur les ressorts d’une attitude aussi affligeante. Elle n’aura pour seul effet que d’enfoncer définitivement Lionel Jospin dans l’impasse qu’il a lui-même choisie.


Tournons la page et passons, comme nous y a appelé François Hollande à La Rochelle, au travail d’élaboration d’un projet politique porteur des changements attendus par le pays et d’un parti libéré de ses entraves, capable de réaliser autour de lui un rassemblement victorieux. L’avenir est ouvert.

> Lien vers l'article

___

Lyon, le 5 octobre 2007.

03/10/2007

Attaque des Palais divers

medium_Revolution_rose.gifChaque jour que Sarkozy fait confirme que la gauche est en passe de réussir son pari hégémonique. Après Pascal Lamy à l'OMC, voici que Dominique Strauss-Kahn est désigné à la tête du FMI. Cette victoire qui intervient après la prise de contrôle du Quai d'Orsay par un Bernard Kouchner qui a un oeil sur l'Europe via Jean-Pierre Jouyet et un autre sur le reste du monde avec à Jean-Marie Bockel est une bénédiction. Avouez qu'en quelques mois la gauche  a su franchir à pas de géants les frontières de l'impossible. Sur le plan intérieur, même si la néfaste politique de Hortefeux demeure imperméable à nos valeurs, en prenant en tenaille la droite sur cette question si fondamentale de la place des plus pauvres on ne peut que nous réjouir sachant que Martin Hirsh et Fadela Amara oeuvrent dans l'ombre n'attendant que l'assaut final.

Si nous délaissons, pour des raisons purement tactiques, l'aspect le plus trivial de l'économie, la prise de contrôle par Eric Besson de tout ce qui relève du stratégique est une véritable bombe à retardement alors que Jacques Attali va imprimer un tempo d'enfer à notre économie nationale pour les vingt ans qui viennent . C'est en général largement sous estimé mais en ayant la haut main sur la commission des finances de l'Assemblée Nationale c'est des rangs même du parlement que la mère des batailles pourrait se déclencher.

Après le Monde, les pauvres et potentiellement l'économie, la présence de Jack Lang comme agent dormant dans la commission Balladur devrait permettre de fonder de grandes espoirs sur la capacité de la gauche à dominer définitivement le débat institutionnel.

Pour le reste, c'est à dire l'école, la formation, l'Université et la recherche, la tactique est différente puisque que Claude Allègre a décidé de peser de l'extérieur jusqu'au moment ou, renversant les termes de la contradiction, il décidera de faire exploser la machine avec sa légendaire personnalité sanguine.  On parle aussi d'éventuelles arrivées de personnalités de gauche à l'occasion d'un remaniement ministériel prochain. Si tel était le cas cela renforcerait de toute évidence le rapport de force en notre faveur et la nomination d'un Jack Lang, par exemple comme Ministre des grands travaux présidentiels, aurait valeur de test. Aux basques du gouvernement, nos équipes de guerilla conduites par Manuel Valls, Hubert Védrine et quelques autres encore dans la clandestinité m'inclinent à penser que l'heure du grand soir devrait bientôt sonner.

Lyon, le 3 octobre 2007. 

25/09/2007

Retraite heureuse

medium_Lionel_Jospin.JPGJ'aime bien Bertrand Delanoë. J'espère que son second mandat de Maire de Paris permettra à la capitale d'être encore plus ouverte, humaine, diverse et accueillante au monde. Cela étant, autant le dire tout net, il y a un problème Delanoë.

Vous le savez le meilleur media-planneur socialiste se rêve en haut de l'affiche et je ne trouve rien à redire à cela. Le problème de Delanoë, et il est de taille, c'est que le Maire de Paris croit opportun, pour initier ce qu'il souhaite être sa nouvelle destinée, de se placer sous le haut patronnage d'un certain Lionel Jospin.

Colloque approximatif, rencontres amicales, douces paroles, tout est bon pour Delanoë pour nous indiquer que son ami Lionel demeure une référence, un guide, presque un phare.

Je veux bien que Delanoë se rêve Premier Secrétaire du Parti Socialiste après le Congrès de 2008 et qu'il témoigne dans le même temps de l'amitié pour celui qui l'a fait. De là, préparant son futur courant, à ce que Delanoë nous impose Jospin comme une référence incontournable, se niche quelque chose qui s'appelle de l'aveuglement. L'amitié rend donc comme l'amour, aveugle.

Il faudrait tout de même que quelqu'un dans l'entourage du Maire de Paris, explique à Delanoë que Jospin est le plus sûr moyen de plomber son avenir politique. Il conviendrait donc que quelqu'un qui n'a pas froid aux yeux ni peur de de ses célèbres colères explique à Bertrand Delanoë que son ami Jospin ne va pas bien et que, quand cela ne va pas très fort, c'est la tâche d'un ami de tenir, je le concède, un discours protecteur et chaleureux, mais aussi d'inviter celui-ci à prendre les décisions qui s'imposent pour que cela puisse aller mieux.

Loin de moi l'idée d'évoquer ici des thérapies. Elles sont nombreuses et parfois efficaces. Si vous aussi vous êtes des amis lointains de Lionel Jospin, je ne veux vous donner qu'un seul conseil. N'achetez pas son bouquin. C'est le plus sûr moyen de le ramener à la réalité et de l'inviter à jouir d'une retraite heureuse qu'il mérite.

Lyon, le 25 septembre 2007.

17/09/2007

La rose et le goupillon

medium_Alain_Eck_-_Couv.jpgSamedi au séminaire de rentrée de la Fédération Socialiste du Rhône, je suis enfin tombé sur le livre de Alain Eck, dont Bernard Fromentin me disait tant de bien au début de l’été, mais que je n’arrivais pas à trouver en librairie.

« La rose et le goupillon », c’est son titre, retrace en moins de 120 pages, l’histoire méconnue du cercle Tocqueville de Lyon, un club qui, s’inscrivant dans la grande tradition du catholicisme social propre à Lyon va œuvrer, comme on le dirait aujourd’hui, à la recomposition de la gauche et à l’émergence du nouveau Parti Socialiste.

Ils étaient mendésistes, engagés contre la guerre d’Algérie, ils tournaient le dos au vieux radicalisme et n’attendaient plus rien de la SFIO. Ils étaient souvent intellectuels, organisaient conférences, débats, cycles de cours et publiaient un journal intitulé « En bref ». Parmi les Fondateurs, on comptait Alban Vistel, le résistant, Jean-Marie Albertini, l’économiste, Claude Bernardin, avocat et leader des socialistes lyonnais jusqu’en 1983, mais aussi des personnalités prestigieuses comme André Latreille, Jean Peyrot, des centaines d’anonymes parmi lesquels on trouvait beaucoup d’ouvriers dont certains permettront la construction de la CFDT. Emmanuel Mounier, la revue Esprit et le philosophe Jean Lacroix accompagnaient leurs débats et leurs efforts qui allaient favoriser l’émergence de réseaux jusqu’à permettre l’éclosion d’une gauche nouvelle.

Alain Eck nous propose dans un court livre agréable et tonique, l’itinéraire d’un courant déterminant, profondément ancré dans la réalité lyonnaise mais aussi le parcours intellectuel d’un club qu’il situe toujours dans l’histoire parfois chaotique de la gauche française.

Après un excellent bouquin sur Alain Savary publié il y a une poignée d’années, Alain Eck en signant « La Rose et le goupillon » demeure un adepte du format court mais apporte des connaissances et des analyses qui devraient éclairer ceux qui s'intéressent à l’histoire contemporaine lyonnaise. Ce livre est  disponible chez Flammarion-Bellecour. Il est édité par EMCC (contact: jmgarnier@le-tou-lyon.fr).

28/08/2007

Ribéry au PS ?

medium_ribery-franck.jpgDepuis sa défaite toulousaine de la mi-août, l'Olympique Lyonnais est l'objet de l'attention suspecte et des conseils de nombre de commentateurs qui, en vérité, croisent les doigts pour qu'enfin le champion de France sortant engage sa dégringolade. Parmi les explications qui fondent les avis autorisés de nos experts, la question de la vie dans le vestiaire revient avec régularité pour expliquer les problèmes du club rhôdanien.

Au Bayern de Munich c'est tout le contraire. Depuis quelques semaines la presse ne cesse d'évoquer l'intégration rapide et positive de Frank Ribéry dans son nouveau club. Bien entendu le talent de l'international français explique largement cette réussite mais des deux côtés du Rhin on nous dit que la personnalité joviale et potache du néo-Bavarois accélère le processus au point que même le gardien Oliver Khan, c'est dire, serait client des pitreries adolescentes de Ribéry.

Le solide international belge Daniel Van Buyten attestait de cet excellent état d'esprit dans les colonnes de L'Equipe en disant "avec Franck, je prends beaucoup de plaisir. Il adore blaguer. A table, je suis son voisin et je suis tout le temps mort de rire". Agent d'ambiance du vestiaire Bavarois, Franck Ribéry déploie une activité de chaque instant pour faire vivre dans la bonne humeur le groupe en mettant par exemple du dentifrice sur la poignée de la chambre de Lukas Podolski et du sel dans son verre, en découpant, pendant que son propriétaire est sous la douche, l'avant des chaussures de Van Buyten, en bourrant les chaussures d'un autre de mousse à raser.

Vestiaire qui pleure, vestiaire qui rit, je me demande si, au point où il en est, le Parti Socialiste ne devrait pas lui aussi tirer des leçons de l'exemple du Bayern de Munich en invitant Franck Ribéry à siéger le mardi soir aux pénibles réunions du Bureau national afin de redonner le sourire et modestie à nos instances dirigeantes. En insufflant autant de joie de vivre dans un PS divisé imaginez ce qu'un Ribéry pourrait apporter. François Hollande devrait sérieusement se poser la question de la venue comme membre-associé du milieu offensif français. C'est à mon sens la seule possibilité de voir Valls en paix avec ses chevilles, Marie-Noëlle Lienemann retrouver l'esprit d'équipe, Hamon conscient de ses limites techniques et pourquoi pas Cambadelis mort de rire. Avouez que cela aurait de la gueule. Par ailleurs je suis certain qu'à l'instar d'Oliver Khan au Bayern, grâce à Ribéry, Laurent Fabius irait même jusqu'à annoncer qu'il entame sa dernière saison.

Lyon, le 28 août 2007.

07/08/2007

K comme Kouchner (Bernard)

medium_K.jpgQuelques mots pour m'inquiéter du sort prochain du Ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, dont la marge de manœuvre risque de se réduire sensiblement dans les mois qui viennent.

Inutile de revenir sur le cas Kouchner dont j'avais parlé en son temps, mais plutôt, sachant que Kouchner ira jusqu'au bout du bout de sa participation au gouvernement, m'interroger, sur la mise en place du Conseil National de Sécurité souhaité par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle et sur la portion congrue qui risque de revenir à l'ex-french Doctor.

Jean-David Lewitte est, vous le savez, destiné à présider cette nouvelle structure inspirée du modèle américain. Futur tuteur de Bernard Kouchner, notre ancien Ambassadeur à Washington et actuel sherpa du Président, ne sera probablement pas mandaté pour faire de la figuration. C'est tout le contraire qui va très certainement se passer, l'action diplomatique et militaire de la France étant destinées à être de plus en plus concentrées à l'Elysée.

Ce nouveau Conseil qui disposera de moyens réels, on parle d'une trentaine d'experts en provenance du Quai d'Orsay et de la Défense, constituera la structure permanente à disposition de Lévitte, donc de Sarkozy. Domaine plus que réservé du Président, il ne faut pas être grand clerc pour imaginer la place limitée qui reviendra à un Kouchner qui jouera son rôle traditionnel sur le terrain des Droits de l'Homme et d'inlassable voyageur spécialiste des tarmacs. Simple produit de communication le Ministre des Affaires Etrangères est destiné à mettre du fun dans une politique qui se décidera ailleurs.

Lewitte en place, Kouchner jouera les utilités comme si la fin du début correspondait au début de la fin.

Lyon, 7 août 2007.

06/07/2007

En forme, Mélenchon touche le fond

medium_jean_luc_melenchon_3.jpgDans le Marianne de la semaine, Jean-Luc Mélenchon signe une tribune avec ce sens légendaire du dévouement anti-libéral qui le caractérise. Cela me le rend en vérité pas du tout antipathique tant la mesure des propos ne me semble pas le point fort de notre sénateur.

En deux ou trois coups de cuillers à pot, il taille un costard à toute la social-démocratie internationale une force maléfique en réalité bien pire que la droite. D’ailleurs nous dit Mélenchon, elle remplace, comme en Angleterre, la droite (pas faux Jean-Luc, Blair a effectivement remplacé Thatcher), elle brise l’Etat social partout ailleurs (ah le bon temps d’Aznar et Berlusconi) et en Amérique du sud elle tire sur la foule.

Vous l’avez compris, Mélenchon est au sommet de sa forme. Une sorte de Chavez européen, un fidel des Yvelines l'Essonne, le Che au Sénat. Dans le deuxième temps de la démonstration, je me suis dit que notre Jean-Luc faiblissait en moulinant des généralités. En quelque sorte « chacun cherche sa niche ».

Pas du tout, comme une Laure Manaudou dans le final d’un 400 m (dernier paragraphe), Mélenchon met le paquet. En nous disant que les choses ne peuvent plus durer ainsi notre contributeur se révèle. Je cite, « mieux vaut le divorce que le mensonge s’il faut encore maquiller la réalité de nos contributions » nous indique notre anti-libéral. Cerise sur le gâteau, se prenant pour Oskar la fontaine, Jean-Luc Mélenchon nous propose « l’invention de la gauche d’après le communisme d’Etat et la social démocratie. »

Naviguant entre « retenez-moi ou je quitte le PS » et « si ca continue je fais mon Die Linke français », Jean-Luc Mélenchon trace sa route. Il est manifestement sur le point de mettre un premier pied en dehors du parti socialiste.

Si d’aventure le PCF vendait deux étages du Colonel Fabien, Jean-Luc Mélenchon serait bien capable dans les mois qui viennent de sous-louer un des deux étages restants.

 

Lyon, le 6 juillet 2007.

09/06/2007

La vie des éléphants

medium_éléphants.jpgOn savait déjà que les éléphants communiquaient entre eux en émettant des sons à basse fréquence. « Lyon plus » d’hier matin nous en dit encore plus suite à une étude américaine.
Les éléphants utiliseraient leurs pieds « pour écouter les appels des autres hordes, grâce aux vibrations transmises par les pas de leurs congénères ».
Comme certains d’entre vous j’ai pu constater régulièrement que les éléphants communiquaient effectivement en émettant à très très basse fréquence, de là à penser qu’ils écoutaient avec leurs pieds, je dois vous confier que l’idée ne m’était pas venue à l’esprit. Maintenant que la science est en passe de nous faire progresser, j’avoue revisiter la chose avec un œil neuf.
Sachant que les éléphants ont par ailleurs une très bonne mémoire, ces apports récents de la zoologie sont en vérité de première importance.
La revue « New Scientist » nous dit que les scientifiques « ont eu l’idée d’enregistrer des appels lancés par des éléphants pour alerter leurs congénères sur la présence de lions dans les parages en Namibie et au Kenya. Ils ont ensuite isolé les signaux émis par les vibrations au sol provenant de ces appels pour les transmettre à des éléphants rassemblés autour de points d’eau en Namibie. Résultat ? Les éléphants ont réagi de façon spectaculaire, d’abord en se figeant sur place puis en se regroupant en groupes compacts ».
Résumons-nous. Même quand ils ne font pas partie du même troupeau, les éléphants communiquent entre-eux. Ce premier point est connu depuis bien longtemps. Deuxième élément, dès qu’ils détectent un danger, les éléphants se regroupent de manière compacte. En mettant en évidence cet aspect fondamental par l’utilisation d’un lion, les scientifiques américains font un apport décisif, mais je voudrais tempérer les conclusions de leur expérience Namibienne puisqu’en France il semblerait qu’une simple gazelle produise les mêmes effets. Une troisième question est soulevée par l’étude. Les éléphants du Kenya et de Namibie ne réagissent pas de manière homogène à une alerte, ceux du Kenya étaient paraît-il moins aptes à analyser le danger représenté par un lion. Alors vous imaginez la chose s’il s’agissait d’une gazelle ?
Comme vous le voyez les éléphants nous réservent encore des surprises. Cela étant rien ne nous est dit sur leur disparition. Et ca, c’est probablement la seule question qui nous intéresse.

Lyon, le 9 juin 2007.

08/06/2007

L’évidence

medium_Assemblee_nationale.jpgDepuis quelques jours, il y a moins de jogging sur nos écrans de télévision. Terminée la séquence Maltaise. Oublié le shopping à St Tropez. Remisées les robes Prada de Cécilia, les Ray Ban de Nicolas. Les Kennedy de l’Ile de la Jate sont retournés à la presse people. Tout redevient sérieux. Après la claque on nous parle désormais de la machine à claques.

Médias et sondeurs expliquent que la victoire va être bleue horizon. Parfaitement décomplexée, l’équipe provisoire conduite par Fillon nous détaille uns à uns les mauvais coups qui vont s’abattre sur une France majoritairement à l’eau et au pain sec destinée à payer des brioches à des privilégiés qui n’acceptent même plus de manger du pain frais. Je ne détaille pas mais, le 17 juin au soir, avec la quasi-disparition des droits de succession, la détaxation des heures supplémentaires, le nouveau bouclier fiscal qui devrait enchanter ceux qui sont assujettis à l’ISF, la mise en place de franchises médicales, le choc risque d’être rude.

Plus l’opposition sera forte à l’Assemblée Nationale le 17 à 20 heures, plus difficile sera la tâche de Sarkozy. C’est une évidence, mais il convient de dire que cette évidence pour être réalité impose la mobilisation de tous dès le premier tour.

A Lyon, ils s’appellent Thierry Braillard (1ere circonscription), Pierre-Alain Muet (2ème circonscription), Jean-Louis Touraine (3ème circonscription), Najat Vallaud-Belkacem (4ème circonscription). Ailleurs, Martine David, Jean-Jack Queyranne, Pascale Crozon, Jérôme Saddier… Toutes et tous seront d’indéfectibles défenseurs de valeurs de justice et de solidarité. Nous pouvons leur faire confiance.

Nous devons voter pour eux.

medium_Candidats_Legislatives_Lyon.3.jpg

Lyon, le 28 juin 2007.

31/05/2007

Les jeunes pousses toussent

medium_MJS_in_vitro.2.jpgOn ne plaisante pas au M.J.S. Dans une toute récente résolution de leur Conseil National, les jeunes socialistes s’en prennent à « certains », mais aussi à « certaines », coupables selon eux de ne pas avoir « un programme clair ». Jusque là que du classique me direz-vous.
Les choses deviennent intéressantes dans le dernier paragraphe d’un texte intitulé « Aucune connexion avec le MoDem » puisque le M.J.S. exprime son refus de toute tentative de rapprochement avec le MoDem aux Législatives comme aux Municipales. Cerise sur le gâteau les jeunes socialistes mettent les points sur les « i » en annonçant « qu’ils ne feront pas campagne aux côtés de soit-disant Socialistes alliés au centre-droit ». (lien).

Désolés les jeunes mais vous avez une longueur de retard. Dans l’agglomération lyonnaise c’est déjà le cas depuis 2001. L’ensemble des élus socialistes vous expliqueront qu’à la Communauté urbaine des élus, jadis à l’U.D.F. et aujourd’hui au MoDem, participent à un exécutif à majorité socialiste et présidé par Gérard Collomb.

En ce qui concerne les prochaines échéances municipales vous pouvez toujours demander à Bertrand Delanoë ce qu’il compte faire des élus verts qui viennent de rejoindre le MoDem. Quitte à passer pour un « soit-disant socialiste », j’ai la très nette impression que le Maire de Paris n’accèdera pas à votre ultimatum même s’il doit en payer le prix, à savoir se passer des services du M.J.S. dans sa campagne.
 
Lyon, le 31 mai 2007.

06:00 Publié dans Politique & politiques... | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : MJS, PS, Collomb, Delanoë, Modem, UDF, Législatives | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

23/05/2007

Ségolène, la gauche, le parti et nous.

medium_SR-Second_tour.jpgManifestement Ségolène Royal continue, et c’est une excellente chose, d’avoir une « côte d’amour » chez des électeurs de gauche qui ne semblent pas aveuglés puisqu’ils estiment massivement que le manque de soutien du Parti Socialiste est un élément important qui explique la défaite.

Ils ont raison et on ne dira jamais assez que le flingage organisé mis en œuvre pendant des mois aura plombé l’élan dont était porteuse la candidate.

Sans tirer des conclusions définitives de ce genre de sondage proposé hier par Libération- LH2, force est de constater qu’il sera bien difficile à certains de passer Ségolène Royal par pertes et profits tant elle incarne de manière vivante le besoin de renouvellement, de rénovation et de reconstruction d’une alternative à Sarkozy pouvant conduire à de futurs succès.

Favorables à Ségolène Royal, les électeurs socialistes montrent également un désir d’unité de la gauche mais n’écartent en rien la possibilité d’une alliance avec le centre comme si la main tendue par Ségolène Royal entre les deux tours marquait durablement les esprits.

Reste le parti. Il doit évoluer pour se refonder. Peu importe les mots et les formules sachant que c’est à partir du réel et des attentes des Français qu’un projet moderne, un projet de ce siècle, doit être désormais imaginé. La question des contours de ce parti se posera tant sur les plans politiques et organisationnels qu’en matière de rayonnement mais aussi de capacité à fédérer une multitude de sensibilités quasi centrifuges.

Chacun doit donc aussi se dire clairement que la méthode employée n’est en rien secondaire. Il est en effet nécessaire, pour construire ce nouvel outil, d’afficher une volonté inoxydable d’aller à la rencontre des Français et singulièrement des électeurs de gauche. Les débats participatifs, les consultations citoyennes, bref tout ce qui a fait la vitalité de Ségolène Royal doit trouver droit de citer dans cette nécessaire refondation qui, si elle avait le visage traditionnel de l’affrontement interne des écuries et des coteries, conduirait avec certitude la gauche à d’autres échecs dont le Parti socialiste ne se relèverait probablement pas.

Lyon, le 23 mai 2007.

18/05/2007

OK pour le quai

medium_Bernard_Kouchner.gifIl est inutile d'habiller idéologiquement le dernier acte de la bien triste fin de carrière politique de Bernard Kouchner. A67 ans, ne pouvant plus attendre des jours meilleurs, l'ex a décidé de nous dire "après moi le déluge" formule polie qui peut se traduire aussi par "allez vous faire foutre". Un homme de gauche seul va donc se retrouver seul dans un gouvernement de droite. Après tout chacun a bien le droit d'être un opportuniste solitaire.

Ce job au quai, Kouchner en rêvait paraît-il depuis longtemps et certains de ses amis n'hésitent pas à nous dire aujourd'hui qu'une telle attitude est humaine. Que Kouchner puisse être humain c'est à n'en pas douter une réalité. Mais comme certains hommes, que Kouchner puisse avoir en cette circonstance un comportement minable, c'est également une réalité. Après tout chacun a bien le droit d'être minable.

"Pour un job avec toi, je ferais n'importe quoi" chantonne désormais Kouchner à un Sarkozy qui n'en attendait sûrement pas tant. Qu'il en profite bien notre Doc car il ne faut pas être grand clerc pour savoir qu'une fois le temps de la roucoulade passé, cette charge risque de devenir un fardeau avant de se transformer en souffrance. J'espère juste que notre nouveau Ministre aura encore quelques amis quand l'heure de démissionner viendra. Après tout chacun a le droit d'avoir des amis qui vous épaulent quand cela ne va pas très fort.

Enfant gâté des médias mais aussi électron libre du PS, je ne suis pas certain que Kouchner s'habituera facilement à avaler des couleuvres et à faire preuve de cette discipline très pre-68 que son nouveau chef exigera d'un collaborateur affecté au domaine réservé. Mais après tout, entre adultes consentants, tout peut s'envisager.

Nous sommes hélas tous un peu triste de voir Kouchner s'en aller. Pour ma part je dois vous confier que j'aimais plutôt ce sympathique emmerdeur ingérable qui, il faut l'avouer, nous cassait parfois sérieusement les pieds. Ce qui est étonnant dans cette étrange affaire étrangère c'est que, de très loin, le plus emmerdeur d'entre-nous devienne chef de la diplomatie. Mais après tout Sarkozy n'a peut être trouvé qu'une seule qualité réelle à Kouchner, celle de nous emmerder.

Lyon, le 19 mai 2007.

15/05/2007

En attendant les législatives.

medium_Sarkozy_NB.2.jpgLe piège imaginé par Sarkozy à quelques semaines des élections législatives se met en place. Celui qui demain va s’installer à l’Elysée manœuvre, il faut le dire, avec un certain succès. Sa seule obsession est de faire de l’image jusqu’au soir du 2ème tour des législatives, il fait donc de l’image.

Pour l’heure Sarkozy offre donc le visage de l’ouverture organisant la noria des visiteurs du côté de la rue St Dominique, propulsant avec doigté ces rumeurs et contre-rumeurs qui font saliver les médias, s’offrant même quelques petits accros au sein de l’UMP qui au final rapporteront beaucoup au futur président.

Qu’ils soient ce week-end membres ou non du futur gouvernement Fillon I, les Védrine, Kouchner, Allègre, participent de façon active et gourmande à l’épanouissement de cette image consensuelle, objectif principal de Sarkozy dans la période actuelle.

Alors que le grand chantier de la destruction-reconstruction de l’Etat se prépare activement en coulisse, avec les conséquences que les Français mesureront après les législatives, Sarkozy actionne aussi la deuxième mâchoire de son piège-tabou. En organisant, avant son entrée à l’Elysée, une consultation purement cosmétique avec les organisations syndicales, il s’offre, en complément de celle de l’ouverture et de l’apaisement, une image destinée à rassurer de façon quasi subliminale autour de l’idée d’un pseudo consensus social fondé sur pas grand chose voir sur n’importe quoi. Cette posture également utile dans cette campagne législative sera, il faut aussi le préciser, décisive le jour ou Sarkozy autorisera Fillon II à entrer dans une phase active à haut potentiel calorifique.

Pendant ce temps, le PS avec la délectation habituelle qui est la sienne « pense »  au risque de ne pas se concentrer sur l’élection qui se profile.

Comme l’écrivait Bernard Kouchner en exergue de son dernier opuscule édité avant les présidentielles, « c’est dur d’être de gauche, surtout quand on n'est pas de droite ». Pour l’instant je fais mienne cette déprimante pensée tout en vous promettant de revenir rapidement sur le cas de l’ex-french doctor devenu aventurier en politique.

Lyon, le 15 mai 2007.

14:35 Publié dans Politique & politiques... | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : sarkozy, UMP, Kouchner, Fillon, Allegre, Vedrine, PS | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

23/03/2007

9ème parlement des quartiers populaires

medium_9e_parlement_des_quartiers_populaires.2.jpg
A l'invitation de Karim Zeribi, Fondateur d'APC, Agir pour la Citoyenneté,
Ségolène Royal est l'invitée du 9ème parlement des quartiers populaires
Samedi 24 mars 2007 à 14h
Salle Raphaël de Barros
Maison des sports - 251 cours Emile Zola - 69100 Villeurbanne - Métro A Station Flachet 
Inscription par email: apc69@hotmail.fr  

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu