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19/06/2009

Attaquants de pointe

cristiano-ronaldo-09.jpgIl y a vingt-cinq ans, Diego Maradona était transféré de Naples vers le F.C Barcelone pour tout juste 8 millions d’euros. Aujourd’hui, c’est près de 94 qu’il convient de débourser pour s’offrir les services d’un autre ballon d’or le portugais Cristiano Ronaldo. C’est ce que vient de faire le Real Madrid. Pour continuer à parler chiffre, dans ce début de mercato, le club espagnol vient de dépenser, avec l’appui des banques, une somme qui avoisine la moitié de ce que compte investir l’Olympique lyonnais pour la construction de son stade. On croit rêver ou cauchemarder, c’est selon.

Pourtant la crise économique rode au dessus de l’Espagne. Le président du Real, Florentino Perez est d’ailleurs bien placé pour le savoir en sa qualité de roi du BTP et de l’immobilier. Perez va donc vendre des produits dérivés et des droits T.V., organiser des tournées asiatiques pour ses poussins. Objectif, rentabiliser l’opération sur moins de trois ans. Il paraît que la chose est implacable même si l’endettement du club est légendaire. Le simple transfert de Ronaldo représente à lui seul l’équivalent du deuxième budget annuel du championnat français de quoi s’interroger sur la physionomie à terme de cette ligue des champions qui va finir par se disputer entre trois ou quatre clubs à l’abri des besoins car à l’abri de tout contrôle de la part des autorités organisatrices.

Michel Platini a manifesté une fois de plus son émotion face à de telles pratiques, proposant une fois encore la mise en place d’une instance de contrôle financier à l’échelle européenne. Simple prêcheur dans le désert, le patron de l’UEFA pourra constater, comme d’habitude, que Real et autres Manchester United s’apprêtent à vendanger alors que leurs dettes demeurent abyssales. Platoche n’a plus qu’à espérer, que du côté de l’un de ces clubs majeurs, un actionnaire victime de revers boursiers, rende son tablier en laissant un de ces ogres gisant sur le pré. Fort heureusement à quelques encablures de son deuxième mandat, Barroso va remettre de l’ordre dans tout cela puisque Merkel, Sarkozy et Brown souhaitent lui prolonger son contrat. En Europe, les attaquants de pointe sont décidemment tous Portugais.

Lyon, le 19 juin 2009.

Journee-mondiale-du-refugie-20-juin-2009_medium.jpgA noter demain, « Forum Réfugiés » organise la 6ème marche des parapluies dans le cadre de la journée mondiale du réfugié.

Rendez-vous 15h00, place de la Croix-Rousse pour une déambulation qui se terminera sur les berges au niveau de la passerelle du collège.

Photo: DR

 

 

30/05/2009

Juninho

juninho 2.jpgParmi les 44 coups francs marqués par Juninho, celui contre Ajaccio en mars 2006 est peut être celui qui impressionne le plus. Quasiment aux limites du rond central, l'artiste pose le ballon et sans s'intérroger plus que cela, "boom" frappe une balle qui fuse jusque sous la transversale. Porato désarticulé ne peut s'interposer. Juninho sera peut être en tribune ce soir au stadium de Toulouse, rien n'est moins suûr. Son 55ème carton jaune obtenu à Marseille suite à son but ayant été fatal. Peu importe, c'est samedi dernier à Gerland lors de l'avant dernière journée du championnat que le public a rendu hommage au brésilien. Une situation pour le moins curieuse sachant que l'annonce de son départ n'était alors pas "officielle". Les codes du football sont décidemment bizarres.

D'une certain fçon l'Olympique Lyonnais ferme une grande parenthèse avec le départ de son milieu offensif. En verité sur le terrain, cette parenthèse est fermée depuis bien lontmepos, depuis au moins la saison passée qui s'était pourtant soldée par un doublé "coupe-championnat". Dans ce contexte, même si certains peuvent accuser "la faute à pas de chance" ou pire Claude Puel, l'Olympique lyonnais est face à un chantier d'ampleur et les dernières victoires à Marseille et Gerland face au SM Caennais ne sont, pas plus que cela, porteuses d'un avenir que chacun aimerait radieux. Reconstruire sera pour un Puel qui en a les capacités une chose difficile. Le piège de tour qualificatif pour la Champions league va se présenter tôt, très tôt dans la saison. Si l'échec était au rendez-vous il conditionnera négativement la saison prochaine et peut être même la suivante. L'avenir de l'O.L se jouera donc fin août début septembre. Autant dire que le club, l'équipe et l'encadrement ont quelques semaines cet été pour se préparer à l'échance.

Lyon, le 30 mai 2009.

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21/05/2009

J’écris ton nom

Grand Stade.jpgVous le savez peut-être, ici à Lyon, les socialistes dont je suis n’ont pas la chance d’être frappé de cette onction de gauche qui gagne notre Parti. Notre direction nationale, quant à elle, renoue avec une orientation de gauche qui s’illustre dans la plupart des questions qui interpellent nos concitoyens. Etre « socialiste de gauche » ou « socialiste de droite » n’est vous l’imaginez pas la même chose. C’est ainsi qu’une politique « socialiste de droite » ne s’illustre pas du tout au quotidien comme une politique « socialiste de gauche ». Je ne suis pas un spécialiste, mais il ne faut pas être grand clerc pour penser que de telles différences d’approche doivent se marquer dans la plupart des domaines de la vie publique. Je pense à l’économie, à la mixité sociale, à la culture… Bref, tel un bon coup de gourdin les dures réalités idéologiques partagent les socialistes entre ceux qui de gauche, conduisent des politiques de gauche, et ceux de droite qui mettent en œuvre celles de droite. Prenez la question des grands stades de football, voilà un domaine qui n’échappe pas à ce phénomène indépassable, à cette règle intangible.

C’est ainsi qu’à Lyon, le grand stade de l’Olympique Lyonnais sera financé par de l’argent privé. La direction de ce club va donc un de ces jours vendre le nom du stade à une compagnie privée, c’est ce qu’on appelle le « naming », et un beau matin on apprendra que ce stade s’appellera « Nike Stadium », « LG Aréna » ou « Axa Sport Center ». Voilà un exemple de politique produit du laissez-faire de socialistes de droite.

Prenez Lille, c’est tout le contraire. Le grand stade de football destiné au LOSC va être payé par de l’argent public. La collectivité propriétaire de l’équipement pourra donc un de ces jours vendre le nom du stade à une compagnie privée. Un beau jour le stade public s’appellera donc le « Reebok Aréna », le « Cassegrain Stadium » ou « Generali Sport Center » et ce n’est qu’ensuite que le LOSC sera contraint de payer un loyer en contrepartie de l’utilisation d’un équipement qui portera le nom de la société choisie.

Dans le premier cas, honteuse, la collectivité locale pourra tristement constater que le « LG Stadium » est la propriété de l’Olympique Lyonnais, dans le second c’est avec fierté que pendant 30 ans les Lillois paieront le stade Cassegrain qui sera loué au LOSC.

J’espère que vous avez enfin compris la différence entre le socialisme de droite et le socialisme de gauche. Si tel n’était pas le cas, un de ces jours je pourrais aborder le cas des vélos dont certains sont « Lib », la mixité sociale ou les questions de rénovation urbaine.

Lyon, le 21 mai 2009.

06/05/2009

Allez l'OL !

121879_jean-michel-aulas.jpg?w=345&h=200Il y a, me direz vous, des sujets plus sérieux en cette période de crise encore que. A Lyon, en effet, l’Olympique Lyonnais a pris un tel poids dans la vie sportive mais aussi économique et même politique que ses pérégrinations concernent finalement tout le monde. Et en cette fin de saison le club lyonnais va beaucoup moins bien que les saisons précédentes.

Dans ce contexte les réactions excessives ressurgissent avec force. Ce club adulé au terme de ses sept titres de champions d’affilé, son président porté aux nues par les uns respecté de tous, sont aujourd’hui sur la sellette. Cet hallali laisse un goût amer qui rappelle combien l’opinion est versatile et les instincts basiques toujours prêts à émerger. Si les supporters dans leur majorité souffrent de cette situation il est toujours des extrémistes pour aller caillasser les locaux. Et puis il y a tous ceux que les succès du club et de son président dérangent et qui se déchaînent aujourd’hui. Mais quelle est donc cette catastrophe qui a touché l’OL ?

Le club ne sera certainement pas champion de France une huitième fois, ce n’est ni un drame, ni la fin d’une histoire. Il risque de ne pas participer à la ligue des champions ; ce serait la première fois depuis dix ans. On peut se demander où est le problème, sauf à considérer que la victoire est éternelle.

En fait derrière ce déchaînement qui atteint aussi certains hommes politiques il y a un goût nauséabond de règlements de comptes. Les succès de Jean Michel Aulas sont toujours mal passés dans les esprits ces dernières années. Qu’il ait amené le club de la D2 au premier cercle du foot européen ne lui a jamais été pardonné dans cette ville où la réussite dérange sauf si elle est cachée. Alors au premier faux pas les passions se déchaînent. Qu’une explication « entre hommes » ait lieu entre le président et quelques uns de ses amis administrateurs et l’on parle de cellule de crise et de mise en cause de l’édifice. Que les résultats ne soient pas au rendez-vous et l’opinion se déchaîne sur le président, les joueurs le staff et le choix de l’entraîneur qui a, certes, sa part de responsabilité. Les opposants au Grand Stade de Décines vont même, le député UMP Philippe Meunier en tête, jusqu’à se réjouir de ces déconvenues qui pour eux remettent en cause ce projet. Aussi face à ce déchaînement j’ai envie de dire : Allez l’OL ! avec la certitude que la saison prochaine nous serons des milliers à reprendre la formule tous en cœur.

Philippe Dibilio

Photo: DR

[Edit JYS]: J'apprends le décès de Roland Bernard, Sénateur de 1986 à 1995, Député du Rhône de 1981 à 1986 et Maire d’Oullins de 1977 à 1990. Je présente mes sincères condoléances à ses proches.

28/04/2009

Tacle

Olympique lyonnais.pngOlivier Margot, qui fut le premier rédacteur en chef de l’Equipe Magazine, est un talentueux journaliste et un homme plein d’humour. Lorsqu’il voyait une faute sur un terrain de football où le défenseur avait ostensiblement décollé les pieds du sol il parlait de « tacle à la carotide ». Dans l’interview qu’il donne cette semaine à Tribune de Lyon, Jean-Michel Aulas ne lève pas le pied aussi haut mais il tacle fermement son ami Gérard Collomb à propos du Grand Stade.

Ce dossier commence sérieusement à énerver le président de l’OL qui aimerait que les choses bougent de manière plus active. Et il supporte de moins en moins de voir Gérard Collomb passer de la réponse péremptoire à la colère intempestive chaque fois qu’ils abordent ce dossier. Et moins encore de s’entendre sans cesse dire que ce sont ses « amis » de l’UMP qui bloquent la situation ; lui qui mouille sérieusement la chemise jusqu ‘au sommet de l’Etat. Aussi il profite de l’interview pour rappeler tout d’abord que c’est « le maire de Lyon et président du Grand Lyon qui a choisi le site de Décines » histoire de mettre chacun devant ses responsabilités. Puis il tape où ça fait mal : « Le problème de départ est venu de la communication. Les opposants politiques expliquaient qu’ils n’avaient pas été associés au projet. Cela doit être résolu. C’est normal que messieurs Meunier et Forissier soient associés au projet. Et s’il y a eu une erreur de communication, je veux bien tenter de le résoudre en essayant de me mettre à la portée de tout le monde, et en intégrant dans les groupes de réflexion tous les élus locaux des communes avoisinantes. » Le propos a le mérite d’être clair, en soulignant la principale faille du dossier, il lance une pierre dans le jardin de Gérard Collomb.

Ainsi le président de l’OL commence à pointer les responsabilités au cas où le Grand Stade n’irait pas jusqu’au bout. Et puis Jean Michel Aulas aimerait que le temps qui s’écoule dans l’attente de la loi sur les stades soit mieux utilisé par les services de Collomb pour anticiper sur les sujets à débloquer car si cette loi est nécessaire elle ne sera pas suffisante et face aux questions qui se posent l’entourage de l’élu a tendance à afficher des réponses dont la validité n’est pas toujours avérée. Avec ce premier tacle public JMA lève donc le voile sur la tension qui commence sérieusement à monter entre les acteurs principaux de ce dossier. Car, comme il le dit si bien : «  Tant que la première pierre n’est pas posée, il y a toujours un risque » et il ne veut pas prendre celui d’avoir à assumer l’échec.

Philippe Dibilio

14/12/2008

Hatem, on t'aime quand même

ben_arfa.jpgCe soir à Gerland, la rencontre OL-OM est présentée comme l'un des sommets du championnat de Ligue 1 tant il est vrai que ce choc entre olympiens est un match à six points. Interrogé avant hier par le Progrès, l'ex-lyonnais et néo-marseillais, Hatem Ben Arfa, a fait valoir un début de maturité en pratiquant cette belle langue de bois que la plupart des professionnels du ballon rond maîtrisent parfaitement quand ils sont au zénith. Encore bien jeune, le génial Ben Arfa a tout de même quelques difficultés à tenir la distance sur toute la longueur de l'entretien. En effet, au détour de la dixième question posée par Jean-François Gomez, notre milieu passe à l'offensive sur un terrain inédit jusqu'à présent pour lui, celui de la gestion et du management du personnel autrement dit "peut-on tout à la fois faire valoir une gestion rigoureuse et des valeurs humaines ? " dans un club de football professionnel. La réponse de notre artiste est d'autant plus étonnante qu'entre l'OL et l'OM, avec une très grande spontanéité, Hatem Ben Arfa accorde sans hésitation la palme à l'Olympique de Marseille, mais écoutons-le évoquer le martyr des joueurs lyonnais mal -traités par le thénardier Jean-Michel Aulas.

" dans les vestiaires "nous dit l'ex-lyonnais, "tous les joueurs se plaignaient qu'il leur manquait toujours quelque chose sur leur fiche de paie. Là, je peux vous dire qu'il n'y avait pas de conflit de génération ! On râlait tous, il fallait réclamer. Par rapport à cela, l'OL manque de classe et n'est pas un grand club. Depuis que je suis à l'OM, les chiffres sont justes, c'est bizarre".

Avec sa rigueur de gestion, son sens développé des rapports humains, un management de première bourre l'Olympique de Marseille peut donc faire la nique à Jean-Michel Aulas qui, ne l'oublions pas, a mis en fin de saison dernière dernière Hatem Ben Arfa sur la liste des transports parce que celui-ci entendait imposer une section syndicale CGT au sein de l'effectif professionnel. C'est la lutte finale, groupons-nous …….

Lyon, le 14 décembre 2008.

DR

21/10/2008

Sifflets

fred.jpgSamedi dernier à Gerland au bout d’une heure de jeu face à Lille, Fred, l’avant centre de l’OL, est sorti pour la deuxième fois consécutive, sous les sifflets du public. Mécontent, évidemment, il en veut aux supporters si l’on en croit ses réactions du lendemain. Mais il va plus loin, « je n’accepterai pas les sifflets la prochaine fois » affirme-t-il, bigre ! et quelle riposte nous prépare-t-il ? On peut s’attendre au pire. Il a peut-être déjà téléphoné à Sarkozy pour associer son cas à celui de le Marseillaise ; dès lors le risque est grand que si Fred est à nouveau sifflé par le public le match soit interrompu. Rien n’est impossible quand on connaît la réactivité du président.

Heureusement les sifflets de Gerland ne sont pas ceux du stade de France qui n’avaient pas de rapport avec le jeu et Fred n’a rien à voir avec le symbole fort que représente la « Marseillaise ». Il n’est, au demeurant, qu’un piètre avant-centre si l’on en juge par ses dernières prestations. Rarement au bon endroit sur les phases de jeu offensif, spécialiste des passes en retrait qui relancent l’adversaire (on se souvient du quart de finale de la champion’s ligue perdu à Milan) toujours dos au but et couché sur son adversaire ce qui lui vaut nombre de coups francs et l’a mis dans le collimateur des arbitres, bref pour ma part j’attends toujours que se révèle celui que l’on nous avait présenté comme un très grand joueur en devenir, et le public de Gerland aussi. Alors il siffle car au stade, où l’on a payé cher sa place, on ne peut s’exprimer que de façon binaire : applaudir quand on est satisfait ou siffler dans le cas contraire. Ce qui, en revanche, peut paraître étonnant c’est la constance avec laquelle les entraîneurs successifs donnent du temps de jeu à Fred sauf s’ils espèrent un miraculeux sursaut qui fasse remonter la côte du joueur avant le mercato d’hiver.

En tout cas, et ce n’est pas rassurant, Fred déclare aussi : « je vais rester jusqu’à la fin de mon contrat » et pour cause il ne trouverait nulle part au monde un club pour lui assurer le salaire qu’il perçoit. Enfin les derniers mots de sa déclaration nous rassurent sur son mode de rétorsion face au public ingrat : « si on me siffle encore je ne montrerai plus rien » ce qui ne changera pas grand chose à ce que l’on connaît et qui permettra au public de continuer à siffler.

Philippe Dibilio

Lyon, le 21 octobre 2008.

08/10/2008

Coup de bluff ?

Grand Stade.jpg« Si, pour des raisons politiciennes les premières grues n’étaient pas installées en 2010 je pourrais aller emmener ce projet (de Grand Stade) ailleurs ». Cette déclaration intempestive faite par Jean Michel Aulas quelques heures avant la rencontre OL Bayern relève-t-elle du coup de bluff ? On pourrait le penser si l’on s’en tient aux contorsions qu’ont engendré la reprise de ces propos sur le site de l’OL. Mais dans le contexte de tension qui monte autour de ce dossier d’OL land à Décines il faut peut-être y regarder de plus prêt.

Chacun, en effet, y va de sa petite musique pour mettre de l’huile sur le feu. Après Michel Noir qui affirme qu’il faut sauver le soldat Aulas  lequel serait en droit « d’en vouloir à Gérard Collomb de l’avoir conduit dans une telle impasse » c’est le « Progrès » qui sort un sondage, très aléatoire puisque fait auprès de ses lecteurs internautes, qui donne 76% d’avis opposés à l’implantation à Décines. Ce dossier, engagé de manière trop solitaire pas Gérard Collomb, n’a donc pas fini d’être confronté à des embûches ou autres soubresauts. Et cela, il est vrai, pourrait sensiblement agacer Jean Michel Aulas qui a du mal à comprendre et plus encore à admettre le fonctionnement des collectivités et leur mode  de décision. Il faut lui reconnaître que ce n’est pas d’une simplicité biblique. Pour lui en tout cas, c’est le maire qui lui a présenté ce terrain et lui a promis la construction du stade et de l’activité commerciale qui va avec. A partir de là il s’est engagé de manière forte, auprès de ses actionnaires, des autorités de la bourse. Il s’est aussi engagé dans le temps et c’est bien là que le bât blesse.

Le fait que la date de 2010 ait été avancée pour l’inauguration laisse planer un malaise sur le projet vu l’avancement des choses et même si aujourd’hui on parle de 2012 sans que personne puisse y mettre sa main à couper. Bref la tension monte et si, comme cela semble s’annoncer, l’enquête publique était relancée les nerfs seraient une nouvelle fois mis à rude épreuve.

Aussi on peut se poser la question de savoir jusqu’à quand ceux de Jean Michel Aulas tiendront-ils ? Avec cette forte phrase le président de l’OL a certainement voulu lancer un avertissement aux acteurs de ce dossier, ceux du Grand Lyon en particuliers qui sont en première ligne. Mais au-delà peut-on faire  comme si cette menace était totalement irréalisable ? Rien n’est moins sur. Les clubs de football ne sont plus l’apanage d’une municipalité ou d’une association locale ce sont aujourd’hui des affaires conduites comme des grandes entreprises et l’OL est la figure de prou de ce système en France. Alors, si Aulas veut importer cette société ou la vendre il peut le faire. Encore faut-il trouver acquéreur, certes, mais si les fonds de pensions connaissent une passe difficile les fonds souverains eux se portent bien. Alors l’OL et son stade à Dubai où Jean Michel Aulas intervient déjà, introduit par Gérard Collomb d’ailleurs, ce n’est pas impossible. Et puis comme le dit Cécilia ex-Sarkozy qui vit beaucoup sur place avec son nouveau mari : « on est à deux heures de l’Inde et à trois heures de la Chine » l’endroit où il faut être si on veut suivre le mouvement du monde des affaires et de la Jet Set.

Philippe Dibilio

Lyon, le 8 octobre 2008.

29/10/2007

Foot, business, Aulas

medium_Biographie_Jean-Michel_Aulas.jpgLa création du F.A.P. (Football-Avenir-Professionnel), sorte d’alliance des grands clubs de football professionnels, risque de marquer un tournant. Ce regroupement qui compte dans ses rangs Lyon, Monaco, Lille, Toulouse, Lens, Bordeaux et le P.S.G. est de toute évidence une machine destinée à peser sur les futures répartitions des droits de télévision sur une base nouvelle plus conforme aux intérêts des « Grands ». Les « Petits », absents de ce lobby, craignent quant à eux, que les quelques règles qui perdurent au nom de principes de solidarité finissent par s’envoler. Les « riches » s’appropriant l’essentiel de ces fameux droits de télévision.

Il faut dire que l’enjeu n’est pas mince puisque sont en jeu les 600 M d’Euros mis jusqu’ici sur la table par Canal Plus mais aussi, au bout du compte, une refonte en profondeur de l’organisation du football professionnel français.

Le foot est donc à la croisée des chemins car à l’horizon de quelques mois on pourrait voir émerger une nouvelle organisation plus proche de la ligue de Basket américaine que celle du championnat actuel. Abandon de principes de solidarité dans la répartition des droits générés par la télévision, puis compétition de ligue 1 quasi fermée, critères plus lourds en matière d’équipements, les clubs les moins nantis risquent de faire les frais d’une future structuration qui serait ainsi plus conforme au développement économique du Foot-business. C’est dans ce contexte que paraît aux éditions « Danger Public/Lyon Mag », la première biographie de Jean Michel Aulas signée par Thomas Nardone, rédacteur en chef du mensuel lyonnais.

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19/09/2007

Après les Messins, Messi ? Mais si !

medium_Benzema_19.jpgCe soir pour l'Olympique Lyonnais, c'est le baptême du feu en Ligue des Champions. Les Gones rencontrent en effet le Barça au Camp Nou, une équipe catalane qui regroupe une partie de la crème du football international avec Deco, Ronaldinho, Messi, Henry, Zambreta, j'en passe et des meilleurs.

C'est paraît-il le bon moment pour rencontrer l'ogre catalan. Mais y-a-t-il un bon moment pour affronter Barcelone à domicile ? Je sais bien que l'an passé les "galactiques" du Real avaient souffert à Gerland, de là à penser que "les fantastiques" catalans vont se faire hari-kiri sur leur pelouse il y a un pas à ne jamais franchir.

C'est vrai, du côté de Barcelone le temps n 'est pas au beau fixe. Contre Osasuna c'est une équipe sans couleur ni saveur qui s'est produite. Le niveau actuel de Thierry Henry, la montée en puissance difficile du Messi, le spleen de Deco peuvent nous rassurer mais en épluchant la liste de l'effectif catalan nul ne doit faire le malin.

Du côté de Lyon, après les grandes misères d'août, l'équipe semble se remettre de ses malheurs. Le génial Benzema, le retour confiant de Juninho, la solidité de Toulalan et Karlström doivent nous faire oublier la fébrilité défensive et les fantaisies de notre portier.

Prendre un point au Camp Nou me comblerait. En attendant, en vous concentrant, jamais comme vous ne l'avez fait, sur votre écran d'ordinateur regardez en boucle le coup franc de Juninho, la triplette de Benzema et le face à face de Ben Arfa avec le gardien de Metz vous vous direz peut être "Après les messins, Messi ? Mais si.   

28/08/2007

Ribéry au PS ?

medium_ribery-franck.jpgDepuis sa défaite toulousaine de la mi-août, l'Olympique Lyonnais est l'objet de l'attention suspecte et des conseils de nombre de commentateurs qui, en vérité, croisent les doigts pour qu'enfin le champion de France sortant engage sa dégringolade. Parmi les explications qui fondent les avis autorisés de nos experts, la question de la vie dans le vestiaire revient avec régularité pour expliquer les problèmes du club rhôdanien.

Au Bayern de Munich c'est tout le contraire. Depuis quelques semaines la presse ne cesse d'évoquer l'intégration rapide et positive de Frank Ribéry dans son nouveau club. Bien entendu le talent de l'international français explique largement cette réussite mais des deux côtés du Rhin on nous dit que la personnalité joviale et potache du néo-Bavarois accélère le processus au point que même le gardien Oliver Khan, c'est dire, serait client des pitreries adolescentes de Ribéry.

Le solide international belge Daniel Van Buyten attestait de cet excellent état d'esprit dans les colonnes de L'Equipe en disant "avec Franck, je prends beaucoup de plaisir. Il adore blaguer. A table, je suis son voisin et je suis tout le temps mort de rire". Agent d'ambiance du vestiaire Bavarois, Franck Ribéry déploie une activité de chaque instant pour faire vivre dans la bonne humeur le groupe en mettant par exemple du dentifrice sur la poignée de la chambre de Lukas Podolski et du sel dans son verre, en découpant, pendant que son propriétaire est sous la douche, l'avant des chaussures de Van Buyten, en bourrant les chaussures d'un autre de mousse à raser.

Vestiaire qui pleure, vestiaire qui rit, je me demande si, au point où il en est, le Parti Socialiste ne devrait pas lui aussi tirer des leçons de l'exemple du Bayern de Munich en invitant Franck Ribéry à siéger le mardi soir aux pénibles réunions du Bureau national afin de redonner le sourire et modestie à nos instances dirigeantes. En insufflant autant de joie de vivre dans un PS divisé imaginez ce qu'un Ribéry pourrait apporter. François Hollande devrait sérieusement se poser la question de la venue comme membre-associé du milieu offensif français. C'est à mon sens la seule possibilité de voir Valls en paix avec ses chevilles, Marie-Noëlle Lienemann retrouver l'esprit d'équipe, Hamon conscient de ses limites techniques et pourquoi pas Cambadelis mort de rire. Avouez que cela aurait de la gueule. Par ailleurs je suis certain qu'à l'instar d'Oliver Khan au Bayern, grâce à Ribéry, Laurent Fabius irait même jusqu'à annoncer qu'il entame sa dernière saison.

Lyon, le 28 août 2007.

16/08/2007

R comme racisme (et football)

medium_R_1.jpgLa Ligue 1 vient tout juste de reprendre et pourtant il est nécessaire de revenir sur un triste épisode, l'affaire Milan Barros, qui a terni l'image du football et de l'Olympique Lyonnais à la fin du dernier championnat.

En mimant, à l'encontre d'un joueur africain, le geste de celui qui se pince le nez, l'avant centre tchèque a été symboliquement suspendu par les autorités du football. Une sanction scandaleuse si le geste de Barros n'est pas de nature raciste comme le dit l'intéressé. Une peine encore plus scandaleuse si le geste incriminé était raciste, puisqu'une suspension de quelques matchs pour une attitude aussi infâme serait inacceptable.

La LICRA (Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme) développe depuis quelques années un travail extrêmement utile sur le sport et le racisme. En ce qui concerne le football, elle vient d'éditer avec l'UCPF (Union des Clubs Professionnels de Football) une brochure sur ce sujet. En donnant la parole à des "stars" comme Nicolas Anelka, Mickaël Sylvestre et Christian Karembeu, la Licra, qui développe chaque année dans des milliers d'écoles, de collèges et de lycées des actions de sensibilisation, démontre ainsi que le sport est également un domaine essentiel de la lutte anti-raciste.

La charte contre le racisme signée par Gervais Martel au nom de l'UCPF et Patrick Gaubert au nom de la Licra, est un premier pas, probablement décisif, pour renforcer ce combat.

Pour de plus amples informations, consulter www.licra.org et www.ucpf.fr.

Hautes Pyrénées, le 16 août 2007.

09:00 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Football, racisme, foot, licra, Milan Barros, OL, UCPF | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

25/07/2007

C comme championnat (de France de football)

medium_C_2.jpgIl n'y a pas que Sarkozy qui transpire cet été. Les footballeurs qui pour l'essentiel d'entre- eux  ont repris l'entraînement au début du mois commencent à être affûtés alors que le championnat de Ligue 1 repart pour un tour.

Ma première pensée ira aux Nantais qui vont redécouvrir le charme de contrées comme Chateauroux ou Clermont Ferrand. J'espère que le purgatoire des canaris sera de courte durée tant un championnat sans Saint Etienne, Marseille ou Nantes est bancal.

J'espère que l'intérimaire Roselyne Bachelot honorera quand même de sa présence les stades de notre championnat en attendant l'arrivée de Bernard Laporte, le seul Ministre de la République a connaître le privilège d'une pre-affectation pour raisons de service, à moins que d'ici là un incontrôlable ne vienne chercher sur son crâne rasé les poux qui pourraient s'y nicher.

Passons à l'Olympique Lyonnais dont la très moyenne deuxième partie de saison 2006-2007, bien que sanctionnée par un nouveau titre, nous laisse quelque amertume. La noria estivale et l'arrivée de Perrin vont-elles porter leurs fruits. Rien n'est certain et ce n'est pas plus mal tant l'idée qu'un championnat puisse être gagné d'avance me lasse. Comme certains d'entre-vous je serai un fidèle spectateur à Gerland tout en sachant que quelques-uns ne se priveront pas de m'envoyer quelques mails et commentaires acides à l'instar du Nizanien et de l'ami Roger du 8ème arrondissement qui se reconnaîtra. Leur très grande difficulté à intégrer le fait que Rocheteau ne joue plus chez les verts et que du côté de Geoffroy Guichard ce ne sont plus les poteaux qui sont carrés mais bien les pieds, me peine.

Enfin des remerciements pour Florent Malouda. Il était arrivé à Lyon comme un bon joueur, il repart de l'OL pour Chelsea en grand joueur pour devenir, je l'espère, un grand d'Europe. Un salut amical enfin à Dhorasoo qui va tenter une nouvelle carrière en Italie. Que le Tribunal des Prud'hommes lui octroie de justes indemnités face à Cayzac, qui quant à lui, devra connaître les affres des batailles juridiques, face à Bolloré, dans l'affaire Havas.

En bonus aujourd'hui, un coup franc de Juninho, c'était contre Ajaccio. Les supporters de Saint-Etienne qui seraient dans l'impossibilité de revoir de telles images sont invités à s'abstenir et à visionner à nouveau la chevauchée de Messi que j'avais sélectionnée il y a quelques mois de cela.

Lyon, 25 juillet 2007.

07:25 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : football, OL, foot, championnat, france, Sarkozy, Nantes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

11/06/2007

Sonny Goal

medium_Sonny_anderson.2.jpgCe soir au stade de Gerland c’est jour de fête. L’Olympique Lyonnais organise en effet le jubilé de Sonny Anderson le célèbre avant centre brésilien qui a enchanté les supporters lyonnais de 1999 à 2003.

Après un tournoi de Benjamin, dès 20h autour de « Sonny goal », débutera le match de jubilé avec quelques-unes des grandes pointures du football puisque Ronaldinho, Thierry Henry, Riquelmé, Scifo, Dugarry, Bebeto seront de la partie rejoignant ainsi certains des anciens équipiers lyonnais d’Anderson comme Pierre Laigle ou Christophe Delmotte.

Venu pour la saison 92-93 en Europe et plus précisément au Servette de Genève en provenance de Vasco de Gama et du Guarani F.C., Sonny Anderson va, en l’espace de quelques années marquer l’histoire du football européen. Transféré à l’O.M. (16 buts en 20 rencontres) Sonny Anderson intègre rapidement l’effectif de l’A.S. Monaco et à l’issue de la saison 96-97 le buteur brésilien rejoint le Barça. Vainqueur avec l’équipe catalane de la Coupe d’Espagne, de la Liga et de la Supercoupe d’Europe il rejoint l’Olympique lyonnais en 1999-2000. Au terme de quatre saisons à Lyon (2 titres de champion, 1 coupe de la ligue, 2 fois meilleur buteur du championnat), Anderson s’envole pour Villareal avant de terminer sa carrière au Qatar (AL Rayyan) puis à Doha.

Résidant à Lyon, fidèle supporter de l’O.L. le retour de Sonny sur la pelouse de Gerland pour ce jubilé sera non seulement un grand moment d’émotion mais un geste de solidarité important puisqu’une partie de la recette sera reversée à l’association de Joël Bats qui lutte contre la maladie d’Huntington.

Comme elle la déjà fait pour Grégory Coupet ou Marc-Vivier Foe, un équipement sportif de la ville de Lyon porte désormais le nom de Sonny Anderson.

Un hommage mérité à un artiste du foot et à un homme dont le talent la jovialité et le bon esprit ont toujours été au rendez-vous. Malheureusement, absent de Lyon pour la semaine je ne serai pas à Gerland ce soir, n'hésitez pas à m'envoyer des commentaires sur vos impressions.

Sitôt le match de jubilé terminé, les techniciens des Rolling Stones seront à pied d'oeuvre dans le stade de Gerland pour configurer le lieu. Demain je vous en dirai deux mots.

Montbrison, le 11 juin 2007.

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07/03/2007

Questions pour un champion

medium_logo_OL.gifC’est comme le soir d’une élection perdue. Il faut se garder de jugements hâtifs et définitifs, donc éviter de tirer des plans sur la commette.

Hier soir, l’équipe de l’Olympique Lyonnais était en deçà, rarement capable de produire les accélérations nécessaires, impuissante, donc défaite. Astucieux, patients et opportunistes, les Italiens sont de logiques vainqueurs. Bonne chance à l’A.S.Roma pour la suite.

Après cette élimination, le rendez-vous de la finale de la Coupe de la Ligue risque de peser lourd et donc de conditionner l’avenir, c’est à dire la saison 2007-2008.

Quel est donc le destin de cette équipe ? Dieu seul le sait. Sommes-nous dans une logique de fin de cycle ? Au contraire l’équipe de l’O.L., version 2007, dispose-t-elle des ressources nécessaires pour dépasser la défaite de ces huitièmes de finale ? Au terme de cette saison qui verra Lyon très certainement empocher pour la sixième fois consécutive le titre de champion, les remaniements se situeront-ils à la marge ? Seront-ils au contraire d’ampleur et quel sort sera réservé au stars du club ?

Telles sont les questions qui vont se poser dans les prochaines semaines aux équipes dirigeantes et techniques d’un club qui, il faut s’en rappeler, nous enchante depuis presque dix ans. 

Lyon, le 7 mars 2007.

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Concentration maximale, 1-0 pour Rome 
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A côté de Maurice Szafran, journaliste à Marianne. Rome 2 - Lyon 0, la messe est dite.

10:45 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : OL, Olympique, Lyonnais, AS, Roma, football, foot | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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