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22/03/2010

Blah, Blah, Blah

ballon_football-313x313.pngVous le savez peut-être mais le PSG jouait ce week-end à Nice dans un stade vidé de son public. Dans quelques jours c’est à Auxerre que le même Paris St Germain tentera de se qualifier en Coupe dans l’enceinte de l’Abbé Deschamps totalement sans âme qui vive. Après le décès de son supporter le PSG est donc dans le collimateur. Vous le savez sûrement, le Paris St Germain est aussi le club fétiche du Président de la République qui n’a jamais été avare en déclarations sur le hooliganisme. Hier soir, à l’affût de quelques résultats, je suis tombé sur le site de l’Express qui, dans une savante compilation, se permettait de répertorier les propos d’un Sarkozy sur la question. Blah, Blah, Blah…

Janvier 2003 (avant un match PM-PSG)

A la télévision : « Vous vous rendez compte qu’on a trouvé dans un car de supporters, d’ailleurs est-ce qu’on peut les appeler supporters, 30 barres de fer, dont une barre de fer cloutée. On a trouvé 30 couteaux de cuisine et cutters, pour aller voir un match de foot. Est-ce que c’est acceptable ? »

Dans la presse. « Je veux lancer une offensive contre la violence dans le football.

Un amendement va être voté pour durcir les condamnations contre ceux qui se comportent comme des voyous. »

« Qui peut comprendre que pour le match PSG-OM, nous devons mobiliser pas moins de 2000 fonctionnaires ? »

Février 2003

Dans la presse : « Je me donne trois mois pour rétablir la paix dans et autour des stades. »

Janvier 2004

Dans la presse : « Je vous promets de mettre fin au hooliganisme. »

Mars 2004

Dans la presse : « L’idée de devoir mobiliser 2000 policiers pour un match de football est invraisemblable. Mon ambition est que l’on puisse aller de nouveau au stade en famille ».

Après sa tentative réussie de moralisation du capitalisme, de revalorisation du pouvoir d’achat, de promotion de la « valeur travail » et de bien d’autres exploits, le président est donc sur le point d’extirper le cancer du hooliganisme de nos stades. Avec tant de réussites on se demande pourquoi les électeurs ne votent pas plus pour l’UMP. C’est vraiment à n’y rien comprendre.

Lyon, le 22 mars 2010.

22/02/2010

Le tournant

13e-journee-ligue-1-presentation-ol-L-1.jpegCertains estimeront probablement que la semaine qui s'achevait hier était bénie pour l'olympique lyonnais tant, après la victoire face au Real de Madrid en champion's league et au F.C Sochaux en championnat, les gônes semblaient enfin avoir des résultats conformes à leur statut.

En s'installant hier au soir sur la troisième marche du podium à cinq points des Girondins, en vérité à huit, l'OL semblait sortir de la zone des tempêtes après une longue période de chahut. Pourtant si sur le plan sportif la conjoncture est meilleure, depuis jeudi, suite à la conférence de presse de Jean-Michel Aulas, les résultats, quant à eux financiers posent problème. Les 8,7 millions d'euros de perte de O.L Groupe annoncent la poursuite d'économies et d'un dégraissage. Déjà les départs cet été de Juninho et Benzéma visaient à rendre une taille plus fine au club. Au terme de l'actuelle saison il n'est pas impossible que de nombreux joueurs achetés à prix d'or comme Ederson ou Bodmert prennent la sortie, que d'autres en fin de contrat comme Govou ou Clerc soient dans l'obligation d'aller chasser ailleurs des salaires du même ordre. Par ailleurs, si Bastos parvenait à être sélectionné en équipe nationale lors de la Coupe du Monde et à se mettre en valeur au cours de la compétition, il est certain que le club lyonnais chercherait à le valoriser. Quant au gardien Hugo Lloris et au milieu défensif Jérémy Toulalan, ils constituent une belle cagnotte. Si les départs probables de Boumsong et kim Källström ne suffisaient pas il est clair que les deux internationaux français iraient probablement respirer du côté de l'Angleterre ou de l'Italie. Dans la perspective de la construction du nouveau stade et en tenant compte des conjonctures sportives et économiques actuelles, ce tournant peut être négocié avec succès par le club. Encore faudra t-il que l'Olympique Lyonnais accepte de se pencher sur sa coûteuse politique des transferts depuis quelques années. En effet qui se souvient du passage à Lyon des Kléber, Anderson, Milan Baros, Nadir Belhadj, Mathieu Bodmer, John Carew, Elber, Fred, Torben Franck, Marco Grassi, Keita, Frédéric Née, Nilmar, Pedretti ?

Lyon, le 22 février 2010.

15/12/2009

OL : Alerte

Olympique lyonnais.pngCette fois Bernard Lacombe, qui n’en pouvait plus, est sorti de son silence. La parole du conseiller spécial du président Aulas, qui avait été tant critiqué ces dernières années pour l’interférence qu’on lui reprochait vis à vis de l’entraîneur, manquait terriblement depuis l’arrivée de Claude Puel assortie des pleins pouvoirs qui lui ont été accordés.

Aujourd’hui, à l’heure où les joueurs laissent transpirer leur malaise vis à vis du coach Nanard dit tout haut qu’il ne reconnaît plus cet OL que depuis vingt ans il construit avec JMA. « Notre équipe est moyenne et maladroite. On n’a pas de leader » déclare-t-il à France Football. Et c’est certainement le cœur serré qu’il s’en prend aux joueurs qu’il a pour habitude de materner : « La performance de Lille est une faute professionnelle dit-il. Aujourd’hui si nos gars au lieu de parler de la dernière bagnole qu’ils se sont achetée parlaient du jeu entre eux. C’est ça faire le métier. » Par ce cri d’alarme il espère un sursaut de leur part mais je crains que le mal soit plus profond et la prestation contre Bordeaux le prouve.

L’état de l’équipe de cette saison prend racine dans la saison dernière et l’arrivée de Claude Puel, technicien moyen peu ouvert sur le beau jeu offensif ; il ne croît qu’en une préparation physique de « marines » pour laquelle il donne l’exemple. Ce n’est manifestement pas ainsi que l’OL deviendra une meilleure équipe que celle laissée par Gérard Houiller à qui il ne manquait que les pouvoirs accordés… à Puel. De plus l’entraîneur actuel ne s’est pas intégré à Lyon où il snobe tout le monde à commencer par les administrateurs du club. Mais son contrat est béton et le remplacer coûterait une fortune, Jean Michel Aulas le sait aussi il affronte la situation en bon politique qui s’arme de langue de bois. Cette situation est très dangereuse pour le club surtout lorsque JMA se propose comme manager des Bleus. Une idée à ne pas prendre à la légère. Le président de l’OL vit depuis 2007 des années difficiles avec le projet d’OL-Land. Cela l’a conduit à défendre son bébé auprès du monde politique qu’il a ainsi véritablement découvert.

Au plan local comme auprès du président de la République qu’il côtoie souvent. Aussi à force d’aller chercher des appuis à Paris on finît par penser qu’on est mieux sur place. Car le vrai danger pour l’OL est que Jean Michel Aulas se lasse de cette épuisante affaire de Grand Stade et aille trouver ailleurs dans le foot le plaisir qu’il a pris pendant vingt ans à Lyon.

Philippe Dibilio

31/10/2009

Hexa-gône

820.jpgAujourd'hui, de midi jusqu'à 20h, dans le cadre de la 10ème biennale d'art contemporain on nous propose une révolution dans l'art du football. En effet, "Veduta" organise une sorte de tournoi de foot sur un terrain hexagonal occupé par trois équipes. L'auteur de ce geste artistique majeur est un collectif du nom de "Pied la biche". Je ne sais pas si ce truc, à priori sympathique, est de l'ordre du "footage de gueule" en tout cas c'est au stade Laurent Gerin, avenue Jacques Duclos (le petit patissier stalinien de Tarbes) à Vénissieux.

Puisque cet après midi on va jouer sur un terrain hexagonal, je propose à ce collectif d'inviter les organisateurs du Tour de France de prévoir un tracé en forme de seringue qui pourrait faire, Lille-Paris pour l'aiguille et ensuite Troyes-Lyon-Marseille-Montpellier-Toulouse-Limoges et Chartres pour le réservoir. Quitte à faire de l'art contemporain on pourrait également imaginer un jeu de pétanque "en rosace", huit branches s'imposeraient, avec un seul cochonnet au milieu. Pourquoi pas également du curling sur gazoil sur la portion Bron-Villeurbanne du périphérique ainsi que du tir à l'arc, la cible étant placée en haut de la tour du Crédit lyonnais. Vive l'art contemporain !

> "Veduta" (Vivre l'art contemporain), le 31 octobre 2009, Stade Laurent Gérin, Vénissieux, entrée gratuite.

Lyon, le 31 octobre 2009.

05/09/2009

La tête à Raymond

foot-euro-2008-raymond-domenech.1213101503.jpgCe soir contre la Roumanie, mercredi contre la Serbie, les Bleus jouent gros, puisqu’il s’agit de leur qualification pour le Mondial Sud-Africain. Battus 3 à 1 en Autriche dès l’ouverture de ces éliminatoires, les Gourcuff, Henry, Anelka, Benzéma, restent sur un pitoyable 1- 0 aux Iles Féroé.L’affaire se présente donc mal.

Cette élimination annoncée par certains, souhaitée par tant d’autres, offre tout de même une vraie perspective de satisfaction a beaucoup : la tête de Domenech. A lire entre les lignes des déclarations des uns comme des autres, tout montre que derrière cette probable élimination, passer par les armes le sélectionneur est le seul enjeu qui vaille. Tout est d’ailleurs bon pour charger Domenech. Sa personnalité insaisissable, ses attitudes perverses, son arrogance, son ton méprisant, son insolence sont pointés du doigt sans oublier sa désormais légendaire incompétence. Rendez-vous compte, ce type dispose des meilleurs joueurs du monde - c’est normal, ils sont Français - et il n’est même pas capable de les faire gagner. 4-4-2, 4-3-3, dans les rades et les rédactions du pays on démontre chaque jour que Domenech est le maillon faible du football français. Le débat est donc clos ce d’autant que les vieux sages de 1998 veulent aussi sa peau et que Saint-Zidane lui-même se serait fait lui aussi sa religion alors qu’il s’est retiré au pays des yaourts.

Face à une telle adversité, que pourrait donc faire ce diable de Domenech pour s’en sortir ? Que pourrait-il dire à sa troupe pour l’électriser avant la rencontre d’aujourd’hui ? Au stade ou nous en sommes, je ne vois qu’un seul argument à suggérer au renégat. Dire aux jeunes loups de l’équipe de France, destinés à pantoufler encore quelques années chez les bleus, qu’en cas d’élimination la première conséquence les concernant serait une baisse de leurs primes et émoluments vu, qu’avant juillet prochain, la Fédération doit renégocier les droits TV de l’équipe de France et ça s’est imparable pour les motiver.

Lyon, le 5 septembre 2009.

Photo: DR

15/07/2009

A comme « Arnaque »

A Abécédaire.jpg

Depuis quelques années des « fac-similé » des cahiers de notre enfance consacrés aussi bien aux dictons de nos grand-mères, au certif, au football ou aux mille manières de tester notre culture générale fleurissent et commencent à déborder des rayonnages des supermarchés, Virgin et autre FNAC. Très souvent d’une médiocrité rare, ces opuscules vite écrits et bien vendus happent le chaland, leur prix modeste n’étant pas le plus secondaire des arguments de vente. Dans ce bazar, je suis tombé l’autre jour sur un « Petit cahier d’exercices gestuels » signé d’un certain Joseph Messinger qui prend les consommateurs, non seulement pour des « go-go » mais aussi, et c’est plus grave pour des écervelés. De quoi s’agit-il ?

Avec son look « années cinquante » le cahier ne manque pas de charme. Le « propos » revendiqué est, en s’amusant, d’apprendre à se connaître. A coups de tests, quizz et questionnaires, le Messinger en question compile l’incompilable et, faisant feux de tout bois, livre un foutage de gueule généralisé. Vous me direz, et vous aurez raison, que ce n’est ni le premier et malheureusement pas le dernier. Cela étant, au coin de la page douze, « l’auteur » nous propose un truc à faire froid dans le dos, je veux parler de son test dit « de la balance ». Il s’agit de nous décrire, je cite, « une expérience fabuleuse pour évaluer notre climat mental en temps réel » autrement dit de nous démontrer la théorie du DEM (degré d’énergie motrice) en mettant en évidence « l’étude du tonus digital ». Je vous passe les détails mais si dans un premier temps vous imaginez être dans un des pastiches du groupe Jalon ou de Karl Zéro, rapidement on est obligé d’admettre que l’opuscule, ne se situe pas dans le registre de l’humour. « Equilibre pondéral des auriculaires », puis « des annulaires » et « des majeures », grille d’évaluation « psychoanatomique », ce chapitre douze débouche sur une question existentielle pour le lecteur, « combien pèsent vos mains ? ».

A la lecture de ces soixante pages vendues 7 euros on se dit que tout cela est tout de même moins dangereux que la sciento ou l’ordre du temple solaire. Il n’empêche que ce genre de c………. est en vente libre grâce aux éditions First site internet de l’auteur en guise de ponctuation et malheureusement ce petit cahier n’est pas vendu chez Virgin au rayon humour mais bien à celui des « sciences humaines ».

Attention peut nuire gravement à la santé mentale.

Lyon, le 15 juillet 2009.

06:25 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : football, fnac, virgin, joseph messinger, karl zéro, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05/07/2009

Haut niveau

melee.jpgC’est donc mardi prochain, dans deux jours, qu’au grand complet ( ?), réunis dans le même bus à l’instar des grandes équipes pro de football ou de rugby, que les membres du Bureau National du PS encadrés par leur secrétariat iront faire leur stage de remise en forme à Marcoussis haut-lieu de préparation de notre quinze national.

A l’instar des staffs des meilleures formations, ce séminaire d’étape destiné à « lancer «  le projet pour au final « changer de cap », sera placé sous le signe de la phosphorisation. Objectif, se qualifier en Champions-League présidentielle.

C’est donc un groupe conséquent qui, sous la houlette de sa capitaine, devra puiser au plus profond de lui-même l’énergie nécessaire à son rebond. En vérité dans la longue liste des sélectionnés nombre de forces centrifuges sont à l’œuvre. Certains chevaux légers comme Valls, Montebourg ou Moscovici sont déjà à la manœuvre pour occuper un hypothétique poste de demi-d’ouverture. D’autres, à la façon des Thuram ou Zidane rappelés jadis en catastrophe par Domenech, misent sur leur expérience de vieux grognard pour s’imposer. C’est le cas de François Hollande qui est subitement devenu sur-actif. Tout ce beau monde semble d’accord pour dénoncer le manque de travail et de forme d’une Ségolène Royal qui cette fois n’aura même pas besoin d’un certificat médical pour se faire porter pâle. Toujours sous contrat exclusif avec son club de Washington, Dominique Strauss-Kahn, qui vient de fêter en grande « pompe-people » son anniversaire, n’est toujours pas sélectionnable. Reste dans ce rassemblement du haut niveau socialiste le petit peuple de Solferino qui tentera, les uns au nom du couloir gauche, les autres persuadés que tout se passera dans l’axe, les derniers enfin, statistiques à l’appui, que l’avenir penchera à droite de faire valoir, non pas un projet mais un destin jusqu’ici chahuté.

Entre ceux qui y seront, ceux qui auraient préféré ne pas y être, ceux qui se félicitent de ne pas en être et ceux qui y étant préfèreront ne pas en être, ce stage de fin de saison risque d’accoucher d’une souris. De toute façon chacun s’accordera pour renvoyer les conclusions à celui de la rentrée prochaine, à La Rochelle, sous le regard câlin des caméras.

Lyon, le 5 juillet 2009.

Photo: DR

19/06/2009

Attaquants de pointe

cristiano-ronaldo-09.jpgIl y a vingt-cinq ans, Diego Maradona était transféré de Naples vers le F.C Barcelone pour tout juste 8 millions d’euros. Aujourd’hui, c’est près de 94 qu’il convient de débourser pour s’offrir les services d’un autre ballon d’or le portugais Cristiano Ronaldo. C’est ce que vient de faire le Real Madrid. Pour continuer à parler chiffre, dans ce début de mercato, le club espagnol vient de dépenser, avec l’appui des banques, une somme qui avoisine la moitié de ce que compte investir l’Olympique lyonnais pour la construction de son stade. On croit rêver ou cauchemarder, c’est selon.

Pourtant la crise économique rode au dessus de l’Espagne. Le président du Real, Florentino Perez est d’ailleurs bien placé pour le savoir en sa qualité de roi du BTP et de l’immobilier. Perez va donc vendre des produits dérivés et des droits T.V., organiser des tournées asiatiques pour ses poussins. Objectif, rentabiliser l’opération sur moins de trois ans. Il paraît que la chose est implacable même si l’endettement du club est légendaire. Le simple transfert de Ronaldo représente à lui seul l’équivalent du deuxième budget annuel du championnat français de quoi s’interroger sur la physionomie à terme de cette ligue des champions qui va finir par se disputer entre trois ou quatre clubs à l’abri des besoins car à l’abri de tout contrôle de la part des autorités organisatrices.

Michel Platini a manifesté une fois de plus son émotion face à de telles pratiques, proposant une fois encore la mise en place d’une instance de contrôle financier à l’échelle européenne. Simple prêcheur dans le désert, le patron de l’UEFA pourra constater, comme d’habitude, que Real et autres Manchester United s’apprêtent à vendanger alors que leurs dettes demeurent abyssales. Platoche n’a plus qu’à espérer, que du côté de l’un de ces clubs majeurs, un actionnaire victime de revers boursiers, rende son tablier en laissant un de ces ogres gisant sur le pré. Fort heureusement à quelques encablures de son deuxième mandat, Barroso va remettre de l’ordre dans tout cela puisque Merkel, Sarkozy et Brown souhaitent lui prolonger son contrat. En Europe, les attaquants de pointe sont décidemment tous Portugais.

Lyon, le 19 juin 2009.

Journee-mondiale-du-refugie-20-juin-2009_medium.jpgA noter demain, « Forum Réfugiés » organise la 6ème marche des parapluies dans le cadre de la journée mondiale du réfugié.

Rendez-vous 15h00, place de la Croix-Rousse pour une déambulation qui se terminera sur les berges au niveau de la passerelle du collège.

Photo: DR

 

 

30/05/2009

Juninho

juninho 2.jpgParmi les 44 coups francs marqués par Juninho, celui contre Ajaccio en mars 2006 est peut être celui qui impressionne le plus. Quasiment aux limites du rond central, l'artiste pose le ballon et sans s'intérroger plus que cela, "boom" frappe une balle qui fuse jusque sous la transversale. Porato désarticulé ne peut s'interposer. Juninho sera peut être en tribune ce soir au stadium de Toulouse, rien n'est moins suûr. Son 55ème carton jaune obtenu à Marseille suite à son but ayant été fatal. Peu importe, c'est samedi dernier à Gerland lors de l'avant dernière journée du championnat que le public a rendu hommage au brésilien. Une situation pour le moins curieuse sachant que l'annonce de son départ n'était alors pas "officielle". Les codes du football sont décidemment bizarres.

D'une certain fçon l'Olympique Lyonnais ferme une grande parenthèse avec le départ de son milieu offensif. En verité sur le terrain, cette parenthèse est fermée depuis bien lontmepos, depuis au moins la saison passée qui s'était pourtant soldée par un doublé "coupe-championnat". Dans ce contexte, même si certains peuvent accuser "la faute à pas de chance" ou pire Claude Puel, l'Olympique lyonnais est face à un chantier d'ampleur et les dernières victoires à Marseille et Gerland face au SM Caennais ne sont, pas plus que cela, porteuses d'un avenir que chacun aimerait radieux. Reconstruire sera pour un Puel qui en a les capacités une chose difficile. Le piège de tour qualificatif pour la Champions league va se présenter tôt, très tôt dans la saison. Si l'échec était au rendez-vous il conditionnera négativement la saison prochaine et peut être même la suivante. L'avenir de l'O.L se jouera donc fin août début septembre. Autant dire que le club, l'équipe et l'encadrement ont quelques semaines cet été pour se préparer à l'échance.

Lyon, le 30 mai 2009.

00:15 Publié dans Sur le stade... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : football, ol, olympique lyonnais, juninho, gerland, marseille, om, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/05/2009

J’écris ton nom

Grand Stade.jpgVous le savez peut-être, ici à Lyon, les socialistes dont je suis n’ont pas la chance d’être frappé de cette onction de gauche qui gagne notre Parti. Notre direction nationale, quant à elle, renoue avec une orientation de gauche qui s’illustre dans la plupart des questions qui interpellent nos concitoyens. Etre « socialiste de gauche » ou « socialiste de droite » n’est vous l’imaginez pas la même chose. C’est ainsi qu’une politique « socialiste de droite » ne s’illustre pas du tout au quotidien comme une politique « socialiste de gauche ». Je ne suis pas un spécialiste, mais il ne faut pas être grand clerc pour penser que de telles différences d’approche doivent se marquer dans la plupart des domaines de la vie publique. Je pense à l’économie, à la mixité sociale, à la culture… Bref, tel un bon coup de gourdin les dures réalités idéologiques partagent les socialistes entre ceux qui de gauche, conduisent des politiques de gauche, et ceux de droite qui mettent en œuvre celles de droite. Prenez la question des grands stades de football, voilà un domaine qui n’échappe pas à ce phénomène indépassable, à cette règle intangible.

C’est ainsi qu’à Lyon, le grand stade de l’Olympique Lyonnais sera financé par de l’argent privé. La direction de ce club va donc un de ces jours vendre le nom du stade à une compagnie privée, c’est ce qu’on appelle le « naming », et un beau matin on apprendra que ce stade s’appellera « Nike Stadium », « LG Aréna » ou « Axa Sport Center ». Voilà un exemple de politique produit du laissez-faire de socialistes de droite.

Prenez Lille, c’est tout le contraire. Le grand stade de football destiné au LOSC va être payé par de l’argent public. La collectivité propriétaire de l’équipement pourra donc un de ces jours vendre le nom du stade à une compagnie privée. Un beau jour le stade public s’appellera donc le « Reebok Aréna », le « Cassegrain Stadium » ou « Generali Sport Center » et ce n’est qu’ensuite que le LOSC sera contraint de payer un loyer en contrepartie de l’utilisation d’un équipement qui portera le nom de la société choisie.

Dans le premier cas, honteuse, la collectivité locale pourra tristement constater que le « LG Stadium » est la propriété de l’Olympique Lyonnais, dans le second c’est avec fierté que pendant 30 ans les Lillois paieront le stade Cassegrain qui sera loué au LOSC.

J’espère que vous avez enfin compris la différence entre le socialisme de droite et le socialisme de gauche. Si tel n’était pas le cas, un de ces jours je pourrais aborder le cas des vélos dont certains sont « Lib », la mixité sociale ou les questions de rénovation urbaine.

Lyon, le 21 mai 2009.

11/05/2009

Réalistes

Tout va décidemment bien pour Alain Marleix le charcutier-traiteur du gouvernement. Il vient de transmettre sa copie à son ami Yves Guena qui devrait confirmer, en tant que sage parmi les sages, que la découpe de la carte électorale est parfaite. Parfaite car la gauche devrait avec certitude y perdre quelques plumes, au bas mot une douzaine de circonscriptions. Bruno Le Roux, le député socialiste de Seine-Saint-Denis estime même qu’en fonction de ce nouveau tripatouillage il faudrait que l’opposition obtienne 51,2% pour espérer l’emporter en sièges. En attendant le plan de découpe de Marleix est invisible puisque il a été transmis à Guena de façon confidentielle afin que le sage puisse, je cite, « travailler en dehors de toute pression ».

Parmi des dizaines, une circonscription devrait quitter le giron de la gauche, c’est celle d’Arcachon, perdue par l’UMP lors d’une législative partielle il y a quelques mois. Après le charcutage de Marleix elle devrait revenir dans l’escarcelle UMPiste en couvrant le pourtour de ce bassin si cher à Nicolas Sarkozy. Bénéficiaire de l’opération le Secrétaire d’Etat aux Sports Bernard Laporte qui pourrait ainsi se recaser dans le cas de figure où le conte de fée gouvernemental prendrait fin. Histoire de se mettre en jambes, Laporte serait désigné candidat aux régionales sur la liste que pourrait conduire Xavier Darcos l’an prochain.

Laporte justement était au Stade de France samedi soir, niché dans la pénombre, laissant ainsi dans la lumière sa Ministre de tutelle trôner à côté d’un Nicolas Sarkozy contraint et forcé de venir assister à la finale bretonne de la coupe. Le Président est donc passé par Saint-Denis samedi mais, comme tout le monde l’a remarqué, il s’est abstenu de descendre sur la pelouse avant le coup d’envoi afin, comme l’exige pourtant la tradition, de se faire présenter les équipes.

Réaliste le Président !

PS: Demain, dans le cadre de la campagne des européennes aura lieu un meeting en présence des candidats de la liste de Sud-Est

Europeennes Meeting 12 mai 2009.jpg

06/05/2009

Allez l'OL !

121879_jean-michel-aulas.jpg?w=345&h=200Il y a, me direz vous, des sujets plus sérieux en cette période de crise encore que. A Lyon, en effet, l’Olympique Lyonnais a pris un tel poids dans la vie sportive mais aussi économique et même politique que ses pérégrinations concernent finalement tout le monde. Et en cette fin de saison le club lyonnais va beaucoup moins bien que les saisons précédentes.

Dans ce contexte les réactions excessives ressurgissent avec force. Ce club adulé au terme de ses sept titres de champions d’affilé, son président porté aux nues par les uns respecté de tous, sont aujourd’hui sur la sellette. Cet hallali laisse un goût amer qui rappelle combien l’opinion est versatile et les instincts basiques toujours prêts à émerger. Si les supporters dans leur majorité souffrent de cette situation il est toujours des extrémistes pour aller caillasser les locaux. Et puis il y a tous ceux que les succès du club et de son président dérangent et qui se déchaînent aujourd’hui. Mais quelle est donc cette catastrophe qui a touché l’OL ?

Le club ne sera certainement pas champion de France une huitième fois, ce n’est ni un drame, ni la fin d’une histoire. Il risque de ne pas participer à la ligue des champions ; ce serait la première fois depuis dix ans. On peut se demander où est le problème, sauf à considérer que la victoire est éternelle.

En fait derrière ce déchaînement qui atteint aussi certains hommes politiques il y a un goût nauséabond de règlements de comptes. Les succès de Jean Michel Aulas sont toujours mal passés dans les esprits ces dernières années. Qu’il ait amené le club de la D2 au premier cercle du foot européen ne lui a jamais été pardonné dans cette ville où la réussite dérange sauf si elle est cachée. Alors au premier faux pas les passions se déchaînent. Qu’une explication « entre hommes » ait lieu entre le président et quelques uns de ses amis administrateurs et l’on parle de cellule de crise et de mise en cause de l’édifice. Que les résultats ne soient pas au rendez-vous et l’opinion se déchaîne sur le président, les joueurs le staff et le choix de l’entraîneur qui a, certes, sa part de responsabilité. Les opposants au Grand Stade de Décines vont même, le député UMP Philippe Meunier en tête, jusqu’à se réjouir de ces déconvenues qui pour eux remettent en cause ce projet. Aussi face à ce déchaînement j’ai envie de dire : Allez l’OL ! avec la certitude que la saison prochaine nous serons des milliers à reprendre la formule tous en cœur.

Philippe Dibilio

Photo: DR

[Edit JYS]: J'apprends le décès de Roland Bernard, Sénateur de 1986 à 1995, Député du Rhône de 1981 à 1986 et Maire d’Oullins de 1977 à 1990. Je présente mes sincères condoléances à ses proches.

28/04/2009

Tacle

Olympique lyonnais.pngOlivier Margot, qui fut le premier rédacteur en chef de l’Equipe Magazine, est un talentueux journaliste et un homme plein d’humour. Lorsqu’il voyait une faute sur un terrain de football où le défenseur avait ostensiblement décollé les pieds du sol il parlait de « tacle à la carotide ». Dans l’interview qu’il donne cette semaine à Tribune de Lyon, Jean-Michel Aulas ne lève pas le pied aussi haut mais il tacle fermement son ami Gérard Collomb à propos du Grand Stade.

Ce dossier commence sérieusement à énerver le président de l’OL qui aimerait que les choses bougent de manière plus active. Et il supporte de moins en moins de voir Gérard Collomb passer de la réponse péremptoire à la colère intempestive chaque fois qu’ils abordent ce dossier. Et moins encore de s’entendre sans cesse dire que ce sont ses « amis » de l’UMP qui bloquent la situation ; lui qui mouille sérieusement la chemise jusqu ‘au sommet de l’Etat. Aussi il profite de l’interview pour rappeler tout d’abord que c’est « le maire de Lyon et président du Grand Lyon qui a choisi le site de Décines » histoire de mettre chacun devant ses responsabilités. Puis il tape où ça fait mal : « Le problème de départ est venu de la communication. Les opposants politiques expliquaient qu’ils n’avaient pas été associés au projet. Cela doit être résolu. C’est normal que messieurs Meunier et Forissier soient associés au projet. Et s’il y a eu une erreur de communication, je veux bien tenter de le résoudre en essayant de me mettre à la portée de tout le monde, et en intégrant dans les groupes de réflexion tous les élus locaux des communes avoisinantes. » Le propos a le mérite d’être clair, en soulignant la principale faille du dossier, il lance une pierre dans le jardin de Gérard Collomb.

Ainsi le président de l’OL commence à pointer les responsabilités au cas où le Grand Stade n’irait pas jusqu’au bout. Et puis Jean Michel Aulas aimerait que le temps qui s’écoule dans l’attente de la loi sur les stades soit mieux utilisé par les services de Collomb pour anticiper sur les sujets à débloquer car si cette loi est nécessaire elle ne sera pas suffisante et face aux questions qui se posent l’entourage de l’élu a tendance à afficher des réponses dont la validité n’est pas toujours avérée. Avec ce premier tacle public JMA lève donc le voile sur la tension qui commence sérieusement à monter entre les acteurs principaux de ce dossier. Car, comme il le dit si bien : «  Tant que la première pierre n’est pas posée, il y a toujours un risque » et il ne veut pas prendre celui d’avoir à assumer l’échec.

Philippe Dibilio

22/02/2009

Avec les dents

barca.jpgL’Olympique Lyonnais doit s’y faire et pourquoi pas s’y préparer. En huitième de finale il va rencontrer mardi prochain lors de cette ligue des champions 2008-2009 ce qu’il y a de pire : le F.C.Barcelone. Comment dire une pareille chose à quelques-uns des lecteurs de « De Lyon et d’ailleurs » peu au fait des choses du football ? A ceux qui s’intéressent à la politique je pourrais dire que l’O.L est à peu près dans la situation d’un gus du PS désigné par sa section pour une législative partielle à Neuilly. A ceux qui se passionnent pour la musique je pourrais dire que les Lyonnais ont autant de chances de gagner que les fans d’Amy Whinehouse, possesseurs de billets, d’assister à la prestation scénique live de leur Diva. A d’autres je dirais que vaincre le Barça c’est pour l’O.L moins compliqué que de trouver un 40 m² pour 800 Euros dans le 15ème arrondissement ou un futur emploi dans le secteur de Gandrange. Bref, les ignards ont compris, tomber face à un tel adversaire ce n’est même plus de la scoumoune, c’est une malédiction.

Passons aux spécialistes et examinons les statistiques proposées par l’excellent « So Foot » dans son numéro de Février. Au terme des matchs aller de la liga espagnole, Barcelone c’est 9104 passes réussies, 1089 ballons récupérés, 671 centres réalisés dans la surface adverse. J’en vois encore certains qui toisent de haut mes arguties, alors continuons. Le Barça, cette année c’est le record de points engrangés, le plus gros écart avec le deuxième, le record de buts marqués. Deux ou trois Kakous résistent encore, achevons-les. Eto’o est le meilleur buteur du championnat espagnol, avec Messi et Henry ce trio a marqué plus de buts que le Real Madrid au grand complet. J’allais oublier. Le F.C. Barcelone, c’est aussi la meilleure défense de la Liga.

Ne me demandez pas pourquoi mais malgré tout cela j’ai le sentiment que l’Olympique Lyonnais va éliminer sans contestation les Catalans. Comme notre Président avec la croissance, nos gones seront capables d’arracher un résultat avec les dents et mes ami(e)s nuls en foot savent bien que les dents ça compte au moins autant que les pieds quand il s’agit de football.

Lyon, le 22 février 2009

photo:DR

14/12/2008

Hatem, on t'aime quand même

ben_arfa.jpgCe soir à Gerland, la rencontre OL-OM est présentée comme l'un des sommets du championnat de Ligue 1 tant il est vrai que ce choc entre olympiens est un match à six points. Interrogé avant hier par le Progrès, l'ex-lyonnais et néo-marseillais, Hatem Ben Arfa, a fait valoir un début de maturité en pratiquant cette belle langue de bois que la plupart des professionnels du ballon rond maîtrisent parfaitement quand ils sont au zénith. Encore bien jeune, le génial Ben Arfa a tout de même quelques difficultés à tenir la distance sur toute la longueur de l'entretien. En effet, au détour de la dixième question posée par Jean-François Gomez, notre milieu passe à l'offensive sur un terrain inédit jusqu'à présent pour lui, celui de la gestion et du management du personnel autrement dit "peut-on tout à la fois faire valoir une gestion rigoureuse et des valeurs humaines ? " dans un club de football professionnel. La réponse de notre artiste est d'autant plus étonnante qu'entre l'OL et l'OM, avec une très grande spontanéité, Hatem Ben Arfa accorde sans hésitation la palme à l'Olympique de Marseille, mais écoutons-le évoquer le martyr des joueurs lyonnais mal -traités par le thénardier Jean-Michel Aulas.

" dans les vestiaires "nous dit l'ex-lyonnais, "tous les joueurs se plaignaient qu'il leur manquait toujours quelque chose sur leur fiche de paie. Là, je peux vous dire qu'il n'y avait pas de conflit de génération ! On râlait tous, il fallait réclamer. Par rapport à cela, l'OL manque de classe et n'est pas un grand club. Depuis que je suis à l'OM, les chiffres sont justes, c'est bizarre".

Avec sa rigueur de gestion, son sens développé des rapports humains, un management de première bourre l'Olympique de Marseille peut donc faire la nique à Jean-Michel Aulas qui, ne l'oublions pas, a mis en fin de saison dernière dernière Hatem Ben Arfa sur la liste des transports parce que celui-ci entendait imposer une section syndicale CGT au sein de l'effectif professionnel. C'est la lutte finale, groupons-nous …….

Lyon, le 14 décembre 2008.

DR

 
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