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25/05/2009

Le courage

30-1-170.jpgAu moment où la revue "Philosophie magazine" titre sa "une", "Le courage aujourd'hui. les héros sont parmi nous", un professeur de cette même discipline était, quant à lui, traduit devant un tribunal pour avoir crié, en pleine gare de Marseille, à des policiers qui effectuaient un contrôle d'identité, "Sarkozy je te vois". Nul ne sait encore si ce professeur de Philo sera condamné à ces 100 euros que certains aimeraient lui coller. En tout état de cause, avoir de tels comportements en public, citer simplement le nom du chef de l'Etat, est à priori et au minimum un acte de défiance dans la France d'aujourd'hui, pourquoi pas demain le signe d'un premier flirt avec le terrorisme. Pour revenir à la "une" de Philosophie magazine, ce professeur marseillais a de tout évidence fait acte de courage, c'est un héro parmi nous. Acte de bravoure ou pure folie c'est selon. Il n'empêche que ce "Sarkozy, je te vois" est un tapage injurieux, le tarif pouvant aller jusqu'à 450 euros. S'il s'agissait d'un outrage, la note serait plus salée puisque avoisinant les 7500 euros et à ce prix là un pofesseur est loin d'avoir les moyens de s'offrir une telle incartade.

Pour parler de quelque chose de plus sympathique, demain, Libération nous offre un cahier spécial sur le légendaire "Bed in" de John Lennon et Yoko Ono. Il s'agissait alors pour les deux tourtereaux du rock de rester une semaine au lit afin de faire passer un message de paix et d'amour. Alors que les supporters de DSK sont tous en train de s'intérroger sur comment réinstaller leur champion aux avant-postes de la vie politique sachant que le boss du FMI est un peu prisonnier de sa fonction et du calendrier, pourquoi ne pas proposer une évènement du type "In bed with DSK" ?. Une idée à creuser.

Lyon, le 25 mai 2009.

22/04/2009

Décomplexés

president-republique1.jpg?w=197&h=159Nicolas Sarkozy avait inauguré ce style pendant la campagne présidentielle durant laquelle il est apparu comme un ultra-libéral décomplexé. Ce qui ne l’empêche pas aujourd’hui d’agir comme un interventionniste d’Etat tout aussi décomplexé. Car au fond tout désormais en politique est dans la manière.

Ce nouveau statut permet en tout cas aux électrons libres d’occuper le terrain au détriment des formations politiques engluées dans les jeux d’appareil ou d’obéissance au chef. Les derniers jours nous ont montré en effet, combien la parole libre était à la mode. Dernier exemple en date un Dominique de Villepin qui nous annonce une situation révolutionnaire dans le pays. Voilà un sacré contre pied de la part de ce gaulliste affiché. Pourtant il le fait de manière si décomplexée que ça le rendrait presque crédible.

Ségolène Royal de son coté nous a quasiment habituée à des propos autant libérés que décalés. Dommage quand même que sa deuxième demande de pardon estompe la première autrement plus forte. Quant à François Bayrou lui aussi il affiche des positions bien « gauchistes » au regard de l’histoire de la famille centriste dont il est l’héritier. Et pendant ce temps là leurs formations politiques respectives, sauf peut-être pour Bayrou que ses troupes suivent, sont empêtrées dans des propos politiques tellement traditionnels qu’ils en deviennent ringards.

Ainsi l’UMP dont la seule vocation est de relayer les frasques du président de la République avec plus ou moins de goût et même plutôt moins que plus. Coté PS on n’est pas mieux loti car à vouloir composer entre tous, y compris un DSK qui affirme que les états n’ont pas encore assez donné aux banques pour « nettoyer » le crédit des produits toxiques qu’elles ont elles même crées, on ne dégage plus qu’un discours aseptisé. Bref, il faudra peut-être s’y faire l’heure est au discours décomplexé et ce sont ceux qui le portent qui se retrouveront demain sur le devant de la scène pour l’élection présidentielle.

Philippe Dibilio

25/11/2008

Orphelin

01_img_7356.jpg« Vous imaginez Hamon demandant rendez-vous au président de la République pour discuter de la situation économique du pays ? Quelle serait sa crédibilité ». Tel est le jugement péremptoire que portait Jean Christophe Cambadélis, dans le cas où il devienne numéro 1 du PS, sur un garçon qui a finalement obtenu 20% de votes des militants socialistes et qui porte son jeune âge, pour un politique, en bandoulière. Il est vrai que pour le vieux routier qu’est Cambadélis en matière d’économie seul son ami DSK peut dialoguer avec le chef de l’Etat ce qu’il fait déjà depuis son poste au FMI que lui a offert Sarkozy. Mais là n’est pas le problème.

Ce qui est étrange c’est de juger de la valeur future d’un premier secrétaire sur son éventuelle capacité à demander un rendez-vous au chef de l’Etat pour discuter d’une situation économique dont on connaît les méfaits, et qu’il faut donc plutôt combattre en avançant des propositions alternatives débattues avec les militants, les salariés, le pays tout entier sans l’aval d’un Sarkozy dont la position est avérée et ne risque pas de changer au cours d’une conversation.

Benoît Hamon l’a bien compris lui qui ce week-end manifestait à Paris contre la privatisation de la poste, un exercice qui semble bien loin des habitudes de Cambadélis, loin de l’étudiant militant de la MNEF. Au-delà du côté anecdotique de ces propos perce une question majeure qui aura traversé le congrès du PS à savoir sa capacité à renouer avec les citoyens qui, dans leur majorité, connaissent des difficultés en tout genre, ou bien son enfermement dans le statut d’un parti d’Etat plus prompt à comprendre les situations qu’à les combattre. Une question loin d’être tranchée ce qui risque de laisser le peuple de gauche orphelin de perspectives jusqu’en 2012 et même au-delà.

Philippe Dibilio

Lyon, le 25 novembre 2008.

20/10/2008

Arlequin

Un beau jour le beau Mario, ancien responsable de la Banque Centrale d’Argentine apprenait que Piroska, sa tendre et légitime épouse, avait franchie la ligne blanche, un soir à Davos, avec Dominique son boss. Remonté comme une pendule, Mario qui ne digère pas le fait d’être trompé, remue ciel et terre afin de se venger. Il se confie à Aleski, le représentant russe au fonds et ennemi juré de Dominique. Aussitôt, Shakour, pensant bien faire, conduit une enquête destinée à en finir avec ce triste épisode. L’Egyptien, ami de Dominique ayant avant tout pour préoccupation de sauvegarder les intérêts supérieurs du Fonds donc l’image de son boss. Las, dans son désir de faire le ménage dans le Fonds, Dominique à viré des centaines de personnes. Dans la charrette, il y a Piroska, la femme de Mario et ancienne passade du boss. Interrogée par Morgan, Lewis et Bockius, les consultants mandatés par Shakour, Piroska à beau affirmer que son licenciement n’a rien à voir avec sa liaison avec Dominique, le scandale éclate. Même le nouveau patron de Piroska monte au créneau pour expliquer que l’ancienne amie de Dominique a été embauchée en raison de ses strictes qualités, rien n’y fait. Nicolas, celui qui avait jadis appuyé Dominique pour devenir le boss fait grise mine. Les amis de Dominique quant à eux expliquent que la baudruche va se dégonfler.

  • - Vous pensez que Dominique va se sortir par le haut de toute cette histoire. Tapez réponse A.
  • - Vous pensez que Mario n’a pas dit son dernier mot et que fort de l’appui de Aleksir il va, grâce au concours de Bertrand et François, liquider Dominique. Tapez réponse B.
  • - Vous pensez que l’amour triomphera et que Dominique et Anne vont surmonter cette épreuve, laissant Piroska à Mario, pour ouvrir ensemble des chambres d’hôte en Lozère. Tapez réponse C.
  • - Vous pensez qu’il n’y a pas de fumée sans feu et que Dominique, n’y résistant plus, épousera au final la femme de Nicolas laissant Bertrand et François dans une colère désespérée, l’ancien époux de Carla décidant de renoncer comme Lionel à la vie politique préférant épouser Piroska avant de devenir banquier. Tapez réponse D.

Lyon, le 20 octobre 2008

02/10/2008

Best of

Deplacement%20a%20la%20canne.jpgIgnares de tous les pays, consultez-les. Il y a quelques temps le site l’Express.fr avait la bonne idée de compiler, alors que la crise financière commençait à battre son plein, quelques-unes des déclarations des « meilleurs experts » de la planète. Cette terrible compilation n’exige pas vraiment de commentaires. Par ordre d’entrée en scène voici donc dans la famille « Les aveugles », Alan Greenspan, Dominique Strauss-Kahn, Henry Paulson et Christine Lagarde.
Dans la famille des « visionnaires », selon la terminologie de l’Express.fr, Jacques Attali, George Soros, Jean-Claude Trichet.
Heureux les pauvres d’esprit que nous sommes …

"Voyons d'abord les aveugles

 

  • Alan Greenspan, AVEUGLE

1er octobre 2007
« Est-ce que cette crise d’août septembre est sur le point de s’achever ? peut-être…. »

15 septembre 2008
« Je n'ai rien vu de pareil et ce n'est pas encore fini et cela prendra encore du temps. Il s’agit d’un événement qui se produit une fois tous les cinquante ans, probablement une fois par siècle »

  • Dominique Strauss-Kahn, AVEUGLE

1er octobre 2007
« La crise financière ne devrait pas avoir d’effets dramatiques sur la croissance mondiale3. La situation est maintenant sous contrôle »

16 septembre 2008-09-21
« Nous sommes face à une crise financière jamais vue. Certaines parties du monde sont plus ou moins touchées, mais le ralentissement est général. Toute l’économie mondiale va ralentir d’un demi-point à 2 points »

  • Henry Paulson, AVEUGLE

Septembre 2007
« Nous commençons à voir des signes encourageants. Cela va prendre du temps pour que les ajustements en cours fonctionnent, mais pour moi, la force sous-jacente de l’économie devrait permettre une poursuite de la croissance »

Septembre 2008
« Il nous faudra aller bien au-delà de fin 2008 pour surmonter les problèmes de l’immobilier. La principale question est celle de savoir quand la plus grande partie de la correction de l’immobilier sera derrière nous car jusqu’à ce que nous le sachions nous allons continuer à connaître une instabilité dans nos marchés des capitaux »

  • Christine Lagarde, AVEUGLE

Septembre 2007
« La crise n’est pas un krach. Il s’agit d’une correction financière, certes brutale mais prévisible. L’économie réelle a ses fondamentaux bien orientés »

Septembre 2008
« Ce qui s’est passé sur le marché américain est une combinaison de plusieurs éléments qui ne se sont jamais vus au cours des 50 dernières années. Cela va forcement entraîner des conséquences »

Maintenant les visionnaires...

  • Jacques Attali, VISIONNAIRE

Décembre 2007
« Si les banquiers continuent à paniquer, nous risquons une crise de 1929. En quelques mois, nous sommes passés d’une économie de l’euphorie à une économie de panique et c’est cela qui risque de provoquer une récession »
Août 2008
« C’est un tsunami qui approche. Certains espèrent qu’il passera au large sans affecter l’économie réelle, mais on voit déjà aux États-Unis et en Europe, que nous aurons une croissance zéro en 2009. En espérant que cela ne soit pas pire »

  • George Soros, VISIONNAIRE

Avril 2008
« Ils assurent qu’il va y avoir une reprise dans la seconde partie de l’année. Je ne peux pas le croire. C’est une crise qui trouve son origine dans la croyance, fausse, que les marchés corrigent aux mêmes leurs erreurs. Cela va prendre beaucoup de temps avant que tous les effets du déclin immobilier se fassent sentir »

Septembre 2008
« Il ne faut pas se bercer d'illusions. La récession aux Etats-Unis est inévitable, même si elle arrive plus lentement qu'attendu. Tous les effets de la crise financière ne se sont pas encore fait sentir »

  • Jean Claude Trichet, VISIONNAIRE

Septembre 2007
« Il y a un risque de contagion à l’économie réelle aux Etats-Unis de la crise des subprimes. Nous devons suivre très attentivement ce qui va se passer. Il ne peut-être question de complaisance »

Septembre 2008
« Actuellement il n’y a aucune place pour la complaisance, mais il faut être en alerte permanente » "

Lyon, le 2 octobre 2008.

16/07/2007

Noël en juillet

medium_Pere_noel_fd_blanc.jpgUn paquet n’est pas nécessairement un cadeau. Il s’agit de faire la distinction même si par les temps qui courent, la chose est loin d’être évidente. Par exemple le paquet fiscal de Sarko est quant à lui un cadeau, certes un cadeau fait aux riches, mais un cadeau tout de même. Inutile d’y revenir tant la chose est avérée ce d’autant qu’un amendement portant de 20 à 30% l’abattement sur la résidence principale dans le calcul de l’ISF devrait être voté.

Dans cette affaire deux choses sont étonnantes. La première est que pour faire son cadeau, Sarkozy n’a même plus besoin de faire un paquet cadeau pour offrir son paquet fiscal. La seconde, plus préoccupante, est que, ceux qui ne sont pas destinataires du cadeau, semblent se réjouir de ce petit geste de notre nouveau président. Il suffit de parcourir les sondages de la semaine passée pour s’en convaincre.

Cela étant, pour être honnête, notons que le président a tout de même fait un petit cadeau « populaire » aux français, le 14 juillet au soir, en offrant à 500 000 franciliens un concert avec Polnareff, Nelly Furtado, Tokyo Hôtel et le DJ officiel du nouveau régime Bob Sinclar. Je sais qu’il ne faut pas demander à celui qui vous l’offre le prix d’un cadeau, mais je serais tout de même preneur du budget détaillé du concert du Champ de Mars.

Autre cadeau de la semaine, Sarko a offert à la diplomatie française son épouse. Ce n’est pas banal et en allant à Tripoli je me demande toujours quel était l’objet du voyage de la « first lady » dans la mesure ou on nous explique que la négociation concernant les infirmières bulgares était déjà bouclée. Histoire de nous dire que ce cadeau n’était pas de la daube. Sarkozy a pris grand soin d’indiquer, entre le défilé et la garden-partie du 14 juillet, au pays tout entier, que Cécilia « était belle »( !).

Ne croyez pas un seul instant qu’en cette nouvelle période d’échange de cadeaux, Sarkozy est le seul à s’activer. Les socialistes ne sont pas les derniers pour être de la fête. Après avoir offert au pays, Kouchner et maintenant Lang, sans qui une réforme constitutionnelle ne sautait être vraiment imaginable, nous allons faire don de DSK au FMI. Bien entendu, il s’agit là de véritables cadeaux sachant qu’on a refilé dans le même temps de purs objets de contrebande comme Jean-Marie Bockel, contrefaçon alsacienne de Tony Blair et Eric Besson, qui est au socialisme ce qu’une fausse Rolex est à l’industrie horlogère.

Cette évolution de nos mœurs politiques basée sur la générosité estivale, l’échange et le don de soi m’inquiète tout de même. Je me demande si en fêtant Noël en juillet nous ne disqualifions pas la période des étrennes surtout que, d’après ce que je peux en savoir, le Père Noël lui-même, est loin d’être convaincu de l’utilité de travailler plus pour gagner hypothétiquement plus. Vous verrez, à ce train là, il est capable de faire l’impasse sur Noël 2007. Quant à 2008, les Français doivent se préparer à récupérer une mandarine et trois papillotes au pied du sapin.

Lyon, le 16 juillet 2007.

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19/03/2007

Nouvelles du perdreau de l’année

medium_bayrou-tf1.jpg Hier dimanche, devant les élus Socialistes et Républicains, j’ai entendu Dominique Strauss-Kahn reprendre sa formule testée la veille dans les Ardennes, « Ségolène Royal a 100 propositions, François Bayrou est sans propositions. »

Histoire probablement de faire mentir celui dont il rêvait de faire son Premier Ministre, à quelques centaines de mètres du rassemblement des socialistes, plus précisément au salon de l’étudiant, François Bayrou a fait une proposition qui risque de faire date. De quoi s’agit-il ? Doter son futur et désormais célèbre « gouvernement gauche-droite présidé par un Delors jeune » d’un nouveau ministère « de la société française » qui aurait, accrochez-vous, compétence en matière de jeunesse, de personnes âgées, d’internet, de vie associative et peut-être même d’immigration.

Je sais bien qu’après la proposition de fusion des départements et des régions hâtivement dessinée il y a une paire de semaines et aujourd’hui repoussée dans les limbes centristes, Bayrou n’est plus à une approximation près, mais l’idée d’un Ministère des problèmes de société dépasse les bornes.

L’opinion risque de ne pas rester dupe bien longtemps face à cette démagogie à l’œuvre depuis quelques mois. La dernière production littéraire du Béarnais qui nous était présentée comme le programme du candidat demeure d’ailleurs aussi vide que les réserves de gaz naturel à Lacq.

Le perdreau va-t-il perdre quelques plumes dans les prochaines semaines ?            

Lyon, 19 mars 2007.

medium_Programme_Bayrou_introuvable.3.jpg
Vu aujourd'hui sur le site du Monde, ce petit gag en forme de point de vue sur le programme de François Bayrou. Voir le site

 

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09/03/2007

Les points sur les « I »

medium_DSK-PS.2.jpg

Mes amis du « centre gauche » doivent être ce soir déçus. Dominique Strauss Kahn brise leurs derniers rêves de construire, sous la houlette de Bayrou, un gouvernement fusionnel « gauche-droite » animé par le candidat malheureux à la désignation interne au PS.

En effet dans le Monde daté de demain, DSK explique que la question ne se pose même pas, le temps de ce fantasme d’union nationale n’étant pas d’actualité. Il invite  François Bayrou à rejoindre Ségolène Royal au 2ème tour histoire de construire une belle victoire contre Sarkozy début juin.

Autre registre, dans une video que vous pourrez visionner sur le site du MJS, Bernie Bonvoisin, le chanteur de Trust, un temps supporter de François Bayrou fait machine arrière en apportant désormais son soutien à Ségolène Royal. Go Bernie, go !

18:30 Publié dans Politique & politiques... | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : DSK, Bayrou, Royal, ségolène, segolene, Trust, Bernie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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