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12/09/2010

En rade

Portrait_Roger-G%C3%A9rard_Schwartzenberg.jpgLes radicaux de gauche vont-ils se réjouir du pactole récupéré par Bernard Tapie. Avouez qu’une telle somme, 210 millions alors que Christine Lagarde en prévoyait tout juste une cinquantaine, serait opportune pour peu que Baylet offre une investiture à l’ancien ministre pour les présidentielles de 2012.

Sur le plan local, cette éventuelle candidature Tapie ne semble pas faire l’unanimité puisque le conseiller général Louis Pelaez est monté au créneau contre Baylet et son " opération Tapie " non sans, au passage, égratigner son leader Thierry Braillard disposé à tout, selon Pelaez, pour revenir en odeur de sainteté auprès de l’héritier de la dépêche du midi. Le pompon radical de la semaine n’est pourtant pas dans cette querelle rhodanienne mais dans les propos d’un revenant, l’oublié Roger-Gérard Schwartzenberg.

" Il y a dans nos rangs ", a déclaré le président d’honneur des Radicaux de gauche, Roger Schwartzenberg, "plusieurs responsables susceptibles de rivaliser avec ces géants que sont Manuel Valls, Jean-Louis Bianco ou Gérard Collomb ". Venant d’un Schwartzenberg le coup est rude. Valls, Bianco et Collomb vont-ils s’en remettre, rien n’est certain. Jusqu’ici, comme tout le monde, je considérais Schwartzenberg comme un politicien subsidiaire, aux limites du " sans importance " mais aux allures de " chic type ". Ce brillant prof de droit avait, il faut le dire, un parcours politique inespéré, largement le fruit de l’amabilité du PS à son égard comme si, il y a vingt ans de cela, les socialistes s’étaient dit à son propos  "entre lui et un autre, pourquoi choisir un autre ". De fil en aiguille le Schwartzenberg en question s’était retrouvé secrétaire d’Etat puis Ministre et au final dans l’oubli. Cette charge contre Valls, Bianco et Collomb a au moins un mérite, celui de nous rappeler que ce bon vieux Roger-Gérard est toujours vivant. A l’occasion de cette attaque du Radical contre les socialistes, j’ai essayé de me remémorer quelques faits d’armes de Schwartzenberg. Deux se sont signalés à ma mémoire. Le premier consistant à me souvenir d’un type qui jadis effectuait toujours les permanences de son parti en août, profitant alors de l’occasion pour bombarder de communiqués sans importance une presse qui somnolait alors que la France bronzait. Politicien aoûtien, Roger-Gérard Schwartzenberg rentrera aussi dans l’histoire comme le seul homme de gauche à avoir, dans une lutte terrible contre Giscard, caché sa calvitie par un savant mouvement capillaire naturel. Pour ces deux raisons, Schwartzenberg mérite une reconnaissance le situant pas très loin des tous premiers géants de la gauche.

Lyon, le 12 septembre 2010.

11/09/2010

Forum durable ?

Forum Libé 2010.jpgC’est donc fait. Depuis la semaine passée le menu du deuxième forum lyonnais de Libération n’est plus sous embargo. Intitulé, on a connu mieux, « Planète Durable », l’évènement a bien du mal à ne pas générer la déception tant le contenu est dans l’ensemble convenu et prévisible et même, sur certains points, dispensable. Si le pari de Libé est de nous agiter les neurones, de réfléchir à une nouvelle échelle et de ripoliner une bonne couche sur nos vieux repères, nous pouvons donc craindre de faire du sur-place. En effet avec son énième débat sur le nucléaire, sur ses déchets ou autour d’un vibrant « comment aider les pays pauvres ? », sauf à ce qu’ils se considèrent comme intouchables, il est bon d’expliquer à Joffrin et Armanet que leur évènement risque de s’enliser. En convoquant à nouveau les éternels Jean-Daniel, Nicolas Vanier, Arthus Bertrand, Pascal Lamy ou Bruckner, Libé nous repasse de vieux plats tout juste réchauffés et le risque est grand qu’en guise de Forum on assiste à une convention. Cela étant de salutaires joutes demeurent au programme. Je ne pense bien entendu pas à notre politologue local, Aries, qui, après Mac Do et la Sciento prospère sur la décroissance. Encore moins à un Alain Minc dont on se demande en quoi il est qualifié pour parler de démocratie. Sûrement pas au sommet que devrait être le face à face entre les philosophes Séguéla et Enthoven sur la pub, le pubard n’étant nécessairement celui à qui vous pensez. Plus sérieusement la rencontre entre Alphandéry et Brauman sur « Faut-il empêcher les riches de s’enrichir ? » devrait valoir une affluence méritée. Idem concernant le débat entre le boss de Total et la leadeuse des verts et la perspective de voir enfin souffrir Eva Joly face à Andrew Simms (New Economics Foundation) un débat que devrait apporter son lot de cacahuètes équitables. Cela étant, le pompon de ce Forum est ailleurs et, pour tout dire me trouble. En invitant Jean-Louis Borloo à parler de « pensée durable » Libé me laisse expectatif. Qui plus est en demandant à Hollande, je le sais en soif d’exposition, à débattre avec le chou-chou de Sarko sur cette thématique me laisse encore plus interrogatif.

Bref, vous l’avez compris c’est avec une certaine hantise que j’attends ce Forum lyonnais des 24, 25 et 26 septembre en espérant au final m’être trompé car faisant partie de celles et ceux qui pardonnent presque tout à Libé. On ne se refait pas.

  • > « Planète Durable » Forum Libération les 24, 25 et 26 septembre à l’Hôtel de Ville de Lyon et à l’Opéra

Entrée libre et gratuite sur inscription à www.forum-lyon-liberation.org

Lyon, le 11 septembre 2010.

10/09/2010

Vu à la télé

martine_aubry..240x320.jpgC’est dingue de voir désormais jusqu’où peut conduire l’unité qui triomphe au sein du parti socialiste. Voyez hier soir. Arlette Chabot, tout juste vidée de la direction de l’info de la deux, organisait un débat sur la question des retraites proposant à Martine Aubry de figurer dans l’émission – elle est après tout Première Secrétaire du PS – au titre de l’opposition. Pas de bol, Aubry présidant le conseil d’administration de l’Euro-métropole lilloise, la chef des socialistes a illico soumis le nom de Ségolène Royal à Arlette Chabot pour la remplacer. Jamais, avant que nous souffle ce vent de l’unité né à La Rochelle, on aurait imaginé que Martine Aubry offre une telle exposition médiatique à la présidente de Poitou-Charentes.

Certains, probablement dotés d’un esprit négatif, pensent que c’est une Martine Aubry ayant de la peine à formuler des propositions sur les retraites qui s’est désistée en faveur de sa rivale. Pensez-donc, il faudrait être fou pour imaginer une telle explication. En vérité, c’est tout bêtement parce que l’unité règne au parti socialiste que nos dirigeants sont redevenus interchangeables, unis autour d’une position non moins unique. D’ailleurs, à La Rochelle, Martine Aubry a dit et redit qu’il en allait désormais ainsi et que le temps des courants et coteries, des écuries et fractions était derrière nous. Aujourd’hui, qu’on se le dise, chacun peut désormais s’entendre avec l’ensemble du Parti sur le fait que les promesses d’aujourd’hui annoncent des jours meilleurs. Une fois ces jours meilleurs arrivés il sera toujours temps de formuler de déchirantes révisions.

Lyon, le 10 septembre 2010.

Photo: DR

09/09/2010

Gambetta

200px-Borloo-181207.JPGIl est assez amusant d’écouter les propos du personnel politique de la droite à propos d’un Jean-Louis Borloo que quelques-uns aimeraient caser à Matignon et dont on craint beaucoup à l’UMP l’irrésistible ascension. En vérité détracteurs et supporters de Borloo trouvent à l’ancien avocat de Bernard Tapie une qualité commune, celle d’être incompréhensible par le commun des mortels. Les uns, vous l’avez compris regrettant la grande difficulté du Ministre d’Etat à articuler quelque chose de construit, clair et déchiffrable, les autres étant persuadés que leur champion demeurant la plupart du temps imbitable, nul dans le pays ne songerait à contester le charabia valoisien de l’ex maire de Valenciennes. Côte coupe de douilles, c’est du pareil au même. Les potes du ministre pensent que sa chevelure hirsute incarne assez bien le charme créatif et une pensée truffée d’épis, les autres, tout au contraire préférant mettre en avant la perfection capillaire d’un Fillon sponsorisé par Pento.

Jargon incompréhensible, coiffure rebelle et pas toujours très nette ne sont pourtant pas les seuls éléments qui divisent le petit monde de la Sarkozie à propos de Borloo. Les hallucinations borlesques pré-Copenhague ont laissé par ailleurs des traces tenaces qui, interprétées aujourd’hui par les détracteurs disqualifient définitivement un type dont le baratin illuminé ne passe plus. Tout au contraire, les propos, nécessairement durables du ministre provoquent une légère lévitation parmi les quelques groupies bigotes qui considèrent leur gourou comme une lumière.

N’ayant aucune raison de me mêler des tenants et aboutissants de ce débat qui fracture la droite française, je dois tout de même vous avouer qu’après avoir entendu les fameuses « dix propositions » livrées à Lyon le weekend dernier par Borloo devant ses amis, me voilà sur la plus extrême défensive tant le discours du chef valoisien me paraît plus proche d’un Darry Cowl lèche botte que de Gambetta.

Lyon, le 9 septembre 2010.

Photo/ DR

08/09/2010

Aux tyrans, la Languedoc-Roussillon reconnaissant

monuments1.jpgMichel Audiard, qui nous a prouvé toute sa vie que le bon mot et le bon esprit étaient solubles dans le Monthélie et le Santenay, avait commis une réplique, à la faveur d'un film culte, qui nous ramène aujourd'hui à une languedocienne actualité : "Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît".

Du Languedoc-Roussillon émane en effet depuis quelques semaines ce fumet si caractéristique de l'andouillette qui a fait la réputation de nos meilleurs bouchons lyonnnais. Il s'agit bien évidemment du projet que Georges Frêche porte pour sa région, un projet moteur du rayonnement économique, social et culturel du Languedoc-Roussillon qui risque de rendre jaloux Jules César et Pompée enfin réunis : l'érection de statues quasi chryséléphantines à la gloire de bienfaiteurs de l'humanité que le Prix Nobel de la Paix a injustement ignorés : Lénine, Staline et Mao, en guise d'unique viatique au président qui claudique. Un triumvirat qui comptabilise un impressionnant bilan victimaire, tous fossoyeurs assassins de ce que l'idée de progrès avait pu faire naître d'espérance et d'ambitions pour l'Homme.

Pas de quoi détourner, certes, l'opinion publique des errements épistolaires d'un Eric Woerth, qui est à la vérité ce que Brice Hortefeux est à l'humanisme et à l'amitié franco-roumaine.

Ma conviction reste toutefois rivée à l'idée que certaines provocations, fussent-elles coulées dans le bronze, méritent le mépris.  Assurément, ces ombres tutélaires d'un passé meurtrier devenues les héros mythifiés d'un rond-point de zone artisanale au service d'un septimaniaque finissant comblent l'idée que je me faisais d'eux. Des nains à Lilliput.

La Corée du Nord risque de dépêcher une délégation pour inspirer son guide suprême.

A la semaine prochaine.

Stéphane Nivet

Photo: DR

06/09/2010

Les chiffres et les lettres

eric_woerth_2.jpg?w=100&h=150On savait l’homme ami des chiffres. Avec sa bobine de comptable, Eric Woerth les manipulait comme personne. Ceux de l’Etat mais aussi ceux de l’UMP n’avaient guère de mystère pour lui. Depuis quelques semaines nous découvrons l’ancien ministre du budget sous un nouveau profil, celui d’homme de lettres. Ses échanges de missives avec De Maistre, l’ex patron de sa femme, sont en passe de devenir plus célèbres que celles de Madame de Sévigné. Woerth est donc un écrivain. Pour une simple question de breloque, il écrit, mais il écrit tant qu’il ne se souvient plus d’avoir écrit. A croire qu’entre Woerth et la veuve Bettencourt le plus sujet à perte de mémoire n’est pas nécessairement celui que l’on croit. Parmi les nombreux échanges épistolaires dont on nous parle aujourd’hui et qui concernent le si exemplaire ex-ministre du budget, Le Canard Enchaîné de la semaine nous révèle l’existence d’une lettre de Gaymard, alors ministre de l’agriculture, faisant un rappel à la loi concernant ces fameuses terres de la forêt de Compiègne dont il conviendrait que Woerth nous offre quelques explications quant au sort. Homme de chiffre devenu homme de lettres, Eric Woerth est, convenons-en, sur le point de devenir une super-star. Pour vous en convaincre, tapez simplement « Eric » sur google et vous constaterez que notre homme ne fait plus simplement partie de la crème de Chantilly, il est aussi en bonne place sur le plat à gratin. Notre alpiniste occasionnel et néanmoins funambule chez Sarkozy arrive donc désormais en tête des « Eric » devançant Zemmour, Cantona, Clapton, Besson, Bompard, l’autre moitié de Ramzy, Abidal et même l’ancien coach de l’OM, le belge Gerets.

Il faut dire que depuis une bonne douzaine de semaines. Chaque jour nous en dit plus sur la vie tumultueuse d’Eric Woerth. La, les affaires Woerth n’en finissent pas d’en finir et la presse, tirant les fils de la bio du ministre, nous fait découvrir peu à peu le petit monde d’Eric Woerth. Madame et son goût du canasson, Liliane Bettencourt, De Maistre, Sérigny et l’affaire Molex, Compiègne, César, des collaborateurs œuvrant généreusement à l’UMP comme dans les ministères. Bref, même si le cas d’Eric Woerth restera dans l’histoire comme subsidiaire au regard de ce que cette affaire nous enseigne sur la déliquescence d’une République cornaquée par Sarkozy, il serait tout de même temps que Woerth se retire, terme aimable pour lui demander de dégager.

Lyon, le 6 septembre 2010.

Photo DR

05/09/2010

Friends

vincent-bollore-sarkozy-yacht.jpgVous vous en souvenez très certainement, l’an passé en annonçant le lancement de son journal télévisé du soir, M6 avait présenté la chose comme un évènement relevant de l’histoire. En plus de l’inévitable gargarisme sur l’interactivité, M6 nous indiquait alors que le choc de son futur J.T. résidait dans le fait que la présentatrice allait être debout et en jeans. On connait la suite. Cette année, et plus particulièrement le 18 octobre, on va descendre encore plus en gamme puisque c’est Direct 8 qui annonce un Journal Télévisé sur le coup de 18h50 et la daube actuellement en chantier est d’ores et déjà présentée par Yannick Bolloré, le fils du proprio, comme rien de moins qu’une révolution. Si l’on écoute bien l’héritier, dans le futur JT de Direct 8 le présentateur sera entouré d’un panel autorisé à intervenir en direct. On imagine d’ici les rébellions et les appels à l’insurrection qui vont s’y dérouler. Mieux, histoire d’en tirer argument, le Yannick en question explique dans le Figaro que la rédaction du J.T. sera la mutualisation de celles de Direct Matin, Direct Soir et Direct 8, de quoi, vous l’admettrez avoir peur.

L’objectif du groupe Bolloré est bien entendu de s’installer dans le paysage télévisuel à marche forcée. Même si aujourd’hui les ambitions de Direct 8 sont liées à une audience qui végète à 2%, il convient de remarquer qu’en cette rentrée Bolloré Médias lance Direct Star une chaîne rachetée à Lagardère, l’autre pote du président. En passe de devenir le 3ème groupe audiovisuel privé, Bolloré média souhaite poursuivre sa stratégie vorace en voulant répondre à un appel à candidature de la part du CSA pour s’offrir, sur la TNT, une fréquence « haute définition ».

Cerise sur le gateau, jeudi dernier, Vincent Bolloré a confirmé son grand intérêt pour le Parisien/Aujourd'hui en France qualifiant la possible opération de rachat "d'opportunité extrêmement intéressante".

Entre Bouygues, Lagardère et Bolloré (1) le président peut toujours se rassurer sur la façon dont les élections de 2012 se préparent sachant que la solide amitié le liant à Dassault et la caporalisation du service public devrait lui apporter un lot de lèche encore plus important.

Lyon, le 5 septembre 2010

(1) qui représentent à eux trois TF1, LCI, Europe 1, Direct 8, Direct Star, Eurosport, TF6, TMC, TV Breizh, Odyssée, Ushuaia TV, Histoire, Mezzo mais aussi le JDD, Direct Soir, Direct Matin, Direct Sport, Télé 7 jours, Femina, Première, Public, Paris Match, Elle…

Photo: DR

04/09/2010

L’homme de l’été

brice-hortefeux-cout-depense.jpgC’est sans conteste l’homme de l’été. Même Estrosi doit se faire une raison, sur cinq longues semaines estivales, Brice Hortefeux demeure le meilleur des Sarko-Boys, celui qui a été capable, comme le lui avait demandé son chef, d’occuper sans avoir besoin de le demander les médias presque chaque jour. C’est par une interview au Monde du dimanche 22 août que l’Auvergnat a atteint l’apothéose en s’en prenant à « La gauche milliardaire » (Sic!) histoire d’enfiler à bon compte un costume de fils du peuple ce qui après tout n’est pas un mince exploit pour un fils de banquier né à Neuilly.

Ayant tout obtenu de son ami Sarkozy, sauf son diplôme de Sciences Po, Hortefeux a donc joué cet été le seul rôle qui puisse lui convenir. Celui de porte flingue, de voix de son maître, de lieutenant comme on aime tant le lire dans les colonnes du Figaro. Successivement Directeur de Cabinet du Maire de Neuilly, Administrateur territorial en poste à la Mairie de Neuilly, Chef de cabinet du Maire de Neuilly devenu ministre du budget, Brice Hortefeux est nommé préfet en 1995 enfilant par la suite des missions tant pour le compte du gouvernement que pour le président du sénat. Ministre dévoué des uns mais surtout de l’autre, Hortefeux est un bon spécialiste des astuces et blagues très limites au point que, suite à celle proférée l’an passé lors de l’université UMP, il se trouve un tribunal, celui de Paris, pour condamner l’intouchable pour injures à caractère raciste mais l’intéressé a, par la suite, fait appel.

En vérité, sans son pote, le protégé du président ne serait probablement grand-chose. Spécialiste du coup de menton et des propos honteux sur commande, Hortefeux n’est rien en dehors de sa base de Neuilly et d’homme de Sarko. Ayant beau présenter aux médias son profil le plus auvergnat, Hortefeux n’est pas grand-chose du côté de Clermont-Ferrand et le fait de renoncer à concourir en 2007 pour la municipale est assez éclairant. En fait son seul soutien dans la zone s’appelle Charasse le très Sarko-compatible sénateur fraichement recasé au Conseil Constitutionnel. Celui que le journaliste François Reinhard a désigné, avec complaisance, comme « Le mécano de Sarko » restera probablement dans l’histoire comme l’incarnation de ce petit personnel de la Vème république béatement dévoué au chef en raison d’une envergure modeste. En attendant, Hortefeux exprime un des aspects les plus nocifs de la politique conduite dans notre pays au point que par ses agissements et ses propos l’actuel ministre de l’intérieur est sur le point de revaloriser l’image des Marcellin, Bonnet, Poniatowski, Pasqua ou Pandraud, c’est dire !

Lyon, le 4 septembre 2010.

Photo: DR

02/09/2010

Sarkozy, le grand tisonnier

feu.jpgComme l'avait prédit dès 1979 le célèbre duo pythique Stone et Charden, l'été fut chaud. Non pas de cette chaleur bolloréene des premiers jours du quinquennat à la faveur desquels Notre Infaillible Nespote allait pudiquement se prélasser sur le frêle esquif d'un ami boursicoteur.

Cette fois-ci, la chaleur fut davantage étouffante et pesante, du type de celle qu'on rencontre bien souvent dans la cuvette grenobloise. Sarkozy semble y avoir troqué son Kärcher contre un tisonnier ardent, attisant des sentiments peu glorieux et érigeant l'esprit d'amalgame en mode de gouvernement. Si son discours prononcé à Grenoble fut pire que les autres, c'est aussi sans doute parce qu'il fut inaugural d'un festival de démagogie qui permet légitimement de proposer à l'UMP de devenir sans plus tarder l'Union pour un Mouvement Populiste.

Et les sicaires chargés du sévice après vente purent jouer, sous les feux de la rampe, aux exégètes décomplexés de la déchéance nationale, du sécuritarisme caravanesque et de la charterisation des roms, confirmant cet adage populaire qui nous apprend que le pire n'est jamais décevant.

Il y eut bien évidemment la triplette azuréenne - Estrosi, Ciotti, Mariani - toujours à l'affût d'une générosité sécuritaire, coutumière de ses plaidoiries altruistes qui nous font apprécier chaque jour que Dieu fomente le rattachement du comté de Nice et du Comtat Venaissin à la France.

Surtout il y eut Brice et Eric, les fameux duettistes de l'immigration nationale et de l'identité française désunies, l'un disputant à l'autre, dans une surenchère épatante et en technicolor, la conquête du bâton de Maréchal du sarkozysme. Le réchauffé n'effraya personne, à l'instar de Brice Hortefeux, pourfendeur sans rougir des leçons données par une supposée gauche caviar dont il est bon de rappeler ici qu'elle n'eut jamais à se démettre, elle, pour avoir fait payer aux contribuables des volutes cubaines tant appréciées ces dernies temps d'une certaine droite cigare. Et puis voir un ministre, né à Neuilly et par surcroît fils de banquier, s'attaquer aux milliardaires, fussent-ils de gauche, est assurément d'une volupté de fin gourmet...

"Le triomphe des démagogies est passager, mais les ruines sont éternelles." (Charles Péguy, droite grognard)

A la semaine prochaine

Lyon, le 2 septembre 2010

Stéphane Nivet

31/08/2010

Roms

Kouchnerizroms.jpgLes premières expulsions de camps de Roms dans notre région ont eu lieu. On entend peu nos élus à part la récente déclaration de Gérard Collomb sur Europe 1. Du style : "de la fermeté, et en même temps de l'humanité". C’est presque du Besson dans le texte (pas celui des aires obligatoires pour les gens du voyage, mais celui de la question fumeuse sur l’identité nationale).

Certes, le premier des Strausskaniens lyonnais, après avoir dit "Il faut qu'il y ait des expulsions", a heureusement ajouté "un certain nombre d'entre eux peuvent être intégrés dans nos villes; il faut le faire, et je dis au ministre de l'Intérieur que je suis prêt à le faire avec lui"… C’est un peu court jeune homme et l’on pouvait dire bien d’autres choses en somme…

Je crains fort que, le nez sur les sondages récents, nos élus ne soient trop polarisés par leur volonté de montrer que la gauche n’est pas laxiste au contraire du refrain entonné ad nauseam par la droite. Et étant ainsi polarisés, ils n’entrent, parfois à leur corps défendant, dans le jeu débile et mortel  de la désignation des boucs émissaires.

Je ne sais pas toujours distinguer un étranger d’un bon vieux Français de souche (aujourd’hui, même les gens du voyage rappellent qu’ils sont Français et qu’ils ne veulent pas être confondus avec les Roms), un bon Européen d’un Européen indésirable. C’est certainement un vieil accès d’angélisme soixante-huitard, mais mon cerveau un peu lent a du mal à croire  que les 1500 à 2000 Roms qui squattent et bidonvillent notre belle ville créent une situation si inacceptable qu’elle conduit à dresser de nouvelles frontières.

Certes, l’insuffisance de logements sociaux ne facilite pas le logement de ces familles qui dans leur immense majorité ne demandent qu’à se sédentariser (et dont les enfants sont très souvent scolarisés). Fallait-il soutenir, voire demander, des expulsions qui ne font que rajouter de l’errance à l’errance, du squat au squat et de la misère à la misère ?

Re-certes, la solution est européenne et roumaine, mais fallait-il céder à la manipulation ? Il suffisait d’entendre Gollnisch l’autre jour agiter les vieilles peurs de l’Autre et parler de centaines de milliers de Roms à nos portes pour se rendre compte qu’à mettre les mains dans la boue que remue ce gouvernement elle allait nous polluer tous au plus profond.

Alors, en attendant une éventuelle solution roumaine et européenne qui de toute façon prendra quelques années, pourquoi ne pas mettre en place des sites d’hébergement dédiés aux Roms pour 50 ou 100 personnes ? Le préfabriqué, l’eau et l’électricité sur des terrains aménagés, sont encore dans les moyens d’une société comme la nôtre, fut-elle en crise, et cela permettrait d’attendre que la situation des expulsés de camps illicites soit régularisée… Et, pour en finir avec les idées reçues sur les Roms :

> voir l’exposition « Voyages pendulaires, des Roms au cœur de l’Europe » avec les photos de Bruno Amsellem au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon ;

> lire l’excellent article de Laurent Burlet dans LyonCapitale (www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Actualit...)

Jean-Paul Schmitt

30/08/2010

Retraites à l’allemande

409px-SPD-Cube.svg.pngAlors que d’ici quelques jours la question des retraites va une nouvelle fois être posée dans la rue, c’est bien entendu du côté de l’Allemagne, pays très souvent montré en exemple de ce côté-ci du Rhin, que l’on lorgne. En effet, en invitant son pays à revoir l’âge de départ en retraite, Sigmar Gabriel, le président du SPD, a mis les pieds dans le plat en brisant ainsi le tabou imposé par son prestigieux mais contesté prédécesseur Gerhard Schroeder. Le leader social démocrate s’est donc manifesté en remettant en cause la loi de 2007 qui prévoyait une augmentation progressive de l’âge de départ à la retraite à 67 ans à partir de 2012. La loi en question conditionnant son entrée en vigueur au niveau d’emploi des seniors, Sigmar Gabriel a mis en avant le fait que seulement 10% des 60-64 ans exercent une activité professionnelle en Allemagne. Pire, concernant certaines professions, le taux ne dépasse même pas les 2% ce qui fait dire au leader du SPD que « l’on ne peut pas punir ceux qui ne peuvent plus travailler au-delà de 65 ans en réduisant de facto leur pension ». Cette nouvelle position d’une fraction du SPD à l’égard des retraites pose de toute évidence l’abrogation de la loi de 2007 alors que d’autres mettent au contraire en avant la nécessité de repousser l’âge de départ en retraite à… 70 ans.

Ce débat allemand largement alimenté par la situation démographique d’un pays atteint de vieillissement n’autorise plus la droite française à inviter de force l’exemple allemand dans nos propres discussions. Fonctionnant jusqu’ici comme une sorte d’argument d’autorité, il va bien falloir que ceux qui entendaient imposer ici la réforme des retraites en s’appuyant sur cette mythique vision allemande, changent leur fusil d’épaule.

Lyon, le 30 août 2010.

23/08/2010

U comme "Ulcérés"

812274608.jpgCet été, à propos du « président voyou », Jean-François Kahn nous a proposé une explication au nauséabond discours de Sarkozy suite aux événements dits de Grenoble. Pour Kahn, la thèse est simple. Sarko n’est pas un xénophobe ou un raciste, encore moins une variante des Le Pen. Pour l’ancien patron de Marianne, Nicolas Sarkozy est une sorte d’animal politique totalement désinhibé, affecté d’aucun interdit moral, politique ou idéologique. Comme le caïd dans sa cité, Sarkozy est, selon Jean-François Kahn, prêt à déclarer toutes les guerres à toutes les bandes rivales pour assurer l’avenir de son business. C’est donc un « président voyou » pas du tout effarouché qui, pour continuer à squatter l’Elysée après 2012, déploie les pires méthodes inspirées par les plus hideuses idées.

Brice_Hortefeux311008275_thumb%5B2%5D%2051DCD105.jpgBien que séduisante l’explication de Kahn peut être contestée mais il n’empêche que ce mois d’août 2010 demeurera dans la mémoire des démocrates et républicains français comme l’un des pires de la Vème république. Au nom de la défense des « honnêtes gens », les Hortefeux, Ciotti et autres Estrosi, chiens de garde du sarkozysme, ont dépassé les bornes en promettant des déchéances de nationalité, en pratiquant la chasse aux roms, en menaçant d’emprisonner les parents d’enfants délinquants, en voulant supprimer le paiement en espèces des allocations de rentrée ou en menaçant les maires (de gauche) soupçonnés de faire le lit de la violence. Le Monde daté de lundi dernier a judicieusement rappelé à ses lecteurs l’étrange similitude des formulations du Président avec celles des responsables du Front national. Au cas ou vous ne seriez pas ulcérés au terme de ce mois d’août par les vociférations gouvernementales et les propositions présidentielles, voici quelques extraits des propos tenus par la famille Le Pen et par le chef de l’Etat. A vous de faire le test, réponse demain.

Ils ont dit :

1)« La déchéance de nationalité pourra être prononcée par la juridiction concernée dans le cas de naturalisation acquise depuis moins de 10 ans et dans le cas de crime ou de délit grave ayant entrainé une condamnation à plus de 6 mois de prison, non assortie de sursis.»

Réponse A : le Front National

Réponse B : Nicolas Sarkozy

2)« La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un policier, d’un gendarme ou de toute personne dépositaire de l’autorité publique »

Réponse A : Jean-Marie Le Pen

Réponse B : Nicolas Sarkozy

3)« Nous voulons généraliser la tolérance zéro dans certains domaines et instaurer une répression sévère contre les attaques organisées visant les forces de l’ordre, les secours ou les pompiers, notamment dans les quartiers sensibles »

Réponse A : le Front National

Réponse B : Nicolas Sarkozy

4)« Il faut supprimer l’acquisition automatique de la nationalité. L’acquisition dépendrait alors de critères reposant sur la bonne conduite et le degré d’intégration. »

Réponse A : Brice Hortefeux

Réponse B : le Front National

5)« Un terme doit être mis à l’avancée des signes ostensibles de l’Islam »

Réponse A : Nicolas Sarkozy

Réponse B : Marine Le Pen

6)« Chacun doit savoir se garder de toute ostentation, de toute provocation »

Réponse A : Marine Le Pen

Réponse B : Nicolas Sarkozy

7)« Les Français ressentent douloureusement le fait d’être bousculés dans leur identité nationale »

Réponse A : Marine Le Pen

Réponse B : Nicolas Sarkozy

8)« Le sentiment de perdre son identité peut être une cause de profonde souffrance »

Réponse A : Marine Le Pen

Réponse B : Nicolas Sarkozy

Lyon, le 23 août 2010.

Photo: DR

25/07/2010

E comme "Edgar"

E 2.jpgOn dit souvent à propos de Edgar Faure que « des comme ça, on ne sait plus en faire ». Grande figure de la quatrième République, Maître-nageur-sauveteur de la cinquième quand il devient, après Mai 68, Ministre de l’Education Nationale de De Gaulle, artisan de la décolonisation, Intellectuel brillant, avocat hors-pair, politique à l’humour ravageur, capable de bien des compromis au point qu’une partie de sa vie publique n’est qu’adaptation à partir de convictions souvent secondes, Edgar Faure n’en demeure pas moins un personnage à part et parfois loin d’être un modèle dans la vie publique française. Personne ne songe mettre en cause l’intelligence de l’homme ni son érudition. Nul ne peut contester sa créativité débordante et pourtant je ne connais personne qui, à un moment ou à un autre, s’est piqué de nous convaincre de faire d’Edgar Faure une référence. Yves Marek l’ancien Directeur du Cabinet de notre illustre personnage à la Mission du bicentenaire de la Révolution s’y colle pourtant en signant un petit bouquin à la Documentation française-Assemblée Nationale intitulé « Edgar Faure, l’optimiste » et publié dans la collection « Tribuns » qui a déjà fait honneur à Jaurès, Briand, Clémenceau et qui s’apprête à publier un « Victor Hugo, l’universel ». En vérité, au milieu de tout ce beau monde on peut se demander ce que Faure vient faire et se dire qu’au train où vont les choses, le prochain sur la liste pourrait-être le défunt Philippe Séguin et pourquoi pas de son vivant un certain François Fillon.

 

edgar_faure.jpgEn sous titrant son livre « l’optimiste », il aurait été probablement plus judicieux de choisir le terme « l’opportunisme » pour qualifier la trajectoire d’Edgar Faure. Cela étant qu’importe, le « Edgar Faure » de Yves Marek est un bouquin « de Fan » et, à ce titre, mérite non seulement le respect mais doit être recommandé car, vous l’avez compris, ce n’est pas parce que l’on se montre très critique à l’égard de l’Edgar que l’on souhaite sa disparition de notre mémoire politique. Par ailleurs, entre nous, entre Faure, Lagarde, Alliot-Marie, Morin, Hortefeux ou Woerth, il n’y a pas photo.

> - Yves Marek, « Edgar Faure, l’optimiste », La Documentation française-Assemblée Nationale, 10 euros.

Hautes-Pyrénées, le 25 juillet 2010.

19/07/2010

C comme "Couche culotte"

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C’est de notoriété publique mais, bien que président du groupe socialiste au conseil municipal de Lyon, j’ai quelques solides amis parmi les verts et tout comme Gérard Collomb qui a dès 1995 mis en place une alliance que l’on pourrait qualifier de durable avec les écologistes, je suis toujours persuadé que c’est ainsi que nous devons continuer à imaginer l’avenir de la gauche. Depuis quelques temps, ici comme ailleurs, les relations entre nos partis ne sont pas au zénith et il faudra rapidement en tirer des conclusions tant l’attitude des verts peut parfois générer des problèmes qui prospèrent sur le terrain d’un chauvinisme de parti assez étonnant et, plus grave, une tendance lourde à vouloir récupérer après les victoires électorales systématiquement le bon côté des choses en laissant, le plus souvent aux socialistes, le soin de mettre les mains dans le moteur. Les verts ont donc les mains propres. Leur refus de se salir les pognes est en passe de devenir légendaire pourtant ils ne sont pas les derniers, dans un élan ayatollesque d’un autre temps, à exiger des autres de mettre les mains dans la m…Il y a quelques semaines, ici, une élue verte s’est entichée du combat pour la réintroduction, non pas de l'ours dans les Pyrénées, mais des couches lavables dans les crèches de la ville laissant ainsi aux personnels et aux parents le bon soin de défendre la planète. Recadrée, nullement par les siens, mais par le maire (socialiste), cette élue, au demeurant fort sympathique, fait actuellement profil bas en attendant probablement une prochaine lubie. Donneurs de leçons, s’appliquant rarement à eux-mêmes les bons conseils adressés à la cantonade, les verts commencent à irriter bien du monde et je veux leur dire qu’après quelques trois bonnes décennies d’existence, il serait bon qu’ils décident de quitter l’adolescence en suivant par exemple assez systématiquement le chemin de Dany Cohn-Bendit.

couche_culotte.jpgIl y a peu, je siégeais dans une enceinte à côté d’une personnalité véritable hiérarque vert de la région. Pendant le temps de la réunion, un chauffeur appointé attendait sur le parking submergé par la chaleur, la climatisation du véhicule tournant pendant que l’élu en question distillait ses saintes paroles. Une fois dit qu’utiliser, comme je le fais, un véhicule personnel n’est pas une honte, je suggère à cet élu de changer de pratique et en tout état de cause de se poser dès à présent la question de savoir si dans quelques années il ne compte pas utiliser quelques couches jetables pour son confort personnel et celui de ses proches.

Hautes-Pyrénées, le 19 juillet 2010.

18/07/2010

C comme "Care"

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C’est avec une surprise pas loin d’être totale que les socialistes ont découvert, en écoutant un beau jour d’avril Martine Aubry, que le temps du « Care » était venu. « N’oublions jamais qu’aucune allocation ne remplace les chaînes de soin, les solidarités familiales et amicales, l’attention du voisinage » nous avait alors expliqué la Première Secrétaire du Parti Socialiste convoquant ainsi cette sorte de philosophie née aux Etats-Unis, semble-t-il au début des années soixante-dix.

martine-aubry.jpgPansement sur une jambe de bois, bobologie politique, cache-sexe compassionnel, stade dégradé de la social-démocratie, les critiques fusèrent face à ce concept qui aurait été livré à Martine Aubry par le laboratoire d’idées du PS dirigé par Christian Paul, un ami de Montebourg. Quelques jeunes intellectuels comme la philosophe Fabienne Bruyère ou le sociologue Guillaume Le Blanc montèrent au créneau pour expliquer que ce « Care » était par nature de gauche car critiquant un libéralisme porteur d’individualisme. L’économiste Serge Guérin quant à lui, au nom de principes comme la « bienveillance » ou « l’implication » se fit également l’avocat de cette cause qui, avouons-le, n’a pas véritablement été en situation de prospérer. Depuis ce coups d’avril 2010, force est donc de constater que le « Care » de Martine Aubry patine et, à mon très humble avis, pour longtemps.

Lyon, le 18 juillet 2010.

 

06:50 Publié dans Politique & politiques... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : martine aubry, ps, care, bien-être, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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