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28/01/2009

Grand jour

greve.jpgCe ne sera certainement pas le grand soir, plus personne ne l’attend d’ailleurs, mais ce sera un grand jour que ce 29 janvier. Un grand jour dans le calendrier des luttes sociales de ce pays. Un grand jour que Nicolas Sarkozy n’attendait pas aussitôt dans son mandat présidentiel et qu’il semble redouter sérieusement. Il y a de quoi car cela fait bien longtemps que la France ne se prépare pas à une journée d’action syndicale avec autant d’engouement. Une journée d’action organisée dans la plus totale unité syndicale avec le soutien de l’ensemble de la gauche. Bref un temps fort dans l’action sociale de ce pays. Il faut dire que les raisons de protester ne manquent pas en cette période de crise croisée avec une action gouvernementale où l’agitation se substitue à l’action tout court sans perdre de vue l’essentiel aux yeux de ce gouvernement : satisfaire aux exigences des leaders économiques au détriment du bas peuple. Ce qui a pour effet immédiat de cristalliser un vaste mécontentement. Résultat grévistes et manifestants bénéficieront d’un capital sympathie rarement égalé si l’on en juge les sondages : 69% de français approuvent la journée d’action, 75% la comprennent ce qui va bien au-delà de l’influence électorale de Sarko même à ses plus belles heures. Ce qui veut dire que ça grince aussi dans les rangs de la droite. De toute évidence l’Etat de grâce s’éloigne à la vitesse grand V. Car une fois passées les gesticulations du président les français font leurs comptes et ils ne sont pas bons. Dans ce contexte la publication la semaine écoulée des propositions socialistes pour faire face à la crise prennent une rare résonance et s’il est dommage qu’elles aient été médiatiquement noyées dans le brouhaha orchestré par le groupe socialiste lui-même à l’Assemblée Nationale elles auront toute leur place dans la rue ce jeudi. Encore faut-il que les élus socialistes les portent jusque parmi la foule des manifestants et retrouvent pour cela le pavé de Lyon ou d’ailleurs. Un terrain un peu délaissé au profit des cocktails ces dernières années.

Philippe Dibilio

Lyon, le 28 janvier 2009

photo:DR

 

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21/01/2009

Décalé

obama.1201801546.jpgAvec cette chronique je vais sans doute commettre un crime de lèse-majesté, ou plutôt un crime de lèse-président-mondial. En effet je ne parlerai pas en ce jour historique de l’investiture de Barak Obama. Certes je ne minimise pas la portée de cet événement historique mais je ne tomberai pas dans l’Obamania universelle qui nous invite à attendre je ne sais quel miracle de cette élection. Bien sûr je mesure la portée de ce résultat sur son point le plus emblématique : l’arrivée du premier président noir aux USA. Moi qui suis de la génération qui a vibrée aux discours de Martin Luther King ; qui garde vivante l’émotion face au podium olympique aux trois hommes au poings noirs gantés dressés vers le ciel ; je mesure le chemin parcouru. Pour le reste j’attends pour voir et je me désole un peu de l’attitude des français qui comptent sur Obama pour améliorer leur sort car sur ce point notre avenir nous appartient et il est entre nos mains au travers de nos choix et de nos actions. C’est à nous de dire « oui nous pouvons ! » et surtout ce que nous voulons. Car, et c’est bien normal Barak lui s’intéressera à ce qui conviendra d’abord à l’Amérique. Alors je m’arrêterais aujourd’hui aux petites manœuvres de notre Sénat national qui nous fait, à juste titre, une crise d’urticaire après le traitement que lui a réservé Sarkozy au sujet de la loi sur la publicité à la télé. Allégrement court-circuité par un président de la République que rien n’arrête, la Haute assemblée lui a rappelé qu’il fallait compter avec elle en votant le texte à une faible majorité et en modifiant un point (l’augmentation de la redevance) cher au locataire de l’Elysée. Une manip qui n’a pu aboutir que grâce au président du groupe centriste ;Michel Mercier. Une attitude bien inattendue de la part de celui qui attend avec impatience un poste au gouvernement. Il s’agît de savoir comment interpréter sa position. Va-t-il mettre en valeur le fait qu’il a réussi à mobiliser les neufs membres de son groupe qui ont assuré la majorité nécessaire ? ou bien qu’il a montré au grand jour que le groupe centriste tient les clés du Sénat et donc qu’il est suffisamment puissant pour être incontournable? Dans les deux cas le président du Conseil Général du Rhône a mis en évidence le poids qui est le sien ce qui selon lui vaut bien un maroquin.

Philippe Dibilio

Lyon, le 21 janvier 2009

13/01/2009

Géopolitique

israel.jpgLes images atroces qui nous arrivent de Gaza ne peuvent laisser personne insensible et la riposte israélienne « surdimensionnée » aux tirs de roquettes du Hamas n’honore pas l’image de cet Etat au centre d’un conflit qui dure depuis sa création. Car l’offensive contre Gaza s’inscrit, à priori, dans la droite ligne du conflit israélo-palestinien devenu moins lisible depuis qu’Israël a réussi le « coup » de soutenir la naissance du Hamas pour, à l’époque, diviser le mouvement palestinien et affaiblir son leader d’alors : Yasser Arafat. Pourtant dans sa dernière livraison le « Courrier International » propose une analyse aussi pertinente que décalée de l‘origine et du but de cette offensive. Une analyse corroborée par un article du journal AL-HAYAT depuis Londres. Une analyse qui fait entrer en ligne de compte des arguments de géopolitique. L’attaque contre Gaza était programmée de longue date, explique le journal, qui prend appui sur la visite préalable de membres éminents du gouvernement de Tel Aviv dans des capitales bien ciblées. Mais la décision était prise. Pourquoi ? Parce que les Etats Unis ayant abandonné en 2008 l’idée de frappes nucléaires contre l’Iran sur fond de dossier nucléaire Washington a laisser dire qu’’ Israël pourrait prendre le relais contre son ennemi principal même unilatéralement et sans participation américaine ; ce qui convenait parfaitement aux dirigeants de l’état Hébreu. Mais la victoire de Barak Obama a changé la donne, le futur président américain ayant décidé au contraire d’ouvrir le dialogue avec Téhéran. Et Tel Aviv sait qu’il ne peut rien faire qui puisse fâcher son allié américain. Mais l’état hébreu avait aussi anticipé le fait que le Hamas ne reconduise pas le cessez le feu en vigueur en 2008. C’était donc l’occasion rêvée d’attaquer de manière hyper violente la bande de Gaza afin de pousser Téhéran à entrer dans le conflit au côté du Hamas et de donner ainsi le prétexte à une deuxième riposte mais cette fois contre l’Iran, objectif qui reste au centre de toutes les stratégies des militaires de Tshaal. Un piège dans lequel l’état iranien n’est pas tombé. Si l’on ajoute à cela l’imminence d’élections en Israël qui se traduiront par une bataille entre « faucons » voilà une approche que l’on ne peut pas balayer d’un revers de main. En attendant ce sont les gosses de Gaza qui paient l’addition.

Philippe Dibilio

Lyon, le 13 janvier 2009

07/01/2009

Politique Gadget

Sarkozy NB.jpgSi l’on voulait un exemple de la vacuité des initiatives intempestives de Nicolas Sarkozy la dernière en date est un modèle du genre. En lançant avec sérieux l’idée, qui n’en est pas une, d’ interdire de permis de conduire les incendiaires de voitures jusqu’au remboursement des dégâts le président se couvre de ridicule tant cette « proposition » est irréalisable. Mais il prouve une fois de plus qu’il confond petite phrase et règlement d’un problème qui comme tout problème s’analyse et se travaille avant d’approcher une solution. Mais là n’est pas la question pour Sarko-l’agité qui ne vise qu’une chose : occuper les média qui le suivent comme des toutous sans le moindre recul. Car le phénomène des voitures brûlées, pas seulement au moment de la Saint Sylvestre d’ailleurs, recoupe plusieurs facettes des difficultés qui se sont installées de longue date maintenant dans les quartiers populaires devenus « sensibles ».En homme de terrain qu’il est, André Gerin, qui souvent agace avec ses déclarations intempestives ou iconoclastes, détaillait dans le Progrès les multiples causes possibles qui animent le brûleur de voitures rarement identifié d’ailleurs. « Il y a les escroqueries à l’assurance, la suppression des voitures ventouse sans frais, les règlements de comptes entre personnes, les actes de violences gratuites, les voitures brûlées pour effacer les traces et celles qui brûlent par propagation d’un premier incendie, explique le député maire de Vénissieux avant d’ajouter : mais c’est aussi devenu un jeu de con, un fait culturel qui veut que l’on aille brûler une voiture dans des quartiers mythiques comme les Minguettes ». Il paraît qu’à la Chancellerie on travaille sur ce dossier depuis l’annonce du chef de l’Etat, on souhaite bien du plaisir aux « cranes d’œuf » qui s’y sont collés. En tout cas il est évident que ce phénomène ne concerne pas que les auteurs de violences urbaines qui, effectivement sont plutôt des mineurs. Et donc une fois de plus Sarko montre su doigt les jeunes dans une affaire où ils ne sont pas les seuls concernés. Une mise à l’index de plus qui relève de la provocation et risque de relancer l’effervescence des banlieues à un moment où l’atmosphère est chaud. Mais on ne peut pas comprendre de telle situations vu de Neuilly. Il n’en reste pas moins que Sarko-le-gesticulateur va finir par devenir dangereux dans cette période de crise et d’extrême tension internationale.

Philippe Dibilio

Lyon, le 7 janvier 2009.

30/12/2008

Oscar

546708066.jpgUn cadeau pour votre cheval de course.

Mon cher Oscar à l’approche de Noël je vais te faire un petit cadeau mais ce n’est pas facile de choisir pour le brave cheval que tu es. En bon professionnel tu es équipé pour la compétition et puis dans ce domaine on ne rigole pas alors je laisse ça à notre ami Pierrot, ton entraîneur. J’ai bien pensé à une couverture en ces temps rigoureux et froids mais tu es un animal si solide que tu passes toute l’année dehors loin des box et seulement à l’abri d’une cabane les jours de grosses pluies. Et oui tu es un cheval robuste et fort et tu le prouves en compétition où tu réussis, certes à ton niveau, avec une louable régularité. Je ne dirai pas de toi que tu es le Poulidor des courses hippiques du Centre Est puisque toi ce sont les troisièmes places que tu affectionnes. Mais il t’arrive de gagner aussi comme ce fût le cas ce printemps à Cagnes sur Mer où tu as brillamment défié les trotteurs du bord de la Méditerranée, et d’ailleurs, ce jour là j’ai été un propriétaire heureux. Je n’ai donc rien à te reprocher puisque tu gagnes même le prix de ton avoine et de tous les petits besoins d’un cheval de course chouchouté. Rien à te reprocher ou presque. Je t’avoue, en effet, qu’il m’est arrivé de me fâcher au bord de la piste ou devant mon poste de télévision lorsque je te voyais entrer en tête dans la dernière ligne droite avant de te faire rattraper et dépasser par plusieurs adversaires. Je ne m’explique pas ce relâchement au moment de l’effort final. Alors je me demande si tu n’aurais pas des problèmes d’ouie au point de ne pas les entendre arriver ces concurrents plus « débouleurs » que toi. Ou bien considère-tu que ta prestation est finie lors du dernier passage devant les tribunes et que tu te contentes alors de faire admirer ta belle robe baie foncée. Aussi j’ai pensé t’offrir un petit ustensile qui pourra peut-être t’aider. Il s’agît d’un rétroviseur, pas un gros rétroviseur de camion, non un petit, mignon, comme on avait sur nos vélos Solex en un temps que ni toi ni les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Je te l’offrirai dans un paquet cadeau à ton nom : « Oscar Magoda » mais je veillerai à ce que tu le portes en course. Grâce à lui tu verras tes adversaires fondre sur toi et puisqu’il paraît que l’optique du cheval fait qu’il voit les choses trois fois plus grandes qu’elles ne sont j’espère que la vision de ces monstres lancés à ta poursuite t’effraiera suffisamment pour que tu accélères ta course jusqu’au poteau final. Tu vas me dire que c’est un cadeau intéressé, c’est vrai, mais je ne doute pas que tu prennes toi aussi du plaisir à gagner plus de courses avec tout ce qui va avec : photos, félicitations et bisous ; parfois même de la part de jolies filles. Moi, il est vrai j’en ai les gains, que veux tu c’est ainsi. Alors joyeux Noël Oscar et une bonne année riche de victoires.

Philippe Dibilio

Lyon, le 30 décembre 2008.

16/12/2008

Pathétique

MARIE-GEORGES%20BUFFET.jpgMarie George Buffet a ressenti une « immense fierté » à l’issue du Congrès du PCF dimanche à la Défense. Mais de quoi peut elle être fière ? de sa réélection pour la quatrième fois à la tête d’un parti qui prend l’eau de toute part ? Car il n’y a vraiment qu’elle pour avoir connu quelque chose de grand ce week end. Ce congrès, en effet, n’aura ouvert aucune piste nouvelle ni la moindre avancée politique. A moins de considérer comme un grand moment pour la gauche l’accord avec la formation balbutiante de J.L Mélenchon dont le seul objectif réside dans l’improbable élection de ce dernier aux élections européennes. Pire, le PC sort plus divisé que jamais de ce congrès car ce n’est pas la formule langue de bois de l’ »Humanité » : l’unité sans unanimisme qui cachera la forêt de désaccords qui existent entre les tenants de la ligne officielle, les unitaires, les orthodoxes et les identitaires. En fait la lente agonie du PCF va se poursuivre à travers une ligne d’extrême gauche plurielle que la secrétaire nationale, élevée au biberon de la gauche plurielle, tente de prolonger alors que ce n’est plus à l’ordre du jour. Avec de tels objectifs et en ne laissant pas la main à le tête du Parti, Marie George Buffet étouffe toute velléité de sursaut de la part des communistes. La déclinaison en pente douce va se poursuivre jusqu’à toucher le fond. Certes l’ancienne ministre des sports n’aura fait qu’accompagner ce mouvement mais elle n’aura rien imaginer pour le stopper et au mieux l’inverser. Car il faut rendre à César ce qui revient à Georges Marchais, le véritable fossoyeur du PC. Arrivé à la tête d’un parti alors au cœur de la montée de l’union de la gauche, un parti qui avait pris le virage de la responsabilité et souhaitait s’affirmer comme parti de gouvernement il a tout bradé. Son ouvriérisme doublé d’une réelle inculture, sa délectation à jouer au clown à la télévision, son incapacité à tenir une ligne politique ont coupé à jamais ce parti d’un avenir politique. Il y avait dans les années quatre vingt les bases pour s’inscrire dans la perspective politique de la fin du siècle dernier, y compris après la chute du mur de Berlin. Il n’en a rien été. Ce rendez vous manqué ne se retrouvera qu’au prix d’une véritable révolution culturelle dont on n’a pas vu poindre la moindre amorce à la Défense. Alors la pratique de la méthode Coué adoptée par Marie George Buffet en devient pathétique car on sait très bien où cela conduit.

Philippe Dibilio

Lyon, le 16 décembre 2008.

09/12/2008

En attendant demain

medium_313780.jpg« Les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après demain », c’est cette formule éculée, attribuée à Willy Brand, qu’ a osé ressortir Alain Minc sur le plateau de Serge Moati dimanche lors de l’émission « ripostes » sur la Cinq et ce pour justifier le plan de anti-crise de Sarkozy qui privilégie les investissements plutôt que la relance par la consommation. Ce « monsieur je sais tout » qui met sa gouaille plus que son savoir au service des puissants du pays, tous proches du président de la République, se foutait une fois encore de nous. Si cette formule, prononcée dans les années soixante dix avait eu un effet il y a bien longtemps que l’on n'aurait plus de problèmes d’emploi tant les profits ont surfé sur les sommets depuis ce temps là. Mais les profits, c’est bien connu, y compris d’Alain Minc, profitent par nature à ceux qui les réalisent lesquels ne situent pas dans le camp de ceux qui partagent.

Dès lors la relance Sarkozy aura le même effet que les autres ; elle permettra à ceux qui ont joué avec l’argent des autres de refaire leur pactole. D’ailleurs les premiers exemples pointent à l’horizon. Ainsi un groupe de banques dont Daxia, la Caisse d’Epargne et le Crédit Agricole, toutes recapitalisées par l’état, ne se sont partagé que la moitié des prêts locatifs sociaux attribués par le gouvernement. Hic politique ces crédits devaient servir à racheter les logements programmés mais pas construits tel que le souhaitait Nicolas Sarkozy pour donner un coup de pouce au bâtiment en particulier. Voilà donc un volet de la relance qui démarre mal. L’explication de cette frilosité nous est donnée par le secrétaire général de la Caisse des Dépôts (un expert) : « ce secteur (du logement social) n’intéresse pas les banques, elles préfèrent faire du logement à loyer libre où elles obtiennent de meilleurs rendements ». Des profits d’aujourd’hui donc qui ne serviront pas plus à la relance qu’ à l’emploi de demain et qui révèle la supercherie de Minc.

Quant au plan de Sarkozy il ne s’annonce pas sous les meilleures auspices. D’ailleurs son conseiller spécial Henri Gauino craint une révolte des classes moyennes qui vont être touchées de plein fouet par la crise. Aussi il veut donner des signes de moralisation du capitalisme, lui au moins il est sûr d’avoir du travail pour longtemps.

Philippe Dibilio

Lyon, le 9 décembre 2008.

DR

03/12/2008

L’air du temps

broadway.jpgS’il est un sujet qui grimpe au hit parade de l’actualité politique et institutionnelle c’est bien celui de la « métropolisation ». Derrière ce terme barbare se cache l’idée de faire émerger en France un certain nombre de métropoles et de leur trouver une place au sein du millefeuille de nos assemblées locales. Une volonté qui relève aussi de la nécessité si l’on veut se mettre à niveau de ce qui se passe en Europe et dans le monde. Il est peu dire que la métropole lyonnaise à construire est concernée par cette perspective, il s’agît même d’une question vitale si, comme le souhaite Gérard Collomb, l’agglomération lyonnaise veut entrer dans le Top 15 des grandes villes mondiales. Et l’actualité dans ce domaine ce sont les travaux de la commission Balladur sur l’organisation des collectivités territoriales. Il est intéressant à ce propos de relever l’approche de Dominique Perben, qui participe à la –dite commission, et qu’il a exprimé lors d’un déjeuner avec des journalistes lyonnais. Il nous informe qu’avec ses collègues il planche sur « la création de communautés métropolitaines élues au suffrage universel et reprenant les compétences des communautés d’agglomération, des conseils généraux et certaines des Régions ». Voilà bien une définition institutionnelle qui correspond à l’attente lyonnaise. Certes il s’agît d’une piste de travail qui ne fera pas l’unanimité mais au moment où la métropolisation est dans l’air du temps il serait utile de ne pas l’ignorer et d’aider à son émergence. Car les vents contraires ne manqueront pas ; à commencer par ceux qui soufflent depuis l’Elysée. Devant le congrès des maires , en effet, Nicolas Sarkozy a plaidé contre l’élection des communautés de communes au suffrage universel. Mais comme avec lui le revirement n’est jamais bien loin on peut penser que la piste de la commission Balladur n’est pas forcement bouchée et, au-delà des clivages politiques, il serait intelligent de la remonter.

Philippe Dibilio

Lyon, le 3 décembre 2008

photo/ DR

25/11/2008

Orphelin

01_img_7356.jpg« Vous imaginez Hamon demandant rendez-vous au président de la République pour discuter de la situation économique du pays ? Quelle serait sa crédibilité ». Tel est le jugement péremptoire que portait Jean Christophe Cambadélis, dans le cas où il devienne numéro 1 du PS, sur un garçon qui a finalement obtenu 20% de votes des militants socialistes et qui porte son jeune âge, pour un politique, en bandoulière. Il est vrai que pour le vieux routier qu’est Cambadélis en matière d’économie seul son ami DSK peut dialoguer avec le chef de l’Etat ce qu’il fait déjà depuis son poste au FMI que lui a offert Sarkozy. Mais là n’est pas le problème.

Ce qui est étrange c’est de juger de la valeur future d’un premier secrétaire sur son éventuelle capacité à demander un rendez-vous au chef de l’Etat pour discuter d’une situation économique dont on connaît les méfaits, et qu’il faut donc plutôt combattre en avançant des propositions alternatives débattues avec les militants, les salariés, le pays tout entier sans l’aval d’un Sarkozy dont la position est avérée et ne risque pas de changer au cours d’une conversation.

Benoît Hamon l’a bien compris lui qui ce week-end manifestait à Paris contre la privatisation de la poste, un exercice qui semble bien loin des habitudes de Cambadélis, loin de l’étudiant militant de la MNEF. Au-delà du côté anecdotique de ces propos perce une question majeure qui aura traversé le congrès du PS à savoir sa capacité à renouer avec les citoyens qui, dans leur majorité, connaissent des difficultés en tout genre, ou bien son enfermement dans le statut d’un parti d’Etat plus prompt à comprendre les situations qu’à les combattre. Une question loin d’être tranchée ce qui risque de laisser le peuple de gauche orphelin de perspectives jusqu’en 2012 et même au-delà.

Philippe Dibilio

Lyon, le 25 novembre 2008.

19/11/2008

Et pendant ce temps là, la méditerranée

62471589uj4.jpg« Et pendant ce temps là, la Méditerranée joue avec les galets » déclamait une chanson de Gilbert Becaud, je crois, car il me souvient de l’écouter en un temps où je portais des culottes courtes pas seulement l’été au bord de la plage, un temps où la date de mon anniversaire passait « comme une lettre à la Poste » ce qui ne fût pas le cas ce week-end. Certes Reims se situe loin de la Méditerranée mais il s’y passait des choses qui n’ont pas ébranlé le rythme des océans et des mers réunies. On s’y est allégrement étripé au nom des valeurs de gauche, une gauche qui ces deux derniers siècles, ou presque, a fait vibrer le peuple au rythme des espoirs qu’elle portait et des actions qu’elle menait. On y chantait même des chansons révolutionnaires jusque dans les congrès. Deux siècles ou presque parce que le rêve s’est éteint en 1983 lorsque François Mitterrand à peine élu lui a imposé une real-politique qui l’a engoncée dans les travers de ce capitalisme dont le premier secrétaire du congrès d’Epinay avait juré du haut de la tribune que pour être socialiste il fallait rompre avec ce système. Bien sûr il est inutile de ressasser le passé car, comme le disait Héraclite : « on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ». Il n’en demeure pas moins que le PS d’aujourd’hui bégaye son histoire ce qui ne clarifie pas les choses. Car la question centrale qui se présente à lui et de savoir s’il s’engage dans un renouvellement du jeu politique national, ce qui suppose d’aller au bout du processus et afficher la perspective d’un bi-partisme à l’anglo-saxone plus proche du parti démocrate de Barak Obama que du parti socialiste de Jaurès. Dès lors il faut accepter de transformer les militants en supporters et s’adresser directement à eux en chuintant les processus de réflexion et de décisions toujours en vigueur. Un parti qui s’installe dans la société capitaliste avec la volonté de l’amender ; sans plus. Ou bien, maintenir valeurs et méthodes jusqu’alors en cours tout en affirmant plus clairement un discours de rupture. Le pire serait en tout cas un éternel compromis dont on a vu depuis onze ans qu’il ne menait qu’à l’impasse et pourtant c’est bien ce qui risque d’arriver, et pendant ce temps là, la Méditerranée continuera de jouer avec les galets.

Philippe Dibilio

Lyon, le 19 novembre 2008.

11/11/2008

Le retour de Colbert

20080823_124911.jpgLa réforme de la carte des Chambres de Commerce et d’Industrie en France fait l’objet d’un très intéressant dossier dans le dernier numéro d’Acteurs de l’Economie. Un dossier qui nous révèle les nouvelles intentions centralisatrices de l’Etat qui est à la manœuvre tout en laissant le président national des CCI faire le travail. En voulant, en effet, calquer le nombre de CCI sur le nombre de régions administratives et en leur donnant des pouvoirs étendus, Sarkozy et son gouvernement réaffirment leur penchant jacobiniste. Un penchant que l’on sent poindre avec plus de persistance en ces temps de crise. Ainsi va la volonté du président de reprendre en main la vie de la finance et de l’économie avec des méthodes dignes de Colbert lui-même. En témoigne la récente convocation des préfets et des trésoriers payeurs généraux à l’Elysée en vue de les renvoyer sur le terrain avec des directives impératives dignes de celles du grand intendant de Louis XIV. Dans le monde consulaire régional s’opposent donc les tenants de la réforme nationale qui fait de chaque CCI régionale l’interlocuteur officiel et leur donne une main mise sur des antennes locales sans structures ni budgets autonomes. Ce qui en fait des entités dotées d’un statut supérieur à celui d’une préfecture de Région. Face à cela Guy Mathiolon, président de la CCI de Lyon, avec ses collègues de Saint-Etienne et de Roanne en particuliers, a lancé l’idée d’une CCI « métropolitaine » épousant le schéma de la Région Urbaine de Lyon (de Vienne à Villefranche, de Bourg à Bourgoin, Saint Etienne et Roanne) et qui s’intégrerait dans un processus régional. Et ce débat est essentiel car aujourd’hui les régions n’avanceront que fortes de métropoles rayonnant en Europe et dans le monde en s’adossant à un potentiel économique et humain suffisant. Dès lors la métropolisation des CCI mais aussi celle des institutions représente un enjeu vital y compris pour les régions elles même. Car, comme le dit Guy Mathiolon : « que serait la Catalogne sans Barcelone ? »Dans cette confrontation, et ce n’est pas la moindre des surprises, François Turcas se pose en défenseur du projet national qui, selon lui, s’inscrit dans la perspective d’évolution des régions voulue par le gouvernement. Outre l’ambiguïté de ce positionnement qui tourne à l’affrontement entre le président de la CGPME et l’un de ses adhérents emblématique placé à la présidence de la CCI par les soins de François Turcas lui-même il faut dire que ce dernier analyse mal la situation. Car ce débat ne fait que préfigurer celui qu’auront les politiques sur les futures institutions régionales et locales. La question sera la même quant il s’agira de rationaliser les relations entre le conseil régional, les conseils généraux et les communautés de communes. Alors s’il est peut être un peu fort de dire comme Guy Mathiolon qu’il s’agit : « d’un combat des visionnaires contre des réactionnaires » le sujet est bien de savoir si après deux lois de décentralisation arrêtées en chemin au nom d’un réflexe centralisateur, pour le coup réellement réactionnaire, on va cette fois aller jusqu’au bout de la logique qui veut que le fait régional ne peut être que multipolaire. Autrement dit, admettre qu’une métropole lyonnaise confortée ne peut pas nuire à l’institution régionale dont le rôle sera essentiellement fédérateur. Alors autant fédérer des territoires pertinents et dynamiques, autant respecter des atavismes historiques comme ceux des Savoie et du Dauphiné, en vivant ensemble dans le cadre d’un développement coordonné. Le chantier certes est vaste et il est heureux que le président de la CCI de Lyon l’ait entamé. Les politiques feraient bien de s’y mettre aussi car c’est à l’ordre du jour.

Philippe Dibilio.

Lyon, le 11 novembre 2008.

05/11/2008

Relisons Bakounine

De Villepin 1.jpgDans une interview au Journal du Dimanche de cette semaine Dominique de Villepin ressort ses accents gaulliens pour évoquer les conséquences d’une victoire d’Obama à l’élection présidentielle. Mais comme l’air du temps fait que le discours de gauche est fashion il ouvre son propos par cette formule : « relisons Bakounine ; nous sommes nos propres maîtres ». Sarko avec ses références à Jaurès apparaît là comme un pâle social-démocrate. Mais Villepin poursuit : « ce sentiment que le candidat démocrate est le candidat de la planète peut introduire une confusion. Obama est séduisant, mais n’allons pas réinventer l’atlantisme s’il était élu ! L’Amérique n’est plus le centre de l’Occident qui n’est plus le centre du monde. Obama défendra les intérêts de son pays qui ne sont pas exactement les nôtres. » Voilà une formule, en effet, qui colle particulièrement à l’actualité de ce temps de crise. Ce point de vue rappelle en creux la distance qu’il y a entre l’ancien premier ministre et l’actuel président plus attaché on le sait à poser ses bottes dans les traces du grand frère américain. Elle ramène aussi un peu de gaullisme en matière de politique étrangère au moment où, simultanément, la droite française redécouvre la nécessaire place de l’Etat pour réguler l’économie et où l’on reparle même d’un ministère du Plan qui pourrait être confié à Henri Guaino lors du prochain remaniement ministériel. Pour revenir à l’élection américaine, Dominique de Villepin affiche aussi un certain réalisme au sujet de Barak Obama. « Attention à la théâtralisation, à l’idéalisation d’un homme providentiel. Obama porte un espoir mais aussi des incertitudes. Il développe des thèmes sociaux qui renvoient à Roosevelt. Mais il est aussi choisi par des lobbies financiers : la moitié de son financement vient des grands groupes, de dollars venus de Goldman Sachs » Cette fois on croirait lire l’Humanité ; mais il n’empêche que l’analyse ne manque pas de pertinence et que la précaution affichée là mérite l’attention.

Philippe Dibilio.

Lyon, le 5 novembre 2008.

29/10/2008

Eléments concordants

michel mercier.jpgIl est une rumeur qui reprend vigueur, c’est celle consistant à prévoir pour la seconde partie du mois de janvier le remaniement ministériel tant attendu par Michel Mercier. Mais pourquoi y prêter plus d’attention aujourd’hui qu’hier, me direz vous? Peut être parce que, comme on le dit dans le langage policier, des éléments concordants apparaissent à l’horizon du calendrier politique.

En effet, c’est en janvier que la France passera la main de la présidence de l’Union Européenne ce qui ramera l’attention sur la situation politique intérieure. Par ailleurs, le Congrès de l’UMP aura lieu dans les mêmes eaux et, on le sait Nicolas Sarkozy veut débarquer Devedjian du secrétariat général au prétexte qu’il a du mal à faire tourner la machine, notamment face à un Jean François Coppé qui s’appuie avec efficacité sur le groupe à l’assemblée nationale, qu’il préside, pour occuper le terrain. Dans le même temps Sarkozy veut faire un peu de ménage dans un gouvernement où la cacaphonie est de mise et l’art de la boulette aussi. C’est donc en s’appuyant sur ses sept super ministres que le Président de la République va jeter les bases de l’ossature de son prochain conseil des ministres. Mais ce sera aussi le temps des récompenses. Et Michel Mercier attend la sienne eu-égard aux bons et loyaux services qu’il a rendu en sa qualité de président du groupe centriste au Sénat au moment du vote de la réforme constitutionnelle. Et, là encore l’opportunité est au rendez-vous puisque la loi qui autorise un sénateur devenu ministre à redevenir sénateur au terme de son passage au gouvernement rentrera en vigueur également autour du vingt janvier. Les voilà donc les éléments concordants. Michel Mercier le sait et force le destin en donnant de sérieux gages à Nicolas Sarkozy. Sur la réforme des collectivités tout d’abord pour dont il apparaît soudainement comme un partisan, y compris sur le point consistant à réduire le champ des départements. Sur le plan de l’organisation politique également.

Quand François Bayrou fait pencher son discours à gauche en déclarant comme en fin de semaine à Roubaix : « Sarkozy assume le capitalisme, moi je ne pense pas que c’est un modèle pour la France, je ne crois pas dans la distinction entre une capitalisme financier mauvais et un capitalisme industriel vertueux. Mon modèle est humaniste. Tout ne se résume pas à la production et à la consommation ». Qui dit mieux !

Mercier tient absolument à se distinguer de tels propos, c’est pourquoi il s’est approprié l’idée de Jean-Luc Da Passano de créer dans le Rhône le Rassemblement des Démocrates une structure refuge pour tous les centristes qui ne tiennent pas à s’identifier au Modem de Bayrou et qui conservent ainsi leur positionnement à droite. Bref, Mercier est prêt, seul problème pour lui il aura du mal à avoir le ministère de la Justice qui risque de revenir à Devedjian, Sarkozy lui devant bien ça.

Philippe Dibilio

21/10/2008

Sifflets

fred.jpgSamedi dernier à Gerland au bout d’une heure de jeu face à Lille, Fred, l’avant centre de l’OL, est sorti pour la deuxième fois consécutive, sous les sifflets du public. Mécontent, évidemment, il en veut aux supporters si l’on en croit ses réactions du lendemain. Mais il va plus loin, « je n’accepterai pas les sifflets la prochaine fois » affirme-t-il, bigre ! et quelle riposte nous prépare-t-il ? On peut s’attendre au pire. Il a peut-être déjà téléphoné à Sarkozy pour associer son cas à celui de le Marseillaise ; dès lors le risque est grand que si Fred est à nouveau sifflé par le public le match soit interrompu. Rien n’est impossible quand on connaît la réactivité du président.

Heureusement les sifflets de Gerland ne sont pas ceux du stade de France qui n’avaient pas de rapport avec le jeu et Fred n’a rien à voir avec le symbole fort que représente la « Marseillaise ». Il n’est, au demeurant, qu’un piètre avant-centre si l’on en juge par ses dernières prestations. Rarement au bon endroit sur les phases de jeu offensif, spécialiste des passes en retrait qui relancent l’adversaire (on se souvient du quart de finale de la champion’s ligue perdu à Milan) toujours dos au but et couché sur son adversaire ce qui lui vaut nombre de coups francs et l’a mis dans le collimateur des arbitres, bref pour ma part j’attends toujours que se révèle celui que l’on nous avait présenté comme un très grand joueur en devenir, et le public de Gerland aussi. Alors il siffle car au stade, où l’on a payé cher sa place, on ne peut s’exprimer que de façon binaire : applaudir quand on est satisfait ou siffler dans le cas contraire. Ce qui, en revanche, peut paraître étonnant c’est la constance avec laquelle les entraîneurs successifs donnent du temps de jeu à Fred sauf s’ils espèrent un miraculeux sursaut qui fasse remonter la côte du joueur avant le mercato d’hiver.

En tout cas, et ce n’est pas rassurant, Fred déclare aussi : « je vais rester jusqu’à la fin de mon contrat » et pour cause il ne trouverait nulle part au monde un club pour lui assurer le salaire qu’il perçoit. Enfin les derniers mots de sa déclaration nous rassurent sur son mode de rétorsion face au public ingrat : « si on me siffle encore je ne montrerai plus rien » ce qui ne changera pas grand chose à ce que l’on connaît et qui permettra au public de continuer à siffler.

Philippe Dibilio

Lyon, le 21 octobre 2008.

14/10/2008

Saisissant

capitalism.gifPar ces temps de crise financière un cri monte comme une prière, car le vœu est pieux : il faut moraliser le capitalisme. Vaste programme ou plutôt vaste illusion car un système fondé sur l’exploitation du travail des uns au bénéfice d’autres ne rencontrera jamais ni la morale (chrétienne ou pas) ni la justice (sociale ou pas). Un cri relayé par Laurence Parizot samedi soir chez Ruquier. Un cri qui se veut indignation face à ce qui n’est qu’une exagération du système. Certes il y a ceux qui comme Bernard Accoyer, ci-devant président de l’Assemblée Nationale, n’ont rien entendu. Sa proposition de lancer un grand emprunt d’Etat abondé, entre autre, par le retour de capitaux partis à l’étranger et qui dès lors bénéficieraient d’une amnistie fiscale est, en effet, aux antipodes de la morale. Face à ce vrai-faux évangélisme j’ai trouvé saisissant ces propos de Jean Marc Rouillan dans l’Express. Interrogé sur comment il a retrouvé la société française après vingt ans de prison dont plusieurs à l’isolement, il répond : « J’ai été catastrophé. Dans les années 50/60, le gros de la société était fortement politisé. Un militant socialiste pouvait sortir une analyse politique.

Aujourd’hui j’ai l’impression que le marxisme et toutes les théories qui nous permettaient d’appréhender les situations ont été oubliées.. Nous sommes dans une société de classes, dans une société où le conflit impérialisme/anti-impérialisme est crucial. On se perd dans l’aide aux pauvres, à ceux qui souffrent. Non, les pauvres , ceux qui souffrent, les exploités et les opprimés sont des pro-lé-taires ! Aujourd’hui il faut bosser énormément pour convaincre les gens de la réalité du système. Si vous allez dans une cité pour parler de religion vous aurez plus d’attention que si vous venez parler d’oppression, d’exploitation de classes. Cela vient de la dépolitisation qui a été inscrite dans les couches populaires, cette pression médiatique terrible qui a rendu toute tentative d’analyse des situations has been. On a tout résumé à des images d’Epinal. » Au delà d’une certaine nostalgie pour cette phraséologie, moi qui ai toujours combattu l’idéologie et les actes des Rouillan ou autres gauchistes, j’avoue que je trouve ce constat saisissant. Un constat qui appelle à reprendre le chemin de la reconquête de l’opinion en lui donnant les clés qui lui permettront de se prendre en main.

Philippe Dibilio

Lyon, le 14 octobre 2008

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Guillaume+Depardieu.jpg
[EDIT JYS]: Hier très bon concert de Suzanne Vega mais triste nouvelle...
 
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