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22/04/2010

Mouvement, # 55

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Retour à la normale après mon épisode volcanique et quelques larmes pour un pays qui en est réduit à avoir des chefs d’escadrille comme Borloo et Bussereau pour faire face à de telles situations. Quelques mots donc pour évoquer le sort de la culture, un truc désormais quasi perdu pour la cause, autant dire un département ministériel qui pourrait être confié à Bussereau si d’aventure l’UMP arrivait à chasser Mitterrand du gouvernement.

« Avis de décès : sans fleurs ni couronnes, le ministère de la culture est mort dans sa cinquantième année », telle est la formule qui ouvre l’intéressant dossier « Culture, en attendant le crash » proposé par la revue trimestrielle « Mouvement ».

Il faut dire qu’entre les propos, parfois contradictoires mais toujours inquiétants, de Nicolas Sarkozy et ceux zélés et culpabilisateurs de son ministre funambule Mitterrand (Frédéric), « Mouvement » tape juste en proposant une sorte de panorama peu encourageant de la politique culturelle menée au plan national. En laissant la parole à des personnalités avisées mais parfois peu exposées comme Jacques Livchine (Théâtre de l’Unité), François le Pillouër (président du syndicat national des entreprises artistiques et culturelle) ou Emmanuel Wallon (professeur de sociologie à Paris-Ouest Nanterre) la revue artistique qui se veut indisciplinée apporte un point de vue rugueux dans un débat qui, convenons-en, a bien du mal à émerger. A l’instar de ce que tente ces temps-ci « Mouvement » il serait très certainement indispensable que converge un mouvement tout à la fois de contestation de la politique culturelle sarkozyste mais aussi les premiers éléments d’une relance de l’action culturelle dans ce pays. Ce qui s’élabore dans les régions et les grandes villes et agglomérations doit être pris en compte mais nullement suffisant pour définir la totalité des politiques culturelles de demain. Au travail si nous voulons qu’une nécessaire alternance réveille ce pays.

  • > « Mouvement », n° 55, avril-juin 2010, 9 euros.

Renseignements sur www.mouvement.net ou au (0)1 43 14 73 70

Lyon, le 22 avril 2010.

18/04/2010

La vie de Brian

brianjonestown_massacre.jpgLe cas le plus désespérant du rock américain croise mardi par Lyon, je veux bien entendu parler du Brian Jonestown Massacre, la formation psyche-californienne conduite par sa tête pas toujours pensante, Anton Newcombe. Ceux qui ont vu le film « Dig ! », sorte de rockumentaire bancal consacré au groupe et aux Dandy Warhols, gardent probablement un souvenir halluciné de Newcombe plus occupé au sabotage des concerts du groupe qu’à la cohérente construction d’une carrière qui pouvait pourtant être prometteuse si la drogue n’était pas passée par là. Formé du côté de San Francisco au début des années quatre-vingt-dix the Brian Jonestown Massacre tire son nom, ce qui est en vérité tout un programme, du défunt guitariste des Rolling Stones Brian Jones et du célèbre et funeste suicide collectif du Guyana survenu dans la localité de Jonestown. A la tête d’une discographie pléthorique et donc inégale, Le Brian Jonestown Massacre alterne l’inaudible et le génial, les hommages aux caricatures. Ici même je m’étais permis de saluer « My Bloody Underground » le très Velvétien album paru en 2008. Aujourd’hui, avec la sortie de « Who Killed Sgt Pepper ? » La clique de Newcombe est sur une route qui passe le 20 avril par le CCO de Villeurbanne. J’invite donc les curieux à s’y rendre sans bien entendu m’engager sur la qualité de la prestation que Newcombe livrera mardi. Absent de Lyon je vais devoir faire ceinture mais il y aura bien quelqu’un parmi vous pour me raconter le pire comme le meilleur de ce concert attendu.

Madrid, le 18 avril 2010.

16/04/2010

Elvis vs Bambi

1921790222.jpgLe phénomène a beau être désormais habituel et planétaire, il n’en demeure pas moins imparable. A la question, comment peut-on mesurer la vraie place d’une star sur l’échelle de Richter de la dévotion, il suffit d’attendre tout simplement le passage de la grande faucheuse. Voyez Elvis, ils étaient un certain nombre, le King n’étant pas encore tout à fait froid, à nous prédire un avenir incertain et voire même l’oubli éternel pour le pensionnaire de Graceland. Erreur. En l’espace de quelques années, Elvis Presley est devenu plus populaire mort que vivant au point que sa gloire posthume n’a d’égal que son avenir éternel. Mieux, quelques allumés demeurent persuadés que le rockeur le plus adulé du monde est même vivant. Il est passé par ici, il repassera par là, certains croisant à l’occasion Presley au Fast Food, à la fête foraine ou au cinoche.

Ici à Madrid, point d’Elvis, mais au train où la rumeur se développe actuellement sur le web, à chaque fois que je passe devant le Corte Ingles je scrute la sortie m’attendant à voir débouler Mickael Jackson, poursuivi par les fans, les bras chargés d’achats. Soyons clair, si j’évoque aujourd’hui ces stars éternelles c’est avec le plus grand sérieux car depuis quelques semaines Bambi s’est lancé dans la mère des batailles, celle visant à contester la domination sans partage de Presley au pays des morts-vivants. Peu importe la manière dont Jackson est décédé, au diable le Docteur Murray et ses traitements de cheval, « Bambi est vi-vant ! » hurlent en chœur les fans les plus atteints, ceux acharnés qui refusent la mort du King of Pop en expliquant que Bambi est toujours parmi nous puisqu’il a été vu, lors de son propre enterrement, au Staples Center.

Vous l’avez compris, cette guerre se situe au sommet et l’affrontement entre le King et le King of Pop relègue loin, très loin, les Lennon, Freddy Mercury, Marilyn ou Jim Morrisson, les Sinatra, Tupac ou autres Jimi Hendrix. Avec ces deux là on change de dimension.

A propos d’ailleurs de disparition, me voici subitement à m’inquiéter du sort de certains qui demeurent oubliés. Je pense aux Christine, Albanel et Boutin, aux Xavier, Darcos et Bertrand ou à ce cher Bernard Laporte qui, loin des sunlights du gouvernement, brûlent dans l’enfer du quotidien le plus banal. Une pensée pour eux en ce jour de Saint Benoît-Joseph.

Madrid, le 16 avril 2010.

15/04/2010

Caixa Forum

1729901596_301200894424.jpgJ'ai visité hier le Caixa Forum Madrid. Ce centre socioculturel est  notamment consacré à l'art ancien, moderne et contemporain, à l'art multimédia, aux festivals de musique.

Situé paseo del prado, le long de la promenade de l'art où se trouvent les trois grands musées madrilènes : le Prado, le Thyssen et le Reina Sofía, sa programmation est ouverte à toutes les disciplines et à tous les publics. Conçu par le cabinet d'architectes Herzog & Meuron, ce lieu est impressionnant.  2 000m2 sont consacrés aux différentes salles d'expositions.

Je vous recommande d'ailleurs l'exposition actuelle consacrée à l'artiste catalan Miquel Barceló. Pour plus d'informations je vous renvoie au site.

Madrid, le 15 avril 2010.

 

14/04/2010

Thyssen

margit_thyssen.jpgC’est bête mais c’est ainsi. Cela me fait toujours bizarre d’aller faire mon petit tour au Musée Thyssen-Bornemisza qui porte le nom de la collection acquise à la famille en question par l’Etat Espagnol au début des années quatre-vingt-dix. C’est d’autant plus bête qu’en 2004, Carmen, la veuve de Hans Heinrich Von Thyssen a permis la dotation de 200 œuvres supplémentaires faisant, il faut bien le dire, du Palais de Villahermosa un des plus épatant musée d’Europe. Gauguin, Dürer, Holbein, Canaletto sont quelques unes des super-stars d’une collection accumulée par la famille Thyssen jusqu’à la disparition de Hans Heinrich à San Feliu en Catalogne.

Bien entendu le truc qui choque et qui peut fâcher est lié à la très forte implication des Thyssen dans la montée du nazisme au point de participer très activement à son financement et donc à son armement. Cerise sur le gâteau, si la famille Thyssen a toujours démontré un talent évident pour constituer des collections allant du XVème siècle au Pop Art, Fritz Thyssen en créant l’Union Banking Corporation, outil de gestion des investissements de la famille en Amérique, a montré également une redoutable capacité à dénicher les talents, en particulier en plaçant à la tête de la structure américaine de la famille un certain Prescott Bush, père et grand-père des deux George.

Pour revenir à ce musée, pas d’odeur de souffre mais un vrai plaisir des œuvres et des lieux sans oublier la fort sympathique cafétéria dont la terrasse est un plaisir réel dès que le soleil est de la partie. Pour compléter la journée une petite visite à la gare d’Atocha s’impose, le détour par le proche Musée Reina Sofia étant pour demain. Je profite de Madrid mais pense à vous.

Madrid, le 14 avril 2010.

Photo: DR

12/04/2010

Cachetons

Après demain 21 avril, Lou Reed est à Paris et plus précisément à la Cigale pour infliger à des spectateurs probablement sourds l’inaudible album « Metal Machine Music » de 1973. Il faut dire que reprendre sur scène un album dit mythique est devenu particulièrement tendance. Le même Lou Reed, avec la prétention qui lui va si bien, avait interprété en 2007 « Berlin » et cette année, après plus de 30 ans de vie séparée, Iggy Pop convoque à nouveau ses Stooges pour exécuter, dans l’ordre, la trentaine de minute de « Raw Power ». Crise du disque, musique mptrois-isée, inspiration au régime sec, les vieilles gloires exploitent donc, rarement avec bonheur, un fond de catalogue supposé incarner l’éternel du rock and roll.

De Steely Dan, avec « Gaucho », à Van Morrison et son superbe « Astral Weeks » devenu une daube sur scène, sans oublier Todd Rundgren revenu de nulle part avec le très daté « A wizzard a true Star » on ne compte plus les dispensables mais lucratives expériences visant à transformer des albums, parfois de légende, en opérations de financement des retraites de leurs auteurs.

Particulièrement au goût du jour et même s’ils peuvent se présenter comme plus respectables, les concerts « Dont’ look back » ne sont fondamentalement pas différents des messes nostalgiques des sixties qui remplissent en France les Zéniths. De ce point de vue Stooges, Suicide, Echo and the bunnymen pataugent dans le même potage que nos Richard Anthony ou Franck Alamo nationaux.

Cela étant, la chasse aux fans ne se limite pas aux tournées et concerts. Avec des coffrets qui mettent le prix du carton et du plastique au rang de celui de la truffe, on refourgue à des prix invraisemblables les mêmes albums. King Crimson, Les Rolling Stones hier avec « Get yer ya ya’s out » et demain avec « Exile on a main street », Les Beatles en mono comme en stéréo font les beaux jours des majors. Vigilance !

Lyon, le 12 avril 2010.

10/04/2010

Sur les quais

Quai du polar.jpgL’Original, Quai du Polar, Les Nuits Sonores, Les Assises Internationales du Roman qui viennent de dévoiler la liste de leurs invités, les évènements culturels mis en place lors du premier mandat de Gérard Collomb sont presque tous sur le point d’atteindre l’âge de raison. S’installer dans la durée est à coup sûr un défi majeur largement relevé par les associations porteuses de tels évènements.

A cet égard « Quais du Polar », en toute gratuité, propose aux lyonnais de se réunir, tout un weekend, autour de la culture la plus noire de la littérature et du cinéma avec des plaisirs renouvelés d’année en année, une reconnaissance populaire et des milieux de l’édition jamais prise à défaut. Comme chaque mois d’avril « Quais du Polar » va donc mobiliser entre le Palais du Commerce (Chambre de commerce, Lyon 2ème), l’Institut Lumière ou l’Amphi de l’Opéra une partie de la fine fleur des auteurs de littérature noire, rendre hommage à Hammett ou s’intéresser aux tueurs en série. Expos, conférences, projections, rencontres, visites et débats vont donc s’enchaîner pendant ces deux jours sans que véritablement la criminalité n’augmente à Lyon même si l’énigme de l’assassinat de Simon Lepic en préoccupera plus d’un comme l’augmentation sérieuse des hold-ups dans la ville.

Quant aux invités, la totalité d’un nuancier complexe allant du noir au gris très foncé est convoqué par le gang de « Quais du Polar » puisque le money-maker Maxime Chattam croisera les stars internationales que sont Ian Rankin, Don Winslow, Deon Meyer peintre de l’après apartheid Sud-Africain ou le très attendu Craig Johnson. Derrière la figure quasi légendaire de Patrick Raynal, l’ancien boss de la série Noire, Lyon accueille cette année des valeurs sûres comme Viviane Moore, Dominique Manotti dont la dernière descente dans un commissariat devrait irriter Hortefeux, sans oublier Tanguy Viel et l’exquis Franck Thilliez légitime invité à vie de « Quais du Polar ». Si l’évènement lyonnais a toujours dans le passé tendu la perche à une littérature noire et latine venue d’Italie, de Catalogne ou d’Espagne, notons cette année avec Alexandra Marinina, Vladimir Kozlov et Boris Akounine l’arrivée du polar russe et des quasi-polaires Johan Theorin (Suède), Stefan Mani (Islande) ainsi que du danois Leif Davidsen.

Avec sa librairie de 3000 références, ses 30 rencontres et ses 50 auteurs invités ce « Quai du Polar » 2010 devrait nous faire froid dans le dos, froid comme l’affiche nickel-chrome conçue par Extra qui fonctionne comme une sorte d’hommage graphique à Hitchcock et au meilleur de Otto Preminger.

Quai du Polar, du 9 au 11 avril, Palais du Commerce (Lyon 2ème, métro Cordelier), programme détaillé sur le site www.quaisdupolar.com

Lyon, le 10 avril 2010.

09/04/2010

Dans le noir

cine quais du polar.jpgA l’occasion de chaque édition du Festival, « Quais du Polar » et l’« Institut Lumière » proposent leur programmation de films noirs présentés par des auteurs qui participent au Festival. Cette année la sélection tourne autour de la figure du tueur en série.

En voici le détail….

- Vendredi 9 avril, 20h30, « L’Inspecteur Harry » de Don Siegel (1971) présenté par Don Winslow.

- Samedi 10 avril, 15h30, « Maigret tend un piège » de Jean Delannoy (1957) présenté par l’auteur et ancien boss de la série noire, Patrick Raynal.

- Samedi 10 avril, 18h00, « Seven » de David Flincher (1995) co-présenté par Franck Thilliez et Maxime Chattam.

- Samedi 10 avril, 20h45, « L’ombre d’un doute » de Hitchcock (1943) présenté par Tanguy Viel.

- Dimanche 11 avril, 14h30, « Les mois d’avril sont meurtriers » de laurent Heynemann (1986), présenté par Ingrid Astier.

- Dimanche 11 avril, 16h30, « The pledge » de Sean Penn (2000) présenté par Henri Loevenbruck.

- Dimanche 11 avril, 19h00, « l’Etrangleur de Boston » de Richard Fleischer (1968) avec Tony Curtis et Henry Fonda.

Bonnes projections. J’en profite pour vous dire que l’Institut Lumière organise le 28 avril prochain une soirée-hommage au « Ciné-fils » Serge Daney à l’occasion du spectacle « La loi du marcheur » de Nicolas Bouchaud au théâtre des Ateliers du 3 au 7 mai 2010 (Renseignements sur www.theatrelesateliers-lyon.com et au 04.78.37.46.30)

Lyon, le 9 avril 2010.

08/04/2010

Ziques d’avril

ReperkuSound.jpgLa petite rubrique « Agenda » n’y suffisant pas, voici quelques concerts qui méritent d’être signalés dans la métropole lyonnaise. Demain 9 avril, l’Orchestre National de Barbès occupe la scène de la salle Jean Dasté de Rive de Gier (04 77 83 07 32) et le lendemain, après un léger report, Rodolphe Burger est au Marché Gare (Lyon 2ème) quelques mois avant sa programmation dans la cour d’honneur du Palais des Papes pour le 64ème Festival d’Avignon. Après ce weekend chargé mais de qualité, je vous conseille l’abstinence façon d’être au top de votre forme mardi 20 avril pour assister au show du Brian Jonestown Massacre au CCO de Villeurbanne.

Retour dans la Loire le 24 avril, au Firmament de Firminy, avec Babylon Circus dont l'entrainante musique fait toujours merveille. Si la pratique du masochisme aura conduit certains à demeurer dans ce beau département pour assister le mardi suivant au spectacle d’Obispo au Zénith de Saint-Etienne, les autres préféreront être à Lyon le mercredi 28 avril à l’Auditorium pour le Ceccarelli Family Tour incluant Stéphane Belmondo et Art Mengo. Probablement conquis par les Ceccareli, les amateurs de jazz migreront le lendemain vers Vénissieux et son théâtre pour le grand retour à Lyon du pianiste Ahmad Jamal (04 72 90 86 68), cette séquence jazzy devant impérativement se terminer le 1er mai à l’Amphi de l’Opéra de Lyon (www.opera-lyon.com) avec le « Jazz, à la vie à la mort » de Jean Mereu, sa trompette et ses amis de l’ARFI (Association à la recherche du folklore imaginaire).

N’oubliez pas que dans la même période, Les Mediatones organiseront leur Reperkusound, la SMAC des Abattoirs de Bourgoin-Jallieu le Festival l’Electrochoc et que le Fil de Saint Etienne se risque avec bonheur à une belle programmation jazz (Jean-My Truong, Mederic Collignon). Bons concerts.

Lyon, le 8 avril 2010.

05/04/2010

Street day

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C’est aujourd’hui, jour de Pâques, que le collectif l’Original concrétise son projet « Street Day » en clôture du Festival. La place des Terreaux sera donc dédiée, cet après-midi, de 16h00 à 19h00, à la culture Hip-Hop avec DJ Fly, Under Kontrol, Vice low et Raf et les célèbres Pockemon dont le formidable parcours fait l’objet d’une exposition à la Galerie des Terreaux. Cerise sur le gâteau de la Soul clôturera l’après-midi par un concert unique.

Sur les places Louis Pradel et de La Comédie (entre l’Opéra et l’Hôtel de Ville) les sports urbains seront également mis à l’honneur avec des démonstrations et des initiations de BMX, Roller et de Skate sans oublier la scène ouverte consacrée à la danse hip-hop. Village associatif, musique et danse envahissent donc cet après midi le quartier de l’hôtel de ville. L’ensemble est bien entendu gratuit.

Lyon, le 5 avril 2010.

04/04/2010

"Fourvière - Vienne"

Amateurs de rock et de musique divertissante pour jeunes, il vous faudra cette année passer votre tour car les occasions de monter, tout là-haut à Fourvière, seront limitées. A vrai dire mis à part le 13 juillet pour Vampire weekend / The National et la veille, dans le registre de la Soul, pour Sharon Jones & The Dap-Kings, dites vous bien que cette édition n’est pas pour vous. Fort heureusement les amateurs de musique classique seront à la fête avec « La Pantera Imperial », « Galliano joue Bach( ?) », le Teatro di San Carlo de Naples, « La Flûte enchantée » par l’Orchestra di Piazza Vittorio. Pour le reste les « Nuits de Fourvière » jouent le retour du retour avec Souchon, Sheller, Charlotte G., Vanessa P., Iggy P., Dutronc, M, Revolver ou Benjamin Biolay qui aura, nous l’espérons tous, le bon goût de ne pas arborer un T-shirt Obama. Festival de la « Deuxième chance », Fourvière est donc cette année essentiellement l’occasion de choper ces artistes loupés au Transbordeur ou à la Halle.

Parmi ces « aimés programmés » de l’année 2010 qui s’installeront du 4 juin au 31 Juillet sur la colline notons tout de même les passages du crooner (à la mode) Richard Hawley (27 juin), de la formidable Biyouna (la veille) et pour les branchés de The XX le 18 juillet.

C’est donc à Vienne que cette année les choses se passeront. Vu il y a deux ans avec Allen Toussaint à Fourvière, Elvis Costello sera le 8 juillet à Vienne en compagnie de sa tendre et légitime épouse Diana Krall. De Paco de Lucia (26 juin) à Joe Cocker (1er juillet) en passant par Wayne Shorter, Brad Medhlau, Michel Portal, Bobby Mc Ferrin, Joachim Kühn ou Paolo Conte, « Jazz à Vienne » fêtera avec vitalité et diversité son 30ème anniversaire. « Gospel », « Caraïbes » ou « Blues » viendront comme chaque année hanter les nuits viennoises mais notons qu’autour d’un hommage appuyé à Miriam Makeba la nuit du 7 juillet devrait être remarquable (Angelique Kidjo, Rokia Traoré, Mahotella Queens…)

Nous reparlerons plus en détail de ces deux évènements du début d’été d’ici quelques temps tout en vous rappelant qu’il est plus que prudent de louer.

« Jazz à Vienne », www.jazzavienne.com

Billetterie, Vienne action culturelle, 21 rue des Celestes, 38200 Vienne

« Nuits de Fourvière », www.nuitsdefourviere.fr

Billetterie 04 72 32 00 00

Pour des raisons de calendrier de sa tournée, Norah Jones est programmée en « extra night » le 17 juillet et le 4 juillet, dès 14 heures, les rues de Vienne accueillent le « Jazz Carroussel », une déambulation initiée par la Compagnie La Belle Zanka qui nous remémorera ces 30 ans de Jazz à Vienne.

Lyon, le 4 avril 2010.

07:37 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : elvis costello, green day, fourviere, vienne, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/04/2010

Numéro quatre

eribon.jpegGuillaume Tanhia l’écrit dans la lettre aux abonnés accompagnant la quatrième livraison d’un « Coup de grâce » sorti chaud bouillant de l’imprimerie, il y a à peine un an l’idée folle de proposer aux Lyonnais (et aux autres) une revue culturelle de qualité prenait corps. Même si le succès est au rendez-vous, la revue lyonnaise a besoin de soutien financier et lance donc une augmentation de capital qui s’adresse à tous, y compris aux lecteurs redevables de l’ISF.

Au menu de ce numéro de printemps dont le week-end de Pâques ne permettra pas d’écluser la totalité des 130 pages, un dossier sur « culture et développement durable » coordonné par Pierre Gandonnière dont je constate, avec satisfaction, qu’il s’est libéré des mauvaises ondes du papyvore local Latouche. A la carte, une excellente interview de Didier Eribon, une tout aussi intéressante de Romane Bohringer, les confessions de Christine Boutin, l’esprit de Vilar par Philippe Faure ainsi que la prose du pénible et incontournable Ben dont la sur-exposition actuelle devrait conduire à coller des boutons à la moitié des Lyonnais.

Au détour de cette saine lecture du « Coup de grâce », vous apprendrez que notre ancien adjoint à la culture, Patrice Béghain, s’apprête à monter sur les planches pour interpréter le rôle de François Mitterrand dans un spectacle mis en scène par Gilles Pastor. J’ai croisé en début de semaine Patrice qui m’a par ailleurs indiqué que les répétitions commençaient le 10 mai. Un tel sens du détail m’impressionne. De là à voir Patrice Béghain promener un labrador dans les rues de la Presqu’île, coiffé d’un feutre noir et muni d’un cache-nez rouge, il n’y aurait rien d’étonnant. Joyeuses Pâques.

  • « Coup de grâce », numéro 4, 5 euros.

Abonnement, 30 euros, à retourner au 17 rue du Garet, 69001 Lyon.

Lyon, le 3 avril 2010

Photo:DR

28/03/2010

Charlie Gillett

En ce moment il ne se passe pratiquement pas un jour sans qu’une personnalité du monde du rock ne nous quitte. Cette semaine après Alex Chilton, nous avons appris la disparition, le 17 mars dernier, de Charlie Gillett l’auteur du mythique « The Sound of the City » paru en 1970 et l’un des premiers ouvrages traduit en Français dans la célèbre collection « Rock & Folk » chez Albin Michel cornaquée alors par Jacques Vassal.

Pendant des années, ces deux volumes de Gillett étaient les seuls à être mis à disposition d’un public français longtemps « en manque ».

Cela étant Gillett était avant tout un homme de radio qui a fait les beaux jours de London Radio, Capitol Radio et BBC1 et permis la découverte d’Elvis Costello et Graham Parker, la promotion de Ian Dury ou Lene Lovitch. Depuis plus d’une vingtaine d’années, Charlie Gillett était devenu un fan actif de la World music et les carrières anglaises d’artistes comme Youssou N’Dour ne s’en étaient que mieux portées. En hommage à Gillett voici une vidéo de Graham Parker, artiste injustement oublié.

Lyon, le 28 mars 2010.

20/03/2010

Hors Cadre

even_horscadre_10.jpgAujourd’hui je voulais vous signaler une heureuse initiative du côté de Vénissieux puisque le cinéma Gérard-Philipe, la ville, ainsi que l’Espace Pandora organisent en fin de semaine prochaine une nouvelle manifestation intitulée « Hors Cadre » et sous-titrée « premières rencontres cinéma et littérature ». C’est donc autour de projections de films, de lectures, de rencontres et débats que cette première édition, basée dans un cinéma Gérard-Philipe rénové depuis presque un an, devra s’imposer.

Les frères Coen, Jane Campion, Tim Burton et Roman Polanski seront sollicités pour y parvenir mais c’est surtout autour de Raymond Carver, le samedi 27 mars, que l’évènement devrait imposer sa marque. Pour ce faire l’association Paragraphe proposera « Short Stories et Short Cuts » - de Carver à Altman », la compagnie Détours une lecture-spectacle consacrée à l’œuvre d’un auteur marquant disparu voici plus de vingt ans, Rodolphe Barry, futur biographe de Raymond Carver, proposera quant à lui une conférence. Musique, apéros culturels, animations, ce « Hors Cadre » naissant méritait d’être signalé ce d’autant qu’à 6 Euros la séance, il n’y a pas vraiment de raisons pour s’en priver.

« Hors Cadre », 26 -27- 28 mars 2010, Cinéma Gérard-Philipe. Avenue Jean Cagne. Tramway T4 (arrêt Division Leclerc), Bus 12 (arrêt Herriot-Cagne).

Renseignements sur: www.ville-venissieux.fr/cinema .


NB: N'oubliez pas aujourd'hui, si vous êtes à Lyon, une balade de campagne sur les berges du Rhône à partir de 14h.

DeambulationDu20mars.jpg

Lyon, le 20 mars 2010.

15/03/2010

A créteil

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« Nuit et brouillard, Potemkine, Camarade, Ma môme ou encore La montagne, c’est cela Ferrat » a dit justement le Ministre de la Culture parlant d’un, « mélange d’engagement politique, de fraternité et d’amour ». Le Ministre samedi a donc visé juste, en tout cas beaucoup plus que Martine Aubry disant que Ferrat « était un hymne à la résistance » ou qu’un Sarkozy semble-t-il enfin libéré de la disparition « d’une conception intransigeante de la chanson française ». (Sic !)

Politique et amour, avec Ferrat disparaît un chanteur populaire et populiste à l’instar de ce qu’était  « Ma môme »

 

« Ma môme

Elle joue pas les starlettes

Elle porte pas des lunettes

De soleil

Elle pose pas par les magazines

Elle travaille en usine

A Créteil. »

Pour le reste, il y a bien longtemps que Ferrat appartenait plus à Drucker qu’à la place du Colonel Fabien.

Lyon, le 15 mars 2010.

 
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