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15/08/2007

Q comme quinze août

medium_Q.2.jpgAujourd'hui, jour de l'assomption, je voudrais vous parler d'un étonnant bouquin, sérieux, documenté mais bedonnant (1428 pages), intitulé "Dictionnaire des apparitions de la vierge Marie" publié par Fayard  sous la direction de René Laurentin et Patrick Sbalchiero.

Rassurez-vous le fait d'être actuellement, dans les Hautes Pyrénées, à quelques dizaines de kilomètres de Lourdes, ne me monte pas au cerveau.

Les "apparitions" de la mère du Christ ne perturbent pas d'avantage les coordinateurs de cette somme écrite par une vingtaine de spécialistes de l'histoire et de la théologie qui considèrent avec la distance qui s'impose ces phénomènes dont l'Eglise elle-même aime à mesurer l'existence avec la plus grande des retenues.

Lourdes, Fatima, la rue du Bac ne constituent pas les seules apparitions labellisées à figurer dans cet étrange recensement marial. Par dizaines on nous conte (compte) ces petites apparitions qui ne font ni bruit, ni basiliques, ces cas sans grades ni reconnaissance qui végètent dans un quasi oubli éternel.

Pour ceux qui subitement s'intéresseraient à cet ouvrage aussi important que surprenant, un conseil, pour l'instant il vous sera facturé un peu plus de quatre-vingt euros par votre libraire. D'ici quelques temps son prix public sera de 100 euros. Réfléchissez.

Je me dis, à quand un dictionnaire des apparitions de Nicolas Sarkozy?


Hautes Pyrénées, le 15 août 2007.

14/08/2007

P comme Pierre & Gilles

medium_P_2.jpgDouble actualité heureuse pour le duo baroque et kitsch Pierre & Gilles qui sont les hôtes jusqu'au 23 septembre du Musée du Jeu de Paume et qui connaissent l'honneur d'une diffusion planétaire du catalogue de l'exposition par l'entremise de leur éditeur Tashen.

Les milieux officiels et réseautés de l'art contemporain n'aiment guère les deux  compères qui affichent deux défauts rédhibitoires. Le premier est d'être connu et aimé par le grand public qui côtoie l'œuvre de Pierre & Gilles depuis une bonne vingtaine d'années au quotidien par les magazines, les pochettes de disques et l'illustration en général. Le second est d'accéder à une reconnaissance internationale acquise en dehors des sentiers battus.

Tout le monde aime les chromos naïfs et frais de ce couple d'artiste qui excelle à épingler les personnalités les plus diverses comme d'autres les papillons. Moins nombreux sont ceux qui connaissent une autre partie plus sombre de leur œuvre que la Galerie Jérôme de Noirmont avait présenté l'an passé.

Un Pierre & Gilles aujourd'hui ça coûte la peau des fesses et c'est tant mieux pour eux (François Pinault a acheté près de 200 000$ leur célèbre portrait de Lio en Madone). Quant à nous pour 39,99 Euros on peut s'en payer des centaines. Merci M'sieur Tashen.

Hautes Pyrénées, le 14 août 2007.

13/08/2007

P comme Pamuk (Orhan)

medium_P_1.jpgAttention aujourd'hui on ne plaisante pas, je vais essayer de vous parler en quelques lignes d'un Prix nobel de Littérature. Pour tout vous avouer, c'est le premier bouquin de Pamuk que je lis et ce livre est très particulier dans son œuvre car il nous dresse le portrait autobiographique d'une ville, Istambul, sa ville. Puisque j'en suis à vous confier l'étendue du désastre, je dois vous dire aussi que je ne suis jamais allé à Istambul, c'est dire si je souffre d'un handicap grave.

"Istambul, souvenirs d'une ville" (Gallimard, 2007) est à la fois un magnifique récit d'enfance, la biographie d'une ville, un reportage  mêlant intimité, souvenirs, nostalgie et érudition mais aussi des digressions qui permettent au lecteur de rencontrer des voyageurs prestigieux comme Nerval et Flaubert.

Ceux qui chercheront dans ce livre Pamuk le citoyen et démocrate Turc en prise avec le régime reviendront bredouilles après la lecture de ces quelques 450 pages, ceux qui essaieront d'en savoir plus sur cet opposant qui n'a pas hésité à parler du génocide des arméniens et des massacres des kurdes resteront sur leur faim. Pamuk nous parle de lui, de sa jeunesse, de la ville qui l'a vu naître en 1952 et qui ne s'était toujours pas remise de sa gloire ottomane passée, une cité isolée et résignée.

Le magnifique livre de Pamuk se termine alors que ce jeune homme de 21 ans décide de devenir écrivain. Aujourd'hui Orhan Pamuk est partagé entre la Turquie et le monde occidental. Son statut de Nobel le protège et lui permet de dire le monde, de s'inquiéter de la montée du nationalisme turc, de croire comme son ami assassiné Hrant Dink que l'ouverture du pays est la meilleure façon de mettre la Turquie face à son passé. Pamuk souhaite que la Turquie intègre l'Europe en déplorant comme il le disait en mai dernier à www.yevrobatsi.org le site des "Arméniens d'Europe, citoyens du monde" que "le projet européen traverse actuellement un triste processus historique/…/ et que ce rejet a propulsé les nationalistes turcs." Mais ça c'est une autre histoire et comme vous le savez, l'histoire est têtue.

Si vous souhaitez mieux connaître Orhan Pamuk, voici un documentaire de télévision qui donne la parole à son éditeur turc.

Hautes Pyrénées, 13 août 2007.

12/08/2007

O comme " Ô polar! O dingo!"

medium_O.3.jpgPas trop de nouvelles de ce blog lyonnais intitulé "Ô polar! Ô dingo!" qui entendait poser un regard original sur l'univers de la littérature noire. (http://opolarodingo.hautetfort.com)
Les premiers billets sur Francis Mizio et Stieg Larson m'avaient mis l'eau à la bouche. Signés par un certain P.Marlot, le ton vif et tranchant des courtes notices annonçait que du très bon. A ce propos sur ce blog était en lien "Ultime razzia", le blog de notre ami Dugrand qui vient de faire son grand retour à Lyon. Celui qui a fondé voici quelques années Choc corridor du côté de Saint-Jean est installé à la Croix Rousse après une étape marseillaise.Enfin une bonne nouvelle pour les amateurs du genre tous supporters de "Quais du polar", le festival lyonnais pourrait mettre à l'honneur la littérature noire italienne pour la prochaine édition grâce à l'entremise de nos amis de Turin.
 


Hautes Pyrénées, le 12 août 2007.

11/08/2007

N comme Nabe (et l'âme de Billie Holiday)

medium_N.jpgBeau parleur, limite phraseur, cultivé et décalé, provocateur s'abandonnant parfois au pire, Marc-Edouard Nabe est un sacré loustic dont la prose annuelle, je dois vous le confesser, m'indiffère totalement. Pourtant "La table Ronde" en éditant dans sa collection de poche le bouquin de Nabe sur Billie Holiday paru en 1986 chez Denoël fait œuvre utile en remettant en circulation un beau texte intelligent, personnel et documenté sur cette exceptionnelle  chanteuse.

Si "l'âme de Billie Holiday" devrait une fois de plus en irriter plus d'un étant donné que l'auteur infréquentable niche dans les moindres recoins de son texte, je veux ici mettre l'accent sur ce livre qui devrait, sous votre parasol, vous donner le blues.

Il y a quelques jours, le 4 août je crois, je vous parlais du "Librio" a deux euros de Philippe Hucher  sur le jazz et je m'étais promis alors de vous recommander aussi, chez Actes Sud, le "Miles Davis" de Jean-Pierre Jackson (collection Classica) journaliste prolifique déjà auteur d'un excellent Charlie Parker chez le même éditeur. Voilà qui est fait.

Bon été jazz à tous en vous précisant que "Free" le dernier album de Marcus Miller pourrait agréablement vous accompagner dans vos longues chevauchées automobiles. L'ancien bassiste de Miles Davis, génial grand maître du slap, y revisite entre autre avec modestie, bon goût  et en toute funkitude syncopée, "Jean-Pierre" un des thèmes favoris de Miles. ("Free", Dreyfus Jazz, 2007).


Billie holiday
envoyé par 2gaia

Hautes Pyrénées, le 11 août 2007.

09/08/2007

M comme Morrison (Jim)

medium_M_1.jpgJe sais bien qu'il y a pire dans la vie mais, sans jeu de mot douteux, l'overdose de livres sur Jim Morrison commence à déshonorer ceux qui ont pour fonction et privilège d'être éditeurs. Les moindres coins et recoins de la vie de l'ancien chanteur des Doors sont scrutés, racontés, probablement interprétés quand il ne s'agit pas tout bêtement de travestir une réalité qui est globalement connue de tous depuis une bonne vingtaine d'années.

Les éditions "privé", avec le "The end" de Sam Bernett ouvrent le bal. L'ancien animateur de RTL et noctambule militant se la joue témoin du désastre parisien de ce pauvre Morrison. Par le menu il rapporte sur 170 pages laborieuses la fin d'une existence terrible. En quatrième de couverture, je ne veux pas croire que c'est Guy Birenbaum lui-même qui a pris la plume, l'éditeur écrit, "il (Sam Bernett) est le seul à connaître la vérité et a attendu plus de trente-cinq ans avant de révéler les vraies circonstances de la mort de Jim Morrison". Bernett tu pouvais attendre 35 ans de plus, ça n'aurait dérangé personne, mis à part peut être ton banquier.

Passons au deuxième ouvrage. Il s'intitule "Janis Joplin et Jim Morrison, face au gouffre" et est édité par l'excellent Castor Astral qui pour l'occasion aurait mieux fait de s'abstenir. Il faut dire que cet éditeur, au demeurant de qualité, travaille le cas Morrison avec l'application de celui qui veut assécher le marché. Pensez donc les gonzes du Castor nous ont déjà proposés, "James Douglas Morrison", "Morrison, un festin entre amis.", "Jim Morrison ou les portes de la perception" sans parler de J.Y. Reuzeau, l'un des responsables éditoriaux de la maison, un "Jim Morrison et les Doors, la vie en accéléré" chez Librio. 

Avec cette traduction de l'ouvrage de Gerald et Ralph Faris consacré en partie seulement à Morrison, on accède à quelque chose de nouveau en matière de nécrologie rock and rolleuse. En effet jusqu'ici on connaissait les livres du type "ces malades qui nous gouvernent" (Mitterrand, Reagan, Staline, Churchill…). A partir de maintenant on va voir défiler psychologues et psychiatres chez les éditeurs pour nous expliquer pourquoi tel génie de la guitare était frappa-dingue, tel autre semi-dingo, le troisième à moitié taré. Bref comme c'est le cas avec les Faris on ausculte le cadavre de Morrison pour nous expliquer que ce brave Jim était "borderline". Pour ce faire on s'appuie sur "les progrès de la science", on "replace dans le contexte les séances de psychanalyse de Morrison", on "révèle des réflexions de thérapeutes".

Un conseil, ne faites pas comme moi, n'achetez pas ce bouquin. Si jamais ce livre était un succès imaginez le filon qu'une telle première réussite dégagerait. Et un volume pour Hendrix, un autre pour Keith Moon, un troisième pour Marvin Gaye qui a eu l'immense mérite de se faire assassiner par son père. Tout savoir sur le suicide de Ian Curtis, les séances de psychanalyse de Bianca Jagger commentée par Jerry Hall….Stop!

Puisque nous sommes sur Jim Morrison, je vous signale la parution aux éditions de "L'écailler", du polar d'un auteur maison, Bruno Leydet, intitulé "Jim Morrison is alive and well and living in Ibiza". Laissez tomber également.

Hautes Pyrénées, le 9 août 2007.

04/08/2007

H comme Hucher (Philippe), le jazz en soixante-dix pages

medium_H.jpgPour deux Euros, la collection "Librio" livre régulièrement de très informés petits bouquins sur les sujets les plus divers qui se lisent dans les moindres recoins de notre quotidien. Dans les transports urbains, dans le train, une salle d'attente ou dans un square, il convient d'avoir toujours un de ces opuscules sur soi histoire de profiter de ces opportunités si précieuses qui se font parfois si rares.

Je regrette que depuis quelques temps l'éditeur E.J.L. ralentisse dangereusement la publication de titres relatifs à la musique, mais, ne boudons pas notre plaisir, avec la sortie du "Jazz" de Philippe Hucher, "Librio" renoue  avec la tradition (www.librio.net)

 Avant de dire deux trois choses sur ce petit bouquin, laissez-moi vous mettre en garde sur l'édition par Scali de deux premiers volumes d'un ensemble intitulé "Classic Rock" qui n'est en fait que la compilation d'ouvrages déjà édités par Librio mais cette fois-ci au prix unitaire de 24 Euros.

Revenons à ce petit bouquin qui, soyons clair, n'apportera pas grand-chose aux jazzophiles les plus constants. Par contre à ceux qui hésitent à se plonger dans des sommes parfois obscures qui relatent tel ou tel aspect de la musique de jazz, dévorez cet ouvrage qui vous permettra peut- être de vous plonger dans la découverte d'univers musicaux perçus parfois comme rebutants. Si l'on ajoute à cela la réédition en CD à prix réduits de la plupart des artistes et courants  évoqués par Philippe Hucher, le plaisir de fréquenter avec bonheur et à l'économie les chemins sinueux  de l'histoire du jazz s'offre à vous.

Pour celles et ceux qui croisent aujourd'hui au large de Toulouse ou Auch, sachez que "Jazz in Marciac" se termine, c'est peut être une occasion unique de faire vibrer vos oreilles. Contact, www.jazzinmarciac.com.

08:35 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Philippe Huchet, Jazz, Librio, EJL, histoire, Marciac | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/08/2007

G comme Grippe aviaire (la cape de Vargas)

medium_G_2.jpgDe temps à autre, un cygne tourne de l'œil et les élevages de poulets et canards sont mis en sûreté, les concours agricoles expulsent tout ce qui relève de la plume, quelques scientifiques donnent de la voix et au bout de quelques semaines tout retourne "à la normale" en attendant qu'un autre volatile rende l'âme.

Depuis sa résurgence à la fin de 2003, la pandémie a fait près de 180 morts, principalement en Asie. Voilà pour le tableau d'ambiance mais à propos de cette grippe aviaire je voudrais dire quelques mots à propos de Fred Vargas que chacun connaît comme auteur de polars, moins comme historienne et archéologue et de ce fait comme conceptrice d'une cape réutilisable anti-H5N1 en matière plastique qui recouvre le corps.

Après une période d'indifférence frisant la suffisance, Xavier Bertrand qui était ministre de la santé du dernier gouvernement Villepin avait indiqué dans un entretien à Libération qu'un prototype de la cape de Fred Vargas était en test au Laboratoire des Essais. Cette invention de l'archéologue mise au point avec le Professeur Derenne, chef de service de pneumologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière a l'immense mérite d'être simple, accessible à tous car peu coûteuse et utile en cas d'épidémie car elle permettrait à chacun d'aller et venir dans un contexte de crise et de risques majeurs.

Ce qui est sympathique avec Vargas est que la passion est réelle et l'engagement total. Ecoutons-la.

"Tant mieux s'ils reprennent mon idée, mais j'aimerais éviter que les industriels se fassent un maximum d'argent. Et je voudrais qu'au contraire cela serve aux plus pauvres. Car dans toutes les épidémies, ce sont eux qui trinquent"/…/"J'ai commencé à me poser des questions, comme ça, un peu par hasard. J'ai bien vu qu'on nous racontait des histoires avec ces centaines de millions de masques stockés. Des masques certes utiles, mais qui ne protègent pas de tous les types de contamination car la grippe se transmet par des petites gouttelettes qui peuvent après avoir été expectorées, se déposer un peu partout comme des feuilles qui volent."/…/"Ces gouttelettes peuvent se déposer sur les habits, les cheveux, les mains. Il suffit ensuite de se frotter les yeux pour être infecté."/…/"Avec Derenne, on a travaillé sur la circulation des gouttelettes, peu à peu est née cette idée d'une grande cape, de la tête aux pieds, qui protégerait à 100%"/…/"La question centrale c'est la respiration. C'est pour cela que je n'ai pas retenu une combinaison fermée. C'était trop compliqué, or il fallait quelque chose de simple à construire". (Propos repris de http://www.influenzah5n1.fr/index.php?action=forum)

Si vous vous intéressez à la grippe aviaire et à ces questions de pandémies, le blog de Jean-Marie Le Guen, député socialiste de Paris et Président de la Mission Parlementaire sur la grippe aviaire ainsi que ceux de deux de nos médecins les plus médiatisés son très utiles à consulter: http://martinwinckler.com et www.christianlehmann.net.

02/08/2007

G comme Guépard

medium_G_1.jpgAlain Delon est à coup sûr pour nombre d'entre-nous le genre de type que nous ne supportons pas pour des raisons qui tiennent avant tout à sa personnalité et à ses opinions. Pourtant, à condition d'être honnêtes, le Delon qui tourne par exemple avec Losey, Melville et Visconti n'est pas loin de nous fasciner. Delon, à condition d'avoir de bonnes fréquentations, aurait du être le plus grand acteur du cinéma français, tel n'est pas le cas et, en vérité, si Delon avait été un personnage fréquentable, aurait-il pu être le très grand acteur que nous aimons tant dans le samouraï ou Monsieur Klein? On peut en douter.

Delon est donc le formidable Tancrède du Guépard de Visconti. Un être débordant d'insolence, brisant les conventions, incarnation du plaisir. Justement le roman de Lampedusa vient de connaître une seconde jeunesse avec une nouvelle traduction de Jean-Paul Manganaro. Mon niveau en italien  est tel que je préfère m'abstenir de tout commentaire sur le travail effectué mais je peux vous affirmer que c'est peut-être l'occasion unique de se plonger dans l'œuvre de Giuseppe Tomasi Lampedusa si, comme moi, la seule fréquentation du film de Visconti vous satisfaisait jusqu'ici. C'est édité au Seuil, et ça coûte 22 euros.

Puisque on évoque le travail parfois obscur des traducteurs, je veux vous signaler le livre de Matthieussent intitulé "Jim Harrison de A à X". Sorte de dictionnaire consacré exclusivement au célèbre auteur américain, son traducteur français nous propose de parcourir toutes les thématiques possibles et imaginables concernant Harrison. C'est passionnant et j'en suis même à me dire que le bouquin de Matthieussent est peut-être la meilleure façon "d'attaquer" l'œuvre de l'auteur en question. A vous de voir, c'est chez Christian Bourgois dans la toute dernière collection de poche "Titres".

 

01/08/2007

F comme festivals (de musique)

medium_F_2.jpgLa vie de festivalier est bien difficile. Si vous souhaitez parcourir le pays d'Est en Ouest et du Nord au Sud, je vous souhaite bien du plaisir et de confortables économies. Voici donc une discutable sélection qui, au gré de vos déplacements et de vos envies, vous laissera très probablement de belles émotions musicales et donc de bons souvenirs. 

  • 1er août, "Jazz in Marciac", Pat Metheny et Brad Melhau. C'est génial mais attention, c'est ce soir. (www.jazzinmarciac.com)
  • 2 août, "Astropolis" (Brest), Miss Kittin. (www.astropolis.org)
  • 3 août, "Nuits de Fourvière" (Lyon), Nicolas Nourrit, Prohom, Green Olive et Meï Teï Shô en tête d'affiche. Une belle soirée peu coûteuse avec uniquement des artistes lyonnais. (www.nuitsdefourviere.fr)
  • 4 août, "Festival Interceltique de Lorient", Dubliners. (www.festival-interceltique-2007.com)
  • 5 août, "Festival Interceltique de Lorient", Sinead O'Connor quasi en exclusivité française. (www.festival-interceltique-2007.com)
  • 6 août, "Sporting Summer Festival" (Monaco), Bryan Ferry, à ma connaissance sa seule prestation dylanesque en France et dans sa banlieue immédiate. Renseignements au (377)98 06 36 36.
  • 7 août, "Fiesta Sète", Johnny Clegg, pour les nostalgiques des combats anciens. (www.fiestasete.com)
  • 10 août, "Lamastre rock", Eiffel et toute une kyrielle de groupes.
  • 11 août, "Festival du bout du monde" (Crozon), Arno, Salif Keita. (www.festivalduboutdumonde.com)
  • 12 août, "60ème foire aux vins d'Alsace" (Colmar) avec les Chemical Brothers. (www.foire-colmar.com)
  • Du 15 au 19 août, "Festival Uzeste Musical", renseignements sur www.uzeste.com.
  • 17 août, "La route du rock" (Saint Malo), Sonic Youth, LCD Soundsystem. (www.laroutedurock.com)
  • 19 août, "Festival Pantiero" (Cannes), CSS dont le disque a été désigné "disque de l'année 2006" par Libération (j'en rigole encore). Renseignements au 04 92 99 33 83.
  • 21 août, Bjork aux arènes de Nîmes.
  • 24 août, "Festival Couvre Feu" (Corsept-44), Herman Düne, Dub Incorporation.(www.couvrefeu.com)
  • 25 aout, "Rock en Seine" (Saint Cloud), avec les revenants noisy Jesus & Mary Chain et les Klaxons. (www.rockenseine.com)
  • 26 août, "Jazz à Cluny", Louis Sclavis Big Slam Napoli, renseignements au 03 85 59 04 04.
  • 28 août, "Festival Berlioz" (La-Côte-Saint-André), Orchestre de l'Opéra National de Lyon. (www.festivalberlioz.com)
  • 31 août, "Woodstower" (Parc nature de Miribel-Jonage), Asian Dub Foundation, Simeo, Gladiators, Tété…

31/07/2007

F comme festivals (spectacles vivants)

medium_F_1.jpg Demain je vous indiquerais une petite sélection personnelle, parmi les milliers de concerts qui vont avoir lieu en ce mois d'août. Aujourd'hui, place au spectacle vivant qui demeure malheureusement trop souvent le parent pauvre des festivités culturelles d'été. En espérant que ces choix s'avèreront de bonnes pioches, je vous propose…

  • 1er août, "Mimos" (Périgueux), avec entre autre la "Cie Commedia Infinita", la "Cie Les Apostrophes" et la "Cie d'Irque". (www.mimos.fr)
  • Du 5 au 11 août, "Rencontres Internationales du Théâtre en Corse", Olmi-Cappella (www.ariacorse.org)
  • 11 août, Festival de ramatuelle", "les mots ou la chose", mise en scène Jean-Claude Carrière. (www.festivalderamatuelle.com)
  • 14 août, "Nuits de l'enclave" (Valréas), "Fosse commune", mise en scène de Sébastien Joanniez avec les stagiaires de l'équipe technique du Théâtre du Rond Point.
  • Du 22 au 25 août, "Festival International de Théâtre de rue d'Aurillac". (www.aurillac.net)
  • 25 août, "Festival de Théâtre de Blaye et de l'estuaire", "Songe d'une nuit d'été", mise en scène Irina Brook. (www.chantiersdeblaye-estuaire.com)

Le 31 juillet 2007.

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29/07/2007

D comme Dahlia Noir

medium_D_3.jpgJe viens de visionner l'impeccable édition en DVD du Dahlia Noir de Brian De Palma (Metropolitan film & video). Je passe rapidement sur le film dont la mise en scène "à l'ancienne" est parfaite avec ses plans qui n'en finissent pas, des plans-séquences comme toujours maîtrisés pour un film jamais bavard.  De Palma est un réalisateur que je situe aussi haut qu'Hitchcock mais dont je n'arrive pas très bien à m'expliquer le dédain qu'il peut inspirer à une partie de la critique.

L'adaptation du roman de James Ellroy est magnifique dans la mesure ou la complexité et l'enchevêtrement des histoires tissées par l'auteur nécessitait d'épurer les choses tout en prenant grand soin de ne pas décalquer scolairement à l'écran une petite histoire noire. Fidèle à Ellroy, l'infatigable scénariste Josh Friedman a livré à De Palma une grande adaptation qui fait du Dalhia Noir une fiction historique de premier plan tout en respectant l'esprit du roman d'Ellroy.

Les bonus qui accompagnent cette première édition en DVD sont dans la lignée du travail fait il y a quelques années pour les films d'Hitchcock, parfaits. Sans détailler, les documentaires "La vérité sur le Dahlia Noir" (52mn), "La marque De Palma" (17mn), "réalité et fiction" (12 mn) sur l'adaptation du roman d'Ellroy et "Case File"(20 mn) sur la scénarisation et le casting complètent cette belle édition d'un grand film.

Je crois que je vais profiter d'un mois d'août plutôt calme pour revisiter certains films de De Palma en commençant par "Body trouble", "Blow out" et "le bûcher des vanités" si l'édition DVD est encore disponible.

Lyon, 29 juillet 2007.

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28/07/2007

D comme Dix ans (Mediatone fête ses)

medium_D_2.jpgVous allez dire que je vous sollicite pas mal de temps à l'avance. C'est exact et pourtant en ce cœur de l'été je vous demande d'inscrire sur vos tablettes la semaine du 1er au 6 octobre pendant laquelle la jeune et courageuse équipe de Mediatone fêtera ses dix ans. Dix ans, j'ignore combien cela peut représenter de concerts au compteur, j'imagine que c'est des dizaines de galères, des centaines d'heures de stress au moment de compter, le soir, les billets dans la caisse. Dix ans c'est probablement des centaines de mètres de sandwichs jambon beurre pris à la hâte, quelques milliers de pintes avalées pour se remonter le moral, des problèmes techniques à n'en plus finir. Dix ans c'est fort heureusement aussi des bons souvenirs, des rencontres épatantes avec quelques musiciens, parfois improbables, mais tellement soucieux de l'avenir de l'équipe qui les accueille. Dix ans c'est pour nous quelques concerts mémorables au CCO, au Transbordeur, au Kao  et depuis quelques temps au Marché Gare.

Avant d'en reprendre pour une décennie supplémentaire,  Mediatone va donc fêter son anniversaire. Voici le programme des réjouissances.

  • 1er octobre, soirée blind-Test au Sirius histoire de se mettre en jambes.
  • 2 octobre, Les Fils de Teuhpu, au Marché Gare.
  • 3 octobre, Parabellum, Tagada Jones et Dobermann au Ninkasi-Kao.
  • 4 octobre, Eiffel, Izia et Fake Oddity, groupe Lyonnais dont le chanteur d'origine Turque est formidable.
  • 5 octobre, Svinkels, Karlit & Kabok, Marco DSL au Transbordeur, pour ces trois là, ne me demandez pas de quoi il s'agit, je sèche.
  • 6 octobre, dans la grande tradition de Mediatone, soirée "Tribute" au Marché Gare.

Le meilleur des cadeaux d'anniversaire que nous puissions faire, c'est bien entendu de nous rendre au moins à l'un de ces concerts. C'est promis?


Mediatone
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Pour en savoir plus, cliquez sur le lien à votre disposition dans la rubrique "Liens".

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Comme le disait Le Progrès hier matin, au lendemain du concert d'Elvis Costello à Fourvière, l'élégant Costello a réussi à faire swinguer les pierres romaines". Comme les bonnes choses n'arrivent jamais seules, voici, par l'entremise de l'épatant Nizanien, une vidéo de Costello chantant U2.

 

Lyon, 28 juillet 2007.

27/07/2007

D comme Don't look Back.

medium_D_1.2.jpgAvec la nouvelle édition en DVD du "Don't look back" de D.A. Pennebaker (Sony BMG) c'est d'archéologie du rock dont il s'agit et peut-être même de l'apogée de Bob Dylan. Aux jeunes gens qui découvrent Dylan, et ils sont paraît-il nombreux à se passionner aujourd'hui pour le natif de Duluth, je ne peux que les encourager à se procurer ce magnifique coffret plutôt que d'aller voir "live" un artiste de moins en moins vivant sur scène.

Le documentaire de Pennebaker demeure une référence, un mètre étalon, avec peut-être le premier clip de l'histoire, le fameux "Subterranean Homesick Blues" que je vous propose de revisiter à la suite de ce court billet. On a tout dit sur Dylan. Tout et pas nécessairement son contraire. Sur Pennebaker et son fameux "Dont look back" beaucoup a été écrit en particulier sur cette tournée anglaise de 1965. Les interviews tendues, la chambre d'hôtel, les coulisses, les bribes de concerts, l'arrogance distante et moqueuse de Zimmerman, l'impressario Grossman négociant avec la BBC, ce pauvre Donovan qui en prend pour son grade et la caméra à l'épaule de Pennebaker qui rode produisant un documentaire à l'époque inédit dans le monde de la musique avec ses images en noir et blanc d'une franchise parfois brutale.

Ce très beau coffret composé de deux disques et d'un bouquin vous permettra, chaque soir, avant de vous endormir, de vous repasser le célébrissime clip qui suit grâce à un "flip book" puisque telle est la mode du moment.

 

 

Lyon, 27 juillet 2007.

07:30 Publié dans Culture & cultures..., Podcasts | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Dylan, Pennbaker, Bob dylan, Donovan, Rock, album, blues | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/07/2007

C comme Costello (Elvis)

medium_C_3.jpgLe binoclard génial est à Fourvière ce soir avec Allen Toussaint pour une date exclusive en France suite à leur album commun "The river in reverse" (Verve, 2006). Les hommes de Toussaint dérouleront derrière nos deux stars leur savoir faire et leur maîtrise habituelle en compagnie du fidèle Steve Nieve, clavier attitré et mythique de Costello. A propos de Nieve, n'hésitez pas à vous plonger, si vous appréciez la musique classique, dans l'album qu'il vient de co-écrire avec la lyonnaise Muriel Téodori (Deutsche Grammophon) et sur lequel vous pourrez retrouver entre autre Elvis Costello et Sting.

Pour vous mettre l'eau à la bouche, je vous invite à déguster cette petite video de Costello et Toussaint qui devrait vous convaincre de monter à Fourvière ce soir. Toute absence devra, bien entendu, être justifiée.

Lyon, 26 juillet 2007.

 
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