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14/10/2007

Nancy à Lyon

medium_Expo_Le_plaisir_au_dessin.jpgQue les amateurs de football ne rentrent pas en trombe. L'AS Nancy Lorraine ne vient pas jouer à Gerland ce soir ce qui serait après tout un des sommets du championnat de France de ligue 1.

Le Nancy dont il est question aujourd'hui a pour prénom Jean-Luc et est philosophe de son état. Le Musée des Beaux Arts de Lyon, chose qui témoigne de sa vitalité, vient d'inviter ce Professeur émérite et critique d'art reconnu à concevoir, avec le conservateur du patrimoine Eric Pagliano, la magnifique exposition "Le plaisir du dessin" visible depuis avant hier et ce jusqu'au 16 janvier prochain.

Rares sont les occasions d'admirer des expositions consacrées au dessin. Celle proposée aux lyonnais par Sylvie Ramond en compagnie de J.-L.Nancy et E. Pagliano est placée sous le signe du plaisir du geste. Parmi les 150 dessins exposés qui jalonnent presque 5 siècles d'histoire de l'art on retrouvera ceux de géants de la peinture comme Michel-Ange, Ingres, Seurat ou Picasso mais aussi des dizaines de pépites échappées des cabinets de dessins des musées. Comme l'écrit Jean-Luc Nancy ce plaisir du dessin c'est "le plaisir que l'on prend à dessiner et à regarder un dessin. Le plaisir qui se met lui-même au dessin, comme l'on se met à l'ouvrage. Le plaisir objet et sujet du dessin. Le dessin sujet et objet de plaisir".

A noter que Jean-Luc Nancy organise trois rencontres autour de cette belle exposition. Pour ce qui me concerne je retiens celle du 22 octobre à 18h30 avec l'écrivain Jean-Christophe Bailly au Musée.

13/10/2007

Tiken Jah Fakoly

medium_Tiken_Jah_Fakoly-couleur.jpgGbagbo va-t-il autoriser son compatriote Tiken Jah Fakoly à venir chanter son reggae engagé à Abidjan cet hiver. Mystère. En attendant, en tournée française pour promouvoir "L'Africain", son dernier disque, l'ivoirien passe par le transbordeur ce soir.

Exilé au Mali depuis 2003 en raison des menaces de morts qui le visent, Tiken Jah Fakoly bénéficie d'une grande popularité sur le continent africain et d'une véritable côte d'amour en France depuis une petite dizaine d'année. Son reggae plutôt bien troussé et son inlassable combat contre "Francafrique" et la main mise de l'occident sur nombre de pays d'afrique francophone font de Fakoly une véritable icône de Bamako à Paris.

Le concert de ce soir est donné au profit de "Toloni", l'association du chanteur, qui mobilise des fonds pour la construction d'écoles (www.toloni.org) et bénéficie à ce titre du soutien de la Région Rhône-Alpes.

Allez au Transbo ce soir c'est peut être une bonne action mais c'est à coup sûr la garantie de passer une très bonne soirée musicale. Pour vous en convaincre il suffit de visionner la vidéo qui suit.

Avant de se rendre au Transbordeur, les amis, voire les amoureux de l'Amérique Latine ne rateront pas cet après midi, dans la cour du Palais St Jean (Lyon 5ème), la manifestation littéraire organisée dans le cadre de "Belles Latinas".

Pour sa 6ème édition, l'association Espaces Latinos accueille un très beau plateau avec Rafael Menjivar Ochoa (Salvador), Nestor Ponce (Argentine), Patricia Rodriguez Saravia (Mexique) et Sergio Gonzalez Rodriguez (Mexique).

Lyon, le 13 octobre 2007. 

07/10/2007

L'abécédaire de rien

medium_samain3d_st.jpgEn ce dimanche, billet raffraichissant qui ira droit au coeur des amateurs de rock puisque que je voudrais évoquer le petit bouquin de Pascal Samain, alias "le belgian doctor", paru aux éditions "Les cahiers du rock".

Les lecteurs de Crossroads connaissent bien Pierre Samain et son humour parfois navrant mais toujours pointu. Les autres le découvriront avec ses (très) hauts mais aussi ses (très)bas. Voici un petit florilège histoire de vous mettre l'eau à la bouche et de vous convaincre de vous procurer cet abécédaire qui succède à quelques titres sur Bruce Springsteen, le rock et la religion ou Brian Wilson tous indispensables.

  • Eric: prénom de dieu
  • Bruce: Springsteen, musicien borné in the USA
  • Specials:l'histoire a oublié ce qu'ils avaient de si
  • Diana: sale rosse
  • Collins (Phil): batteur anglais sourd. Si si , dès le départ
  • Banane: traduction française de "rockabilly"
  • Air: duo français de musique de chambre à
  • Beck: Pas Jeff, l'autre, celui sans talent
Voià c'est comme ca sur 180 pages, cela coûte 12 euros et c'est gentiment illustré par Bruno Blum. A ne pas rater (www.cahiersdurock.com)

06/10/2007

Marché gare

medium_Mediatone-10_ans.jpgCe soir, dans le cadre des 10 ans de l’association Mediatone, le Marché Gare organise « Tribute to Mediatone » la soirée de clôture des festivités de ce dixième anniversaire.

Dans le même temps, la salle de musiques actuelles aménagée par la Ville de Lyon sur le site du Marché de gros entame sa saison 2. Au programme des concerts avec des groupes et artistes confirmés comme Les Fils de Teuhpu, Les Suprêmes Dindes ou les Métallurgistes norvégiens d’Enslaved mais aussi des scènes découvertes et des plateaux « Pépinières » destinés à promouvoir la jeune génération. Le Marché Gare c’est aussi des résidences d’artistes avec cette année « Space Link », « Les Autres », « Troïdes Priamus Heccuba » et « Natty Bass ».

Le Marché Gare s’est aussi fixé comme objectif d’accompagner des projets. C’est le cas de cette saison avec « Triste Sire » dans le cadre du réseau organisé pour la Région Alpes mais aussi du travail en collaboration avec l’ANPE dans le cadre de la « Semaine de l’emploi ».

Résidences, accompagnements, plateaux Pépinières, le Marché Gare est également une salle à l’âme citoyenne puisque ce trimestre elle s’associe une nouvelle fois à la campagne « Agi Son » destinée à prévenir les risques auditifs et, en décembre, à la lutte contre le sida en organisant un plateau féminin regroupant Victoria Tibbin et Alyson B. Parmi les nombreux rendez-vous proposés pour ce trimestre j’ai retenu, le 9 novembre, « Kilyombo Brassens de Bahia » un spectacle de reprises du grand Georges revisitées à la sauce brésilienne. Attention les organisateurs annoncent un nombre limité de places (assises). Il est donc très prudent de réserver. Pour en savoir plus se diriger vers www.marchegare.fr.


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04/10/2007

Tout nouveau, tout chaud

medium_Couv_Kiblind_oct_2007.jpgEn cette rentrée, je vous signale la parution du nouveau numéro du Magazine culturel Kiblind (Oct.-Nov.07), distribué à 10000 exemplaires et disponible dans les bons restaurants et bars lyonnais.

A signaler aussi l'opération "Pass culturel" mise en place par Kiblind qui vous propose de partir à la découverte de 15 spectacles, dans 15 lieux de notre ville pour 50 euros seulement. Voici quelqu'uns des lieux partenaires: Théatre du Point du Jour, Comoedia, Ninkasi Kao, Epicerie moderne, La marquise, Marché Gare, Musée des Beaux-Arts, etc. 

medium_Pass_culturel_Kiblind.jpg
Par ailleurs, pour ce numéro de rentrée, l'équipe de Kiblind m'a demandé d'inaugurer leur nouvelle rubrique "Vu par" consacrée à des coups de coeur pour de jeunes artistes régionaux. La voici.

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Coming soon

Comme s’il fallait absolument un élu pour inaugurer une nouvelle rubrique me voici donc, sommé par Ki Blind, de vous dire deux mots sur mon coup de cœur pour de jeunes artistes.

Au risque de passer pour un mauvais joueur, je voulais vous parler du dernier album du Peuple de l’herbe tant leur opus est une réussite mais prenant la plume j’entendais déjà les critiques fuser, les uns me reprochant la facilité et le conformisme, les autres d’aller pêcher dans les eaux troubles de la réussite. Une fois dit que l’album du Peuple mérite plus qu’un détour, je veux vous parler d’un groupe qui est tellement émergent, le mot est lâché, que je ne connais de lui qu’un seul titre puisque, me dit-on, son premier enregistrement devrait être dans les bacs en janvier prochain.

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01/10/2007

Vive le patron !

medium_Bruce_Springsteen_magic_.jpgEn effet, demain 2 octobre, le nouveau disque du boss intitutlé "Magic" est mis en vente. Depuis 2002, avec "The rising", Bruce Springsteen n'avait pas enregistré avec son légendaire E street Band qui devrait accompagner illico le patron dans une tournée qui passe par Paris le 17 décembre.

Jon Landau le fidèle et indispensable manager de Springsteen nous annonce "Magic" comme du "high energy rock". Avant l'été Springsteen sortait sur Sony-BMG son "Live in Dublin" et d'après quelques rumeurs deux albums avec Pete Seeger sur Appleseed Recordings seraient en instance de livraison. Si on rajoute à cela la participation de Springsteen à "Play it as it lays", l'album de son épouse Patti Scialfa début septembre on peut affirmer que 2007 est une année bénie pour les fans du boss.

De là à aller faire le planton devant la fnac cette nuit pour acheter le disque dès l'ouverture, c'est une autre histoire.

En bonus, le single extrait de l'album "Radio nowhere", bonne écoute. 

 
Lyon, le 1er octobre 2007. 

30/09/2007

A love supreme

medium_John_Coltrane-A_Love_Supreme.jpgLe 17 juillet 1967, il y a donc 40 ans, s'éteignait John Coltrane, un cancer du foie ayant eu raison de celui qui était problabment le plus important musicien de jazz de l'après guerre mais aussi un perpétuel chercheur qui envisageait d'orienter sa musique vers de nouveaux horizons africains.

Cet anniversaire est l'occasion de nouvelles éditions de sa discographie, de la publication de traductions d'ouvrages importants sur Coltrane mais aussi, et la chose est suffisamment rare pour être saluée, de spectacles comme celui proposé mardi prochain 2 octobre par l'Espace Albert Camus de Bron.

"A Love Supreme - in memoriam John Coltrane" est une production de la Villette inspiré d'une nouvelle d'Emmanuel Dongala qui évoque, via les confidences et les souvenirs d'un barman new-yorkais, la musique de l'Amérique de Coltrane.

La jauge étant limitée et la représentation unique, je vous suggère de contacter au plus vite l'Espace Albert Camus.

 

Lyon, le 30 septembre 2007.

29/09/2007

Subs sous perf

medium_Subsistances_Mata.jpgWeek-end hyper actif aux subsistances avec "3*3 Perf' Live". Trois équipes artistiques livrent pendant trois jours trois performances se situant autour de la danse et du théâtre. On commence avec David Bobée et Rictus pour une performance à mi chemin entre le cirque, la danse et le théâtre intitulée "Petit frère". Deuxième temps fort, deuxième équipe, celle d'Oscar Gomez Mata avec "Epiphaneia" spectacle paraît-il déjanté et bourré d'humour qui nous entraîne aux confins d'une Suisse qui parle comme une vache espagnole. Dernière invitation pour ce week-end des Subs tant attendu, Alice Chauchat et Frédéric Gies pour "the breast piece" spectacle de danse dont pour tout vous avouer je ne sais rien. Bon week-end aux Subs, pass 16 et 13 € (renseignements sur www.les-subs.com)

Lyon, le 29 septembre 2007. 

Le DRAC parle

Jérôme Bouët, Directeur Régional des Affaires Culturelles (DRAC), vient de donner une interview au Petit Bulletin dans laquelle il livre des indications sur l'action de l'Etat en matière de culture, non sans admettre d'ailleurs les difficultés engendrées par la situation budgétaire délicate qui est la sienne. Comment ne pas trouver sympathique et utile qu'un haut fonctionnaire comme Jérôme Bouët accepte de se confier à un hebdomadaire culturel à grande diffusion comme le Petit Bulletin. C'est d'ailleurs peut être une première. C'est en tout état de cause une très bonne chose. Parmi les nombreux points que le DRAC aborde un seul pourrait poser problème si on ne tenait pas compte du fait que Monsieur Bouët est lyonnais depuis seulement quelques mois. C'est pourquoi je crois utile, dans la période pré-électorale qui est la nôtre, de donner quelques éléments importants qui semblent ne pas être connus de notre Directeur Régional. De quoi s'agit-il ?

Probablement avec la meilleure bonne volonté du monde Monsieur Bouët explique à Dorotée Aznar, à propos de Lyon, "que l'on manque encore un peu d'évènements qui créent de la vie, du rassemblement dans la ville" et le DRAC de poursuivre, "attention quand je dis évènements je pense à rassembler les gens en dehors des murs de l'institution, dans des espaces qui ne sont pas faits uniquement pour la culture: des festivals par exemple. Et c'est ce qui manque selon moi. Evidemment, la période n'est pas la plus propice pour créer des évènements à partir de rien."

Même si la formulation utilisée par Monsieur Bouët pourrait être qualifiée par certains comme maladroite, je dois dire que notre Directeur régional a raison mais il décrit en 2007 la situation qui était celle de Lyon... en 2001.

Pour reprendre les mots de Jérôme Bouët, il n'existait en effet "rien" mis à part les superbes biennales et une fête des lumières renaissante dans notre ville.

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27/09/2007

Les potes du pôle

medium_300ème.jpg

Aujourd’hui c’est le 300ème billet de ce blog . Un chiffre batard. 100 billets cela se signale, 500 cela pourrait se fêter mais 300 cela j’en conviens ne veut pas dire grand-chose. Ce n’est pas tout de vous écrire une 300ème billet encore faut-il trouver un sujet qui puisse correspondre à la situation. Quelque chose d’amusant ou d’étonnant. De Kouchner qui déclare la guerre à l’Iran ? De Fillon, le seul poulet de Loué plumé vivant par son président ? De David Martinon, le gomineur gominé ? De Yasmina Reza la célèbre lèche bien montrée ? Déjà fait.

Parler alors de l’excellent peuple de l’herbe qui vient de signer "Radio Blood money" et qui sera au Transbordeur le 12 octobre prochain ? De « White Chalk », le dernier PJ Harvey qui se situe tellement peu dans la lignée de son travail habituel que l’anglaise risque de perdre ses derniers fans qui après tout ne méritent pas de le demeurer ? On y reviendra.

Vous dire que la nouvelle édition de l’autobiographie de Miles Davis enfin restituée à partir d’une nouvelle traduction est formidable même si Miles n’a probablement guère usé de stylos pour l’écrire ? Vous rappeler que « Bob Dylan, une biographie » est un bon Bon ? Vous avouer que je ne suis toujours pas allé à la BAC par manque de temps ?

Pour ce 300ème billet il convenait de se détendre, d’évoquer une de ces informations purement anecdotique qui fait le charme d’une actualité en général pénible. J’ai donc décidé de vous dire deux mots sur la volonté d’Eric Besson, le fellon ancien ami de Lionel Jospin, d’organiser le « pôle de gauche de la majorité ».

En effet, Eric Besson, comme Bockel, Kouchner et quelques autres, se considère donc toujours à gauche. Je sais que mes lecteurs de droite vont être choqués tant l'activité de notre ex-chiffreur chiffoné s’inscrit dans leur patrimoine politique, mais c’est comme ca. Notre homme est donc sur le point de structurer un pôle de gauche ou plutôt un bout de pôle qu'il appelle "Les progressistes" (sic!) car son ami Bockel vient quant à lui de lancer un parti qui devrait s’intituler « Gauche moderne » dont la destinée, vous l’avez compris, est également de polariser la gauche dans la droite. Ces deux petits pôles sont paraît-il fortement encouragés par le Président lui-même.

Vous me direz que pour un début ce n’est déjà pas si mal sachant que ces deux petits pôles sont destinés à construire un pôle définitif et que le drôlet drômois et le Blair Alsacien disposent de réserves dans le gouvernement. Justement c’est maintenant que je veux calmer vos ardeurs. Bernard Kouchner a déclaré qu’il « ne rentrerait pas là-dedans » (sic !). Martin Hirsh et Fadela Amara, moins occupés que le Doc, ont seulement promi à Bockel qu’ils iraient assister « par amitié » au lancement de son bout de pôle.

Vous le voyez, ce n’est pas gagné et à un moment ou des types comme Besson et Bockel se défoncent, c’est moche de voir leurs camarades refuser de leur donner un coup de main.

Lyon, le 27 septembre 2007.

23/09/2007

Besiktas

medium_hrant_Dink.3.jpgLes supporters de football connaissent Besiktas cette municipalité de l’agglomération d’Istanbul située sur la rive européenne du Bosphore. Les amis des droits de l’homme doivent aussi apprendre à connaître cette localité puisque c’est le siège du tribunal qui examine le cas des 18 inculpés dans l’assassinat du journaliste turc Hrant Dink assassiné le 19 janvier dernier. Devant le tribunal, 22 volumes, 11 000 pages, de nombreuses zones d’ombres, un véritable puzzle.

Suite à une proposition de journalistes lyonnais, le Maire de Lyon m’a demandé d’étudier la possibilité de donner à une rue le nom de Hrant Dink et procéder à une cérémonie d’hommage à la date anniversaire de son assassinat.

Puisque tout à l’heure à Corbas nous commémorons la fête nationale de la République d’Arménie, je veux vous inviter à lire l’ouvrage de Fethiye Cétin, « le livre de ma grand-mère » (rubrique je lis cette semaine). L’auteur retrace l’histoire douloureuse de sa grand-mère, Heranus Gadarian, qui en 1915 assista au massacre de sa famille. Fethiye Cétin n’est pas seulement l’auteur d’un court livre poignant, c’est aussi une combattante des libertés, une avocate courageuse, membre du comité pour les droits de l’homme et porte-parole du groupe d’étude des droits des minorités auprès du barreau d’Istanbul. Elle est aussi l’avocate de Rakel Dink et de sa fille lors du procès en cours. Autant vous dire qu’elle fait très souvent le voyage de Besiktas.

Lyon, le 23 septembre 2007.

22/09/2007

Marsatac

medium_Marsatac.jpgDepuis hier, 21 septembre, avec la soirée inaugurale qui devait être consacrée à Pierre Henry, Marsatac, l'événement musical marseillais, nous rappelle à son bon souvenir. N'allez pas dire que je vous alerte au dernier moment puisque je vous recommande ce samedi les soirées du 28 et du 29 septembre c'est-à-dire l'invitation à une virée marseillaise vendredi et samedi prochains.

Au programme de l'édition 2007, du bon voire même du très bon puisque vendredi à l'Espace Saint-Jean, on nous propose entre autre " Divine Comedy", "Architecture in Helsinki" et "the dead 60's" et le lendemain, sur le même site,  un plateau imposant  dont je ne veux retenir que les étonnants "Cinematic Orchestra" qui, je l'espère, produisent des prestations scéniques aussi intéressantes que leurs enregistrements.

Cela étant si vous ne pouviez vous rendre hier soir à Marseille, pour l'Echo Sonore 44, Arty Farty, l’association support des Nuits sonores, organisait vendredi à la plateforme du 4 quai Augagneur, « border community » avec Nathan Fake (Londres), Petter (Stockholm), Nil (Lyon) et José Lagarellos (Lyon).

Puisque nous en sommes aux Echos Sonores, j’en profite pour vous donner la programmation du dernier trimestre 2007.

En Octobre, Echo Sonore 45 avec Miss Kittin et the Hacker, Echo Sonore 46 avec Radioclit et Jean Nippon.

En Novembre, Echo Sonore 47 avec Justice, Echo Sonore 48 avec James Holden et Jake Fairley, Echo Sonore 49 avec Marky + Switch + Natty bass et Flore.

En décembre, Echo Sonore 50 avec José Lagarellos, Echo Sonore 51 avec Laurent Garnier.

Lyon, le 22 septembre 2007.

 

21/09/2007

L'oeil du tigre

medium_couv_Revue_Le_Tigre-volV.pngCela faisait un moment que je voulais parler ici de cette revue étrange, décalée et comme on disait jadis à "Actuel", intéressante, qui s'appelle "Le Tigre".

Le numéro de septembre 2007 (Volume V) vient de sortir avec une enquête impayable intitulée "Le vrai prix des livres et des journaux". Avec moultes tableaux indiquant le prix des livres et périodiques, le nombre de pages, le nombre de signes par page, le prix pour 10000 signes et enfin le temps de lecture pour un euro, les teigneux du Tigre passent à la moulinette, à travers une étude dont la mauvaise foi flirte avec le désespérant, une vraie question puisque l'édition française, à défaut d'être pleine de vitalité, déverse depuis quelques années des bouquins vite payés et vite lus à des prix prohibitifs. 

Il y a quelques semaines, en parlant du livre de Yasmina Reza, je m'offusquais de ces pratiques et avec le Tigre vous constaterez, grâce au mauvais esprit salutaire de cette revue, que l'arnaque et l'aberrant cousinent parfois dans nos librairies.

Cela étant, le sommaire de ce numéro de rentrée est varié, dense et toujours aussi dispersé. C'est, vous l'avez deviné, indispensable. Ca coûte 6,80 €, le temps de lecture pour une euro est de 31 minutes et 46 secondes et c'est en vente dans les librairies et certains kiosques (www.le-tigre.net).

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18/09/2007

Série Noire

medium_Speciale_derniere_-_Schwartzenberg.jpg« Un Fahrenheit 451 à grande échelle est en train de se produire en France. Ray Bradbury avait imaginé un monde sans livres, dominé par les écrans. Il n’avait pas prévu qu’il serait sans journaux, or dans quelques années il n’y aura plus de quotidiens généralistes dans les kiosques. C’est un peu comme si les Egyptiens avaient été prévenus, en l’an 47 avant Jésus-Christ, que l’incendie déclenché par César se propagerait à la bibliothèque d’Alexandrie et qu’ils avaient assisté sans réagir à l’événement, alors que leur mémoire se consumait.

Ce mouvement dont l’issue semble inévitable n’est pas consécutif à l’apparition d’Internet. Il a pris naissance à la fin de la dernière guerre, quand la renaissance de la presse s’est faite sur de fausses fondations, s’est amplifié il y a quarante ans avec l’apparition de la télévision couleur, et atteint son paroxysme depuis cinq ans. Il serait trop facile d’exonérer le pays de ses responsabilités en déclarant que la situation française s’inscrit dans un contexte mondial. »    

Voilà les premières lignes de l’introduction du livre d’Emmanuel Schwartzenberg publié ces jours-ci par Calmann-Lévy titré « Spéciale dernière » et sous-titré au cas ou les choses ne seraient pas claires « qui veut la mort de la presse quotidienne française ? ».

Dossier implacable ou chacun en prend pour son grade, documentation impeccable, chiffres assassins, anecdotes décisives, ce bouquin trace la longue agonie de la presse quotidienne.

Schwartzenberg ne va pas se faire que des amis lui qui pourtant écrit en vrai spécialiste et en ancien des rédactions du Figaro, de LCI et de France Info. De la libération à l’apparition des gratuits son bouquin met les pieds dans le plat avec sérieux et détermination. Espérons que sa publication ne se limitera pas à produire quelques petits ronds dans l’eau dans la presse française.

Au fait la couverture est en noir et blanc, le sous-titre en jaune, ce n’est pas dans une série noire mais cela y ressemble.

17/09/2007

La rose et le goupillon

medium_Alain_Eck_-_Couv.jpgSamedi au séminaire de rentrée de la Fédération Socialiste du Rhône, je suis enfin tombé sur le livre de Alain Eck, dont Bernard Fromentin me disait tant de bien au début de l’été, mais que je n’arrivais pas à trouver en librairie.

« La rose et le goupillon », c’est son titre, retrace en moins de 120 pages, l’histoire méconnue du cercle Tocqueville de Lyon, un club qui, s’inscrivant dans la grande tradition du catholicisme social propre à Lyon va œuvrer, comme on le dirait aujourd’hui, à la recomposition de la gauche et à l’émergence du nouveau Parti Socialiste.

Ils étaient mendésistes, engagés contre la guerre d’Algérie, ils tournaient le dos au vieux radicalisme et n’attendaient plus rien de la SFIO. Ils étaient souvent intellectuels, organisaient conférences, débats, cycles de cours et publiaient un journal intitulé « En bref ». Parmi les Fondateurs, on comptait Alban Vistel, le résistant, Jean-Marie Albertini, l’économiste, Claude Bernardin, avocat et leader des socialistes lyonnais jusqu’en 1983, mais aussi des personnalités prestigieuses comme André Latreille, Jean Peyrot, des centaines d’anonymes parmi lesquels on trouvait beaucoup d’ouvriers dont certains permettront la construction de la CFDT. Emmanuel Mounier, la revue Esprit et le philosophe Jean Lacroix accompagnaient leurs débats et leurs efforts qui allaient favoriser l’émergence de réseaux jusqu’à permettre l’éclosion d’une gauche nouvelle.

Alain Eck nous propose dans un court livre agréable et tonique, l’itinéraire d’un courant déterminant, profondément ancré dans la réalité lyonnaise mais aussi le parcours intellectuel d’un club qu’il situe toujours dans l’histoire parfois chaotique de la gauche française.

Après un excellent bouquin sur Alain Savary publié il y a une poignée d’années, Alain Eck en signant « La Rose et le goupillon » demeure un adepte du format court mais apporte des connaissances et des analyses qui devraient éclairer ceux qui s'intéressent à l’histoire contemporaine lyonnaise. Ce livre est  disponible chez Flammarion-Bellecour. Il est édité par EMCC (contact: jmgarnier@le-tou-lyon.fr).

 
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