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27/05/2008

Elif Shafak

image0012.jpgCompte tenu de la mission qui m’est confiée par le Maire de Lyon, il m’arrive souvent de vous parler de l’Arménie, et à l’occasion de tout le bien que je pense d’écrivains Turcs comme Orhan Pamuk. Aujourd’hui, aux Subsistances, les Assises du Roman invitent Elif Shafak, l’auteure à succès de « La Bâtarde d’Istanbul » (Editions Phébus).

Ce grand roman salué par le Nobel Pamuk est un formidable portrait d’une société turque contemporaine prise dans ses contradictions, entre émancipation et oppression, entre modernité et arriération, entre l’Orient et l’Occident.

C’est Jeanine Paloulian qui m’a permis de découvrir Elif Shafak, et aujourd’hui je me fais à mon tour un point d’honneur à vous en dire le plus grand bien, ce d’autant que la romancière est à la fois une référence progressiste pour beaucoup de Turcs, mais aussi la cible des nationalistes. Traduite il y a quelques années devant un tribunal turc pour « insulte à l’identité nationale turque », bien qu’acquittée pour « manques de preuves » au terme d’une audience écourtée, Elif Shafak n’écrit pas drapeau dans la poche, et agite très régulièrement les eaux parfois troubles du Bosphore.

Romancière majeure avec « La Bâtarde d’Istanbul », son éditeur Français Phébus devrait nous proposer cet été « Bonbon Palace » son nouveau roman. Si vous souhaitez mieux comprendre la démarche d’Elif Shafak, je vous conseille de vous rendre sur www.yevrobatsi.org pour y lire le texte d’une conférence prononcée par la romancière à Istanbul en 2005 et publiée par le Washington Post le 25 septembre 2005.

Elif Shafak participe aujourd’hui à une table ronde sur les conflits et les identités nationales en compagnie du Somalien Naruddin Farah, de l’Albanais Fatos Kongoli et de Dany Laferrière romancier haïtien vivant à Montréal auteur du tout récent « Je suis un écrivain Japonais » chez Grasset.

Lyon, le 27 mai 2008.

26/05/2008

Scarlett

scarlett_johansson_reference.jpgComme chacun d’entre vous, j’avais bien entendu quelques idées sur l’actrice Scarlett Johansson sans véritablement m’intéresser avec l’application nécessaire à son travail. J’avais croisé, si j’ose dire, la charmante Scarlett dans le « Dalhia noir » de Brian de Palma, « Scoop » de Woody Allen et « Lost in Translation » de Sofia Coppola. Jusqu’à la semaine passée ses expériences musicales m’étaient quasi-étrangères et l’existence d’un premier album intitulé « Anywhere I lay my head «  presque inconnue.

Quant à son set californien de l’an passé avec Jesus and Mary Chain, autant vous dire qu’il m’était totalement passé inaperçu.

L’autre jour en « zonant » chez Virgin, pour une raison que je ne saurais expliquer je me suis mis à écouter « Fallin down » le nouvel enregistrement de la Scarlett et je veux vous le dire tout net, il est formidable.

Avec une première piste instrumentale tout droit sortie de chez Tom Waits, des arrangements et une production dignes d’un Phil Spector sous tranquillisants, une Scarlett Johansson perdue dans la masse sonore et une ambiance pas forcément joyeuse mais accrocheuse qui n’est pas sans parfois évoquer Nico, je dois vous dire que ce disque impose un détour. L’argument est aguicheur, mais les moins sensibles à ma juvénile conviction, dresseront l’oreille quand je leur lancerais en pâture les noms de David Bowie et de Sonic Youth.

A l’écoute de ce disque très bien produit on ne peut que légitimement s’interroger sur les éventuelles prestations scéniques de l’actrice et je dois vous avouer que je reste sur ma réserve. Cela étant ne boudons pas notre plaisir. Ca va être chouette de passer la fin du printemps avec Scarlett, et pourquoi pas le début de l’été 2009 avec elle aux « Nuits de Fourvière » ?

 

Lyon, le 26 mai 2008.

25/05/2008

Assises du roman

Assises08.jpgA partir de demain et jusqu'au 1er juin Lyon, et plus particulièrement la Villat Gillet, accueillent la deuxième édition des « Assises du Roman » concoctée par l'équipe du « Monde des Livres » et Guy Walter.

Débats, tables rondes, lectures publiques vont donc se succéder à un train d'enfer puisque des dizaines d'auteurs venus du monde entier vont converger vers Lyon pour échanger autour du thème « Le Roman quelle invention ! ».

Comme le disait après la première édition l'Irlandais Colum Mc Cann, avec les Assises du roman « il s'agit de rencontres de haut niveau et cela pourrait devenir un des festivals littéraires les plus importants du monde ». La présente manifestation devrait confirmer l'intuition de Mc Cann. En effet en accueillant cette année Ludmila OulitsKaïa (Russie), Annie Proulx (Etats-Unis) célèbre depuis l'adaptation de sa nouvelle « Brokeback Mountain » au cinéma, l'Haïtien Dany Laferrière, la romancière Turque Elif Shafak dont je vous dirais quelques mots mardi, et des dizaines d'autres, les Assises 2008 confirment leur légitime ambition.

Ecrivains et comédiens vont également se succéder tout au long de la semaine pour des lectures publiques qui devraient apporter leur lot d'émotion et pour nous des souvenirs plein la tête. Cette année Guillaume Depardieu, Elsa Zylberstein, Irène Jacob sont invités aux Subsistances et le dimanche 1er Juin Michel Piccoli lira des textes de Susan Soutag en guise d'hommage à l'éditeur Christian Bourgois disparu cette année.

A ce propos les textes de l'édition 2007 des Assises sont toujours disponibles chez Bourgois (collection titre n° 64) en attendant, pour l'automne, la publication de ceux qui serviront de support à celle qui débute demain.

Pour tout connaître des conférences, lectures et tables rondes, sans oublier la présence des auteurs dans les librairies et les bibliothèques lyonnaises, se reporter au site www.villagillet.net pour s'informer et aussi réserver sa place.

A noter qu'aux côtés des équipes du Monde et du Nouvel Observateur de nombreux journalistes étrangers seront les invités des Assises 2008. Par ailleurs France Inter, parrain de l'évènement, proposera trois émissions depuis les subsistances. « L'humeur vagabonde » de Kathleen Evin, « Cosmopolitaine » de Paula Jacques et le « Sept-dix » de Nicolas Demorand.

Lyon, le 25 mai.

09/12/2007

Otis

692ff0411b8cd36f75042581673cf126.jpgCela fait aujourd’hui 40 ans que l’avion qui transportait Otis Redding s’écrasait dans un lac alors que la star de la Soul music était en tournée. C’était le 10 décembre 1967, Otis avait tout juste 26 ans.
Depuis, malgré les nombreuses rééditions de sa discographie, le chanteur de Macon demeure une sorte d’inconnu célèbre chose particulièrement injuste.
Au-delà de « Pain in my heart », titre repris après sa sortie en 1963 par les Rolling Stones, la courte carrière de Redding est une succession inespérée de succès tous majeurs aujourd’hui parfois oubliés. Avec « Mr Pitiful »(1965), « I’ve been loving you too long », titre également repris par les Rolling Stones, « Respect »(1966), « I can’t turn you loose » et l’adaptation cette fois-ci du « Satisfaction » des Stones, le parcours d’Otis Redding va marquer l’histoire de la musique populaire américaine pour culminer avec de fameux hits comme « Fa-Fa-Fa ( sad song) », « Try a little tenderness » sans oublier le posthume « Dock of the bay ».
Show man hors pair chanteur hautement énergique, sensible et hyper doué, Otis Redding a fait les beaux jours des labels Atlantic et Stax.
On fête justement cette année les 50 ans de Stax la magnifique maison de disques de Memphis dont Otis était l’un des plus beaux fleurons. Parmi les nombreuses rééditions et compilations qui occupent en ce moment les bacs on retiendra « Wattstax » la bande originale du film éponyme qui relate en une grosse quarantaine de titres ce que certains avaient appelé à l’époque le « Woodstock noir ».
Fêtes de Noël obligent, beaucoup de magasins sont ouverts ce dimanche. Une occasion unique d’aller vous procurer le meilleur d’Otis Redding et de Stax ou le prétexte d’aller fouiner dans votre vieille collection de 45 tours.

Lyon, le 9 décembre 2007.

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03/12/2007

Kureishi, la bombe et le mot

d4c1bead883b193e1e0234a0e4b5542b.jpgDans l’excellente collection de poche « Titres», les éditions Christian Bourgois viennent d’avoir l’heureuse idée de regrouper quelques uns des textes de Hanif Kureishi autour de la problématique d’affrontement entre Orient et Occident.

Issus de tribunes au Guardian mais aussi d’extraits de textes déjà publiés en France comme « Black album », « Brad Ford », « Souvenirs et divagations » et « Des bleus à l’amour » ce recueil intitulé « Le mot et la bombe » met en lumière l’implacable réflexion que Kureishi développe depuis plus de vingt ans autour de son expérience de romancier et intellectuel anglais né d’un père Pakistanais et d’une mère Anglaise

« La plupart des auteurs que j’ai lus dans ma jeunesse se passionnaient pour l’Empire britannique et la question coloniale » écrit Kureishi dans l’avant propos. « Je voulais découvrir » poursuit l’auteur « des œuvres implantées en Angleterre, des œuvres qui m’aideraient à comprendre ma situation personnelle. Ma réalité, c’était le racisme, pas l’Empire. »

Tout au long de ce recueil, l’auteur prémonitoire (?) de « Black Album » et du « Bouddha de banlieue » scrute les tensions qui hantent et agitent l’Angleterre depuis presque trois décennies en s’interrogeant sur « ces bombes qui parlent désormais plus fort que les mots.» L’ensemble de l’œuvre de Kureishi est disponible chez Bourgeois, ce livre aussi pour 6 euros.

Puisque nous en sommes à parler littérature, mais cette fois dans un domaine assez éloigné de l’univers d’Hanif Kureishi, je vous rappelle que le 10 décembre à la Villa Gillet, « Quais du Polar » organise autour de l’auteur de l’auteur américain James Sallis, de l’Editeur et critique François Guérif et de l’universitaire Benoît Tadié, une table ronde sur le thème « Le Polar, une littérature et un cinéma made in USA ? » Réservations au 04 78 27 02 48 ou resa@villagillet.net

Lyon, le 3 décembre 2007.

01/12/2007

Rosa Parks

e69c318e14e253d004102f81ab21b938.jpgIl y a cinquante deux ans de cela, plus précisément le 1er décembre 1955, une couturière de Montgomery (Alabama) bravait, seule, les lois de l’Etat Ségrégationniste en refusant de céder sa place dans un bus à un blanc.

Le 24 octobre 2005, Rosa Parks décédait chez elle à Détroit à l’âge de 92 ans. Entre ces deux dates de  nombreuses années de combat pour l’égalité des droits en particulier aux cotés de Martin Luther King.

Le jour de ses obsèques à l’église Greater Grace Temple, Aretha Franklin entonne un émouvant gospel devant le couple Clinton, Jesse Jackson, l’ensemble des élus noirs du Congrès et les anciens dirigeants du mouvement pour les droits civiques. Le corbillard qui transporte Rosa est suivi d’un bus recouvert d’un lincent noir. Il est identique à celui dans lequel la petite couturière de Montgomery était montée le 1er décembre 1955.

Je ne sais pas si le souvenir de Rosa Parks est encore très vif de ce coté de l’atlantique. En 2006, Pascal Obispo, dans son album « Les fleurs du bien » dédiait une chanson intitulée « Rosa » à la grande combattante des droits civiques.

La voici…… 

Lyon, le 1er décembre 2007.

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27/11/2007

Bob à l'Institut

01a34d1fbe124d044c01eda38ec58dfd.jpgEncore un coup de maître pour Thierry Frémaux et l’Institut Lumière qui consacrent le week- end prochain à Bob Dylan, une occasion unique pour les fans du Zim et les cinéphiles d’apprécier nombre de films sur la toile et non DVD. C’est tout particulièrement le cas avec la soirée d’ouverture du vendredi 30 qui propose l’indispensable et définitif documentaire de Martin Scorsese, « No Direction Home ».

Même si « I’m not There », le lendemain, est l’événement de ce week-end puisque le bio-pic de Todd Haynes est projeté en avant première française, signalons l’intense programmation concoctée par l’Institut Lumière avec le mythique « Dont look back » de Pennebaker, « Eat the document » du même auteur mais qui filme, toujours en Europe, la tournée de 1966, « Renaldo et Clara » de et avec Bob Dylan, « The true story of the traveling wilburys » histoire de retrouver l’ami George Harrison et le sympathique clone Tom Petty.

La journée du dimanche, tournée autour de fictions parfois dispensables, nous permettra de retrouver tout de même avec plaisir l’univers de Peckinpah pour un « Pat Garrett et Billy the kid » avec bien entendu Dylan mais aussi Kris Kristofferson et James Coburn.

Chapeau bas à l’Institut Lumière qui nous promet par ailleurs des extraits de concerts et des interviews du maître.

L’ensemble des renseignements nécessaires est disponible sur www.institut-lumiere.org.

Un conseil à nos lecteurs d’ailleurs qui souhaiteraient se rendre à Lyon le 30 novembre, 1er et 2 décembre pour cette cure dylanienne, il est prudent de réserver ses places en téléphonant au 04 78 78 18 95.

Lyon, le 27 novembre 2007.

25/11/2007

Vous avez dit chromolithographie ?

0b651f2a0455d8ea090dd7b7578d082e.jpgSi vous ne connaissez pas encore le Musée de l’Imprimerie de la rue de la Poulaillerie (2ème arrondissement) précipitez-vous car l’exposition « couleurs » consacrée à la chromolithographie va vous enchanter.

Ce procédé d’impression en couleur  qui a fait les beaux jours de l’édition, de la publicité et de l’emballage au XIXème siècle est présenté à Lyon dans toute sa subtilité mais aussi sa diversité. Ce vaste panorama imaginé par Michael Twyman le commissaire de l’expo et grand spécialiste de la question, est un petit bonheur visible jusqu’au 17 février 2008.

A l’occasion de cette superbe exposition le Musée publie avec les éditions Panama, un ouvrage de Michael Twyman qui, avec une débauche d’illustrations, nous introduit dans l’histoire de ce procédé d’impression en France et en Grande-Bretagne.

> Informations: site du musée de l'imprimerie

Lyon, le 25 novembre 2007.

24/11/2007

Comoedia

e89743017acff07bb1d6825640bec524.jpgLa belle aventure du nouveau cinéma Comoedia est marquée, lors du premier anniversaire de sa réouverture, par l’édition en DVD du film d’Eric Guirado et Agnès Ribouton.

Cette édition en DVD du documentaire de la renaissance du Comoedia est accompagnée des nécessaires bonus mais surtout d’un album d’une centaine de pages qui nous remémore cette aventure dont Pascal Rogard, le directeur général de la SACD nous dit, dans une préface offensive, combien elle est le témoignage du combat pour la diversité culturelle.

A l’occasion de la sortie du DVD, la Fnac Bellecour accueille une exposition de photographies inédites d’André Perez et les auteurs du documentaire signeront leur album-DVD le 30 novembre à 17h30 après la projection du film.

Malheureusement l’actualité du Comoedia c’est aussi l’offensive d’UGC à son encontre puisque le mastodonte exige de la justice une condamnation de l’équipe du nouveau Comoedia. Pourquoi ? UGC reproche l’utilisation du nom mais aussi, de concert avec le Syndicat Unicité (Pathé, UGC, Gaumont mais aussi MK2), d’être bénéficiaire d’une aide sélective accordée par le CNC.

Ce scénario des gros contre le petit a un air de déjà vu. En attendant que la justice tranche je vous propose d’aller au Comoedia, d’y retourner, d’aller à la Fnac voir l’exposition d’André Perez et d’acheter l’album-DVD. C’est le plus sûr moyen de montrer notre attachement au nouveau Comoedia.

Lyon, le 24 novembre 2007.

18/11/2007

L'Original s'affiche

745e87829a52cff590d2e1e682a60e10.jpgLa tournée « L’Original s’affiche » est sur les routes de France depuis la fin octobre et je ne suis pas très fier d’avoir fait l’impasse sur cette info. En effet, comme chaque année le festival lyonnais de hip hop « L’Original » organise une belle exposition présentant les 25 projets d’affiches retenus pour cette phase finale. L’une d’entre elle étant désignée par les visiteurs et les internautes pour devenir l’affiche officielle du festival en avril prochain. Après Lyon, Bourgoin, St Brieuc, Annecy mais aussi Nîmes, Quimper, Vénissieux, St-Etienne, Nantes l’exposition itinérante entame sa dernière ligne droite.

Vous pouvez bien entendu voter sur le site du festival, www.loriginal-festival.com, mais aussi aller admirer les 25 projets en compétition dans un certain nombre de villes dont voici la liste.

  • Grenoble (MC2), le 24 novembre avec un apéromix à 22 heures
  • Lille (L’Univers), du 3 au 14 décembre lors du « Festival hip-hop dayz »
  • Nice (le 1111), le 8 décembre, vernissage-mix à 20 heures.
  • Vienne (Locomystic), du 1er au 14 décembre. Paris (Wesc shop), jusqu’au 14 décembre
mais aussi à Lyon
  • MJC Duchère, jusqu’au 30 novembre
  • Bibliothèque de Vaise, du 4 au 14 décembre
  • Maison de la Danse, du 29 novembre au 14 décembre

et cerise sur le gâteau au Transbordeur, le 14 décembre, pour un concert de clôture de la tournée avec Casey, Scratch Bandit Crew et quelques autres.

Lyon, le 18 novembre 2007.

08:20 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : hip hop, festival l'original, affiche | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

17/11/2007

Sang d'encre

medium_Sang_d_encre.jpgCe week-end, direction Vienne pour la 13ème édition de « Sang d’encre », le salon du polar organisé par la MJC et la bibliothèque de la ville. Comme chaque année, de nombreux auteurs font le voyage pour honorer cette manifestation qui accueille en 2007 Didier Daeninckx, Franck Thilliez et des habituées comme Catherine Fradier et Brigitte Aubert. Tables rondes, débats, séances de signatures vont se succéder pendant ces deux jours. Pour ma part je retiendrai, demain dimanche, à 14h30 celle consacrée à la littérature policière en Corse, « Témoin d’une histoire agitée. »

Pour connaître le détail de ces deux journées, s’adresser au bureau du festival au 11, quai Riondet, au 04.74.53.21.96 et sur http://sangdencre.org/
 

Lyon, le 17 novembre 2007.

15/11/2007

Les téléchargeurs pas nets

medium_Robert_wyatt.jpgLa maison des Passages, située au 44 rue saint Georges dans le 5ème arrondissement, est sur le point, en assurant des programmations culturelles diverses et de qualité, de réussir son pari de reconversion entamé il y a quelques mois.

Jean-Philippe Ramos, saxophoniste émérite, grand amateur de jazz et fan le plus fidèle de Robert Wyatt se produit ce soir 15 novembre au « 44 » avec un spectacle intitulé « The chansons of Robert Wyatt.»

Puisque nous en sommes à parler de Wyatt, tout en vous recommandant son dernier album, « Comicopera », je voudrais vous livrer un extrait de son interview au Chronic’art du mois dernier. Au terme d’un long entretien, le mensuel branché demandait à l’ex batteur de Soft Machine devenu, rappelons-le, paralysé suite à une chute, « Pour finir, savez-vous que votre album est déjà disponible illégalement sur Internet, plus d’un mois avant sa sortie ? » « C’est un peu effrayant » répondait Wyatt « parce qu’en ce qui me concerne, je n’ai que ça pour vivre. Je n’ai pas d’autres sources de revenus. C’est flippant parce que nous avons déjà dépensé beaucoup d’argent pour faire ce disque, et nous y avons consacré beaucoup de temps. Alors si les gens écoutent la musique sans l’acheter, c’est foutu ! »

Alors, à ces nouveaux rebelles qui s’imaginent combattre le business en téléchargeant gratuitement, calmez-vous, car derrière la musique que vous aimez télécharger, sans nécessairement d’ailleurs l’écouter, il y a des musiciens et des auteurs. Quant à ceux qui téléchargent le dernier Radiohead en échange d’une contribution volontaire qui tourne paraît-il autour de 4 Euros j’avoue m’interroger sur leur comportement. Rassurez-vous tout de même je ne vais pas pleurnicher sur le sort de Tom York qui, aux dernières nouvelles n’a pas encore abandonné ses droits d’auteurs à Oxfam ou Greenpeace et encore moins ses énormes cachets aux nécessiteux. 

Lyon, le 15 novembre 2007.

14/11/2007

Musée des moulages

medium_Musee_des_moulages.jpgGilles Pastor est au musée des moulages de la rue Rachais (Lyon 3ème) pour une série de manifestations qui s’inscrivent en résonance avec la Biennale d’Art Contemporain.

De retour d’un séjour à Salvador de Bahia, la résidence de Pastor au musée des moulages est en quelque sorte le prélude à son « Stormy Weather » qui sera présenté en juin prochain aux Subsistances. Pour ce qui concerne l’exposition proprement dite, qui débute demain, Gilles Pastor invite Pierre David pour ce que l’on pourrait appeler la seconde partie de « Rescapés » présentée jadis à la chapelle du lycée Ampère. « Dormir », c’est le nom de cette exposition, est visible jusqu’au 22 décembre prochain du mardi au samedi.

Ce soir, 14 novembre, c’est la performance de Pastor, « Forget-me-nots » qui sera présentée au public lyonnais. Quant à ceux qui souhaitent voir ou revoir « Lily, coq à Boches » la performance présentée l’hiver 2005 aux Subsistances, il leur faudra attendre le 29 novembre pour cette reprise unique.

Vous l’avez compris, tout ceci se chevauche à des horaires différents.

Pour se renseigner et réserver il convient de téléphoner au musée des moulages (04.72.84.81.12). Pour en savoir plus sur ces deux artistes il faut se tourner vers www.kastoragile.com Gilles Pastor) et www.pierredavid.net sans oublier l’un des producteurs de la manifestation, l'université Lumière Lyon 2.

Lyon, le 14 novembre 2007.

13/11/2007

"Jim"

medium_Jim_Harrison.jpg« Jim

Murmurant

A cheval

Emouvant

Dans la nuit de son âme

Ivre comme une tige

Que le monde étonne

Puis pris de vertige

Sous la grande étoile

Où il vit

 

Il sent dans son cœur

L’hérédité des Flynn

Ces voleurs de splendeurs

De concessions de mines

Entre Prince et Spring

Sur le grand domaine

Où toute la beauté prise

Sans fin se démène

 

Good night Jim

Never ou Such a night

Have lovers met…

/ … / »

Jean-Louis Murat, Album « Mustango », Labels, 1999.

Jim Harrison est aujourd’hui à Lyon invité par la Villa Gillet. A 18h, Gérard Collomb, maire de Lyon, va lui remettre la médaille de la ville au cours d’une cérémonie ouverte au public (s’inscrire au 04 72 10 30 30), à 19h30 il sera pour une rencontre événement animée par Fabienne Dumontet journaliste au Monde et enseignante à l’ENS-Lyon, à l’Institut des Chartreux (58, rue Pierre Dupont- 1er arrondissement). Merci à Guy Walter de la Villa Gillet, à Dominique Bourgois son éditeur et à Brice Matthieussent son traducteur.

Le dernier ouvrage de Jim Harrison, « Retour en terre », est actuellement sur les tables de nouveautés de nos librairies tout comme l’excellent « Jim Harrison de A à Y » de son traducteur français Brice Matthieussent. (Christian Bourgois éditeur).

Lyon, le 13 novembre 2007.

11/11/2007

On se lève tous pour Kate

medium_Kate_Nash.gifC'est mon disque de la semaine mais surtout la nouvelle découverte de la pop anglaise. Sous ses airs de Lolita superficielle avec ses robes bien sages, Kate Nash puisque c’est d’elle dont il s’agit, nous arrive en provenance du net forte de sa vingtaine d’années.

Ecoutez son hit « Foundations » c’est vraiment épatant. Intro au piano, batterie métronomique, phrasé mi-Morrissey, mi-Billy Bragg matiné Housemartins, c’est parti et ce n’est pas prêt de vous lâcher. Ce nouveau délice de la perfide Angleterre avec sa voix légèrement voilée, sa façon so-british de dire « Faoun da cheune ». Son accent à couper au couteau va je l’espère vous plaire.

Le reste de l’album comporte quelques pépites charmantes comme « Shit song », « Skeleton song » et surtout « Monthwash » et on se dit inévitablement que la petite ira loin pour peu que le show business lui prête vie.

Pour ne rien gâter Kate Nash est une vraie personnalité, le cœur ancré à gauche mais sans concession pour un Tony Blair qu’elle rejette. Cette enfant du labour qui entre peu à peu dans sa bulle, paparazzis aux fesses, couvertures de magazines par dizaines pourrait devenir le nouveau phénomène pop de cette fin de décennie à une seule condition, celle de conserver sa fraîcheur et sa délicieuse pêche. Mais là franchement ce n’est pas gagné. On lui souhaite pourtant de garder la tête froide, elle le mérite.

Lyon, le 11 novembre 2007.

 
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