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25/06/2008

Young est en Ville

Si tout va bien, ce soir ils seront tous à la Halle Tony Garnier pour assister au show de Neil Young. Tous. Les fans de la première heure qui écoutaient religieusement Buffalo Springfield, nous sommes en 1967-1968, ceux qui par la suite ne vont jamais lâcher le Canadien et qui, dès la sortie en 1969 du premier album solo, vouer un véritable culte à l’auteur de « Cinnamon Girl » ou « Down by the river ».

Arrivent ensuite ceux de la « Woodstock génération » qui découvrent un guitariste plein de hargne qui vient rejoindre Stephen Stills ( l’ex Buffalo Springfield), David Crosby (l’ex Byrd) et l’ex Hollies, Graham Nash. Dans le répertoire de CSN&Y, « Carry On », « Wooden Ships », « Ohio » devront beaucoup à Young, tout particulièrement sur scène.

La troisième vague qui s’identifie à Neil Young et plus particulièrement à son deuxième album solo, l’extraordinaire « After the Goldrush » a, pour les uns, comme titre fétiche « Tell me why », pour les autres « Southern Man » ou « Birds ». Nous sommes en 1970.

Le gros des troupes rejoint le mouvement deux ans plus tard, à la sortie du succès mondial, « Harvest », c’est la génération « Old Man », « The needle and the Damage Done ». Des fans qui par la suite auront des difficultés à suivre Young dans ses formidables et furieuses envolées électriques avec Crazy Horse. Une bonne partie sera perdue pour la cause. « Tonight’s the night » (1973) comme « Zuma » (1975) ne plaident pas pour leur retour au bercail car le parcours décousu et contradictoire de Neil Young les laissera de marbre.

Grand Frère du grunge, de « Rust never sleeps » à « Freedom » Neil Young va devenir dans les années quatre-vingt l’une des références pour une nouvelle génération musicale qui ne ratera pas le rendez-vous de ce soir.

Nous gardons tous en mémoire les deux derniers concerts du Théâtre antique de Vienne, en particulier celui qui fit passer les Foofighters pour un garage band approximatif et Alanis Morissette pour ce qu’elle est.

Depuis, Neil Young continue son noble cheminement. Les bons albums succèdent aux excellents et la sortie de quelques pépites des archives du loner redonnent de l’appétit aux plus anciens. Vous l’avez compris, Neil Young est ce soir en ville et vous ne pouvez pas vous faire porter pâle, la musique de Young étant toujours aussi jeune.

Lyon, le 25 juin 2008.

22/06/2008

Woodstower

AfficheWoods2008web.jpgJe vous connais, si je ne vous briefe pas aujourd’hui, fin août vous allez me dire « On savait pas ! ». Alors que la semaine prochaine j’entame mon légendaire abécédaire de l’été il faudra donc attendre le 23 août avec « W comme Woodstower » pour que je vous rappelle lourdement que les 29, 30  et 31 août se tient le festival Woodstower sur le Grand Parc de Miribel-Jonage.

Bon esprit, avec son soupçon de Stoïcisme et un engagement inoxydable, l’équipe de Woodstower relève, malgré les difficultés, un défi que vous aurez à cœur de défendre. Pas question donc de faire autre chose le dernier week-end d’août.

Les premiers éléments de la programmation viennent de tomber. Avec Keziah Jones et Groundation en têtes d’affiche, les woodstower assurent. Les Lyonnais seront particulièrement heureux de retrouver Amélie les crayons et les ignorants comme moi, Svinkels, un groupe dont je ne sais absolument rien. Infos supplémentaires au fil de l’été sur www.woodstower.com.

Lyon, le 22 juin 2008.

21/06/2008

Fête de la musique

1329642164.jpgJe vous parlais la semaine passée du DVD « La b.o. de Lyon » qui sera distribué lors de la fête de la musique, passons donc aujourd’hui au plat de résistance proprement dit.

L’ami Jean-Pierre Bouchard à la tête de la « Mission musique » de la ville de Lyon nous promet sur nos neufs arrondissements 300 heures de musique non-stop avec, pour cette édition 2008, une innovation intéressante puisque entre les scènes extra-longues (12 heures), les scènes détentes qui se veulent plus paisibles et parfois plus excentrées, et les balades en musique chacun devrait, en déambulant, trouver ces instants de bonheur et de découverte qui constituent depuis 2001 le pedigree de la fête de la musique lyonnaise.

Parmi les spots majeurs de la soirée notons le « Blow Stuff up » du Marché de Gros imaginé entre autre par Jarring Effects, Bee Records et BRK, quelques longues heures d’électro destinées à faire vibrer le 2ème arrondissement. A la Villa Chazière, autour de High Tone le « Dub Addict Sound System » devrait apporter aussi son lot de bonnes vibrations. Comme chaque année, l’équipe de Woodstower pose ses valises sur la Place Guichard et Dandelyon occupe l’amphi du pont de la Guillotière. Square Basoche dans le 5ème, BS Production propose une création multimédia et interactive, attention vous serez filmés. Cette année le 7ème arrondissement occupe le terrain avec pas moins de six scènes extra longues, « Pitch Da Pixel », « One Night in the Jungle # 4 », « Roarin’Lyon »…

A cela s’ajoute la scène pop-rock sur l’Ile Barbe (MJC de Saint-Rambert), le « Media Gone et pas mort » de la place Ambroise Courtois (8ème arrondissement) sans oublier la bossa nova (Passerelle du collège), les fanfares du Jardin Villemanzy, l’Afrique du côté de la rue Leynaud, le Jazz place des Jacobins et le sympathique concert des agents de la ville de Lyon sur la place de la bourse. Bonne fête de la musique, mais n’oubliez surtout pas de consulter le programme sur www.fetedelamusique.lyon.fr, c’est une question de survie au beau milieu de cette offre pléthorique. A noter par ailleurs, que des établissements comme le Ninkasi-Kao ou le Sirius sont également de la partie.

Puisque nous en sommes à la Fête de la musique notons que les "Têtes raides" associés au "Collectif Sauvons la culture" lancent un cri d'alarme pour l'occasion. Hier dans l'Humanité, Christian Olivier et Grégoire Simon s'expliquaient sur l'appel que l'on peut lire en page 2 du quotidien. En voici le texte:

L’APPEL DES TÊTES RAIDES

« Pas de fête sans musique ! Pas de musique sans culture ! Pas de culture sans nous ! 21 juin BOUM !
La culture, c’est des centaines de métiers, des millions de spectateurs et d’acteurs culturels.
La culture, c’est un patrimoine à entretenir, à transmettre et à construire !
La culture, c’est l’histoire de chacun, l’apprentissage de la différence et de la diversité, la construction de la liberté individuelle au travers d’expériences multiples et polymorphes, individuelles et collectives !
La culture fait reculer la peur, l’ignorance et l’exclusion !
La culture est préalable à la récolte, elle nécessite de l’attention, de l’opiniâtreté, de la quotidienneté, de l’investissement, du professionnalisme.
Quand l’État fixe des critères économiques de résultat à la culture, il renie sa mission d’intérêt général et de service public pour lequel il est élu.
Nous, professionnels de la culture, affirmons que nous ne laisserons pas démanteler notre histoire, notre passion, notre avenir, et que comme la santé et l’éducation, c’est l’affaire et l’intérêt de tous.
La culture, c’est le relais indéfectible des idées, des luttes et des combats ! La culture nous lie et nous tient ! Ne laissons pas les chacals brouter nos idéaux !
Le 21 juin, nous occuperons un cinéma, un théâtre, une salle de danse, un monument du patrimoine, nous manifesterons spectaculairement notre soutien à tous les exclus de la liberté et des droits pour converger vers la Cartoucherie de Vincennes, lieu d’expression vivant de la culture et de la citoyenneté ! »

Lyon, le 21 juin 2008.

19/06/2008

Les Invites

18752Un petit air d’été festif commence à se faire sentir. Alors qu’à Lyon « Les Intranquilles » se profilent, à Villeurbanne, dès aujourd’hui, « Les Invites » vont commencer à donner de la voix avec comme habitude un impeccable menu laissant, la part belle aux Arts de la rue. Impossible de rentrer dans le détail d’une programmation qui d’aujourd’hui à samedi constitue ce qui se fait de mieux dans l’agglomération en matière de spectacles sur l’espace public. Allez-y en famille, entre amis, chaque soir de 18h00 à 22h00, vous aurez la certitude de passer de belles soirées flirtant parfois avec la magie.

Les Invites c’est aussi des concerts le plus souvent proposés sur la scène du square de la Doua mais aussi le Parc de la commune de Paris. Là aussi il conviendra de faire des choix draconiens tant chaque soir de 19h à minuit passé la programmation est de qualité. Je vais donc comme d’habitude vous faire part de ce que je crois être une bonne pioche. On commence ce soir doucement mais tardivement par Balkan Beat box (01h00). Demain vendredi 20 juin, l’affaire est difficile dans la mesure où Rodolphe Burger débute à 22h15 au Square de la Doua et Zenzile à 22h00 au Parc de la commune suivi à 23h30 par le peuple de l’herbe (23h30).

Samedi 21 juin, tout en fréquentant les dizaines de scènes lyonnaises de la fête de la musique, je compte tenter une escapade en terres villeurbannaises pour un « Tribute to the Grateful Dead » imaginé par Dead Jazz Lionel et Stéphane Belmondo.

Le programme détaillé des Invites est accessible sur le site

Lyon, le 19 juin 2008.

16/06/2008

Les Intranquilles

intranquilles.jpgLa 7ème édition du Festival « Les Intranquilles » débute mercredi prochain aux subsistances. Au programme cette année le traditionnel coup de projecteur sur les arts du cirque avec Ronan Chéneau associé au metteur en scène David Bobee (Compagnie Rictus) pour « Cannibales » et « Warm » spectacle d’acrobaties d’Alexandre Fray et Frédéric Arsenault. Fray et Arsenault proposent également à partir des Météores de Michel Tournier, « Appris par corps » une création de la Compagnie « Un loup pour l’homme »

Changement de discipline et de registre avec « Vice /Versa » une adaptation théâtrale du collectif « Ildi ! Eldi ! » du célèbre roman de Will Self et le retour de Gilles Pastor (Kastör Agile) qui propose « Tempête à 54° Nord » de Derek Jarman.

Enfin le performer Sud-Africain Steven Cohen revient aux Subs avec « Close to the bone » un hommage à son frère (suicidé !) proposé sur trois dates.

S’il se déroule du 18 juin au 6 juillet le festival enchaîne ces spectacles à des dates différentes. Il est donc prudent de se renseigner au 04 78 39 10 02 ou sur www.lesintranquilles.net. Pass trois spectacles au prix de 21 Euros, cela ne se refuse pas.

Lyon, le 16 juin 2008  

15/06/2008

B.O. de Lyon

623035902.jpgComme chaque année depuis trois ans, la ville de Lyon édite un DVD intitulé « La B.O. de Lyon » destiné à promouvoir la jeune scène locale des musiques actuelles.
En 2008, c’est également le jour de la Fête de la musique que ce DVD d’une durée de 2h30 et édité à 4000 exemplaires, sera mis gratuitement à la disposition du public. Notons que très probablement cette année les abonnés Rhône-Alpins des Inrockuptibles recevront ce bel objet qui compile les genres musicaux les plus divers.
 
Voici la liste des artistes qui figureront sur la B.O 2008:
  • Jazz: Novox, Stéphane Vincenza Trio
  • Hip hop: Trepann, BARJ, Dialect, Scratch Bandits Crew, Kosh
  • Chanson: Hervé Lapalud, Duo Bab-L
  • World: Tram des Balkans, Ekoun Sekta, Matanga
  • Rock: Stereotypical Working Class, Leitmotiv’Blastik Pertran, Fun Carmen, Triste Sire, XX Mariani
  • Pop rock: PM’s Better, Red Castle Addiction, Suomi6, Celo
  • Electro: Para-lel, Cosmos 70, Mango Gadzi & No mad ?, Panda transport, Filastine, Siméo, Monsieur Hiii!
Lyon, le 15 juin 2008.

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12/06/2008

Franchement Jazz

225579132.jpgC’est ce soir que le festival de jazz de Francheville entre dans le vif du sujet avec le sextet de Jean-Jacques Milteau c'est-à-dire l’assurance d’une très bonne soirée teintée de blues, de soul et de country-rock. A noter que pour les petits, l’harmoniciste virtuose donnera un concert cet après-midi : une heureuse initiative.

Vendredi 13, Hocus Pocus repasse par ici et son hip-hop quasi jazzy mérite le détour ce  d’autant qu’avec sa dizaine de musiciens nombre de spectateurs du Fort du Bruissin devraient découvrir et apprécier la formation montante du hip-hop français.

Samedi 14, les Londoniens d’Incognito avec leur Jazz-Funk énergique partageront l’affiche avec Blinks un groupe tourné vers le jazz électro.

Pour accéder au Fort du Bruissin, bus 30 depuis la place Bellecour (destination Francheville Findez) – Vendredi 13 juin, navette gratuite jusqu’à 1 heure (retour Perrache). 

 

Beaune, le 12 juin 2008

11/06/2008

Sous-culture

1425219421.jpgEn particulier grâce aux Editions Amsterdam et à la Découverte, la diffusion en France du travail produit dans le monde anglo-saxon sur les « Cultural Studies » est entrain de connaître un légitime mais parfois tardif intérêt, dans notre pays.

Les éditions Zones, filiale de la Découverte, avec ses jaquettes si novatrices et si repérables sur les étals de nos librairies, publient quant à elles, « Sous-culture, le sens du style » de Dick Hebdige, un ouvrage sur les mouvements de mode au sein de la jeunesse britannique écrit en 1979 c'est-à-dire moins de deux ans après l’éclosion du mouvement punk.

Vous avez bien lu, cette étude sociologique écrite pratiquement à chaud remonte à 1979 et depuis il ne s’était pas présenté un seul éditeur dans ce pays pour la mettre à la disposition du public français. Sans commentaire.

Je ne peux bien entendu que recommander à ceux qui se passionnent pour la musique, la lecture de cet ouvrage, qui pâture l’Angleterre de la deuxième moitié des années soixante-dix en étudiant et analysant l’émergence du Punk non sans s’intéresser de près à « ses racines décolorées ».

La sous-culture musicale est, vous l’avez compris, au centre de ce livre et ceux qui exercent la profession de sociologue n’apprendront pas grand-chose même si Hebdige conduit son affaire loin du jargon universitaire ce qui est en soi un motif de grande satisfaction pour le lecteur. Ceux qui affichent quelques prétentions à s’intéresser à la jeunesse liront également avec profit ce livre fécond qui scrute « la circulation des signes et des identités qui traverse les sous-cultures ».

Professeur à l’Université de Santa Barbara, Dick Hebdige est avec Stuart Hall une des références de ces fameuses « Cultural Studies »

Dick Hebdige, « Sous-culture, le sens du style », zones, 13 euros.

Beaune, le 11 juin 2008.

10/06/2008

« Dansez Maintenant… »

1972816131.jpgEn 2006, ici même, j’avais plutôt dit du bien du « Mignonne allons voir… » De Marc Lambron consacré à Ségolène Royal. A l’époque ma fonction de chef à plume local de Désirs d’Avenir en avait surpris plus d’un. Aujourd’hui en 2008, Lambron, comme il aime le dire, reprend « sa promenade » en se frottant à l’incontournable Sarkozy. Son « Eh bien, dansez maintenant… » est, non pas à la hauteur du sujet mais bien à celle de son auteur. Sur un plan strictement littéraire, encore faut-il vouloir apprécier Lambron, on pourrait même dire que le Sarko est supérieur à Royal tant la lecture de son récit est aussi agréable qu’acide. Ce type est doué et malin. Bref le lecteur se la coule douce en lisant « Dansez maintenant… ».

Au milieu de la débauche d’ouvrages qui célèbrent la première année de règne de Sarkozy, il n’y a pas photo et celui-là à le mérite « de ne pas se la jouer ».

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09/06/2008

Zagdanski

6374623.GIFToute cette semaine, je suis en déplacement pour faire passer des examens du BTS. Je vais donc en profiter pour vous poster quelques billets relatifs à des livres et des lectures en vous demandant de me pardonner de m’extraire du quotidien de l’actualité. En gros si Sarko démissionne mardi et le Pape autorise l’utilisation du préservatif vendredi, il vous faudra attendre le week-end pour avoir mon grain de sel, et encore, ce n’est pas tout à fait certain.
Aujourd’hui je veux vous parler de Zagdanski, Stéphane Zagdanski, auteur d’un bon bouquin sur Debord intitulé « Debord ou la diffraction du temps » paru récemment.
Je sais qu’un tel titre peut faire fuir le plus peinard des lecteurs et pourtant Zagdanski signe peut-être là une des meilleures introductions à l’œuvre carabinée de Guy Debord. Pour tout vous avouer j’ai acheté ce livre parce que j’avais particulièrement aimé le bouquin « Pauvre De Gaulle » que l’auteur avait écrit il y a sept ou huit ans. Un brûlot anti-gaulliste à l’emporte- pièce pourtant brillant et fort amusant. Depuis je savais que Zagdanski avait écrit sur Céline, Proust et l’antisémitisme mais ces ouvrages n’avaient pas croisé mon chemin.
Précis, parfois chirurgical, Stéphane Zagdanski scrute l’œuvre et la portée de Debord avec une sorte de conviction contagieuse, au point que le lecteur se laisse emporter par le flot des arguments, des références et la fascination de l’auteur pour son sujet. Véritable traversée de la pensée politique des 19ème et 20ème siècles ce « Debord » est aussi un flash-back sur les fourmillements de l’après guerre, son lot d’illusions et d’errances.
Avec Debord, Zagdanski évoque la décolonisation, le stalinisme, les Brigades Rouges mais aussi Serge Lebovici, l’éditeur assassiné.
Ce livre qui n’oublie jamais de nous rappeler l’humour corrosif et le sens de la formule de Guy Debord est un régal dans la mesure où les candides dans mon genre se plongeront, guidés par Zagdanski, dans les écrits majeurs de Debord mais aussi les textes de l’Internationale Situationniste.
En 1970 dans une circulaire, Debord écrivait que « L’imbécile, surtout quand il est scandalisé, est une bonne caisse de résonnance ». Une fois dit que je ne suis pas scandalisé, j’aime à vous dire que j’accepte d’être une caisse de résonnance en espérant que ce billet vous donnera l’envie de lire ce « Debord » de Serge Zagdanski.
Serge Zagdansky, « Debord ou la diffraction du temps », Gallimard, collection blanche, 19 euros.
 
Beaune, le 9 juin 2008.

08/06/2008

Chère musique

2054223676.jpg
Il est temps, et parfois trop tard, pour planifier ses sorties musicales alors que l’été approche. Entre « Jazz à Vienne », « Y Salsa », « Les Nuits de Fourvière » et les dizaines de Festivals qui s’annoncent, les occasions de s’enivrer de musique sont nombreuses et l’opportunité de vider de vos économies votre Livret A une authentique réalité tant le prix des tickets semble à la hausse. Nous reviendrons au cours de l’été sur « Live Nation » qui est en passe de truster l’économie mondiale des concerts de rock pour le plus grand malheur de nos portefeuilles. En attendant, parmi les grands rassemblements musicaux, « Jazz à Vienne » nous permettra tout de même d’accéder à de grands concerts au prix d’une très légère augmentation, il convenait de le dire.
  • 13 et 14 Juin, « Nomade Festival » à l’Espace Dietrich de Bourgoin-Jallieu avec La Rue Ketanou, Burning Heads, The Tellers…Informations au 06 25 57 55 97
  • 25 Juin, Neil Young à la Halle Tony Garnier
  • 27 Juin, Tribute to James Brown à Vienne et Wilie Colon au Y Salsa Festival (renseignements au 04 78 39 52 78 et sur www.y-salsa.com).
  • 28 Juin, Y Salsa Festival, soirée « Timba Y Salsa »
  • 30 Juin, Herbie Hancock, Jazz à Vienne (renseignements sur www.jazzavienne.com)
  • 1er Juillet, Wayne Shorter, Jazz à Vienne
  • 3 Juillet, Cat Power, Nuits de Fourvière
  • 5 Juillet, Etta James (probablement annulée), Jazz à Vienne
  • 8 Juillet, La soirée de tous les tiraillements avec R.E.M (Nuits de Fourvière), ZZ TOP (Halle Tony Garnier) et Sonny Rollins (Jazz à Vienne)
  • 9 Juillet, Leonard Cohen aux Nuits de Fourvière, il paraît que des billets sont en vente à plus de 400 Euros sur e-bay, n’importe quoi ! Chick Corea / Return To Forever à Jazz à vienne
  • 11 Juillet, Marianne Faithfull aux Nuits de Fourvière
  • 12 Juillet, Youssou N’dour aux Nuits de Fourvière
  • 17 Juillet, John Butler trio, Richie Havens et Zen Zila aux côtes du Rock (Théâtre antique de Vienne) Renseignements sur www. Edorado.fr
  • 24 Juillet, Massive Attack, Nuits de Fourvière
  • 25 Juillet, Keith Jarrett, Nuits de Fourvière
  • 27 Juillet, Camille et The Do, Nuits de Fourvière

Lyon, le 8 juin 2008.

06/06/2008

Body

1393984074.gifL'exposition "Our Body » actuellement visible à la Sucrière (Lyon 2ème) commence à produire son lot de protestations constituée de 27 cadavres plastifiés et d’organes humains, le succès nord-américain de « Our Body » ne semble pas suffire à faire taire des opposants qui dénoncent tout à la fois le principe et la mise en scène d’une exposition qui se veut pédagogique et artistique.

Tout d’abord refusée par le Musée de l’Homme puis par la Cité des Sciences de la Villette, « Our body », malgré un jugement défavorable du Comité consultatif d’Ethique fait étape à Lyon grâce au concours d’un organisateur parait-il réputé comme producteur de spectacles.

Accusée par certains de « coloniale », de « zoo humain » voire même d’ « inspiration nazie » l’exposition est également dénoncée par des Universitaires, chercheurs, médecins et intellectuels qui lancent actuellement une pétition. D’autres s’interrogent aussi sur l’origine des cadavres qui pourraient provenir de République Populaire de Chine.

Je ne suis pas allé encore à la Sucrière mais j’avoue commencer à m’interroger sur la nature et l’utilité d’une telle exposition, même si en vérité nombre d’arguments échangés me paraissent parfois confus. Affaire à suivre.

Lyon, le 6 juin 2008.

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04/06/2008

Ploufeurs de tous les pays…

1804005820.jpgPloufeurs de tous les pays, unissez-vous ! En effet en ce jour du 4 juin 2008 nous célébrons la septième édition de la « Plouf économie » ce concept poétique mondial imaginé par l’artiste Lyonnais Philippe Moncorgé.
Les habitués de ce blog doivent se souvenir de quoi il s’agit puisque, l’an dernier, quelques-uns s’étaient permis de s’inquiéter de ma santé mentale à propos de mon soutien inconditionnel à la Plouf économie, mais qu’est-ce-que la Plouf économie ?
Il s’agit de lancer un caillou dans l’eau afin d’affirmer un acte gratuit, généreux et poétique dont l’objet est tout simplement de faire des ronds dans l’eau. Bref un acte convivial, déconnecté de la tyrannie des marchés et destiné, selon la terminologie même de son concepteur, « d’inventer une économie poétique mondiale ». Ce soir ces joyeux ploufs se produiront à 20h08, heure locale et jusqu’au couché du soleil. Chacun aura la possibilité de faire ainsi des ronds dans l’eau c'est-à-dire de produire un acte gratuit par excellence.
Lyon sera le centre de ce mouvement puisque avec l’aide de la ville, Philippe Moncorgé inaugurera le 1er lieu ploufique pérenne, une première mondiale.
Ploufeuses et ploufeurs lyonnais, se réuniront donc sur les quais de Saône, au niveau de la place port Neuville (1er arrondissement) en aval du pont de l’homme de la Roche pour lancer en musique et dans la joie de petits cailloux mis à disposition par les services techniques de la ville de Lyon. France Inter et singulièrement Eric Lange rendra compte de cette première mondiale symbole du désintéressement (« Allo planète », 23h30 – 00h30).
Amis d’ailleurs, vous pouvez vous joindre à cet évènement planétaire puisque Brighton (sur le Pier), Dublin (depuis le Millenium Bridge), San-Francisco (Pier 5), Rome (Quai Château des Anges) mais aussi Pékin, Montréal, la Belgique, le Maroc, l’Argentine… s’associent à cette journée mondiale.
En France, si vous croisez du côté de Brest, Avignon, Annecy, Perpignan, Bordeaux… la plouf économie vous ouvre les bras ce soir à 20h08.
Renseignements sur www.ploufeconomie.net

Lyon, le 4 juin 2008

02/06/2008

Formidable

1896805672.jpgJack Lang est formidable. En début de semaine passée, interrogé sur la Palme d’or Cannoise de Laurent Cantet, c'est-à-dire le film « Entre les murs » qu’il n’avait pas vu, il a tout de même expliqué que c’était une pierre dans le jardin de Darcos.
 
Jack Lang est tout aussi formidable quand dans une interview donnée à « Voxpop » il conclue en disant, « Ce n’est pas à moi de le dire, mais j’entends parfois de la bouche même de certains artistes, que l’on me regrette ! »
 
Jack Lang est encore plus formidable quand au cours du même entretien il dit, « Je crois avoir contribué à faire reconnaître une véritable culture techno dans ce pays. Je me suis engagé pour le rock, le rap, le raï » ou bien « Si NTM a été incorporé dans la vie artistique de ce pays, j’y suis un peu pour quelque chose ».
 
Cela étant « Voxpop » renoue avec ces longues interviews pratiquées jadis par les Inrockuptibles (le mensuel). Ce n’est pas plus mal et Jack Lang est vraiment un bon client. Je vous engage donc à lire la dizaine de pages en question. C’est sympathique et intéressant. Vous y apprendrez que Bernard Lavilliers venait souvent prendre un pot au Ministère, que Jack aime les interdits et plus sérieusement des réflexions judicieuses sur Malraux, l’art, la culture et la gauche. Bien que parfois trop formidable, on l’aime bien ce Jack Lang !
« Voxpop », n°4, mai - juin 2008, 5 euros en kiosques.

Lyon, le 2 juin 2008

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01/06/2008

Christian Bourgois

christian-bourgois.jpgAujourd’hui séances finales des « Assises du Roman » qui se tiennent depuis lundi aux Subsistances.

David Peace dont le « 44 jours » chez Rivages vient de sortir (à lire cet été), Jacques Henric auteur de Politique (Le Seuil) et compagnon de l’ex-sulfureuse Catherine Millet, Dennis Cooper qui fait Salopes chez P.O.L (c’est pas un métier !) sans oublier Alain Fleisher (« L’amant en culottes courtes ») sont de la partie.

Je voudrais aussi vous convaincre d’aller écouter Michel Piccoli qui lira Susan Soutag afin de rendre hommage à Christian Bourgois ce magnifique éditeur qui s’en est allé cette année. Allez sur Google et tapez le nom et vous en saurez beaucoup sur ce formidable Monsieur Bourgois dont l’itinéraire personnel et littéraire mériterait incontestablement d’être écrit. Je voudrais ici reprendre l’extrait du discours de Christian Bourgois lors de la réception du Prix Merito éditorial 2007 pour tenter de résumer une vie au service des livres de la littérature et des libertés (extrait repris du programme des Assises

« Un véritable éditeur dit plus souvent non que oui. Ceci dit, une de mes grandes satisfactions d’éditeur est de constater dans mon catalogue la présence régulière et répétée d’un auteur : ce compagnonnage au fil des années, même s’il ne nous met jamais à l’abri d’une brusque rupture, parfois violente, toujours désolante, est l’indice d’une réussite partagée, et parfois aussi la marque d’une amitié confiante patiemment construite, de livre en livre. (…)

Mon catalogue c’est ma vie, ai-je parfois dit, avec un peu d’emphase certes, mais je le crois profondément, tant il est vrai que les quelque 4000 ouvrages publiés sous mon nom depuis 1966 me donnent un sentiment de fierté que je ne peux vous cacher aujourd’hui en m’adressant à vous, qui me faites le grand honneur et l’immense plaisir de récompenser ce travail »

Christian Bourgois.

 

Lyon, le 1er juin 2008.
 
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