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10/10/2008

Blair (Eric)

GeorgeOrwells.jpg

Je ne sais pas vraiment si les voyages forment la jeunesse mais la nécessité de voyager nous conduit tous à lire et ce n’est pas le plus mince des plaisirs. Ce matin, je suis à Brest, capitale pour deux jours des Communautés Urbaines Françaises, je vais donc vous dire quelques mots d’un écrivain nommé Eric Blair plus connu sous le nom de George Orwell.

Orwell est entrain de connaître un regain d’intérêt et ce n’est pas pour me déplaire. Déjà, il y a quelques mois de cela, les éditions Plon republiaient dans une version très légèrement augmentée le « Orwell ou l’horreur de la politique » de Simon Leys, un bref mais intéressant essai indisponible depuis des années. Aujourd’hui c’est au tour des éditions Agone de remettre Orwell sous les projecteurs de l’actualité en proposant « A ma guise », le recueil des chroniques de George Orewell publiées de 1943 à 1947. Au fil des semaines, l’écrivain y aborde les thèmes d’actualité les plus divers. Même si souvent, misère, difficultés du quotidien, guerres, empire britannique sont les sujets de prédilection d’Orwell, le chroniqueur parle aussi avec répétition, du racisme, des médias, du nationalisme et bien des faits de l’actualité de l’époque qui rendent comptent de l’humanité d’un écrivain qui tout en se réclamant du socialisme n’en dénonçait pas moins les caricatures autoritaires qu’il maudissait.

Lire ces chroniques est chose passionnante mais aussi une manière de se convaincre définitivement du fait qu’Orwell ne peut se résoudre à « 1984 », au génial « Animal Farm » ou à la seule guerre d’Espagne.

Comme l’indique Simon Leys, Orwell avait dit que « ce qui fait que les gens de (son) espèce comprennent mieux la situation que les prétendus experts, ce n’est pas le talent de prédire des évènements spécifiques, mais bien la capacité de saisir dans quelle sorte de monde nous vivons ». Je souhaite à nombre de mes camarades socialistes qui au moment de préparer un congrès aiment tant par pure tactique s’extraire du réel et des contingences de ce monde, de lire ces chroniques. Ils y découvriront un humaniste jamais animé par la haine mais aussi le bonheur de lire un grand écrivain.

> George Orwell, « A ma guise », éditions Agone, 26 euros.

Brest, le 10 octobre 2008.

09/10/2008

Ca valse !

Ca valse !.jpgLes Subsistances proposent dès demain soir leur premier week-end de la saison avec un « ça valse ! » qui accueille une kyrielle de spectacles venus d’Europe et en particulier de Vienne (Autriche).
Performances, danses, cinéma, théâtre et cirque sont comme nous en avons désormais l’habitude au programme pour un tarif plus qu’accessible.
A noter qu’également demain « l’avant week-end » se termine et si vous souhaitez assister au dernier « Théâtre en immeuble » il convient de se rendre au 42, rue de la Madeleine (7ème arrondissement) à 16h et 18h pour assister à des prestations de comédiens qui, dans les cages d’escalier, les sous-sols ou les ascenseurs, hantent l’immeuble (Magali Chabroud –Compagnie Biöffique, gratuit mais sur réservation).
Depuis Brest, je me risque à vous proposer ma modeste sélection sachant que face à ce pléthorique programme il est illusoire de tout dévorer. Côté danse, je suis assez tenté, samedi et dimanche, par le spectacle de Chris Haring, « Mode Française » qui associe stylistes et chorégraphie autour du thème du vêtement et de l’identité. De vendredi à dimanche, impossible de se passer du « Solo wyn » de Thomas Lebrun improvisé sur des tubes éternels et des B.O. de films. Enfin le cirque se taille une belle part du programme de ce week-end des Subsistances. Parmi ceux des « Colporteurs », de Christophe Huysman ou de Makadam Kanibal, je compte choisir le spectacle « Ali » de Mathurin Bolze et Hedi Thabet (vendredi 21h15, samedi 19h30 et dimanche 16h30).
A propos de Brest, je vous confirme que Miossec ne traine plus dans les rades (de la rade) mais puisque nous parlons « cafés », sachez que demain soir, Jean-Philippe Ramos est au « Kraspek Myzyk » pour son spectacle « The chansons of Robert Wyatt et moi… »

Ramos Robert Wyatt.jpg
  • > KRASPEK MYZYK, 20 Montée Saint Sébastien, 1er arrondissement, 10 octobre 20h30.

Brest, le 9 octobre 2008.

06/10/2008

22 Vla Kiblind

Kiblind 22.gifEn ce début d’automne la classieuse et toujours gratuite revue lyonnaise « Kiblind » fait peau neuve. Maquette aérée, titrage efficace, nouvelles rubriques, pagination king-size, le nouveau Kiblind sera désormais diffusé à Saint-Etienne et Grenoble. Comme on dit du côté des constructeurs automobiles à propos des « petites urbaines » Kiblind « new look » a tout d’une grande revue.
Au menu de ce numéro 22 (octobre-novembre), du graphisme avec les affiches en compétition dans le cadre du prochain festival lyonnais de hip-hop « l’original », quelques photos issues de « Lyon septembre de la photographie », les « 7 péchés capitaux » de Pitaya Design et ses tablettes de chocolat. Le fond est également particulièrement en forme avec quelques pages sur les friches culturelles, la « demeure du chaos », une nouvelle rubrique « Globe » consacrée cette fois-ci à Bogota pointant aussi quelques curiosités artistiques et culturelles en Corée du Sud, Galice ou Australie.
La mode fait aussi son entrée avec un cahier adhoc particulièrement réussi et la présentation du fameux « Pass Kiblind » est désormais l’objet d’un focus rédactionnel très utile.
Comme vous le savez, « Kiblind » est disponible chez bien des commerçants et lieux culturels, à vous de ne pas trop tarder pour vous procurer l’un des 20 000 exemplaires diffusés.
En association avec les « Nuits Sonores » le lancement du nouveau Kiblind et du guide des musiques électroniques Rhône-Alpes est prévu le 23 octobre à la plateforme du quai Augagneur. Au programme de cet « Echo sonore » numéro 60, Datsu, Nil, We are Terrorists et Major Klent (prévente 7euros et 9 euros sur place).

> Télécharger la revue

Lyon, le 6 octobre 2008.

06:42 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : kiblind, magazine, revue, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/10/2008

Flash back

John Mayall.jpgCe soir à 20h45, au foyer Laurent Bouvier de Salaise-sur-Sanne en Isère, un revenant vient hanter nos mémoires puisque John Mayall est invité par Salaise Blues Festival pour un concert dont il partage l’affiche avec Jean Sangally.

Me concernant, cela fait près de trente ans que le sort de John Mayall m’indiffère et en écrivant cela, je dois vous confesser que je suis plutôt injuste. Avec plus de 50 albums sur plus de 40 ans de carrière, le compteur tourne pour Mayall. Depuis la préhistoire des Bluesbreakers, l’anglais a vu défiler en sa compagnie les Eric Clapton, Peter Green, Mick Fleetwood et surtout, à mon goût, Mick Taylor magnifique guitariste injustement relégué à un rôle d’intérimaire au sein des Rolling Stones.

La ventripotente discographie de John Mayall offre, à mon humble avis, une petite pépite, aujourd’hui fourguée pour une poignée d’euros par Universal. Il s’agit de « Blues From Laurel Canyon » datant de 1968 enregistré, vous l’avez compris, avec le brillant Mick Taylor. Ecoutez à nouveau « Walking on Sunset », « Laurel Cayon home », « Medicine man », « The bear » (une pensée pour Canned heat) ou « Fly Tomorrow », vous constaterez que ce bon vieux John vaut mieux que les ricanements de certains.

John Mayall est donc ce soir au fin fond de l’Isère. On peut se renseigner en téléphonant au 04 74 29 00 80 ou en se rendant sur www.salaisebluesfestival.fr

Lyon, le 4 octobre 2008.

29/09/2008

Naming

Alain_Fleisher.jpgIl y a parfois des petits détails qui nous interpellent sur le cours des choses. Voyez cette rentrée littéraire. Deux bouquins touillant réel et fiction se taillent un petit succès qui laisse prévoir le pire. Leur point commun, les Rolling Stones. Le premier s'intitule "Keith me" et le second "Petit déjeuner avec Mick Jagger". Au delà du fait qu'ils transpirent tous deux des procédés moisis sur une grosse centaine de pages, ces deux dispensables ouvrages truffés de références stoniennes à doses jamais homéopathiques ne peuvent que nous interroger sur le fait que deux éditeurs, à priori sérieux, puisqu'il s'agit de Stock et l'Olivier, prennent le risque en des temps si difficiles de jouer leur crédibilité dans de pareilles opérations. Demain si on nous proposait sur les étals de nos librairies un "chez Monop' avec David Bowie" ou "l'Amant du comptable de Yoko Ono" cela ne serait pas pour me surprendre.

Alors si vous aimez les noms, les vrais noms et que vous voulez vous perdre dans un bouquin, un vrai bouquin, plongez en apnée dans un vieux Filofax élimé pour vivre une véritable aventure littéraire, celle du "Carnet d'adresses" d'Alain Fleischer. De Avelle (Noëlle), femme oubliée dont seuls les noms et prénoms caressent encore les oreilles de l'auteur à Zvenigodsky, professeur d'arts graphiques, privé quant à lui malencontreusement de prénom, Fleisher nous entraîne dans un feuilletage mêlant souvenirs du réel et oublis comme ce Bonnemaison (Michel) qualifié par l'auteur de "Sans logis dans (sa) mémoire" ou ce Brieffel (Roby), copain de lycée qui convoque automatiquement le souvenir du vieux professeur Warguier qui à l'époque, déjà si abîmé par l'âge, faisait faire cinq fois de suite la même dictée d'allemand à ses élèves. La succession de noms de personnalités et d'anonymes dans ce répertoire est un vrai bonheur pour le lecteur devenu quasi voyeur de l'intimité de Alain Fleischer. Le "Carnet d'adresses" était ma délectation dominicale au point que le "Rock'n'roll" de François Bon est encore en souffrance. C'est dire!

  • > Alain Fleischer, "le Carnet d'adresses", le Seuil, 21 euros.

Lyon le 29 septembre 2008.

28/09/2008

Cash-cash

Les temps sont difficiles, non seulement pour les cafés et restaurants, mais aussi pour le spectacle. En fondant, le pouvoir d’achat provoque des difficultés pour les nombreuses salles qui accueillent des concerts. Les locations sont essoufflées, les annulations nombreuses, les salles rarement bondées. Comme à mon habitude, je vous suggère quelques concerts pour cet automne en sachant que dans la plupart des cas c’est votre portefeuille qui aura le dernier mot.

  • . 13 octobre, l’épatante Suzanne Vega passe par la salle Molière (1er arrondissement) dans le cadre de sa tournée unplugged. Une occasion rare de retrouver la talentueuse américaine.
  • . 28 octobre, le jazz fait son retour à l’auditorium (3ème arrondissement) avec le soutien de « Jazz à Vienne ». Le trio de Joshua Redman est une excellente entrée en matière sachant que Liz Mc Comb se produira en décembre pour trois dates avec l’Orchestre National de Lyon.
  • . 8 novembre, toujours à l’auditorium, Bernard Lavilliers fait étape à Lyon et ce concert très attendu devrait ravir les fans du stéphanois et convaincre les autres que Lavilliers sur scène est toujours un plaisir renouvelé.
  • . 14 novembre, après son magnifique concert à l’auditorium au printemps dernier, Alain Bashung nous revient, cette fois là à la Bourse du Travail (3ème arrondissement), avec la tournée « Bleu Pétrole ». A ne pas rater.

D’ici quelques jours je reviendrais sur l’activité de Mediatone qui programme au Ninkasi Kao un étonnant rendez-vous autour de leur groupe fétiche Fake Oddity mais aussi sur la programmation cousue-main de la formidable Epicerie Moderne de Feyzin.

Puisque j’évoquais les douleurs de votre porte-feuille, sachez que cette saison, à des dates encore nomades, Sir Pal McCartney et Metallica se produiront à la Halle Tony Garnier. En attendant d’en savoir plus, il convient de faire des économies.

Lyon, le 28 septembre 2008.

27/09/2008

Radio Kill the …(air connu)

Micro-europe1.jpgSi j’en crois les études relatives aux structures d’audience des radios, à un an près, je devrais être l’incarnation de l’auditeur moyen d’Europe 1. La lecture de cette information m’a mis, pour tout vous avouer, un sacré coup de bambou derrière les oreilles. Vous vous rendez compte ce que serait mon calvaire si tel était le cas. Réveil avec Fogiel, matinée avec Drucker, le midi avec Morandini. Re-Drucker avec Marie sur le coup de 18h00 et Alexandre Ruiz, l’ex bel hidalgo de Canal pour le foot en soirée. Voilà le régime que voudrait m’imposer Alexandre Bompard le nouveau « Lagardère boy » qui vient de prendre à la hussarde la station, virant au passage Elkabbach, une action de salut public dont je dois dire qu’elle mérite médaille.

Cela étant Elkabbach n’est pas le seul à avoir été chassé par ce surestimé énarque tout auréolé par son passage paraît-il brillant au service des sports de Canal. Une des rares lueurs d’intelligence de l’antenne qui occupait la saison dernière le milieu d’après-midi s’appelle Fréderic Taddei. Le voilà assigné à résidence le samedi matin pendant une petite cinquantaine de minutes. Excellent interviewer et passionné de culture, Frédéric Taddei faisait probablement tâche dans ce foutu paysage radiophonique qui aime tant nous gaver les après-midi de talk-show cheap destinés, si on retient bien l’explication, à ces fameuses ménagères qu’ils imaginent écervelées.

Moi qui suis pile dans la moyenne arithmétique de l’auditoire supposé être celui d’Europe 1, donc légitime, je dis à ce Monsieur Bompard qui a fait ses classes dans le cabinet de François Million, que je lui laisse ses Fogiel, Drucker et autres Morandini.

Taddei c’est donc ce matin à 11h00 sur Europe 1. A vous de changer de station dès midi.

Lyon, le 27 septembre 2008.

26/09/2008

Flytox

carre_lamouche_3.gifComme à son habitude, avec sa fougue, le patron et éditorialiste de Lyon Mag, Philippe Brunet-Lecomte, ne fait pas dans la retenue en publiant ces jours-ci, « La mouche », une sorte de journal destiné à rendre compte de « l’année de galère » qu’il vient de connaître. Vous vous en doutez, l’ouvrage est pour l’essentiel centré sur les agissements de ce Monsieur Latouche, PDG de Fiducial, qui désire croquer le magazine lyonnais sans jamais comprendre que la force d’un titre de presse c’est sa rédaction, celle de Lyon Mag étant disposée à résister.

D’entrée, Brunet-Lecomte nous explique les limites qu’il fixe à ses propos. Ici pas question « d’objectivité ». L’auteur n’hésitant pas à admettre que les siens peuvent engendrer de « l’injustice », une « totale absence de prudence » et parfois même du déraisonnable. Ce bouquin tonique et enlevé, chapitré de manière nerveuse, est un réquisitoire contre celui que l’équipe de Lyon Mag appelle « La Mouche » désignant ainsi le PDG de Fiducial accusé de tourner autour du mensuel lyonnais depuis des mois.

Cela étant Philippe Brunet-Lecomte s’évade aussi au fil des pages vers des jardins plus personnels parlant avec une certaine affection de sa rédaction et plus particulièrement des deux piliers que sont Lionel Favrot et Thomas Nardone. Il évoque aussi ses rencontres, ses amis et ses « ennemis », sa famille, ses avocats mais aussi maintes institutions et personnalités lyonnaises. Sorte d’objet littéraire pas totalement identifiable, à mi-chemin du journal et de la chronique, tantôt mouvement d’humeur, tantôt analyse journalistique froide et réaliste, cette « Mouche » a le mérite de faire le point sur cette année « horibilis » mais aussi d’inviter le lecteur à trabouler dans la vie publique lyonnaise. Ceux qui dévorent le blog de l’auteur et ses éditos à la hussarde retrouveront un Philippe Brunet-Lecomte offensif, ceux qui craignent au contraire ses envolées héroïques auront la possibilité de découvrir un auteur toujours aussi en verve mais parfois apaisé. C’est probablement là l’immense avantage des livres. Celui-ci est théoriquement disponible dans le réseau des diffuseurs de presse. N’hésitez pas tout de même à informer votre kiosque ou maison de la presse préféré de la parution de cette « Mouche » pas toujours disponible en rayon.

Lyon, le 26 septembre 2008.

23/09/2008

Ciccone, si riche et si méchante

Christophe Ciccone.jpgAujourd’hui je fais dans le sur-mesure. Si vous n’envisagez pas de devenir à brève échéance une star internationale riche comme crésus, ou bien frère d’une rock star, revenez demain sur ce blog. Si par contre, dans vos rêves les plus fous, l’idée d’être adulé(e) par des foules en délire, de posséder quelques poignées de villas et de vivre dans la jet-set vous titille, alors ce billet devrait être utile.
Je vous parle donc aujourd’hui du bouquin du frangin de Madonna, Christopher, et vous verrez qu’au milieu de tant d’opulence et de réussite, avoir un frère peut s’avérer être une source de soucis voire de problèmes.
Le frère en question s’appelle donc Christopher ou plutôt Christopher Ciccone. Autoproclamé danseur, peintre, décorateur, galeriste, designer…en vérité le frère de l’autre n’a qu’une seule qualité, être le frère de la madone, en aucune façon celui d’être écrivain.
Je ne fais pas le malin en disant cela car le bouquin du Ciccone ne vous apprendra pas grand-chose sur la Ciccone mais beaucoup sur lui. Pour aller droit au but, si être le frère de Madonna n’est pas facile tous les jours sachez qu’avoir Christopher pour frangin n’est pas non plus une partie de plaisir. Même si être le frère de Madonna est un vrai job, paraît-il mal payé, la lecture des mémoires de Christopher devrait enfin vous persuader que ce garçon, qui n’existe qu’à travers sœurette, fait vraiment pitié tant notre homme est sous perfusion affective et financière. Son « Ma sœur, la plus grande Star du monde… » (Edition du Toucan) est le témoignage d’un chemin de croix sur 370 pages d’autant plus difficile que la Ciccone ne lâche pas facilement les dollars à fréro et que celui-ci se venge en balançant quelques salves de méchancetés.
Pétée d’argent, markétée jusqu’au bout des ongles, on mesure souvent à la lecture de l’ouvrage que la madone n’est pas très facile à vivre mais on se dit aussi que quitte à se trimballer le Christopher, Madonna devrait une bonne fois pour toute lui verser une rente mensuelle et à vie histoire d’avoir la paix.
Attention, chez les Ciccone, il n’y a pas que Madonna et Christopher. Il y a aussi les mecs de Madonna qui, pour certains d’entre eux, font loucher le frère. Mais là n’est pas le plus important car dans la famille Ciccone il y a le beauf de Christopher, l’officiel de la sœur, je veux parler de Guy Ritchie. Il faut dire que le talent du Guy se limite lui aussi a être l’époux de Madonna et Christopher se laisse aller parfois à tailler quelques costards au beauf dont, je le rappelle, la trace qu’il laissera dans l’immense histoire du cinéma devrait être aussi épaisse que la tranche de lard dans certains sandwichs de Mc Donalds.
Au bout du compte et à bien y réfléchir, si vous-même, n’aspirez pas à devenir frère de Madonna, ce bouquin n’est pas essentiel. Cela étant je veux tout de même vous dire, et vous pouvez me croire, que ce type est attachant. De là à mettre 20 euros dans son bouquin il y a de la marge.

  • >Christopher Ciccone, « Ma sœur, la plus grande star du monde… », Editions du Toucan, 20 euros.

Lyon, le 23 septembre 2008

20/09/2008

Patrimoine

2039296503.jpgEn décidant, lors du précédent mandat, de faire des journées du patrimoine un évènement d’agglomération, Gérard Collomb a tapé dans le mille tant la réussite de l’initiative est totale. Il suffit pour s’en convaincre de consulter le programme impressionnant édité par le Grand-Lyon (www.grandlyon.com/jep) concernant la présente édition 2008.
En effet, aujourd’hui et demain, des centaines de visites sont proposées à notre curiosité. De l’ancienne usine Rhône-Poulenc de Vaulx-en-Velin à la croisière « découverte du patrimoine au fil de l’eau » (Lyon-Collonges) en passant par les « Coulisses du métro » (dépôt de la soie) ou de France3 Rhône-Alpes, les occasions d’effectuer quelques retours « chocs » vers le passé ou de déambuler sur les chemins des « utopies réalisées » (Eveux, Givors, Villeurbanne…) ne se comptent pas.
Cette édition 2008, en mettant aussi l’accent sur « Lyon, génie de la technique », permettra à de nombreux « Grand » Lyonnais de mieux percevoir la place des André-Marie Ampère, Marius Berliet, Claude Dorothée et Jouffroy d’Abbans sans oublier Joseph Pernet-Ducher et la tradition rosiériste lyonnaise.
Les Journées Européennes du Patrimoine, 20 et 21 septembre 2008.

Renseignements auprès du Grand Lyon.

Lyon, le 20 septembre 2008

19/09/2008

Heureux

francois Hollande.jpgDifficile d’écrire que rien ne va plus au P.S. mais force est d’admettre que ça ne va pas fort et que demain les choses pourraient aller encore plus mal. A quelques jours du dépôt des motions il faut dire que lassitude, soupirs et parfois même résignation dominent parmi nombre d’adhérents. Au milieu, mais pas forcément au centre de tout cela, il y en a un qui semble heureux, c’est François Hollande.
Certains d’entre vous, peu informés de la zoologie interne du Parti Socialiste, doivent se dire qu’il a bien raison d’être heureux. Pensez-donc, après plus de dix ans à la tête du PS, l’idée d’en finir avec tant de moments pénibles justifie le port ostentatoire du sourire. J’imagine même que vous êtes quelques-uns à ne pas hésiter comme moi à saluer un parcours plus qu’honorable et à lui souhaiter de pâturer quelques sous-bois corréziens à la recherche de cèpes en attendant des jours meilleurs. François Hollande est heureux, c’est un fait, mais sa satisfaction et sa motivation se nichent loin des forêts corréziennes. François Hollande est heureux parce qu’il se rêve toujours à la manœuvre aujourd’hui comme en 2012.
En rejoignant Bertrand Delanoë, l’homme qui sait murmurer aux oreilles de Jospin, Rocard et Vaillant, François Hollande a fait un choix que l’on connait bien dans le milieu du sport de haut niveau. Lui qui est passionné de football sait bien que le moment le plus difficile dans une carrière c’est de choisir le moment opportun pour la stopper. Ce moment crucial, vécu souvent comme un drame, on l’appelle « La petite mort ». Rien de macabre dans cette formulation qui a pourtant le mérite d’en dire long sur cette folle espérance qui consiste à penser que l’on est toujours au sommet de son art alors que la fatigue est bien installée dans les jambes.
Comme d’autres, j’ai toujours appuyé François Hollande, j’ai toujours salué son travail et fait valoir ses qualités et sa sympathique personnalité mais aujourd’hui, alors que son devoir est de se situer au-dessus de la mêlée, son comportement me peine sachant que si d’aventure son alliance avec Delanoë se trouvait majoritaire, cela en serait terminé de ses légitimes rêves Elyséens.
François Hollande mérite mieux qu’un avenir à la Jeannie Longo sûrement pas un sort à la Armstrong et par les temps qui courent il devrait s’inspirer plutôt d’un certain Yannick Noah.

Lyon, le 19 septembre 2008

18/09/2008

Dans le besoin

Bamby.gifDepuis hier après midi 17h et des poussières, Marseille est donc la ville retenue pour être Capitale Européenne de la Culture en 2013. La proclamation du résultat était tout juste faite au Musée d’Orsay que le Maire de Marseille était déjà, quant à lui, rue de Valois pour délivrer avec la Ministre de la culture sa joie communicative. Premier enseignement, Jean-Claude Gaudin est un rapide.

Deuxième enseignement, et il devrait interroger les uns et les autres, on vient d’inventer pour l’occasion une nouvelle génération de concours. Il faut dire que même quand Danone et Cadbury organisent des concours un minimum d’encadrement des critères est obligatoire. Tel n’est semble-t-il pas le cas pour ce qui concerne le choix d’une Capitale Européenne de la Culture. D’ailleurs en lisant la presse hier matin on pouvait légitimement s’interroger sur ce qui fondait le choix de Marseille plutôt que celui de Bordeaux, Toulouse ou Lyon. Il semblerait que le critère mis en avant, mais jamais revendiqué tout au long du parcours, est assez simple. C’est la ville la plus « dans le besoin » qui devait l’emporter. Que les autres s’écartent. Que Juppé, Cohen et Collomb passent leur chemin, il s’agissait de donner un coup de pouce à un Gaudin à la tête d’une cité qui, si on en croit le jury, n’avait pas les moyens de mener à bien son projet. Choisir la ville qui en a le plus besoin ne me pause à priori aucun problème. Encore fallait-il l’afficher. Le troisième enseignement est, vous vous en doutez, beaucoup plus intéressant. Avec sa fausse candeur Madame Albanel nous livre l’essentiel du problème. En déclarant que le projet de Marseille « correspond à un Engagement de l’Etat » le doute s’insinue. Robert Scott, président du jury, en précisant que le choix de la ville de Marseille avait été fait «  à condition que l’Etat apporte les aides de financement prévues dans le dossier » il confirme notre interrogation et un contexte louche.

En vérité, Marseille est une ville que nous aimons et nous ne serons pas les derniers à nous rendre de temps à autre dans la capitale phocéenne pour assister aux manifestations programmées mais par pitié que jury et autorités gouvernementales ne se compliquent pas la vie pour nous expliquer ce qui fonde leur choix. Marseille est une ville qui méritait le titre mais n’avait pas nécessairement les moyens de se l’offrir. Parce que ce choix est compatible avec ceux de l’Etat, Marseille est depuis hier désignée Capitale Européenne. Qui plus est avec un Maire qui va aussi vite nous sommes tous certains que ce choix est le bon. Ce ne sont pas Juppé, Cohen et Collomb qui vont me contre-dire.

Lyon, le 18 septembre 2008.

15/09/2008

Imagine

Dans un effort louable de s’ouvrir sur le rock’n’roll et donc peut-être sur la jeunesse, « Lyon Citoyen » l’excellent mensuel d’information de la ville de Lyon nous propose, en guise d’illustration de la « Une », un pastiche de l’album des Beatles « Abbey Road » sous titré « Imagine 2013 » afin d’attirer l’attention des Lyonnais sur la candidature de la ville au titre de « Capitale Européenne de la Culture ».

Lyon Citoyen 0908.jpg

Je veux bien admettre que pour montrer la légitimité de la ville de Lyon de succéder à Liverpool, actuelle Capitale européenne de la culture, il convienne d’adapter le visuel d’ « Abbey road », le seul problème est que le titre « Imagine » ne figure pas parmi les titres de cet album des Beatles pour la simple raison qu’il s’agit d’une composition enregistrée par John Lennon.

abbey.road_beatles.jpg

Comme vous le savez probablement cette pochette d’« Abbey Road » occupe une place particulière dans la mythologie délirante des Beatles. En effet, dès la sortie de l’album en question, les rumeurs les plus fantaisistes se mirent à courir. La plus répandue, colportée par un animateur d’une Radio locale de Détroit, affirmait que le McCartney qui figurait sur la photographie de la pochette n’était qu’un sosie du bassiste Liverpuldien. Le véritable McCartney étant décédé quelques années auparavant dans un accident de voiture au volant de son Aston Martin. Avec un tel sens du détail, la rumeur ne pouvait que prospérer. D’ailleurs, puisqu’il s’agissait d’un sosie, les plus fins limiers avaient observé que le Popaul de la photo était nu-pieds. Autant dire que la mort rodait. Pour mieux se faire comprendre, sachant qu’Abbey road se situait entre le cimetière du même nom et la cathédrale, on en avait conclu que les trois Beatles et le sosie de McCartney venaient de rendre visite à leur mort.

john_lennon_imagine.jpg

Soyons clair, que la jeune femme qui se trouve en troisième position à gauche sur la photo de Lyon citoyen à la place de McCartney rassure ses proches rien ne devrait lui arriver. Que le concepteur de cette « Une » ne culpabilise pas. Si, pour illustrer cette « imagine 2013 » il avait utilisé la pochette de l’album de John Lennon les choses auraient été justes sur le plan historique mais bien décevantes sur le plan esthétique. En effet la pochette d’Imagine est aussi joyeuse que la campagne 2013 sur le réseau JC Decaux et tout compte fait il n’y a pas mieux pour illustrer 2013 que ce pastiche d’ « Abbey road ». Come together !

Lyon, le 15 septembre 2008.

13/09/2008

Danse dense

danse.jpgContrairement à nombre de vins de nos vignobles, le millésime 2008 de la Biennale de la danse devrait être excellent. Depuis vendredi, avec la Compagnie Hallet Egayan, la noria des spectacles invités par Guy Darmet produit son effet et une très grande satisfaction dans le public. Evénement dans l’évènement les éditions Stéphane Bachès proposent cette semaine un ouvrage qui devrait faire date puisqu’il s’agit de nous présenter, pour la première fois, une histoire de la danse à Lyon intitulée « Un siècle de danse à Lyon ». Cette somme magnifiquement illustrée et savamment troussée est le fruit d’un travail de longue haleine de Florence Poudru une historienne et enseignante au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, auteur l’an passé d’une biographie de Serge Lifar aux Editions Hermann.

De Soyer de Tondeur, maître de ballet de l’Opéra à Mourad Merzouki en passant par les ballets russes, Ludmilla Tcherina qui regrette de ne pouvoir présenter, en 1959, « Les amants de Terriel » au Festival de Lyon-Charbonnières, tout y passe puisque Florence Poudru nous invite pas à pas à remonter le siècle avec ses crises, ses heures noires mais aussi de grands moments sans oublier l’étonnante épopée de la Maison de la Danse et de la biennale.

Béjart, Ailey, Martha Graham, Biagi, Kilina Cremona sans oublier Carolyn Carlson qui préface l’ouvrage, les grands noms de la danse contemporaine sont autant de repères d’exceptions dans ce « siècle de danse à Lyon » qui nous invite aussi à fixer les grandes étapes de la vie culturelle lyonnaise.

Pour l’heure, ceux « d’ici » pourront se procurer ce magnifique livre dans la sympathique librairie « Musicalame » de la rue Pizay et dans les points librairies des salles de spectacles de la biennale.

Ceux « d’ailleurs » mèneront la vie dure aux FNAC et autres VIRGIN pour exiger qu’ils passent commande auprès des Editions Stéphane Bachès situées au 15 bis, rue du Chariot d’Or, 69004 Lyon (www.editionstephanebaches.com).

J’oubliais, je suis certain que votre petite sœur et votre vieille tante, seront heureuses de découvrir ce « siècle de danse à Lyon » au pied du sapin de Noël mais achetez-le dès maintenant car il n’y en aura peut-être pas pour tout le monde.

Rappelons enfin que demain dimanche le défilé de la biennale aura lieu de 15h à 18h des Terreaux à Bellecour via la rue de la République.

Florence Poudru, « Un siècle de danse à Lyon », Editions Stéphane Bachès, 39 euros.

Lyon, le 13 septembre 2008.

09/09/2008

Françoise Demulder

La photojournaliste Françoise Demulder, première femme à obtenir le prestigieux World Press Photo en 1977 est décédée en fin de semaine dernière et c'est depuis Perpignan où se tenait "Visa pour l'image" que s'est répandue cette triste nouvelle. "Grâce", "esthétisme", "talent" sont les mots qui reviennent le plus souvent dans les déclarations de ses confrères qui lui rendent un hommage unanime. Alors qu'elle était atteinte d'un cancer de la moelle épinière, il y a quelques années la profession s'était mobilisée en récoltant des fonds destinés à la soigner. 360 photographes avaient alors vendu un de leurs clichés afin de procéder à la collecte. Il suffit ce matin de solliciter Google en saisissant le nom de Françoise Demulder pour, face au nombre considérable de déclarations et hommages, saisir l'affection que le monde de la photographie portait à l'égard de la photographe.

Chacun a en mémoire les reportages de Françoise Demulder en Asie, au Moyen-orient ou au proche-orient. Voici probablement la photo de Françoise Demulder la plus connue prise à Beyrouth en 1976.

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Lyon, le 9 septembre 2008.

 
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