Avertir le modérateur

16/10/2010

Benz-Benz-Benz.

l'original couleur.jpgA l’instar de ce que peuvent faire les équipes du Festival « Les Nuits Sonores », « l’Original », le grand rendez-vous hip-hop du Printemps Lyonnais, se décline tout au long de l’année. Comme il ne suffit pas de s’en féliciter voici donc le détail des initiatives prises par « l’Original » dans notre ville et ce, seulement, jusqu’au 15 novembre.

> Lundi prochain, 18 octobre, 20h au Transbordeur, pour la première fois à Lyon le pionner du Smooth jazz Lonnie Liston Smith. Tarif 18 euros, première partie Karmen Dellie.

> Mercredi 20 octobre, toujours au Transbordeur mais à 19h30, Casey + Black Milk + Solillaquists, autrement dit 3 heures de hip hop pur sucre pour 18.50 euros.

> Mercredi 27 octobre, KRS One est pour la première fois en ville. Les spectateurs du Ninkasi Kao pourront aussi faire la fête au fondateur de Boogie Down Productions. 28 euros, Fisto et Larson en ouverture.

> Pas le temps de respirer et « l’Original » attaque novembre le dimanche 7 en proposant Ryan Leslie au Kao, un artiste qui, non content de produire Beyonce, Mary J Blidge ou Snoop Dog, propose une savante mixture de hip hop, Rn B et sont en direct live. 28 euros, 19h30.

> Lundi 15 novembre, huit jours après Ryan Leslie, on change d’approche avec la venue, également pour la première fois à Lyon, de Rahzel - DJ JS-One, l’ex-Roots étant paraît-il irréprochable surs scène. 13 euros, 20h toujours au Ninkasi Kao avec Oddatee en ouverture.

Renseignements sur www.loriginal-festival.com


KRS one live in Paris 29/06/07 (Elysée montmartre)
envoyé par ownerz. - Regardez d'autres vidéos de musique.

Lyon, le 16 octobre 2010.

15/10/2010

Art pour tous

affiche art pour tous.jpgIl m’arrive assez souvent de vous dire le plus grand bien d’un (petit) musée malheureusement peu connu, celui de l’Imprimerie.

Chaque année ce musée nous propose en effet des expositions séduisantes et fort bien troussées souvent capables de nous rendre vifs les souvenirs de notre enfance ou de notre jeunesse. L’an passé avec l’hommage fait à François Maspéro, le musée de l’imprimerie avait frappé un grand coup. Cette saison, en programmant « Art pour tous, promenade graphique au cœur des transports britanniques », le musée lyonnais renoue avec la tradition et cette exposition de quelques quatre-vingt cinq affiches du « London Transport » qui arrivent tout droit de l’Université de Yale va être un petit moment de bonheur pour les amateurs d’Art graphique et d’expression visuelle.

Exécutées par les meilleurs graphistes entre 1908 et 1960, ces affiches remarquables ont été les compagnons de route des voyageurs du métro et des gares ferroviaires britanniques. Témoins des grands courants du modernisme, elles seront une découverte pour la plupart d’entre-nous et le moyen de mieux comprendre la grande tradition des arts visuels de la Grande-Bretagne. La commissaire de l’exposition, Teri J. Edelstein, par ailleurs ancienne directrice adjointe de l’Art Institut of Chicago, est garante de la qualité de cette promenade qui sera proposée aux Lyonnais du 15 octobre au 13 février 2011 et que je vous encourage à venir découvrir

> « Art pour tous », collection du Yale Center fort british art, Musée de l’imprimerie de Lyon, 13 rue de la Poulaillerie (Lyon 2ème), métro Cordeliers.

Renseignements sur www.imprimerie.lyon.fr et au 04 78 37 65 98 et sur mil@mairie-lyon.fr

> Conférence de Teri J. Edelstein le 18 octobre 2010 au Musée de l’imprimerie

> Catalogue disponible chez Fage Editions

Lyon, le 15 octobre 2010.

14/10/2010

Ça va ?

401px-Cohen-Solal_Mutualite_2008_03_03_n9.jpgComme dirait l’autre, en politique ça va, ça vient et quand ça va, ça va. Le problème c’est quand ça va pas pourrait rajouter un Bertrand Delanoë qui, hier encore était dans une telle lévitation que les moindres recoins de la stratosphère lui étaient mieux connus que le fond de sa poche et qui, aujourd’hui, suite à deux ou trois revers rame comme un malheureux. Rappelez-vous la fin de l’été, le Maire de Paris faisait son petit aller-retour à la Rochelle prenant bien soin, face caméra, de prendre cet air important que nombre de seconds couteaux aiment tant choper. L’ex présidentiable avait donc fait illusion à l’université d’été des socialistes et s’en était retourné à côté du bazar de l’hôtel de ville. Quelques temps plus tard, suite à son deal avec l’UMP concernant le sort de Chirac et en pataugeant sur l’exposition de Larry Clark, Delanoë s’est retrouvé, plus que contesté, banal.

Pour ces élus qui veulent jouer les grands fauves, la plupart du temps enfermés dans leur tour d’ivoire, le destin ne prévenant pas, il se retrouvent en deux temps, trois mouvements, dans la difficulté. Aujourd’hui, sans lui faire en aucune façon offense, celui qui était encore il y a quelques mois le plus formidable Maire de Paris pouvant s’honorer d’avoir été élu, se retrouve balloté, presque en stand-by vers la sortie. La chose est injuste mais c’est tout de même une réalité.

Il faut dire que l’ivresse des sommets ne concerne pas que les beffrois du Nord et du Pas-de-Calais. Dans certaines contrées moins exotiques, quelques-uns de nos chefs à plume, peuvent, à l’instar de ce qui arrive à ce pauvre Delanoë se retrouver, eux-aussi, victimes de leur foi inoxydable dans leur bonne étoile. Vous me direz qu’une saine colère ou deux peuvent tout à fait bien redonner le tonus nécessaire et nous ne pouvons que plaindre l’entourage d’un Maire de Paris qui, pour probablement se sortir de cette mauvaise situation, redouble de hurlements et de vexations à l’égard d’un premier cercle la plupart du temps anesthésié depuis des lustres et habitué à recevoir quelques claques entre camarades.

Lyon, le 14 octobre 2010.

Photo: © Marie-Lan Nguyen / Wikimedia Commons

07/10/2010

Nobel

philip_roth_jrgen_frank2.thumbnail.jpgA quoi peuvent bien songer ceux du jury Nobel, des gens que j’imagine vieux, vieux et progressistes mais également dotés du sens de l’histoire. A quoi pense donc ce satané jury quand il phosphore sur qui pourrait-être le Lauréat du Nobel de littérature qui sera remis à 13h00. La planète entière des lettres milite pour l’évidence, la désignation de Philip Roth car il serait grand temps que l’un des grands écrivains américains de ce temps bénéficie enfin d’une telle reconnaissance.

A soixante-dix-sept ans, cheminant encore alerte dans la république internationale des lettres, Roth est loin d’être semblable à son héro Zuckerman, fatigué. Entre l’Upper west side hivernal et les beaux jours dans le connecticut, Philip Roth écrit, il écrit et écrit encore. « Indignation » vient d’être traduit ici par Gallimard alors que quelques jours plus tôt « Nemesis », un roman qui évoque la polio intervenue en 1944 dans son New Jersey natal triomphe aux Etats-Unis. Le plaisir et la nécessité d’écrire, avec l’âge, deviennent un combat pour Roth. Un combat, car Roth, torturé par son mal de dos continue d’écrire, debout. Alors, tant qu’il est debout, espérons que du côté de Stockholm un jury jugera que cette affaire a trop duré et que le Prix Nobel 2010 de littérature est donc attribué à …. Philip Roth.

Lyon, le 7 octobre 2010.

Photo: DR

04/10/2010

Noël en octobre, dettes en décembre

?id=725X1342&site=audiogrammes.wordpress.com&url=http%3A%2F%2Faudiogrammes.files.wordpress.com%2F2010%2F03%2F20100403-john-lennon.jpg&sref=http%3A%2F%2Faudiogrammes.com%2F2010%2F04%2Fpage%2F2%2FAttention ! Dans le monde merveilleux du rock, en cette saison 2010-2011, les morts devraient rapporter comme jamais. Avec John Lennon, qui aurait fêté son anniversaire le 9 octobre, et Jimmy Hendrix, dont les têtes de gondoles devraient raffoler, l’année risque d’être bénie pour une industrie du disque en manque de cash. Tout commence d’ici quelques jours avec la nouvelle édition remasterisée par EMI de huit des albums de l’ancien Beatles sachant que « Double Fantasy » devrait bénéficier carrément d’une nouvelle production signée Jack Douglas et par l’inévitable veuve . Les fans les plus malins et les plus fortunés attendront quelques temps avant de bouger afin de se procurer le mausolée, à savoir un coffret intitulé « John Lennon signature box » qui devrait réunir l’ensemble des disques réédités ainsi qu’un double album d’enregistrements inédits. Si les plus fauchés s’offriront quant à eux une compilation de 15 titres probablement sans grand intérêt, les fans les plus fondus, déjà possesseurs du fameux « Signature Box », se paieront, sans délais, « Gimme some truth », un autre coffret comprenant 72 titres remastérisés. Si d’aventure, les nostalgiques de Lennon, atteints de fringale, peinaient encore à assouvir leur faim, le 8 décembre, un biopic consacré à John Lennon sortira exactement 30 jours après l’anniversaire de la disparition du liverpuldien devenu new yorkais.

Au cas où parmi les amateurs de Lennon se nichaient des accros de Jimmy Hendrix, je préfère prévenir. Une large campagne de rééditions et de publications d’inédits devrait frapper au point, peut-être, de mettre sur la paille ces malheureux dingos de rock. Pire et avis aux familles, si l’un de vos proches, amateur de Lennon, admirateur de Hendrix mais aussi fan de Springsteen sommeillait dans l’un des recoins de votre sphère,  attendez-vous à connaitre les affres les plus dévastatrices puisque Sony, après l’édition du Bleu Ray du concert de Hyde Park, propose d’ici quelques semaines une nouvelle édition remasterisée de « Darkness on the edge of town » livrée avec un paquet d’inédits soit au total trois CD et trois DVD. De quoi, vous l’admettrez, fêter noël en octobre et, ce faisant, vous faire prendre le risque de réveillonner avec un simple cheeseburger et un Sunday caramel lors du nouvel an en raison d'une fin de mois particulièrement difficile.

Lyon, le 4 octobre 2010.

Photo: DR

06:01 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : rock, john lennon, jimmy hendrix, emi, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

01/10/2010

Little Big Man

7729_programs_photo_298_original.jpg« Le gaucher », chef d’œuvre revivaliste et rénovateur du western de la fin des années cinquante, « little big man », inventive réussite du début des années soixante-dix foisonnantes, « Bonnie and Clyde » film tricardisé par Hollywood, « Alice’s Restaurant » fleurant bon sa rumba baba-cool, sont à des titres divers quelques-unes des nombreuses réussites d’Arthur Penn, une de ces progénitures remarquables de l’Actors Studio qui s’en est allé dans la nuit de mardi à mercredi. Que les américains se rassurent, s’ils n’étaient pas tous, loin s’en faut, de fidèles admirateurs du petit juif de Philadelphie, nous étions nombreux, ici en Europe, à avoir le culte presque dévot de cet artiste majeur du XXème siècle, de ce progressiste installé dans le 7ème art. Robert Redford, Warren Beatty, Faye Dunaway, Marlon Brando, Gene Hackman, Dustin Hoffman et de nombreux autres ont aidé Arthur Penn à imposer un art dont il aimait reconnaitre l’influence de la « nouvelle vague » venue de notre pays.

Arthur Penn va demeurer un chaînon indispensable de la grande histoire du cinéma américain. Un de ces rebelles qui n’auront pas froid aux yeux, un éclaireur qui annoncera la chevauchée fantastique des Martin Scorsese et des Francis Ford Coppola, le frère du photographe Irving Penn et, à bon entendeur, en aucune façon l’ancien beau père de Madonna même si le Sean en question à ce toupet qui le fait parfois ressembler au désormais regretté Arthur.

Lyon, le 1er octobre 2010.

Photo: DR

26/09/2010

Kate et le continent

En 2007, il y a en vérité déjà plus de trois ans, la délicieuse et ultra british Kate Nash avait frappé un grand coup en signant « Made of Bricks » un album largement popularisé par le hit « Fondations ». Au printemps dernier, dans une curieuse indifférence, la londonienne ne mollissait pas et son deuxième opus intitulé « My best friend is you » était également une petite bombinette pop produite cette fois-ci par Bernard Butler et destinée normalement à s’accrocher en haut des hits parades. De ce côté de la manche l’épatante anglaise avait probablement commis l’erreur de ne pas croiser dans nos provinces en ignorant le rude chemin de croix de nos salles dites de «  musiques actuelles ». La jeune chanteuse s’est donc retrouvée loin des oreilles et donc loin du cœur de son public français. Erreur tout du moins réparée pour les lyonnais puisque Kate Nash se produit ce soir au Ninkasi Kao, une occasion pour l’anglaise d’entonner ses rengaines spectoriennes, sa pop aux accents superficiels mais aussi une détermination sans faille qui devrait en surprendre plus d’un. En effet la petite Kate est tout sauf une écervelée bramant des sucreries dispensables. En bagarre, excusez du peu, aux côtés de Billy Bragg au sein de la Featured Coalition afin de faire valoir le point de vue des artistes face aux maisons de disques, la jeune anglaise, espérons-le, arrivera à convaincre le continent du sérieux de sa démarche ce d’autant qu’en prenant une nouvelle dimension quasi féministe avec des titres comme « Mansion Song » qui dénoncent les violences faites aux femmes, Kate Nash mérite d’élargir son audience. Kate est donc au Kao ce soir, sachons ne pas la décevoir en allant l’y applaudir.

> Kate Nash, ce soir 19 heures au Ninkasi Kao, 267 rue Marcel Mérieux, Lyon 7ème arrondissement, métro Stade de Gerland, 24 euros.

Lyon, le 26 septembre 2010.

06:00 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kate nash, ninkasi kao | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

25/09/2010

Petits emprunts

450px-2008.06.09._Michel_Houellebecq_Fot_Mariusz_Kubik_01.jpgLe grand et nécessairement immense Michel Houellebecq dont la dernière production, « La carte et le territoire » (Flammarion) est saluée unanimement par le monde des lettres comme un chef d’œuvre définitif s’est pourtant fortement « inspiré » de notices de Wikipedia sur la ville de Beauvais, Frédéric Nihous le leader des chasseurs ainsi que sur les mouches. Du côté de l’encyclopédie en ligne on devrait être fier de figurer dans un tel monument de la littérature mondiale. D’ailleurs j’en arrive même à me demander si Wikipedia n’est pas, avec toute cette histoire, sur le point d’accéder lui aussi au statut, inédit et rare, d’encyclopédie littéraire internationale.

Dans un article du Monde consacré à cet emprunt, Alain Beuve-Méry relevait le fait que Houellebecq s’était abstenu de remercier et même de citer Wikipedia à la fin de l’ouvrage. Sonnant d’ailleurs presque comme un reproche, alors que le mot « remercier » n’est probablement pas initialisé dans le cerveau du génie, la remarque du journaliste pourrait s’appliquer à bien d’autres domaines. On comprendrait par exemple fort mal que Sarkozy, Besson ou Hortefeux se sentent dans l’obligation de remercier Marine Le Pen à chaque fois qu’ils pompent dans le programme du F.N. A propos de ce qu’à chipé Houellebecq chez Wikipedia on dit que « Les parties empruntées sont d’une certaine banalité rédactionnelle ». En est-il de même concernant Sarkozy et le Front National ?

Lyon, le 25 septembre 2010.

Photo: (C) Mariusz Kubik.

23/09/2010

Retraite à 60 ans

phil-collins_going-back_album.jpgSur ce blog, il y a quelques années, je crois que c’était en 2007, à l’occasion du passage de Genesis au stade de Gerland, je m’en étais pris à Phil Collins m’attirant les foudres et parfois même la haine des fans de celui que je définissais alors comme « un batteur suisse ».

Mobilisés et la bave aux lèvres mes détracteurs s’illusionnaient sur la portée musicale de leur équipage de prédilection et surtout ne supportaient pas que l’on puisse s’en prendre à Collins qui était, encore fallait-il l’admettre, résident suisse mais néanmoins batteur.

Depuis quelques mois le leader de Genesis nous avait annoncé une retraite bien méritée, l’homme dépassant les soixante ans. Pour être franc je m’étais fait à cette formidable nouvelle et voilà que maintenant le quasi-helvète nous fait le coup du retour en signant « going back » un album de reprises de la Tamla Motown d’ailleurs pas plus mauvais que celui proposé avec succès par Seal il y a quelques années. Souffrant des mains, Phil Collins a désormais laissé tomber la batterie, notre homme n’étant plus, il faut l’admettre, qu’un résident suisse.

Plus important en déclarant la semaine passée au Figaro, « vous savez je n’aimais pas tout dans Genesis » Collins m’a largement donné un coup de main au cas où je me retrouverais au purgatoire au milieu d’un troupeau de fans de Genesis. Mieux, en ajoutant dans la même interview, « j’aimerais pouvoir revenir en arrière et être un peu plus sélectif sur ce que j’ai fait » le batteur f.m. a démontré sa nouvelle clairvoyance comme quoi on peut tout à la fois revendiquer, comme Collins le fait, « le droit à la paresse », atteindre la sagesse et profiter d’une retraite au bord du Léman. Désormais j’aime Phil Collins.

Lyon, le 23 septembre 2010.

06:05 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : phil collins, genesis, figaro | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19/09/2010

Demandez le programme

Entre les principales salles de l’agglomération c’est bien de plusieurs centaines de concerts dont il s’agit de parler pour ce qui concerne les derniers mois de 2010. Que l’on se rassure, les concerts qui valent bien des détours se comptent sur trois mains mais attention il s’agira aussi de rester de marbre face au retour de certains séniors qui voudront, nous tirant une petite larme, nous convaincre d’assister à des prestations hors-d’âge. Laissant donc les Supertramp (Halle), Deep Purple (Halle), Joe Jackson (Ninkasi), Barclay James Harvest (Auditorium) ou autre Katie Melua (Amphithéâtre) s’occuper des go-gos, je vous invite à concentrer le tir sur quelques soirées qui méritent plus que de l’attention. Par ordre d’entrée en scène.

Je vous conseille donc…

  • Kate Nash, Ninkasi-Kao, le 26/09, 24 euros
  • Sophie Hunger, Ninkasi-Kao, le 21/10, 20 euros. Vive la Suisse !
  • Jeff Beck, l’ex génie de la six cordes dont on ne sait plus grand-chose débarque le 30/10 à l’Amphithéâtre. Entre 40 et 60 euros la place.
  • Wedding Présent, le 2/11 à l’Epicerie Moderne de Feyzin, 16 euros
  • Susheela Raman, la pakistano-anglaise tout en douceur et en rythmes est à l’Epicerie Moderne le 4/11 et pour 18 euros.
  • Retour le lendemain à Feyzin pour ce qui devrait être l’un des concerts de cette fin d’année à savoir les Tindersticks (16 euros). A ne pas rater.
  • Ils ont le vent en poupe et sont très probablement sur-évalués, ils seront pourtant au Ninkasi-Kao le 23/11. Il s’agit bien entendu de nos petits anglais de Foals, 23 euros.
  • C’est le 26/11 que devrait se tenir l’évènement du trimestre. Forts de leur album de banlieue, les canadiens de Arcade Fire sont à la Halle Tony Garnier deux ans après leur passage remarqué aux Nuits de Fourvière, 37 euros.
  • Les derniers crins-crins d’Arcade Fire à peine évaporés, Tiken Jah Fakoly occupe le Transbo le 25/11 avec son reggae aux sons africains jamais décevant (29 euros)
  • Noël arrivant, la Halle Tony Garnier offre aux lyonnais les décibels délictueux de Mötorhead (14 /12-50 euros) et ceux tant attendus de Gossip quatre jours avant (10/12, 40 euros)
  • On termine en beauté le 9 décembre avec notre Santa Klaus d’Ostende. Arno est en effet de retour à Lyon et plus précisément au Transbordeur (30 euros)

Lyon, le 19 septembre 2010.

18/09/2010

Patrimoines

Lyon Free VTT.jpgC’est donc aujourd’hui et demain que se tiennent les 27ème journées du patrimoine qui, une nouvelle fois, dans l’agglomération mais aussi la métropole lyonnaise, prennent un contour particulièrement gigantesque. Il est bien évidemment impossible de faire figurer ici les centaines d’opportunités, parfois rares, qui s’offrent à nous pour ces deux jours. Voici donc, avec le plus honteux des arbitraires, ma petite sélection :

· « Promenades musicales » avec l’orchestre National de Lyon le dimanche 19 septembre : Forts militaires de l’agglomération, Berges du Rhône, Hôtel de ville de Lyon, siège de LCL, Auditorium.

· « Carte blanche à Jean-Luc Chavent » au centre culturel de Villeurbanne, dimanche de 19h à 21h30.

· « Croisières en Val de Saône et Rhône », renseignements et réservation au Pavillon du tourisme (04 72 77 69 69)

· « Navigation culturelle et éducative » au fil de la Saône et du Rhône. Réservation au 04 78 82 07 26 et sur contacts@peniche.fr

· « Parcours Art Contemporain, Art et paysage », Parc de la Cerisaie 25 rue Chazière, Lyon 4ème

· « Festival Jazz sur les places », Place Benoît Crépu (Saint-Georges) Renseignements, Philippe Dechevre 06 08 76 94 34

· « Lyon Free VTT », dimanche, départ Parc de Gerland

Par ailleurs, comme l’an passé, le Grand Lyon propose « A la croisée des destins, Petits et Grands noms de l’histoire du Grand Lyon », une série de rendez-vous à la rencontre des hommes, de leur inventivité, des goûts mais aussi des saveurs. En voici également une sélection.

· Marcel Mérieux, l’aventure humaine au service de la science, 309 avenue Jean Colomb, bus 98, Parc de la Croix-Laval.

Renseignements au 04 37 20 01 01

· Roger Planchon, « décentraliser la culture », Brasserie le Sapristi, 26 rue Emile Decorps, Villeurbanne (T3, Bus C3)

· Eugénie Brazier et Pierre Poivre, « brassage des cultures et de saveurs » à la bibliothèque de la Part-Dieu, Halles Paul Bocuse, Institut Paul Bocuse, Grand Parc Miribel Jonage.

· Les Utopies réalisées, au Musée Urbain Tony Garnier, les Gratte-ciel Villeurbanne, Cité des étoiles à Givors, Firminy, le Couvent de la Tourette

Audio-guides mp3 téléchargeables gratuitement sur www.utopies-realisees.com

Bon weekend patrimonial, renseignements sur www.culture.gouv.fr/rhone-alpes et Lyon en direct (04 72 10 30 30)

Lyon, le 18 septembre 2010

05/09/2010

Friends

vincent-bollore-sarkozy-yacht.jpgVous vous en souvenez très certainement, l’an passé en annonçant le lancement de son journal télévisé du soir, M6 avait présenté la chose comme un évènement relevant de l’histoire. En plus de l’inévitable gargarisme sur l’interactivité, M6 nous indiquait alors que le choc de son futur J.T. résidait dans le fait que la présentatrice allait être debout et en jeans. On connait la suite. Cette année, et plus particulièrement le 18 octobre, on va descendre encore plus en gamme puisque c’est Direct 8 qui annonce un Journal Télévisé sur le coup de 18h50 et la daube actuellement en chantier est d’ores et déjà présentée par Yannick Bolloré, le fils du proprio, comme rien de moins qu’une révolution. Si l’on écoute bien l’héritier, dans le futur JT de Direct 8 le présentateur sera entouré d’un panel autorisé à intervenir en direct. On imagine d’ici les rébellions et les appels à l’insurrection qui vont s’y dérouler. Mieux, histoire d’en tirer argument, le Yannick en question explique dans le Figaro que la rédaction du J.T. sera la mutualisation de celles de Direct Matin, Direct Soir et Direct 8, de quoi, vous l’admettrez avoir peur.

L’objectif du groupe Bolloré est bien entendu de s’installer dans le paysage télévisuel à marche forcée. Même si aujourd’hui les ambitions de Direct 8 sont liées à une audience qui végète à 2%, il convient de remarquer qu’en cette rentrée Bolloré Médias lance Direct Star une chaîne rachetée à Lagardère, l’autre pote du président. En passe de devenir le 3ème groupe audiovisuel privé, Bolloré média souhaite poursuivre sa stratégie vorace en voulant répondre à un appel à candidature de la part du CSA pour s’offrir, sur la TNT, une fréquence « haute définition ».

Cerise sur le gateau, jeudi dernier, Vincent Bolloré a confirmé son grand intérêt pour le Parisien/Aujourd'hui en France qualifiant la possible opération de rachat "d'opportunité extrêmement intéressante".

Entre Bouygues, Lagardère et Bolloré (1) le président peut toujours se rassurer sur la façon dont les élections de 2012 se préparent sachant que la solide amitié le liant à Dassault et la caporalisation du service public devrait lui apporter un lot de lèche encore plus important.

Lyon, le 5 septembre 2010

(1) qui représentent à eux trois TF1, LCI, Europe 1, Direct 8, Direct Star, Eurosport, TF6, TMC, TV Breizh, Odyssée, Ushuaia TV, Histoire, Mezzo mais aussi le JDD, Direct Soir, Direct Matin, Direct Sport, Télé 7 jours, Femina, Première, Public, Paris Match, Elle…

Photo: DR

03/09/2010

Charles Ernest est au parc

182687409.jpgCe soir, le meilleur artiste de rock & roll de tout le continent - il s’agit bien entendu de Arno – est sur la scène du Festival Woodstower. Certains, à la lecture de cette affirmation pourtant frappée de bon sens et de réalisme, se diront que je suis en passe de perdre la boule et rechercheront illico le nom de celui qui pourrait être, sur notre bon vieux continent, supérieur au grand Arnold Charles Ernest Hintjens plus connu sous le nom de Arno. Moulinant à vide, ces pauvres gens, qui pour certains d’entre-eux, pensaient même il y a peu que le belge Smet était le meilleur rockeur de la planète, se rendront pourtant à l’évidence. Depuis la fugue définitive de Bashung, le natif d’Ostende est de très loin au dessus d’un lot malheureusement de plus en plus restreint aux rangs très clairsemés.

Ce soir, le grand parc de Miribel Jonage, nous offre donc la crème en accueillant cet artiste unique qui, pour ne reprendre que la dernière décennie, nous a livré « Charles Ernest »(2002), « French bazaar »(2004), « Jus de box »(2007) et tout dernièrement « Brussld ». Woodstower frappe donc en 2010 ce grand coup que nous n’osions plus espérer puisque aux côtés du flambant Flamand on entendra, dans l’écrin de verdure du parc, ce vendredi, the Low Anthem un équipage folk venu de Rhode Island (19h45), l’Eglise de Steppologie une bande d’allumés qui prône l’évangélisation des masses par le fitness (20h45), immédiatement après Arno (21h30), un Peter Doherty dont nul ne doit sous-estimer la classieuse manière de fumer sur scène (23h00) et pour terminer le trip cool et neo-floydien des anglais d’Archive qui devraient faire l’unanimité au son de « Controlling Crowds » leur dernier opus.


Babyshambles (Pete Doherty)- Albion live
envoyé par tblogosphere. - Regardez plus de clips, en HD !

Avec Woodstower, le samedi succédant aussi au vendredi, la soirée de demain est également de très bonne facture même si elle est clairement centrée autour du rock et de la chanson française. C’est ainsi qu’avec David Suissa, les barbudos de Boogers et la touche exotique et japonisante de Tokyo Ska Paradise Orchestra (1h30), c’est une Jeanne Cherhal forte de son nouvel album « Charade » qui ouvrira presque les hostilités (20h30) suivie par Olivia Ruiz (22h00) et Luke un groupe dont les dix ans de métier tiennent lieu de garantie (23h45).

Des dizaines d’autres artistes sont programmés tout au long de ce Woodstower 2010 qui accueillera le dimanche, comme c’est désormais la tradition, un public attiré par le savoir faire de l’équipe du festival dans le domaine des spectacles de plein air. Bon weekend au vert, bon weekend à Woodstower.

Lyon, le 3 septembre 2010.

27/08/2010

X comme "XX (The)"

X.jpg

Il y a presque un an nous arrivait du sud-ouest londonien the XX un de ces groupes venus de nulle part qui en l’espace de quelques semaines peuvent aussi bien entamer une ascension définitive comme sombrer dans les oubliettes. Au terme d’un été plutôt favorable puisque écumant quelques-uns des festivals majeurs, the XX est, à condition que Dieu lui prête vie, en passe, si le deuxième album est à la hauteur, de bifurquer dans le monde des vedettes. Il faut dire que la pop légèrement new wave minimaliste du groupe de Oliver Sim est charmeuse malgré quelques inclinaisons à la déprime. De là à penser que nous tenons là Les Cure ou Depeche Mode d’après demain il y a un cap que je ne suis pas disposé à franchir.

A l’affiche des Eurockeennes, du Festival d’Hérouville Saint-Clair et des Nuits de Fourvière, j’ignore si l’essai a été transformé sur les scènes estivales mais de toute façon le plus difficile reste à faire. En effet, après le tourbillon engendré par le succès plus que remarqué du premier album, les gamins The XX devront être solides. D’après Hugo Cassavetti de Télérama l’environnement familial du groupe devrait être un atout car avec the XX pas question de conflit de génération, de rébellion ou de contestation. Il faut s’y faire, désormais nos rockeurs sont des fayots.

J'étais l'invité hier de la web TV lyonnaise Surf TV qu'anime Daniel Dubois. Voici la vidéo:

JYS Surf TV.jpg

Pour poursuivre sur la musique, je suis, avec l'équipe de Woodstower, l'invité demain à 10h samedi d'Hervé Laurent sur Radio Pluriel (FM 91.5). Vous pouvez écouter en direct l'émission ici. On parlera du festival, de culture à Lyon et de rock and roll.

Lyon, le 27 août 2010.

26/08/2010

W comme "Woodstower"

W.jpg

C’est donc les 3, 4 et 5 septembre prochain que se tient sur le Parc Nature de Méribel-Jonage le Festival de Woodstower.

Chaque année je m’évertue à vous convaincre d’aller faire un petit tour sur le « grand parc » histoire de soutenir ce festival qui, rappelons-le, était prié il y a quelques années de quitter sa base de l’ouest-lyonnais. Chaque fin d’été, malgré le travail effectué par les équipes de Woodstower et celles du Parc, les jeunes lyonnais ne sont pas en nombre suffisant pour assurer l’avenir d’une manifestation prometteuse. En effet, au-delà des quelques milliers de spectateurs qui se déplacent, si seulement les milliers d’autres, tous persuadés que c’est une idée géniale d’organiser un festival dans un Parc naturel, passaient enfin aux actes, dans les années qui s’annoncent la région lyonnaise serait à la tête d’un magnifique évènement musical, Woodstower devenant un véritable tremplin musical pour la saison à venir.

Arno JYS.jpgPour revenir à l’édition 2010 qui s’ouvre dans quelques jours, l’équipe de Woodstower a fait l’effort d’une programmation qui devrait faire l’affaire de tous autrement c’est à ne plus rien comprendre. Avec comme têtes d’affiches Peter Doherty, l’homme qui fume si bien sur scène, Arno notre meilleur rocker continental, Archive et Olivia Ruiz, Woodstower accueille également ce que Thomas le programmateur m’annonçait comme une véritable surprise pour le public français à savoir Tokyo Ska Paradise Orchestra. La très énergique Jeanne Cherhal, Luke, Four Tet ainsi qu’une kyrielle d’autres artistes attendent, entre fin des vacances et rentrée celles et ceux qui apprécient les évènements rassembleurs et à l’esprit aussi positif comme peut l’être Woodstower. Juré, craché, vous serez tous à Miribel-Jonage le premier week end de septembre.

Lyon, le 26 août 2010.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu