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02/02/2009

Etude de marché

cambrioleur.jpgJ’ignore si l’information est parvenue jusqu’à vous, mais l’hôtel particulier qui sert de nid douillet à la famille Attias à Neuilly a été cambriolé. Richard et Cécilia Attias (ex Sarkozy) sont donc désormais plus légers de 500.000 Euros.

Ce fric-frac intervient la semaine où l’excellent hebdomadaire « Le Point » propose un dossier informé sur les riches avec ce titre accrocheur « Où sont les riches ? ». Au delà de l’intérêt proprement documentaire de ces articles, je veux signaler que ce dossier constitue un vrai manuel de géo-marketing pour cambrioleurs débutants, mais aussi une authentique délation. En effet si vous envisagez d’entamer une carrière de délinquant il convient de vous procurer ce magazine piloté par l’illustre F.O.G. Regardons les choses plus en détail.

Afin d’éviter d’aller cambrioler une nouvelle fois le logis du couple Attias et probablement de faire une fixation sur Neuilly, grâce au « Point » vous pouvez disposer d’une carte des « 158 repaires de riches », un tableau « du Top 20 des départements » et de classements destinés à vous indiquer dans quelles communes vivent les plus gros revenus.

Au-delà des quatre arrondissements parisiens qui se situent entre 300 et 400 000 Euros de revenus annuels, le Point nous indique que la fortune est ailleurs et que tout bon cambrioleur en herbe doit se remuer la carcasse. Destination quelques contrées aux noms particulièrement champêtres. Avec la certitude de bénéficier de revenus supérieurs au million, les visites de Saint-Barthélemy, Sainte-Marguerite, Saint-Pantaléon-de-Larche s’imposent donc mais attention le pourcentage de riches dans ces communes est faible. Mieux vaut donc se tourner vers les ghettos de riches, c'est-à-dire des localités où le pourcentage des plus fortunés autorise les bonnes pioches. A ce niveau, un nom s’impose, celui de Saint-Nom-La-Bretèche, célèbre chez les golfeurs mais aussi une commune qui offrira un potentiel certain. Avec presque 25ù de foyers fiscaux supérieurs à 260 000 Euros cette destination s’impose tout comme Neuilly-sur-Seine (316 000 Euros), Feucherolles (228 000 Euros) ou le Vésinet (291 000 Euros). En province, Veyrier-du-Lac (74) avec ses 339 000 euros est un véritable top qui relègue Saint-Cyr-au-Mont-d’Or (69) avec ses 255 000 Euros au rang de « quartier difficile ».

Si d’aventure les vols et autres cambriolages se développaient dans ces contrées, il conviendrait de se demander si parmi les lecteurs du Point on ne compte pas quelques individus susceptibles d’être porteurs de projets néfastes. A Franz-Olivier Giesbert d’y réfléchir.

Lyon, le 2 février 2009

01/02/2009

UN 1 A

sp.jpgVous vous en souvenez peut-être, je n'avais pas été le dernier à vous informer sur "la plouf économie", cette posture agitatoire et sympathique imaginée par l'artiste et plasticien lyonnais Philippe Moncorgé. Je le rappelle aux plus distraits, incarner la "Plouf économie" consiste à jeter dans l'eau de petits cailloux afin de faire des ronds dans l'eau, un geste revendiqué comme généreux et désintéressé donc complètement déconnecté de cette économie financiarisée dont nous mesurons aujourd'hui les désastreuses conséquences.

Cette "Plouf économie" n'est plus depuis quelques temps l'unique préoccupation de l'artiste lyonnais puisque Philippe Moncorgé vient de passer à l'offensive en proposant "le bouclier pauvral" sorte de bouclier de survie qui devrait assurer à chacun une somme de 500 euros mensuels, totalement acquise au bénéficiaire et non soumise à impôts, taxes et cotisations diverses.

La fin de l'année 2008 ayant été particulièrement féconde, Philippe Moncorgé vient de lancer son parti politique, le "UN 1 A", une nouvelle organisation prônant "l'écologie positive" et dont la première action vise à préserver et défendre la survie et l'existence du sac plastique sur terre. Revendiqué comme le "Parti du moi moi moi", ce "UN 1 A" se rattache, vous l'avez deviné au mouvement ploufiste et Philippe Moncorgé est sur le point d'aller planter des sacs plastiques sur le Vésuve.

Les statuts de ce parti ont été déposés en Préfecture du Rhône le 28 octobre 2008 et je n'ose imaginer la surprise du fonctionnaire préfectoral qui, ce jour là, a été en charge d'accueillir l'artiste porteur de ce nouveau projet de Parti politique qui, depuis les cieux, dispose d'un comité d'éthique constitué de Thoreau, l'Abbé Pierre, Gide, Gandhi, Pauline Jaricot et quelques autres.

Pour en savoir plus consulter le site, www.UN1A.org.

Paris, le 1er février 2009.

31/01/2009

Le D.R.H. se fâche

SARKO.jpgRappelez-vous, le Président avait décidé de partir en tournée à travers le pays pour souhaiter une bonne année aux uns comme aux autres. Des « meilleurs vœux » par ci aux policiers, « une bonne année nouvelle » par là aux gens de culture, tout le monde, chacun à son tour, devait bénéficier de la dotation présidentielle, y compris les profs. Justement, concernant les enseignants, alors que d’autres auraient pu choisir un collège à Nanterre, un groupe scolaire dans les quartiers nord de Marseille ou même un lycée parisien, Nicolas Sarkozy, probablement enchanté par le paysage des pommiers dans les prairies normandes, avait décidé de se rendre à Saint-Lô dans la Manche. Malgré le caractère semi-clandestin de l’évènement, un quarteron de profs et de parents avait organisé un accueil personnalisé agrémenté de quelques sifflets et quolibets. Jusque-là rien de bien anormal. Il faut croire que le Président n’avait guère goûté ce contexte puisque quelques jours plus tard il faisait procéder au bouclage policier de la bonne ville de Nîmes permettant ainsi à son message d’être délivré dans la douceur de la paix républicaine. Les choses auraient pu en rester là.

D.R.H. en chef du pays, non seulement autorisé à embaucher certains comme le PDG de France Télévision, mais aussi habilité à en virer d’autres comme ce responsable corse de la sécurité qui avait laissé quelques indépendantistes camper chez Christian Clavier, Sarkozy vient de faire virer Jean Charbonniaud, Préfet de la Manche, coupable de défaillance, le 12 janvier dernier, lors de la visite présidentielle.

Le Directeur de la police du département devrait prendre également la sortie même si l’ensemble des élus locaux, député UMP compris, font valoir leur désaccord avec ce genre de méthodes jugées « lamentables ».

Comme l’indiquait hier ce beau gosse aux allures de Gonzague Saint-Bris qui fait office de porte parole de l’UMP, tout ceci fait partie des risques du métier de haut-fonctionnaire.

A ce train là, le message risque de passer chez les Préfets, Directeurs de la police et autres responsables de la sécurité. D’ailleurs si vous envisagez, un de ces jours, de participer à une manifestation dont les bruissements arrivaient jusqu’aux oreilles présidentielles, méfiez-vous et préparez-vous à détaler au quart de seconde car nul débordement ne sera désormais autorisé et le Préfet sera tenté de libérer les fauves, question de défense de l’emploi.

Paris, le 31 janvier 2009

Photo:DR

30/01/2009

L'armée de l'ombre

besson.jpgMercredi dernier sortait sur nos écrans "Espions", un film de Nicolas Saada ayant pour vedette Guillaume Canet. En guise d'accroche de la campagne de promotion du film figurait cette formule, "chaque année, des centaines d'anonymes sont recrutés par les services secrets pour effectuer une mission".

Samedi dernier sortait de la manche de Nicolas Sarkozy la nouvelle superprodruction de l'UMP, "le chouchou et le traître", avec dans les rôles titres Xavier Bertrand et Eric Besson. Nul n'a tenté le moindre rapprochement entre ces deux informations. Mise à part quelques protestations rapidement étouffées de députés UMP particulièrement bougons, la nomination du transfuge Besson à la direction du Parti Présidentiel semble être passée comme une lettre à la poste.

En vérité, régulièrement, des dizaines d'anonymes socialistes sont recrutés par les services spéciaux du PS pour effectuer des missions à l'intérieur des lignes ennemies. Parmi ceux là, celui que l'on nomme le transfuge est assez représentatif du phénomène. Prototype du parfait anonyme, élevé par Jean-Marie Messier puis entraîné par Lionel Jospin jusqu'au jour de son exfiltration, Eric Besson est à placer au rang des grands aventuriers du mouvement ouvrier comme les Trepper et autres Valtin.

Aujourd'hui avec ses réseaux, Besson contrôle les Affaires étrangères, la pauvreté, la politique de la ville, l'immigration, les marchés bourssiers. D'autres moins exposés que lui déterminent les voies et moyens de la croissance et même de temps à autre les réformes institutionnelles.

Grâce à l'ensemble de ces camarades à qui l'histoire rendra un jour justice, le pouvoir Sarkozyste, quasi fantôche, est presque sous contrôle idéologique et la gauche est en passe de devenir hégémonique sur le plan des idées. Il suffit de constater les appels du Président pour la refonte du capitalisme, la liquidation des énarques, la promotion de la classe ouvrière, la chasse aux nantis et autres banquiers pour s'en convaincre. Désormais Jaurès et Blum triomphent et, sous peu, Max Gallo devrait devenir Secrétaire perpétuel de l'académie française.

Depuis que je vous parle, des dizaines de ces anonymes viennent de rejoindre l'UMP et des centaines d'agents dormants n'attendent qu'un signe d'Eric Besson pour investir toutes les superstructures de l'appareil Umpiste. Leur combat est l'aurore de nos victoires. Par le don de son corps à la gauche nous pouvons dire qu'Eric Besson nous démontre que l'orient est rouge et qu'il va faire beau demain. Il n'était pas inutile de resituer le rôle de cette armée de l'ombre dans le mouvement général qui est en marche.

Lyon, le 30 janvier 2009

(Je sais que certains ne vont pas me croire mais la publication de ce billet le jour de la Sainte Martine est totalement fortuit)

photo:DR

27/01/2009

Télé réalité

la mire.jpgUn gendarme et deux gendarmettes viennent d'être nommés pour siéger au CSA, Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel étant, selon l'expression généralement consacrée, "Le gendarme de l'audiovisuel".

Une fois rappelé que le CSA comme organisme indépendant aura prochainement à avaliser/avaler le choix de Nicolas Sarkozy du président de France Télévision, il n'est pas inutile d'examiner le cas des trois heureux lauréats.

Le premier, Emmanuel Gabla est un ancien conseiller technique du premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin. La seconde, Christine Kelly, était jusqu'ici télé-prompteuse sur LCI et surtout auteure d'une biographie qui laissera une sacrée trace dans l'histoire, celle de François Fillon, l'actuel premier ministre UMP. Enfin la troisième, la célébrissime Françoise Laborde, présentatrice de J.T sur la deux, a comme dernier fait d'arme d'avoir sévèrement critiqué l'actuelle direction de France Télévisions.

Ces trois là, comme le veut la loi, viennent d'être respectivement désignés par Bernard Accoyer, Président UMP de l'assemblée nationale, Gérard Larcher, tout neuf président UMP du sénat et Nicolas Sarkozy chef suprême de tout ce beau monde. Ouvrons les yeux et fermons la télé.

Lyon, le 27 janvier 2009

26/01/2009

Fan de

album.jpgC’est ce matin que nous trouverons dans les bacs le nouvel album de Bruce Springsteen, « Working on a dream », très attendu car probablement supérieur à son prédécesseur et prélude à une tournée mondiale qui pourrait passer par Lyon au début de l’été prochain.

En vérité, Springsteen, qui cette fois-ci renoue avec le E-street band, est en tournée permanente. Celle de « Magic » n’ayant été que le tour de chauffe du barnum mondial qui se prépare aujourd’hui qui lui-même succède à des shows en solo pour soutenir Barack Obama dans le cadre de la campagne présidentielle. Le Boss bosse et c’est tant mieux pour nous.

Si l’on en croit les quelques privilégiés déjà destinataires du énième opus du citoyen du New-jersey, le disque s’ouvrirait par un impressionnant « Outlaw Pete » véritable torrent musical qui culmine à coups de guitares et de cordes vers l’ultime, le tragique. On nous indique aussi que « The wrestler », bande originale du film de Darren Afonofsky, boucle l’affaire avec une de ces chansons acoustiques dont Springsteen a le grand secret pour tirer les dernières larmes de ses auditoires. Si l’on en croit Bertrand Bouard de Rock & Folk avec cette ballade, Springsteen nous livre une de ces trois ou quatre pépites que contient l’album, le reste se situant entre rage et ballades dans la grande lignée romantique et empathique du boss, c'est-à-dire très largement au dessus du panier du meilleur de la production actuelle. « Working on a dream » sera dès le milieu de la semaine mon disque fétiche. J’irais ce soir me le procurer avec tout de même une légère hantise car je n’aimerais pas que la musique de ce disque puisse ressembler à l’image pieuse d’une pochette qui semble tout droit sortie des seventies car concernant Springsteen, je suis plus pratiquant que croyant.

A lire aussi le numéro hors-série de « Rolling Stones » consacré à Bruce Springsteen, 5,95 Euros en kiosque.

Lyon, le 26 janvier 2009

25/01/2009

Dérapage ?

gaudin.jpgJean-Claude Gaudin, le Sénateur et Maire de Marseille traverse une période difficile pas seulement à cause des problèmes liés aux finances locales, à la neige ou à l'avenir de l'O.M.

Juste avant la trêve des confiseurs, alors qu'il s'agissait lors d'une manifestation de célébrer la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, Gaudin, pointant du doigt le représentant local des associations arméniennes, s'en était pris à ceux qui exigent le vote d'une seconde loi relative au génocide des arméniens pour l'heure bloquée au sénat. Manifestement pour faire bonne figure devant Rama Yade, histoire de fermer le ban, Jean-Claude Gaudin avait expliqué que "la France a fait ce qu'elle devait faire" pour le génocide et, en présence du Consul de Turquie, précisé que "Les Turcs sont en train de fabriquer le même bateau que Protys et Gyptis" (découvreurs de Marseille en 2600) non sans rajouter bravache que "si ces gens-là arrivent devant le vieux port et la Mairie de Marseille, je les accueillerai et j'espère que vous ne me ferez pas un procès public".

Inutile de dire que le dérapage de Gaudin, même assorti le lendemain de nouvelles déclarations visant à calmer le jeu, risquent de laisser des traces du côté de la cité phocéenne. Ici, à Lyon, il y a une année de cela, Gérard Collomb inaugurait à proximité du nouvel immeuble du Groupe Le Progrès une rue Hrank Dink, moment symbolique destiné à honorer la mémoire du journaliste Turc assassiné sans que la présence des autorités diplomatiques turques ne modifient fondamentalement notre volonté de voir le génocide des arméniens enfin reconnu par l'Etat Turc laissant ainsi la porte ouverte à une normalisation des rapports entre la jeune république d'Arménie et la Turquie mais aussi avec l'Europe. Telle était d'ailleurs la position de Hrank Dink.

  • - Pour en savoir plus, lire le numéro de janvier de "France-Arménie" et en particulier l'interview de Pascal Chamassian, président du CCAF PACA. www.france-armenie.fr

Par ailleurs, suite à la campagne publique d'excuses au peuple arménien victime de "la grande catastrophe" de 1915 lancée en Turquie par des personnalités et intellectuels (www.ozurdiliyoruz.com), une soixantaine de citoyens français d'origine arménienne lancent à leur tour un appel intitulé "Merci aux citoyens turcs" destiné à soutenir cette initiative venant de Turquie. Le texte de leur appel est disponible sur Libération.fr et un site vient d'être ouvert afin de recueillir de nouvelles signatures (http://repondre.word-press.com).

    Lyon, le 25 janvier 2009

    24/01/2009

    Déverrouillage

    cd.jpgDeux informations qu’il ne convient pas nécessairement de réunir nous sont rapportées ces jours-ci. D’un côté l’année 2008 semble être une année de vaches grâces pour l’économie de la musique Outre-manche. En effet, selon l’observatoire de l’industrie britannique du disque, les ventes de singles viennent de grimper de 33%. Entendez par là essentiellement l’augmentation des ventes numériques qui compensent largement l’érosion des ventes physiques de CD. Concernant les albums, cette prolifique année se confirme puisque si les ventes d’albums physiques sont en baisse de 3,2% les ventes numériques atteignent les 65% d’augmentation.

    Autre information passée elle aussi quasiment inaperçue, depuis quelques jours les protections anticopies, les fameux DRM, sont abandonnées par la plupart des labels au point que le déverrouillage devrait se généraliser sauf pour les opérateurs téléphoniques qui distribuent de la musique sous forme d’abonnements.

    En lisant ces quelques lignes je constate que certains d’entre vous retrouvent le sourire et l’esprit vagabondant quelques naïfs s’imaginent que, les maisons de disques retrouvant quelques couleurs, la chasse aux téléchargeurs pirates est sur le point de tomber en désuétude. On se calme ! En déverrouillant les fichiers musicaux diffusés sur internet l’industrie du disque ne veux, je cite, qu’ « envoyer un signal très fort » aux amateurs de musique histoire que le piratage ne puisse être une excuse. Comme l’a dit illico le directeur du disque à la FNAC, « nous allons pouvoir vendre de la musique à tous les gens qui possèdent un baladeur ». Pour finir, afin de mettre les points sur les « i », les maisons de disques réaffirment leur volonté que l’Etat mette fin à l’impunité des téléchargeurs pirates. Qu’elles se rassurent, en mars prochain, la future loi « création et internet » devrait être examinée par l’Assemblée Nationale. Ca tombe bien, un de ses objectifs est justement de mettre fin à cette pratique coupable. Comme quoi déverrouillage en janvier rimera peut-être avec dérouillage en juillet. Attendons la suite !

    Lyon, le 24 janvier 2009

     

    23/01/2009

    Les amis de Bertrand

    tavernier.jpgIl y a quelques semaines j’attirais votre attention sur la magnifique édition par Actes Sud de la somme de Bertrand Tavernier intitulée « Les amis américains ».

    C’est maintenant l’Institut Lumière qui va mettre les petits plats dans les grands puisque son directeur, Thierry Frémaux, nous propose les 23, 24 et 25 janvier un week end consacré au cinéma américain avec une programmation XXL conçue par Bertrand Tavernier « himself ». En voici le détail sachant tout de même que le pré-achat des places est plus que conseillé.

    • Vendredi 23 janvier : 20h soirée d’ouverture avec « le malin » (John Huston)
    • Samedi 24 janvier :

    10h30, « Le sel de la terre » (Herbert Bilberman)

    14h30, « Baby Face » (Alfred E. Green) et “Night Nurse” (William A.Wellman)

    18h15, « Le bandit » (Edgar G. Ulmer)

    21h00, « L’enfer de la corruption » (Abraham Polonsky)

    • Dimanche 25 janvier :

    10h30, « Convoi de Femmes » (William A. Wellman)

    14h30, « The Star » (Stuart Heisler)

    17h15, « l’homme sauvage » (Robert Mulligan)

    Institut Lumière, 25 rue du Premier-Film, Lyon 8ème arrondissement

    Réservations 04 78 78 18 95 ou sur www.institut-lumiere.org.

    Lyon, le 23 janvier 2009

    22/01/2009

    Question de style


    Lyon, le 22 janvier 2009.

    19/01/2009

    Inspecteurs Harry

    wallstreet.jpgEn novembre 2005, un certain Harry Markopolos transmettait à la SEC (Securities and Exchange Commission) un document d’une vingtaine de pages expliquant, quasi par le menu, le système construit par Bernard Madoff. Ce rapport qui restera sans suite avait été précédé, dès 1999, par une première alerte qui elle-même avait été sans le moindre effet.

    Markopolos décrivait alors dans ses mises en garde successives le système Madoff avec la liste des rabatteurs, les détails sur le fonds et même s’inquiétait, en cas de débâcle, de la vulnérabilité de quelques banques privées européennes partenaires privilégiés de Madoff.

    Harry Markopolos devrait être entendu prochainement par la commission d’enquête du Congrès américain qui pourra à cette occasion, n’en doutons pas, s’intéresser à la capacité de la SEC à tenir son rôle de « gendarme » et voire même à s’interroger sur le fait que seul et perdu dans son coin, un type comme Markopolos, puisse avoir été capable de découvrir ce système délictueux et ce depuis tant d’années.

    En Europe, les banques partenaires de Madoff ont paraît-il été grugées par le financier américain. Telle est pour l’heure la version officielle d’institutions financières qui se réfugient toujours dans le silence renvoyant dans leur 22 mètres les journalistes qui s’intéressent au dossier. En publiant avant Noël le document élaboré en 2005 par Makopolos, le Wall Street Journal a mis les pieds dans le plat. De quoi peut-être rêver que dans notre pays, un de ces jours, la presse économique et financière fasse preuve aussi d’une certaine hardiesse et pourquoi pas aille jusqu’à conduire un véritable travail d’investigation, d’autres diraient un véritable travail de journalisme.

    Lyon, le 19 janvier 2009

    Photo:DR.

    16/01/2009

    Progressiste

    Barack Obama.jpgHistorique. La semaine prochaine est historique puisque Barack Obama deviendra officiellement, très certainement dans une très grande joie populaire, Président des Etats-Unis d’Amérique. Chacun mesure la portée du symbole, la valeur d’exemple et l’immense espoir suscité par cette installation attendue depuis des semaines par le monde entier. Chacun mesure aussi l’ampleur de la tâche et du défi alors que le contexte demeure à très haut risque.

    Affronter les inégalités, lutter contre les effets terribles d’une crise loin d’avoir produit la totalité de ses effets pervers, réformer le système de santé et de protection sociale sans oublier l’école, l’Irak, l’environnement sont autant de dossiers qui attendent le Président Obama dans le bureau ovale.

    En faisant appel massivement aux anciens cadres de l’administration Clinton le nouveau Président veut manifestement rassurer en indiquant qu’il entend reprendre les choses là ou elles se situaient à l’arrivée de Bush Junior. Cela étant, comme l’écrit Paul Krugman dans son formidable « l’Amérique que nous voulons » (Flammarion), ce qui caractérise la Présidence Clinton c’est aussi la hantise de trancher et voire même une quasi absence de ligne sur fond de bonne gestion. L’échec des réformes inspirées par Hillary sur le terrain de la santé étant peut-être le signe le plus fort des limites de l’orientation Clinton. Au terme de son ouvrage Krugman s’interroge avec intelligence et même malice sur ce qui fonderait les deux options les plus vivantes, mais entremêlées, parmi les démocrates autrement dit la lutte sourde entre « Libéraux » (au sens américain) et les « progressistes ». De quel bois Obama est-il donc fait ? « Un programme progressiste » écrivait donc le prix Nobel avant que n’éclate la crise et l’avènement présidentiel de Obama, « Un programme progressiste exigerait donc des changements majeurs de politique, mais ne serait absolument pas révolutionnaire. Il aurait pour objectif d’achever le travail du New Deal, notamment par une extension du système de sécurité sociale afin de couvrir des risques évitables qui sont devenus beaucoup plus importants dans les dernières décennies. Et économiquement, ce programme serait tout à fait réalisable. Il reviendrait seulement à donner aux citoyens américains, face au risque financier et à l’infortune personnelle, le niveau de protection qu’ont déjà les citoyens des autres pays avancés ».

    Nous espérons tous que Obama aura la volonté et les moyens d’imprimer cette nécessaire nouvelle politique progressiste dont l’Amérique et le monde ont tant besoin. Tels sont nos vœux, tel est notre espoir. Ne cachons pas notre joie. Mardi prochain Barack Obama sera président. Avouez qu’il y a de pires façons d’entamer une année nouvelle.

    Lyon, le 16 janvier 2009

    15/01/2009

    La cause de la paix

    guerre gaza.jpg

    C'est je crois, Raymond Aron qui en substance avait écrit ou dit qu’Israël avait moins de difficulté pour faire la guerre que la paix. L’actuelle opération conduite à Gaza semble une nouvelle fois donner raison à Aron tant la victoire militaire semble évidente et les conséquences politiques catastrophiques. Pire, on peut même se demander si au-delà de l’issue des combats, la bataille politique ne semble déjà pas perdue pour un Etat Hébreux en prise avec des difficultés intérieures et diplomatiques plus que sévères. Ne serait-ce que dans notre pays, au-delà des improbables et parfois douteux quarteront qui descendent dans la rue à chaque fois que leur besoin se fait sentir, depuis des lustres on n’avait pas connu des mobilisations aussi importantes dans les rues de nos cités. Nombreux sont en effet les jeunes et singulièrement ceux de nos quartiers à rejoindre les cortèges. On nous objectera que ces derniers sont « travaillés » par les forces obscures de l’Islam radicalisé. Baliverne. Il y a du monde dans les rues et ce fait n’est en rien subalterne.

    Par ailleurs la guerre des images, ou plutôt des non images, et la stratégie de communication distillée par l’Armée et le gouvernement israéliens jettent le trouble dans les opinions même si en regard de cela bien peu de monde ne se berce d’illusions sur la nature profonde du Hamas. Il n’empêche que la gestion médiatique du conflit risque plus vite que les experts ne l’imaginent de se retourner au désavantage d’Israël.

    Dire cela, comme s’interroger d’ailleurs sur de probables lendemains qui risquent de déchanter n’est peut-être pas neutre mais en aucun cas une attaque contre l’Etat d’Israël.

    Constatant les torrents d’insanités qui se déversaient sur le net je m’étais jusqu’ici abstenu d’aborder la question de Gaza. Le fait que régulièrement les sites et forums de Libération ou 20 minutes jettent l’éponge en baissant le rideau ne me rendaient pas très enclin à m’aventurer sur ce sujet. Aujourd’hui, en guise de conclusion, je voudrais vous livrer quelques lignes du célèbre exposé de Raymond Aron intitulé « Kippour 5734 ». C’était dans les années soixante-dix et Aron disait à son auditoire :

    «Je suis convaincu que mes amis israéliens savent les sentiments que j’éprouve ; ils savent que dans toute la mesure du possible, en fonction de l’effort de probité intellectuelle que j’essaie d’accomplir chaque jour, je fais tout mon possible pour les aider - mais les aider ce n’est pas plus être sur tous les points, et en toutes circonstances, d’accord avec le gouvernement de Jérusalem qu’il n’est nécessaire pour un citoyen français d’être tous les jours d’accord avec son gouvernement, et c’est en conservant autant de sang froid que possible dans les moments où nous pouvons, je crois, servir la cause à laquelle nous sommes tous profondément attachés. »

    Je veux juste rajouter pour ma part qu’il y a une seule cause à laquelle il convient d’être attaché. C’est celle de la paix et c’est ici que les choses se compliquent …

    Lyon, le 15 janvier 2009

    12/01/2009

    Le dernier numéro ?

    logo lyon mag.jpg

    « Le dernier numéro ? ». Telle est l’accroche de la « Une du mensuel Lyon Mag paru samedi et qui risque, même si le point d’interrogation nous laisse un infime espoir, d’être le dernier d’une série étalée sur quatorze ans.

    Je suis revenu très souvent sur ce blog sur le bras de fer entre Christian Latouche et l’équipe de Lyon Mag toujours pour m’indigner des agissements du patron de Fiducial plus préoccupé par l’assassinat en règle d’un titre que par sa reprise. Aujourd’hui la messe semble dite car ce Monsieur Latouche ne souhaite manifestement pas faire face à ses obligations et assumer ses responsabilités de nouveau tycoon de la presse lyonnaise, notre homme étant déjà propriétaire de Lyon Capitale.

    Il convient de dire que la chose est scandaleuse car en refusant, comme le dit Maître François Saint-Pierre dans Lyon Mag, d’ "assurer l’avenir ", le comportement de Christian Latouche « semble être une entrave à la liberté de la presse » et une atteinte au « droit de chaque Lyonnais à une information plurielle ».

    Sauf à nous convaincre qu’un magazine d’information est un produit semblable à une barre chocolatée ou un T-shirt, il est parfaitement révoltant de constater qu’au-delà de la grosse vingtaine de licenciements qui se profilent, un actionnaire au terme d’une guérilla juridique inlassable refuse de s’intéresser au sort d’un entreprise de presse dont il est le propriétaire.

    Quant à nous, le Lyon Mag que nous défendons c’est celui de son actuelle rédaction et comme le précise également Maître Saint-Pierre si ce titre renaissait « de ses cendres sous une autre forme », c’est bien entendu celui-là qui aurait notre soutien, question de principe, question de liberté aussi.

    > Lyon Mag, Edition spéciale, n° 187 –Janvier 2009 en vente dans les kiosques (2,00 Euros)

    Lyon, le 12 janvier 2009.

    04/01/2009

    Wii

    wii.jpg

    Un cadeau pour la grand-mère.

    Ne l’oubliez surtout pas. Cet après-midi, comme chaque année, c’est le jour de la galette des rois chez Mamie. Même si vous avez quelques peines à avaler, après tant de repas dignes de Pantagruel, la frangipane, aller faire la bise à la grand-mère pour la nouvelle année est toujours un moment délicieux. Cela dit, comme chaque année, la question du cadeau destiné à grand-mère se pose. Après les œuvres complètes d’André Rieu offertes l’an passé, celles de Nicolas Hulot il y a deux ans et « La France vue du ciel » cela fait trois ans, il est temps de passer aux choses sérieuses.

    De nombreuses maisons de retraite à travers le pays songent à s’équiper de consoles Wii, pourquoi ne pas faire comme elles. En effet, et rien n’est plus sérieux, les séniors prennent un vrai plaisir à jouer de ce nouvel outil, à l’origine destiné aux plus jeunes. Curling, Tir à l’arc, bowling sont les jeux les plus prisés par nos anciens qui peuvent ainsi passer de bons moments, qui plus est conviviaux, à manier la Wii tout en étant assis sur une chaise voire même dans un fauteuil roulant.

    Le côté obscur de la Wii c’est bien entendu son prix et les radins devraient faire la grimace en apprenant que la console munie des accessoires approche les 250 euros (249 € chez Virgin avec le kit de protection Wiimote et le Nunchuk avec finition « Soft touch ») sans compter un lot de jeux comme « Sport Island » (21,99 €) ou le « Family Trainer » (59,99 €). On évitera, mais c’est tellement évident, de joindre à l’ensemble « Koh Lanta » (49,99 €) ou l’éternel Mario (« Mario Kart », 49,99 €). Bonne année Mamie.

    Lyon, le 4 janvier 2009.

     
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