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16/08/2007

R comme racisme (et football)

medium_R_1.jpgLa Ligue 1 vient tout juste de reprendre et pourtant il est nécessaire de revenir sur un triste épisode, l'affaire Milan Barros, qui a terni l'image du football et de l'Olympique Lyonnais à la fin du dernier championnat.

En mimant, à l'encontre d'un joueur africain, le geste de celui qui se pince le nez, l'avant centre tchèque a été symboliquement suspendu par les autorités du football. Une sanction scandaleuse si le geste de Barros n'est pas de nature raciste comme le dit l'intéressé. Une peine encore plus scandaleuse si le geste incriminé était raciste, puisqu'une suspension de quelques matchs pour une attitude aussi infâme serait inacceptable.

La LICRA (Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme) développe depuis quelques années un travail extrêmement utile sur le sport et le racisme. En ce qui concerne le football, elle vient d'éditer avec l'UCPF (Union des Clubs Professionnels de Football) une brochure sur ce sujet. En donnant la parole à des "stars" comme Nicolas Anelka, Mickaël Sylvestre et Christian Karembeu, la Licra, qui développe chaque année dans des milliers d'écoles, de collèges et de lycées des actions de sensibilisation, démontre ainsi que le sport est également un domaine essentiel de la lutte anti-raciste.

La charte contre le racisme signée par Gervais Martel au nom de l'UCPF et Patrick Gaubert au nom de la Licra, est un premier pas, probablement décisif, pour renforcer ce combat.

Pour de plus amples informations, consulter www.licra.org et www.ucpf.fr.

Hautes Pyrénées, le 16 août 2007.

09:00 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Football, racisme, foot, licra, Milan Barros, OL, UCPF | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15/08/2007

Q comme quinze août

medium_Q.2.jpgAujourd'hui, jour de l'assomption, je voudrais vous parler d'un étonnant bouquin, sérieux, documenté mais bedonnant (1428 pages), intitulé "Dictionnaire des apparitions de la vierge Marie" publié par Fayard  sous la direction de René Laurentin et Patrick Sbalchiero.

Rassurez-vous le fait d'être actuellement, dans les Hautes Pyrénées, à quelques dizaines de kilomètres de Lourdes, ne me monte pas au cerveau.

Les "apparitions" de la mère du Christ ne perturbent pas d'avantage les coordinateurs de cette somme écrite par une vingtaine de spécialistes de l'histoire et de la théologie qui considèrent avec la distance qui s'impose ces phénomènes dont l'Eglise elle-même aime à mesurer l'existence avec la plus grande des retenues.

Lourdes, Fatima, la rue du Bac ne constituent pas les seules apparitions labellisées à figurer dans cet étrange recensement marial. Par dizaines on nous conte (compte) ces petites apparitions qui ne font ni bruit, ni basiliques, ces cas sans grades ni reconnaissance qui végètent dans un quasi oubli éternel.

Pour ceux qui subitement s'intéresseraient à cet ouvrage aussi important que surprenant, un conseil, pour l'instant il vous sera facturé un peu plus de quatre-vingt euros par votre libraire. D'ici quelques temps son prix public sera de 100 euros. Réfléchissez.

Je me dis, à quand un dictionnaire des apparitions de Nicolas Sarkozy?


Hautes Pyrénées, le 15 août 2007.

14/08/2007

P comme Pierre & Gilles

medium_P_2.jpgDouble actualité heureuse pour le duo baroque et kitsch Pierre & Gilles qui sont les hôtes jusqu'au 23 septembre du Musée du Jeu de Paume et qui connaissent l'honneur d'une diffusion planétaire du catalogue de l'exposition par l'entremise de leur éditeur Tashen.

Les milieux officiels et réseautés de l'art contemporain n'aiment guère les deux  compères qui affichent deux défauts rédhibitoires. Le premier est d'être connu et aimé par le grand public qui côtoie l'œuvre de Pierre & Gilles depuis une bonne vingtaine d'années au quotidien par les magazines, les pochettes de disques et l'illustration en général. Le second est d'accéder à une reconnaissance internationale acquise en dehors des sentiers battus.

Tout le monde aime les chromos naïfs et frais de ce couple d'artiste qui excelle à épingler les personnalités les plus diverses comme d'autres les papillons. Moins nombreux sont ceux qui connaissent une autre partie plus sombre de leur œuvre que la Galerie Jérôme de Noirmont avait présenté l'an passé.

Un Pierre & Gilles aujourd'hui ça coûte la peau des fesses et c'est tant mieux pour eux (François Pinault a acheté près de 200 000$ leur célèbre portrait de Lio en Madone). Quant à nous pour 39,99 Euros on peut s'en payer des centaines. Merci M'sieur Tashen.

Hautes Pyrénées, le 14 août 2007.

13/08/2007

P comme Pamuk (Orhan)

medium_P_1.jpgAttention aujourd'hui on ne plaisante pas, je vais essayer de vous parler en quelques lignes d'un Prix nobel de Littérature. Pour tout vous avouer, c'est le premier bouquin de Pamuk que je lis et ce livre est très particulier dans son œuvre car il nous dresse le portrait autobiographique d'une ville, Istambul, sa ville. Puisque j'en suis à vous confier l'étendue du désastre, je dois vous dire aussi que je ne suis jamais allé à Istambul, c'est dire si je souffre d'un handicap grave.

"Istambul, souvenirs d'une ville" (Gallimard, 2007) est à la fois un magnifique récit d'enfance, la biographie d'une ville, un reportage  mêlant intimité, souvenirs, nostalgie et érudition mais aussi des digressions qui permettent au lecteur de rencontrer des voyageurs prestigieux comme Nerval et Flaubert.

Ceux qui chercheront dans ce livre Pamuk le citoyen et démocrate Turc en prise avec le régime reviendront bredouilles après la lecture de ces quelques 450 pages, ceux qui essaieront d'en savoir plus sur cet opposant qui n'a pas hésité à parler du génocide des arméniens et des massacres des kurdes resteront sur leur faim. Pamuk nous parle de lui, de sa jeunesse, de la ville qui l'a vu naître en 1952 et qui ne s'était toujours pas remise de sa gloire ottomane passée, une cité isolée et résignée.

Le magnifique livre de Pamuk se termine alors que ce jeune homme de 21 ans décide de devenir écrivain. Aujourd'hui Orhan Pamuk est partagé entre la Turquie et le monde occidental. Son statut de Nobel le protège et lui permet de dire le monde, de s'inquiéter de la montée du nationalisme turc, de croire comme son ami assassiné Hrant Dink que l'ouverture du pays est la meilleure façon de mettre la Turquie face à son passé. Pamuk souhaite que la Turquie intègre l'Europe en déplorant comme il le disait en mai dernier à www.yevrobatsi.org le site des "Arméniens d'Europe, citoyens du monde" que "le projet européen traverse actuellement un triste processus historique/…/ et que ce rejet a propulsé les nationalistes turcs." Mais ça c'est une autre histoire et comme vous le savez, l'histoire est têtue.

Si vous souhaitez mieux connaître Orhan Pamuk, voici un documentaire de télévision qui donne la parole à son éditeur turc.

Hautes Pyrénées, 13 août 2007.

12/08/2007

O comme " Ô polar! O dingo!"

medium_O.3.jpgPas trop de nouvelles de ce blog lyonnais intitulé "Ô polar! Ô dingo!" qui entendait poser un regard original sur l'univers de la littérature noire. (http://opolarodingo.hautetfort.com)
Les premiers billets sur Francis Mizio et Stieg Larson m'avaient mis l'eau à la bouche. Signés par un certain P.Marlot, le ton vif et tranchant des courtes notices annonçait que du très bon. A ce propos sur ce blog était en lien "Ultime razzia", le blog de notre ami Dugrand qui vient de faire son grand retour à Lyon. Celui qui a fondé voici quelques années Choc corridor du côté de Saint-Jean est installé à la Croix Rousse après une étape marseillaise.Enfin une bonne nouvelle pour les amateurs du genre tous supporters de "Quais du polar", le festival lyonnais pourrait mettre à l'honneur la littérature noire italienne pour la prochaine édition grâce à l'entremise de nos amis de Turin.
 


Hautes Pyrénées, le 12 août 2007.

11/08/2007

N comme Nabe (et l'âme de Billie Holiday)

medium_N.jpgBeau parleur, limite phraseur, cultivé et décalé, provocateur s'abandonnant parfois au pire, Marc-Edouard Nabe est un sacré loustic dont la prose annuelle, je dois vous le confesser, m'indiffère totalement. Pourtant "La table Ronde" en éditant dans sa collection de poche le bouquin de Nabe sur Billie Holiday paru en 1986 chez Denoël fait œuvre utile en remettant en circulation un beau texte intelligent, personnel et documenté sur cette exceptionnelle  chanteuse.

Si "l'âme de Billie Holiday" devrait une fois de plus en irriter plus d'un étant donné que l'auteur infréquentable niche dans les moindres recoins de son texte, je veux ici mettre l'accent sur ce livre qui devrait, sous votre parasol, vous donner le blues.

Il y a quelques jours, le 4 août je crois, je vous parlais du "Librio" a deux euros de Philippe Hucher  sur le jazz et je m'étais promis alors de vous recommander aussi, chez Actes Sud, le "Miles Davis" de Jean-Pierre Jackson (collection Classica) journaliste prolifique déjà auteur d'un excellent Charlie Parker chez le même éditeur. Voilà qui est fait.

Bon été jazz à tous en vous précisant que "Free" le dernier album de Marcus Miller pourrait agréablement vous accompagner dans vos longues chevauchées automobiles. L'ancien bassiste de Miles Davis, génial grand maître du slap, y revisite entre autre avec modestie, bon goût  et en toute funkitude syncopée, "Jean-Pierre" un des thèmes favoris de Miles. ("Free", Dreyfus Jazz, 2007).


Billie holiday
envoyé par 2gaia

Hautes Pyrénées, le 11 août 2007.

10/08/2007

M comme 1981

medium_M_2.jpgD'une certaine façon si Dominique Perben se retrouve aujourd'hui à Lyon pour redonner à la droite une ville qu'elle n'aurait jamais du perdre (appréciez au passage le don désintéressé de notre homme), nous devons, et je sais que certains vont être perturbés par cette révélation, nous devons donc cette chance/catastrophe selon le point de vue du lecteur, à François Mitterrand. Pour vous en convaincre, je viens d'exhumer, avec le soutien complice d'un ami compilateur qui se reconnaîtra et qui doit comme un malheureux transpirer aujourd'hui à vélo sur les rudes routes du Jura, d'un texte écrit par celui qui était à l'époque Maire de Chalon-sur-Saône, sous le couvert d'un club, Dialogue et Initiative, dont il était copropriétaire avec Raffarin.Nous sommes page 59, l'auteur qui est, nous dit-il, gaulliste depuis l'âge de treize ou quatorze, nous confie qu'il "croit profondément au service de l'Etat. C'est pourquoi il s'est "orienté à la fin de (ses) études vers l'Ecole Nationale d'Administration pour embrasser ensuite la carrière préfectorale". Jusque là, vous en conviendrez, rien d'extraordinaire. Mais des événements vont bouleverser sa vie tranquille de fonctionnaire de haut rang. C'est là que Mitterrand arrive. Le rebelle qu'est Perben ne peut supporter que les socialistes investissent, au point de le pervertir, cet Etat si cher à notre préfet. Son sang ne fait qu'un tour et dans la lignée des grands résistants qui font l'honneur de ce pays, Dominique Perben se lance dans une vie nouvelle et aventureuse, celle de la politique.
"En 1981, la neutralité du service public n'était plus de mise. La carrière préfectorale étant à la fois un service public et un service du gouvernement, je me suis retrouvé entre ma volonté de servir la République et un gouvernement partisan dans lequel je ne me reconnaissais pas. J'ai donc choisi de m'engager dans la vie politique, dans le cadre du RPR, et de m'investir dans ma mission d'élu puisqu'en 1983 j'étais devenu Maire de Chalon-sur-Saône et en 1986 député. J'allais pouvoir continuer ainsi à servir la collectivité publique, fidèle à ma vocation d'aménageur du territoire et de fédérateur des énergies locales."
Et dire que sans Mitterrand, Dominique Perben serait peut-être aujourd'hui un préfet pouvant presque valoir ses droits à la retraite.

Hautes Pyrénées, le 10 août 2007.

09/08/2007

M comme Morrison (Jim)

medium_M_1.jpgJe sais bien qu'il y a pire dans la vie mais, sans jeu de mot douteux, l'overdose de livres sur Jim Morrison commence à déshonorer ceux qui ont pour fonction et privilège d'être éditeurs. Les moindres coins et recoins de la vie de l'ancien chanteur des Doors sont scrutés, racontés, probablement interprétés quand il ne s'agit pas tout bêtement de travestir une réalité qui est globalement connue de tous depuis une bonne vingtaine d'années.

Les éditions "privé", avec le "The end" de Sam Bernett ouvrent le bal. L'ancien animateur de RTL et noctambule militant se la joue témoin du désastre parisien de ce pauvre Morrison. Par le menu il rapporte sur 170 pages laborieuses la fin d'une existence terrible. En quatrième de couverture, je ne veux pas croire que c'est Guy Birenbaum lui-même qui a pris la plume, l'éditeur écrit, "il (Sam Bernett) est le seul à connaître la vérité et a attendu plus de trente-cinq ans avant de révéler les vraies circonstances de la mort de Jim Morrison". Bernett tu pouvais attendre 35 ans de plus, ça n'aurait dérangé personne, mis à part peut être ton banquier.

Passons au deuxième ouvrage. Il s'intitule "Janis Joplin et Jim Morrison, face au gouffre" et est édité par l'excellent Castor Astral qui pour l'occasion aurait mieux fait de s'abstenir. Il faut dire que cet éditeur, au demeurant de qualité, travaille le cas Morrison avec l'application de celui qui veut assécher le marché. Pensez donc les gonzes du Castor nous ont déjà proposés, "James Douglas Morrison", "Morrison, un festin entre amis.", "Jim Morrison ou les portes de la perception" sans parler de J.Y. Reuzeau, l'un des responsables éditoriaux de la maison, un "Jim Morrison et les Doors, la vie en accéléré" chez Librio. 

Avec cette traduction de l'ouvrage de Gerald et Ralph Faris consacré en partie seulement à Morrison, on accède à quelque chose de nouveau en matière de nécrologie rock and rolleuse. En effet jusqu'ici on connaissait les livres du type "ces malades qui nous gouvernent" (Mitterrand, Reagan, Staline, Churchill…). A partir de maintenant on va voir défiler psychologues et psychiatres chez les éditeurs pour nous expliquer pourquoi tel génie de la guitare était frappa-dingue, tel autre semi-dingo, le troisième à moitié taré. Bref comme c'est le cas avec les Faris on ausculte le cadavre de Morrison pour nous expliquer que ce brave Jim était "borderline". Pour ce faire on s'appuie sur "les progrès de la science", on "replace dans le contexte les séances de psychanalyse de Morrison", on "révèle des réflexions de thérapeutes".

Un conseil, ne faites pas comme moi, n'achetez pas ce bouquin. Si jamais ce livre était un succès imaginez le filon qu'une telle première réussite dégagerait. Et un volume pour Hendrix, un autre pour Keith Moon, un troisième pour Marvin Gaye qui a eu l'immense mérite de se faire assassiner par son père. Tout savoir sur le suicide de Ian Curtis, les séances de psychanalyse de Bianca Jagger commentée par Jerry Hall….Stop!

Puisque nous sommes sur Jim Morrison, je vous signale la parution aux éditions de "L'écailler", du polar d'un auteur maison, Bruno Leydet, intitulé "Jim Morrison is alive and well and living in Ibiza". Laissez tomber également.

Hautes Pyrénées, le 9 août 2007.

08/08/2007

L comme Laporte (Bernard)

 

medium_L.jpgDans le cadre de son casting ministériel, Nicolas Sarkozy a choisi Bernard Laporte pour occuper le poste de Secrétaire d'Etat en charge des sports. Le pari est risqué dans la mesure ou l'homme de Gaillac est un sacré loustic doublé d'un néophyte absolu.

La chose est tout bonnement extravagante. Nommé par anticipation, histoire de préparer la coupe du Monde de Rugby, le sort ministériel de Laporte est d'une certaine façon suspendu à sa réussite à la tête de la sélection nationale. Par ailleurs sa connaissance extrêmement vague du mouvement sportif et l'absence quasi-totale de convictions font de cette nomination amicale un facteur à risques.

Autre problème, autres risques, Sarkozy en le désignant Ministre ne pouvait ignorer que son poulain était l'objet d'interrogations sur ses multiples activités économiques. L'homme du jambon Madrange qui se vente tel un Sarko d'avoir été à la rencontre des ouvriers de l'entreprise de salaison avant d'accepter de faire la pub, est un démagogue et un arriviste. C'est aussi, si on consulte le dossier intéressant produit par L'Equipe Magazine il y a quelques mois de cela, un homme d'affaire redoutable et paraît-il "border line".

Laporte sera-t-il le premier maillon faible du gouvernement? En attendant si vous voulez lire son autobiographie publiée par Michel Lafon, je vous assure quelques moments de franches rigolades au milieu d'un ensemble pathétique faisant passer Dominici pour un futur prix Goncourt.

Je quitte Lyon demain matin pour le pays du rugby, vers ces contrées ou le député UMP est devenu chose rare et où l'on préfèrera toujours le jambon de Bayonne au Madrange. Un vaste sujet de méditation pour Bernard Laporte.

 


Lyon, 8 août 2007.

07/08/2007

K comme Kouchner (Bernard)

medium_K.jpgQuelques mots pour m'inquiéter du sort prochain du Ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, dont la marge de manœuvre risque de se réduire sensiblement dans les mois qui viennent.

Inutile de revenir sur le cas Kouchner dont j'avais parlé en son temps, mais plutôt, sachant que Kouchner ira jusqu'au bout du bout de sa participation au gouvernement, m'interroger, sur la mise en place du Conseil National de Sécurité souhaité par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle et sur la portion congrue qui risque de revenir à l'ex-french Doctor.

Jean-David Lewitte est, vous le savez, destiné à présider cette nouvelle structure inspirée du modèle américain. Futur tuteur de Bernard Kouchner, notre ancien Ambassadeur à Washington et actuel sherpa du Président, ne sera probablement pas mandaté pour faire de la figuration. C'est tout le contraire qui va très certainement se passer, l'action diplomatique et militaire de la France étant destinées à être de plus en plus concentrées à l'Elysée.

Ce nouveau Conseil qui disposera de moyens réels, on parle d'une trentaine d'experts en provenance du Quai d'Orsay et de la Défense, constituera la structure permanente à disposition de Lévitte, donc de Sarkozy. Domaine plus que réservé du Président, il ne faut pas être grand clerc pour imaginer la place limitée qui reviendra à un Kouchner qui jouera son rôle traditionnel sur le terrain des Droits de l'Homme et d'inlassable voyageur spécialiste des tarmacs. Simple produit de communication le Ministre des Affaires Etrangères est destiné à mettre du fun dans une politique qui se décidera ailleurs.

Lewitte en place, Kouchner jouera les utilités comme si la fin du début correspondait au début de la fin.

Lyon, 7 août 2007.

06/08/2007

J comme jogging (chaussettes de)

medium_J.jpgVous le savez, la question du jogging est devenue un élément politique majeur. Loin de moi l'idée de donner des conseils à Nicolas Sarkozy mais je voudrais profiter de ce premier été de transpiration présidentielle pour attirer l'attention sur un point essentiel, les chaussettes du Président.Autant la foulée présidentielle me semble linéaire, voire même à l'approche des caméras fluide et aérienne, autant je suggère humblement au Président d'effectuer les choix qui conviennent en matière de tenue.Les fabricants français de sport wear sont paraît-ils furieux depuis qu'ils constatent que le Président arbore la marque Nike à chacune de ses sorties. Après Décathlon, la marque de chaussettes Olympia vient de monter au créneau. Si je lis bien le site du nouvel Observateur, "Olympia a envoyé à l'Elysée un prototype de ses nouvelles chaussettes spécial marathon, hypertechniques, en coton néoprène, destinées à résister à 7500 kilomètres. Après trois plans de restructuration, le leader de la chaussette en France tente de survivre dans un secteur sinistré en se lançant dans le haut de gamme: au rayon des nouveautés, des chaussettes techniques de sport comme celles envoyées au Président, mais aussi des chaussettes soignantes".A l'instar d'un Guy Roux qui ingurgite des litres de Cristaline avec un désintéressement qui force l'admiration, d'un Bernard Laporte qui dévore à longueur de journée du Madrange pour maintenir l'emploi dans le Sud Ouest, d'un Zidane qui est accro aux yaourts qui soignent, il serait temps que Nicolas Sarkozy jogge dans des chaussettes aux couleurs de la France. Comme au cours de ses visites dans le grand music hall parisien quand il va applaudir ses amis Sardou, Johnny et Doc Gyneco, Sarkozy prendrait ainsi son pied dans l'Olympia. Elle est pas belle la vie.
 
Lyon, le 6 août 2007.

05/08/2007

I comme Images

medium_I.jpgAujourd'hui je rentre d'un court séjour à Rome, je vous propose donc une petite compilation des images qui ont fait l'actualité, au jour le jour, de ce blog pas toujours bon, comme disent certains, pour mon image. Ca bouge et c'est en couleur. Demain, je vous parlerai des chaussettes de Sarkozy.

 

09:30 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Images, photos, saison 1, rome | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/08/2007

H comme Hucher (Philippe), le jazz en soixante-dix pages

medium_H.jpgPour deux Euros, la collection "Librio" livre régulièrement de très informés petits bouquins sur les sujets les plus divers qui se lisent dans les moindres recoins de notre quotidien. Dans les transports urbains, dans le train, une salle d'attente ou dans un square, il convient d'avoir toujours un de ces opuscules sur soi histoire de profiter de ces opportunités si précieuses qui se font parfois si rares.

Je regrette que depuis quelques temps l'éditeur E.J.L. ralentisse dangereusement la publication de titres relatifs à la musique, mais, ne boudons pas notre plaisir, avec la sortie du "Jazz" de Philippe Hucher, "Librio" renoue  avec la tradition (www.librio.net)

 Avant de dire deux trois choses sur ce petit bouquin, laissez-moi vous mettre en garde sur l'édition par Scali de deux premiers volumes d'un ensemble intitulé "Classic Rock" qui n'est en fait que la compilation d'ouvrages déjà édités par Librio mais cette fois-ci au prix unitaire de 24 Euros.

Revenons à ce petit bouquin qui, soyons clair, n'apportera pas grand-chose aux jazzophiles les plus constants. Par contre à ceux qui hésitent à se plonger dans des sommes parfois obscures qui relatent tel ou tel aspect de la musique de jazz, dévorez cet ouvrage qui vous permettra peut- être de vous plonger dans la découverte d'univers musicaux perçus parfois comme rebutants. Si l'on ajoute à cela la réédition en CD à prix réduits de la plupart des artistes et courants  évoqués par Philippe Hucher, le plaisir de fréquenter avec bonheur et à l'économie les chemins sinueux  de l'histoire du jazz s'offre à vous.

Pour celles et ceux qui croisent aujourd'hui au large de Toulouse ou Auch, sachez que "Jazz in Marciac" se termine, c'est peut être une occasion unique de faire vibrer vos oreilles. Contact, www.jazzinmarciac.com.

08:35 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Philippe Huchet, Jazz, Librio, EJL, histoire, Marciac | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/08/2007

G comme Grippe aviaire (la cape de Vargas)

medium_G_2.jpgDe temps à autre, un cygne tourne de l'œil et les élevages de poulets et canards sont mis en sûreté, les concours agricoles expulsent tout ce qui relève de la plume, quelques scientifiques donnent de la voix et au bout de quelques semaines tout retourne "à la normale" en attendant qu'un autre volatile rende l'âme.

Depuis sa résurgence à la fin de 2003, la pandémie a fait près de 180 morts, principalement en Asie. Voilà pour le tableau d'ambiance mais à propos de cette grippe aviaire je voudrais dire quelques mots à propos de Fred Vargas que chacun connaît comme auteur de polars, moins comme historienne et archéologue et de ce fait comme conceptrice d'une cape réutilisable anti-H5N1 en matière plastique qui recouvre le corps.

Après une période d'indifférence frisant la suffisance, Xavier Bertrand qui était ministre de la santé du dernier gouvernement Villepin avait indiqué dans un entretien à Libération qu'un prototype de la cape de Fred Vargas était en test au Laboratoire des Essais. Cette invention de l'archéologue mise au point avec le Professeur Derenne, chef de service de pneumologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière a l'immense mérite d'être simple, accessible à tous car peu coûteuse et utile en cas d'épidémie car elle permettrait à chacun d'aller et venir dans un contexte de crise et de risques majeurs.

Ce qui est sympathique avec Vargas est que la passion est réelle et l'engagement total. Ecoutons-la.

"Tant mieux s'ils reprennent mon idée, mais j'aimerais éviter que les industriels se fassent un maximum d'argent. Et je voudrais qu'au contraire cela serve aux plus pauvres. Car dans toutes les épidémies, ce sont eux qui trinquent"/…/"J'ai commencé à me poser des questions, comme ça, un peu par hasard. J'ai bien vu qu'on nous racontait des histoires avec ces centaines de millions de masques stockés. Des masques certes utiles, mais qui ne protègent pas de tous les types de contamination car la grippe se transmet par des petites gouttelettes qui peuvent après avoir été expectorées, se déposer un peu partout comme des feuilles qui volent."/…/"Ces gouttelettes peuvent se déposer sur les habits, les cheveux, les mains. Il suffit ensuite de se frotter les yeux pour être infecté."/…/"Avec Derenne, on a travaillé sur la circulation des gouttelettes, peu à peu est née cette idée d'une grande cape, de la tête aux pieds, qui protégerait à 100%"/…/"La question centrale c'est la respiration. C'est pour cela que je n'ai pas retenu une combinaison fermée. C'était trop compliqué, or il fallait quelque chose de simple à construire". (Propos repris de http://www.influenzah5n1.fr/index.php?action=forum)

Si vous vous intéressez à la grippe aviaire et à ces questions de pandémies, le blog de Jean-Marie Le Guen, député socialiste de Paris et Président de la Mission Parlementaire sur la grippe aviaire ainsi que ceux de deux de nos médecins les plus médiatisés son très utiles à consulter: http://martinwinckler.com et www.christianlehmann.net.

02/08/2007

G comme Guépard

medium_G_1.jpgAlain Delon est à coup sûr pour nombre d'entre-nous le genre de type que nous ne supportons pas pour des raisons qui tiennent avant tout à sa personnalité et à ses opinions. Pourtant, à condition d'être honnêtes, le Delon qui tourne par exemple avec Losey, Melville et Visconti n'est pas loin de nous fasciner. Delon, à condition d'avoir de bonnes fréquentations, aurait du être le plus grand acteur du cinéma français, tel n'est pas le cas et, en vérité, si Delon avait été un personnage fréquentable, aurait-il pu être le très grand acteur que nous aimons tant dans le samouraï ou Monsieur Klein? On peut en douter.

Delon est donc le formidable Tancrède du Guépard de Visconti. Un être débordant d'insolence, brisant les conventions, incarnation du plaisir. Justement le roman de Lampedusa vient de connaître une seconde jeunesse avec une nouvelle traduction de Jean-Paul Manganaro. Mon niveau en italien  est tel que je préfère m'abstenir de tout commentaire sur le travail effectué mais je peux vous affirmer que c'est peut-être l'occasion unique de se plonger dans l'œuvre de Giuseppe Tomasi Lampedusa si, comme moi, la seule fréquentation du film de Visconti vous satisfaisait jusqu'ici. C'est édité au Seuil, et ça coûte 22 euros.

Puisque on évoque le travail parfois obscur des traducteurs, je veux vous signaler le livre de Matthieussent intitulé "Jim Harrison de A à X". Sorte de dictionnaire consacré exclusivement au célèbre auteur américain, son traducteur français nous propose de parcourir toutes les thématiques possibles et imaginables concernant Harrison. C'est passionnant et j'en suis même à me dire que le bouquin de Matthieussent est peut-être la meilleure façon "d'attaquer" l'œuvre de l'auteur en question. A vous de voir, c'est chez Christian Bourgois dans la toute dernière collection de poche "Titres".

 

 
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