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30/04/2010

Lucille

Lucille thailande 2.jpgSi vous êtes de curieux lyonnais, il vous est arrivé de rencontrer la vache Lucille au Parc de la Tête d’Or, rue de la République ou à la

Confluence.

Désormais notre brave bovine est une star du côté de Bangkok. Lucille et les chemises rouges, Lucille à la plage ou sur les barricades, Lucille dans un bus local, tout y est et en voici les preuves…

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Photo: (c) Jean-Charles Daclin

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mini1 Le 1er mai, les socialistes seront derrières les syndicats dans toutes les manifestations en France, afin de se battre pour l'emploi, pour le pouvoir d'achat, et pour les retraites. Rendez-vous vers 10h place Jean Macé

Lyon, le 30 avril 2010

29/04/2010

Même plus cap

dominique-strauss.jpgLe fait est suffisamment tenace pour que l’on s’y penche une fois de plus. Quand Dominique Strauss-Kahn déclare, « je dirige une institution internationale. Je suis heureux de ce que je fais. Je n’ai pas d’autre projet. Peut-être que je resterai encore au FMI pendant des années et des années, qui sait ? », il y a toujours une cohorte de spécialistes autoproclamés et de dévots aveuglés pour nous dire que de tels propos sont bien la preuve que l’ancien député de Sarcelles est candidat à la candidature pour les présidentielles de 2012. Il va pourtant falloir s’y faire. Au train où vont les choses, DSK ne sera pas candidat aux dites présidentielles, il devrait donc rester en transit à Marrakech, entre Paris et Washington, laissant les Cambadélis, Le Guen et toute la tribu à leurs destins les plus divers. The brain, l’idole des droites, le plus brillant des socialistes, l’ami des puissants, le charmeur, celui qui a effacé les frontières entre politique et argent va donc renoncer parce que la fonction présidentielle n’est pas un don mais un combat. Le regain d’agitation actuel atteste bien entendu de cette donne qui se précise de jour en jour. Puisque DSK préfère épuiser les charmes du FMI plutôt que d’affronter les difficultés d’un incertain combat électoral, peu à peu les candidatures se ramassent à la pèle au point que, grand rénovateur devant l’éternel, Arnaud Montebourg va devoir imaginer un processus d’organisation des primaires particulièrement alambiqué. Cela promet !

Lyon, le 29 avril 2010.

28/04/2010

Primaires primaires ?

SégoRostand.jpgÀ en croire le bel Arnaud, elles permettront en toute transparence et après une campagne très ouverte de choisir le meilleur candidat pour représenter la gauche dans son acception la plus large lors des prochaines échéances de 2012. Adviennent donc les primaires pour que l’on choisisse le meilleur candidat ou la meilleure candidate !

À écouter et à entendre - dans ces primaires dont les militants du PS ont demandé qu’elles soient ouvertes - les valeurs qui sont celles des postulantes et postulants (sans réelle surprise gageons-le), les objectifs prioritaires (plus difficile), les moyens à mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs (encore plus difficile, compte tenu de la dette et de la crise). Une sacrée foire d’empoigne se prépare-là à n’en pas douter. Après l’indispensable castagne des idées, il faudra des soins d’urgence. Le temps du mercurochrome et de la poche à glace sera court avant de rejoindre l’équipe plus vite que des joueurs de foot taclés après le pschitt-pschitt miracle du soigneur. D’autant plus vite que les fameuses primaires auront lieu assez tard en 2011 pour satisfaire les tenants de DSK, dont notre cher Gérard semble fan si j’en crois les récentes déclarations qu’il a faites sur la chaine Public Sénat, le 22 avril dernier. I want my DSK back dit GC qui déclare « À mon avis c’est le meilleur pour faire à la fois une politique économique crédible et performante et faire de grandes réformes sociales ». Ouf ! Voici l’homme providentiel nouveau. Qui l’eu cru ? GC nous l’a pourtant dit dès le 25 mars sur son blog : « Au regard du projet réformiste que j’appelle de mes vœux, Martine Aubry est aujourd’hui trop conservatrice. » sans oublier d’ajouter aussitôt, in cauda venenum, « Quant à Ségolène Royal, elle avance trop en zigzag pour pouvoir ranimer cette flamme qui a fait autrefois son succès. » Le tacle sur les gambettes des miss a lieu avant même d’entrer sur le terrain.

Primaires, vous avez dit primaire ? Comme c’est primaire…

Et si on laissait se jouer le match devant deux ou trois millions de citoyens ?

Quant à parler du flair politique soi-disant sinueux de la sorcière du Poitou :

Ah ! Non ! C’est un peu court, jeune homme !

On pouvait dire… Oh ! Dieu !... Bien des choses en somme !

En variant le ton, par exemple, pour plaire :

Agressif : « Moi, Madame, si j’avais un tel flair,

Il faudrait tout le temps que je me mouchasse ! »

Timoré : « Trop souvent vos intuitions nous glacent,

Souffrez Madame, que pour d’autres on retape ! »

Descriptif : « C’est du toc !... C’est le hic !... C’est du rap !

Que dis-je, c’est du rap ?... Cette fraternitude ! »

Sentencieux : « Martine, Fabius ont des études

Que gênent Madame votre persévérance ! »

Amical : « Laissez Madame vos espérances

Les planches des tréteaux sont si souvent glissantes ! »

Jean-Paul Schmitt

27/04/2010

Vaincre ou périr

champions-league-logo.jpgIl faut vaincre ou savoir mourir dit une chanson révolutionnaire dont j’ai oublié le titre, les joueurs de l’Olympique Lyonnais qui seront sur la pelouse de Gerland ce soir auront à méditer cette phrase guerrière. Mais le langage martial n’est-il pas le lot commun des acteurs et commentateurs de foot ?

En effet si une victoire suffisante pour la qualification projetterait l’OL dans les nuages une défaite les ramènerait à la dure réalité de cette fin de saison jalonnée de cinq matchs décisifs pour accrocher une troisième place qualificative pour la Champion’s league. Ne pas atteindre cet objectif ne serait pas dramatique pour le club sur le plan économique nous dit Jean-Michel Aulas mais cela écornerait sérieusement l’image de l’OL à un moment où il n’en a pas besoin. Alors oui ce soir il faut vaincre sinon ce sera mourir un peu. Et pour cela il nous faut retrouver l’équipe combative des saisons passées. Une équipe qui va de l’avant et ne nous impose pas l’affligeant spectacle du match de Munich. Une équipe qui sorte de ce football défensif, de ce jeu latéral qui n’effraiera jamais aucune équipe européenne. De ce jeu à la Claude Puel qui semble ainsi prolonger à travers sa tactique sa propre carrière de défenseur rugueux. Il faut vaincre ou mourir mais de manière flamboyante, avec panache car cette équipe a besoin de séduire à nouveau son public pour que, de toute manière, l‘aventure continue.

Philippe Dibilio

26/04/2010

Surfaces de réparation

govou.jpegN’ayant, on le sait, de goût affirmé pour les loges et n’étant pas nomenklaturé au point de pouvoir accéder aux fameux fauteuils du Club des Cents un soir de Champion’s League, c’est donc devant la télévision, les oreilles rivées sur les précieux commentaires de TF1, que je vais suivre demain le match retour Lyon-Bayern de Munich. Cette rencontre sera peut-être « la der des ders » pour cette campagne 2009-2010 tant l’olympique lyonnais à montré ses limites et même raté le coche la semaine passée à l’Allianz Arena s’interdisant alors la finale de Madrid. Il ne nous reste plus qu’à croiser les doigts car même si depuis quelques semaines l’O.L. est beaucoup plus en verve, convenons que quant à lui le Bayern n’a plus grand-chose à voir avec l’équipe qui zonait en bundeslisga il y a quelques mois de cela. Petit espoir pourtant. Ce week end, à la différence d’un O.L. qui se roulait les pouces en Bresse, le Bayern de Munich a joué et compte désormais ses éclopés. Par ailleurs les malheurs de Franck Ribery seront sans conséquence mardi à Gerland. Ceux qui attendaient un cocasse duel entre Ribery et Govou devront tenir la bougie une autre fois. D’ailleurs ce scandale Franco-Français est peut-être sur les voies de l’épuisement même s’il a généré d’étonnantes réactions il y a quelques jours. Prenez celle du Maire de Lyon suggérant des excuses publiques de la part de Sydney Govou motivées par je ne sais quel devoir d’exemplarité, elle est pour le moins tombée à plat. Je ne sais si cette prise de position va agiter les loges mais on me permettra de trouver étrange d’exiger un mea-culpa de la part d’un professionnel, supposé innocent, majeur et vacciné, même si, loin de chasser la confusion, nous apprenons que l’avocat du dit joueur est l’adjoint aux sports de la ville.

Si Govou doit s’excuser, s’il est dépositaire d’exemplarité, je propose tout simplement que certains autres qui fréquentent plus occasionnellement les enceintes sportives se plient aux mêmes exigences. Il serait alors plaisant d’entendre certains de nos rockeurs nationaux affirmer ne pas lorgner vers des groupies, indiquer leur refus de la cocaïne et des petits remontants et comme Sydney Govou s’engager à payer leurs impôts dans leur pays.

Lyon, le 26 avril 2010

Photo:DR

25/04/2010

Attention Ascension

Nuits sonores 2010.jpg

Les ponts et weekend prolongés se font rares cette année et parfois la tentation est grande pour chacun de nous de profiter de l’aubaine à chaque fois qu’une bonne opportunité se présente. Vous me direz, qu’après l’épisode du volcan venant de démontrer le profond sens de l’organisation de Borloo-Bussereau-Kouchner, les Français devraient y regarder à deux fois avant de monter dans un zingue ne serait-ce qu’un weekend. L’ascension fait donc ouvertement partie de ces rares occasions et je me dois de rappeler aux lyonnais qu’il convient de demeurer en ville du 12 au 16 mai et aux autres, ceux « d’ailleurs », de s’y rendre car le pont de l’ascension est traditionnellement celui du festival des Nuits Sonores, 8ème du genre en cette année 2010.

Le festival dédié aux musiques électroniques mais aussi au rock indépendant est probablement l’un des meilleurs en Europe et le Daily Telegraph ne disait pas autre chose en écrivant, « Nuits Sonores in Lyon reckons to be Europe’s top electro-music festival ». Avec ses 2000 artistes accueillis depuis 2003, les 237 attendus pour l’édition 2010, après Barcelone, Manchester et Paris, une carte blanche à Montréal, les Nuits Sonores ne vont pas décevoir des habitués qui retrouveront le bon esprit qui perdure depuis 8 ans et les plus jeunes être étonnés par la qualité des têtes d’affiche. En effet, cette année l’équipe de Vincent Carry accueille Birdy Nam Nam, 2Manydjs, Agoria, Laurent Garnier, Vitalic, Hot chip, Unkle ou Matthew Herbert, les revenants de Gang of Four, anciens leaders de la cold wave politique, le rock popisant mais parfois furibard du duo les Raveonettes, le capharnaum du Jim Jones revue qui après les Violent Femmes et Heavy Trash, pour les éditions précédentes, relèvera dignement le défi indie. Comme le veut désormais la tradition, Les Nuits Sonores proposent un concert spécial le dimanche soir et cet extra en 2010 s’appelle The Residents, les hommes invisibles de San Francisco jouant le dimanche soir au théâtre des Célestins. Je reviendrai d’ici la mi-mai sur cette programmation et en attendant je vous invite à « bloquer » votre weekend de l’Ascension, à consulter le détail de la programmation sur www.nuits-sonores.com et à réserver sur les sites habituels.

Lyon, le 25 avril 2010.

24/04/2010

Reconnaissance

drapeaux-armeno-turc.jpgC’était le 4 mars dernier. Ce jour là par 23 voix contre 22, la Commission des Affaires Etrangères de la chambre des représentants des Etats-Unis adoptait une résolution reconnaissant le génocide des Arméniens. Le jour même les autorités turques dénonçaient « cette comédie » et protestaient. Rappel d’Ambassadeur, annulation de visites ministérielles, menaces à l’égard de la main d’œuvre arménienne, le petit jeu Turquo-Américain ne pouvait guère faire illusion sachant que cette résolution votée le 4 mars n’a aucune chance de franchir les murs de la commission pour se retrouver en séance plénière. Obama où pas, la question de la reconnaissance du génocide n’a que peu de chance d’être d’actualité. Raison de plus pour faire de cette journée du 24 avril, traditionnellement consacrée à la mémoire des victimes du génocide, un moment encore plus fort.

Rendez-vous en cette fin d’après midi au Mémorial de la Place Antonin Poncet, Lyon 2ème arrondissement.

Lyon, le 24 avril 2010.

23/04/2010

Roulez jeunesse

Begaudeau Sorman.jpgPeut-être avez-vous assisté à la piètre prestation de François Bégaudeau et Joy Sorman, face au vieux couple Zémour-Naulleau, un de ces samedi soir tardifs, dans l’émission de télé de Ruquier. Si tel est le cas, surtout n’en tirez pas de conclusion définitive à propos du bouquin de ces duettistes inattendus intitulé « Parce que ça nous plaît », sous-titré « l’invention de la jeunesse » et édité par Larousse. Leur bouquin est en vérité beaucoup plus intéressant que ne peut le laisser croire l’émission. Intéressant mais cependant irritant dans la mesure où le bouquin de Bégaudeau et Sorman ne s’en tient pas vraiment à une approche rigoureuse en alternant démarches théoriques, la plupart du temps justes, et engouements personnels et parfois superficiels sans grands intérêts. Bref leur bouquin à de quoi gonfler, énerver, irriter, il n’empêche qu’il a l’immense avantage de s’attaquer à un sujet la plupart du temps laissé jusqu’ici aux réacs de gauche, je pense à Debray ou Finkielkraut. Parfois brouillon ou superficiel, tantôt soporifique, soyez tout de même certain que ce « Parce que ça nous plaît » mérite lecture. Croisant parfois de façon hasardeuse au large des sciences humaines tout en s’embourbant dans une sorte d’écriture « magazine », ce livre écrit par de faux-jeunes n’en demeure pas moins utile et donc fortement recommandé n’en déplaise à Zemour, Naulleau et aux Inrocks. A ce propos les abonnés aux Inrockuptibles recevaient avec leur livraison hebdomadaire la brochure de présentation des Nuits Sonores 2010. Je vous en dirais quelques mots dimanche.

« Parce que ça nous plaît – l’invention de la jeunesse » de François Bégaudeau et Joy Sormaz, Larousse, 2010

Lyon, le 23 avril 2010.

22/04/2010

Mouvement, # 55

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Retour à la normale après mon épisode volcanique et quelques larmes pour un pays qui en est réduit à avoir des chefs d’escadrille comme Borloo et Bussereau pour faire face à de telles situations. Quelques mots donc pour évoquer le sort de la culture, un truc désormais quasi perdu pour la cause, autant dire un département ministériel qui pourrait être confié à Bussereau si d’aventure l’UMP arrivait à chasser Mitterrand du gouvernement.

« Avis de décès : sans fleurs ni couronnes, le ministère de la culture est mort dans sa cinquantième année », telle est la formule qui ouvre l’intéressant dossier « Culture, en attendant le crash » proposé par la revue trimestrielle « Mouvement ».

Il faut dire qu’entre les propos, parfois contradictoires mais toujours inquiétants, de Nicolas Sarkozy et ceux zélés et culpabilisateurs de son ministre funambule Mitterrand (Frédéric), « Mouvement » tape juste en proposant une sorte de panorama peu encourageant de la politique culturelle menée au plan national. En laissant la parole à des personnalités avisées mais parfois peu exposées comme Jacques Livchine (Théâtre de l’Unité), François le Pillouër (président du syndicat national des entreprises artistiques et culturelle) ou Emmanuel Wallon (professeur de sociologie à Paris-Ouest Nanterre) la revue artistique qui se veut indisciplinée apporte un point de vue rugueux dans un débat qui, convenons-en, a bien du mal à émerger. A l’instar de ce que tente ces temps-ci « Mouvement » il serait très certainement indispensable que converge un mouvement tout à la fois de contestation de la politique culturelle sarkozyste mais aussi les premiers éléments d’une relance de l’action culturelle dans ce pays. Ce qui s’élabore dans les régions et les grandes villes et agglomérations doit être pris en compte mais nullement suffisant pour définir la totalité des politiques culturelles de demain. Au travail si nous voulons qu’une nécessaire alternance réveille ce pays.

  • > « Mouvement », n° 55, avril-juin 2010, 9 euros.

Renseignements sur www.mouvement.net ou au (0)1 43 14 73 70

Lyon, le 22 avril 2010.

21/04/2010

À la niche !

Copéniche.jpgChaque chien a sa niche. C’est son repaire à lui. Tous les toutouphiles vous le diront, le chien aime la présence des personnes de SA famille et apprécie que SA niche soit près d’elle. Tous savent aussi qu’il faut éviter d’exciter le toutou lorsqu’il s’agit de sa niche. Il déteste ça. Surtout quand on lui a confié le rôle de gardien de la maison. S’il s’agit de construire la niche, se souvenir qu’elle doit lui ressembler. Conséquence immédiate – si le chien est suffisamment savant et dressé – faites la lui construire lui-même. S’il ne le fait pas pour son propre usage, il le fera pour ses compagnons.

J’en connais un, très propret sur lui, très belles dents, très photogénique qui l’a fait. Si, si ! Il faut dire qu’il a passé quelques temps dans une niche déposée et consignée, nourri aux croquettes Dexia et qu’il a déjà officié, poils noirs brillants et discrète collerette blanche, très affairé dans l’une des plus belles niches de France avant d’être un des cabots les plus médiatisés du monde politique.

La niche de Copé est un os à 22 milliards… Dans le chenil gouvernemental, ça fait tache.

Songez donc : en trois ans elle a coûté à elle seule le tiers du prix de toutes les niches de France. Si vous traduisez en langage wouah-wouah sa notice de montage, c’est assez compliqué. En traduction simplifiée : si une société (pas forcément canine) fait une plus-value en vendant une de ses filiales ou des titres de participation qu’elle détient depuis plus de deux ans, on lui fait cadeau de son impôt sur les sociétés. Tous les cadors de Bercy ont juré que cela allait faire venir plein d’entreprises (soi dit en passant grâce à un dumping fiscal pas très pro-européen) dans notre beau pays.

Du monde il y en a eu. Personne ne sait s’il est venu s’installer, mais ce qui est sûr c’est que, parmi les principaux bénéficiaires, figurent des fonds d’investissement spécialisés dans les opérations de rachat et de revente rapide d’entreprise achetées par endettement (en langage canin cela s’appelle des opérations de LBO) qui de toute façon auraient réalisé leurs opérations, souvent de destruction sociale. Et c’est double bingo pour Bolloré, Lagardère, Danone, Suez et autres fonds type PAI Partners et banques diverses. Pas pour des PME ni des TPE. Pas pour des start-up. Pas pour des chefs d’entreprise que la collectivité pourrait légitimement aider. Mais pour des boîtes déjà, heureusement, bien profitables. Rien que pour Danone, l’os donné en cadeau a été d’un demi milliard d’impôt qu’elle aurait dû payer si Copé n’avait pas construit sa belle niche. 

Dans le même temps, Copé en bel animal libéré et libéral, continue à aboyer ; à belles dents, il a détruit la petite niche des accidentés du travail. Gain net selon le cabot : 120 millions d’euros.

Jean-Paul Schmitt

20/04/2010

Dommage

227.jpgDepuis de nombreux mois « Tribune de Lyon » offre un espace d’expression à une personnalité de la société civile lyonnaise. C’est Régis Neyret qui avait inauguré cette expérience. Et Régis, qui avec le temps est devenu notre mémoire à tous, avait trouvé le ton et choisi les sujets d’actualité. Derrière l’homme du patrimoine ressortait le journaliste émérite qu’il fût. Il continue d’ailleurs mais plus au rythme contraignant de la chronique hebdomadaire. Alors vint le tour d’Alain Jakubowitz. Je n’ai pas toujours été d’accord avec les prises de position du célèbre avocat lyonnais et son hyper médiatisation m’a souvent énervé mais je reconnais volontiers qu’il occupait ce créneau avec un réel talent. Il avait trouvé le ton et les sujets traités ne manquaient pad d’intérêt. Jacu ayant décroché c’est un autre avocat, Eric Pelet, qui, depuis quelques semaines, a hérité de cet espace. Ses chroniques étaient plus personnelle et les thèmes plus insolites mais le coup de plume restait convaincant. Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des monde jusqu’à la livraison de cette semaine. Sous un titre sans équivoque : « Pour Hamelin » Eric Pellet se lance dans uns déclaration dithyrambique de soutien à la candidature auto proclamée du conseiller municipal UMP pour la mairie de Lyon en 2014. C’est son droit le plus absolu lui qui nous dit soutenir le parcours d’hamelin depuis plus de quinze ans. Ce n’est pas forcement dans l’esprit de cette chronique ni du journal qui sait traiter de la politique lyonnaise avec un recul qui correspond à son positionnement. Certes François Sapy, le patron de « Tribune de Lyon »ne savait peut-être pas en donnant ce créneau à Eric Pellet que celui-ci fût un, éphémère certes, mais néanmoins secrétaire départemental du RPR du temps où Henry Chabert était sur le devant de la scène. Quelque soit ses raisons et aussi respectables soient-elles en s’engageant de la sorte Eric Pellet donne une autre tonalité à cette rubrique et par voie de conséquences au journal. Et c’est dommage.

Philippe Dibilio

19/04/2010

"Réfugié" volcanique

islande_01.jpgEn ce lundi ensoleillé, je fais partie des personnes affectées par l'éruption volcanique islandaise. Les conséquences du nuage de cendres sur le traffic aérien en Europe et dans le monde sont saisissantes. Me voilà depuis quelques jours membre du club des "réfugiés" volcaniques, "victimes" de l'Eyjafjöll !

Coincé à Madrid, il m'est impossible de rentrer à Lyon en avion à temps. Impossible de réserver un billet retour en autocar, plus de voitures de locations disponibles.  Impossible donc de traverser la frontière espagnole et les Pyrénées. Pire encore, le tarif prohibitif des taxis autour de 1500 euros. Nous cherchons, comme beaucoup, un moyen de rentrer au plus vite à Lyon.

En parcourant rapidement la presse j'ai lu que les conséquences économiques de l'éruption, d'après l'IATA (L'Association internationale du transport aérien) sont évaluées, pour les compagnies aériennes, à 148 millions d'euros par jour (200 millions de dollars). 63000 vols annulés depuis dont 20000 pour la seule journée de dimanche. Voila des chiffres impressionnants. Je vous renvoie à l'article du Monde consacré aux conséquences économiques de cette éruption au delà des seuls transports.

Je vous tiendrais au courant. D'ici là je vous souhaite une bonne journée. Voici une vidéo au coeur du volcan.

Madrid, le 19 avril 2010.

18/04/2010

La vie de Brian

brianjonestown_massacre.jpgLe cas le plus désespérant du rock américain croise mardi par Lyon, je veux bien entendu parler du Brian Jonestown Massacre, la formation psyche-californienne conduite par sa tête pas toujours pensante, Anton Newcombe. Ceux qui ont vu le film « Dig ! », sorte de rockumentaire bancal consacré au groupe et aux Dandy Warhols, gardent probablement un souvenir halluciné de Newcombe plus occupé au sabotage des concerts du groupe qu’à la cohérente construction d’une carrière qui pouvait pourtant être prometteuse si la drogue n’était pas passée par là. Formé du côté de San Francisco au début des années quatre-vingt-dix the Brian Jonestown Massacre tire son nom, ce qui est en vérité tout un programme, du défunt guitariste des Rolling Stones Brian Jones et du célèbre et funeste suicide collectif du Guyana survenu dans la localité de Jonestown. A la tête d’une discographie pléthorique et donc inégale, Le Brian Jonestown Massacre alterne l’inaudible et le génial, les hommages aux caricatures. Ici même je m’étais permis de saluer « My Bloody Underground » le très Velvétien album paru en 2008. Aujourd’hui, avec la sortie de « Who Killed Sgt Pepper ? » La clique de Newcombe est sur une route qui passe le 20 avril par le CCO de Villeurbanne. J’invite donc les curieux à s’y rendre sans bien entendu m’engager sur la qualité de la prestation que Newcombe livrera mardi. Absent de Lyon je vais devoir faire ceinture mais il y aura bien quelqu’un parmi vous pour me raconter le pire comme le meilleur de ce concert attendu.

Madrid, le 18 avril 2010.

17/04/2010

Centre(s)

396px-Bayrou_Bercy_2007-04-18_n29.jpgDepuis presque une paire de semaines, grâce à Libération, nous savons que le 19 juin prochain, l’appel de Villepin devrait prendre corps dans le 13ème arrondissement de Paris, du côté de la Halle Freyssinet. Mieux, alors que nous sommes loin du but, ce parti, véritable don de Villepin au pays, devrait s’appeler PRS pour « Parti pour une République Solidaire ». C’est navrant pour Martine Aubry qui moulinait depuis les régionales son désir de « Gauche Solidaire » pour faire oublier celui de « Gauche Plurielle » mais revenons au centre.

Villepin va donc venir chasser sur les terres de Bayrou ou plutôt pâturer les mêmes prairies. Histoire de mettre une première torgnole au Béarnais, Villepin vient d’expliquer que son parti qui n’existait pas encore comptait déjà 20 000 membres, autrement dit trois fois plus que le Modem démocratisé de Bayrou. Au lieu de se chercher querelle, nos deux centristes devraient plutôt se réjouir des propos de Sarkozy expliquant au Nouveau Centre de Morin qu’il n’était pas question pour lui d’imaginer une seule seconde une candidature autonome aux présidentielles. Exit donc Morin qui décidemment n’est jamais le bon cheval au centre. En vérité parmi les centristes, il n’y en a qu’un seul susceptible de mériter notre admiration, c’est Jean-Louis Bourlanges. Intelligent, fin, distant mais toujours décalé, l’ancien député européen vient de livrer un bouquin au titre prémonitoire « La tragédie des centres ». Devenu flingueur, Bourlanges excelle dans l’art de passer du flytox dans les moindres recoins du centre. A propos de la présidentielle, après avoir réglé son compte à Bayrou, Bourlanges dit de Morin, « Peut-on sérieusement être ministre de Sarkozy pendant cinq ans et candidat pendant cinq semaines contre lui ? » (Figaro Magazine). Pas mal non plus à propos de l’éventuelle candidature de Borloo, qui fait dire à notre nouvel agent d’ambiance du centrisme, « Je ne crois pas qu’un électron, fût-il particulièrement libre arraché du noyau gouvernemental Sarkozien, ait une autonomie suffisante pour figurer autre chose que ce que Pascal nommerait une fausse fenêtre pour la symétrie ».

Au pays des centre(s), c'est-à-dire comme aime le dire Bourlanges « des chefs sans parti et des partis sans chefs », il y a un flingueur. Le savoir autant en forme devrait suffire à nous rassurer.

Madrid, le 17 avril 2010.

Photo: DR

16/04/2010

Elvis vs Bambi

1921790222.jpgLe phénomène a beau être désormais habituel et planétaire, il n’en demeure pas moins imparable. A la question, comment peut-on mesurer la vraie place d’une star sur l’échelle de Richter de la dévotion, il suffit d’attendre tout simplement le passage de la grande faucheuse. Voyez Elvis, ils étaient un certain nombre, le King n’étant pas encore tout à fait froid, à nous prédire un avenir incertain et voire même l’oubli éternel pour le pensionnaire de Graceland. Erreur. En l’espace de quelques années, Elvis Presley est devenu plus populaire mort que vivant au point que sa gloire posthume n’a d’égal que son avenir éternel. Mieux, quelques allumés demeurent persuadés que le rockeur le plus adulé du monde est même vivant. Il est passé par ici, il repassera par là, certains croisant à l’occasion Presley au Fast Food, à la fête foraine ou au cinoche.

Ici à Madrid, point d’Elvis, mais au train où la rumeur se développe actuellement sur le web, à chaque fois que je passe devant le Corte Ingles je scrute la sortie m’attendant à voir débouler Mickael Jackson, poursuivi par les fans, les bras chargés d’achats. Soyons clair, si j’évoque aujourd’hui ces stars éternelles c’est avec le plus grand sérieux car depuis quelques semaines Bambi s’est lancé dans la mère des batailles, celle visant à contester la domination sans partage de Presley au pays des morts-vivants. Peu importe la manière dont Jackson est décédé, au diable le Docteur Murray et ses traitements de cheval, « Bambi est vi-vant ! » hurlent en chœur les fans les plus atteints, ceux acharnés qui refusent la mort du King of Pop en expliquant que Bambi est toujours parmi nous puisqu’il a été vu, lors de son propre enterrement, au Staples Center.

Vous l’avez compris, cette guerre se situe au sommet et l’affrontement entre le King et le King of Pop relègue loin, très loin, les Lennon, Freddy Mercury, Marilyn ou Jim Morrisson, les Sinatra, Tupac ou autres Jimi Hendrix. Avec ces deux là on change de dimension.

A propos d’ailleurs de disparition, me voici subitement à m’inquiéter du sort de certains qui demeurent oubliés. Je pense aux Christine, Albanel et Boutin, aux Xavier, Darcos et Bertrand ou à ce cher Bernard Laporte qui, loin des sunlights du gouvernement, brûlent dans l’enfer du quotidien le plus banal. Une pensée pour eux en ce jour de Saint Benoît-Joseph.

Madrid, le 16 avril 2010.

 
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