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31/03/2010

La prière dominicaine

Laudate Dominique.jpgLa prière dominicaine est une prière silencieuse paraît-il. Pas sûr, à en croire celle qui monte en ce moment et qui semble fébrile.

Amis dominicains de Strausskahnie, attendez un peu cette fois avant de revêtir vos attributs d’inquisiteurs et de brûler la sorcière charentaise. Je sais que dans nos chapelles on souffle parfois le chaud et le froid, mais, à défaut de la mettre à nouveau au frigo (peut-être s’y mettra-t-elle d’ailleurs de son propre chef, mais il ne faut pas compter lui dicter quoi que ce soit) ou avant de la mener au bûcher, ne rêvez pas trop vite de la voir, comme les vestales fautives, enterrée vive dans sa région.

Amis dominicains, j’entends vos suppliques lyonnaises à votre saint patron. J’entends aussi, patelin, Cambadélis distraire les servants de la messe à Solférino pour tenter de les retenir en sacristie le temps que le grand expatrié revête un surplis rose. J’entends encore dom Mosco qui conseille au saint providentiel de ne pas attendre pour se déclarer prêt à revêtir la tiare française. J’ai entendu l’appel de Gérard de Lyon qui retrouve sa foi dans le grand inquisiteur international et monétaire depuis que l’on annonce que sainte Martine pourrait en 2012, peut-être, qui sait, des fois…. Lyon la rétive et son grand échevin ne rendent plus depuis quelques temps le culte titinesque à la sainte patronne des roses lilloises sacrée à Reims dans la fumée épaisse des encens.

Amis dominicains, craignez encore le charme royal. Il opère.

Sur France 2, le 25 mars dernier, dans À vous de Juger, le débat entre le prophète Daniel et la madone avait je vous assure la qualité des vraies disputes (au sens ancien du terme). Il y avait longtemps que la « grande télévision publique » - malgré les efforts d’Arlette Chabot pour saboter sa propre émission - ne nous avait gratifié d’un vrai échange politique sur le fond. Un échange passionné où, avec simplicité et dans un langage accessible, les divergences étaient argumentées avec franchise. Cela donnerait presque l’envie d’entrer dans l’une de ces futures coopératives du genre auberge espagnole à l’enseigne du 22 mars. Cela donne envie en tous cas de continuer ces échanges entre coopérateurs éventuels et désireux d’avenir.

Amis dominicains qui en d’autres temps avez tant aimé informer via You Tube, Dailymotion et maintenant Twitter, voyez ou revoyez l’émission. Notamment la partie concernant feu la taxe carbone (http://www.lepost.fr/article/2010/03/25/2005206_debat-segolene-royal-daniel-cohn-bendit-videos_1_0_1.html )…

Jean-Paul Schmitt

30/03/2010

Allez l’OL

lyon.pngJe n’arrive pas à vibrer pour l’équipe de l’OL cette saison et encore moins pour son entraîneur. Je ne vois pas, en effet, de joueur qui enflamme Gerland même si les supporters ont jeté leur dévolu sur Lisandro Lopez. Gros travailleur il manque à mes yeux de ce talent qui fait la différence et basculer un match, au prix du transfert c’est dommage. Quant à Claude Puel je ne sens pas ce personnage ; solitaire et coupé de sa ville il ne me convainc pas. Vous me direz ils s’en moquent tous les deux mais je tenais à rappeler ces points de vue au matin de la rencontre contre Bordeaux avant de dire « Allez l’OL » sans la moindre réserve.

A quelques heures du coup d’envoi il n’y a pas d’hésitation à avoir pour soutenir la formation lyonnaise. Durant cette saison au débouché incertain, on peut ne pas être qualifié pour la ligue des Champions pour la première fois depuis plus de dix ans, une victoire ce soir et l’accès aux demi finale dans la foulée serait de nature à illuminer le palmarès du club. Pour cela il faut gagner et très nettement pour se rendre à Bordeaux dans de bonnes conditions. Gagner et surtout ne pas encaisser de but. Il faudra donc que les joueurs se transcendent et soient portés par leur public. Un échec lors de ce quart de finale au goût particulier s’apparenterait à un gros coup d’assommoir pour un club aux ambitions de l’OL.

Alors ce soir au-delà de tout état d’âme sur l’équipe, sur le jeu, sur l’entraineur mais aussi sur OL Land, la côte des actions en Bourse ou sur les salaires des joueurs un seul cri doit nous réunir : Allez l’OL !

Philippe Dibilio

29/03/2010

Accélérateurs

dsk.jpegDans l’Express de la semaine, Jacques Attali énonce les cinq obstacles que la gauche devrait franchir pour l’emporter en 2012. Les voici.

1 - « Choisir un candidat capable, non seulement de gagner, mais aussi de gérer le pays » /…/ «  Dans l’idéal le choisir vite, pour lui donner le temps de former son équipe et d’éviter l’improvisation »

2 - « Faire une analyse honnête de la situation »

3 - « Réussir le jeu des alliances »

4 - « Proposer un programme crédible »

5 - « Convaincre le pays, face à un président sortant qui saura parfaitement jouer les faiblesses de la gauche ».

Dans le Nouvel Observateur de la même semaine, Gérard Collomb interrogé par François Bazin et Matthieu Croissandeau, ne dit en vérité par autre chose qu’Attali, même si le Maire de Lyon, quant à lui, fait de Strauss-Kahn ouvertement son champion. « Je me bats », dit Gérard Collomb, « pour un projet, pour que (DSK) l’emporte en 2012 et qu’il tienne la route après la victoire. Le projet ne tombera par d’en haut ». Sachant que Collomb appelle de ses vœux une accélération du processus de désignation du candidat lors de primaires afin que les réformistes du PS ne se retrouvent pas face « au menu unique de la première secrétaire » et que Jacques Attali ne semble pas exiger autre chose, peut-être serait-il utile que, dans la foulée des régionales, la gauche active la manœuvre de la désignation de son candidat. Encore faudrait-il que Dominique Strauss-Kahn nous indique ses envies, quitte Washington, clarifie quelques-uns de ses choix internes au Parti Socialiste et nous indique sa volonté réelle d’incarner le combat de l’ensemble des sensibilités réformistes qui coexistent au sein du Parti Socialiste et pas seulement celui de côteries.

Lyon, le 29 mars 2010

Photo:DR

28/03/2010

Charlie Gillett

En ce moment il ne se passe pratiquement pas un jour sans qu’une personnalité du monde du rock ne nous quitte. Cette semaine après Alex Chilton, nous avons appris la disparition, le 17 mars dernier, de Charlie Gillett l’auteur du mythique « The Sound of the City » paru en 1970 et l’un des premiers ouvrages traduit en Français dans la célèbre collection « Rock & Folk » chez Albin Michel cornaquée alors par Jacques Vassal.

Pendant des années, ces deux volumes de Gillett étaient les seuls à être mis à disposition d’un public français longtemps « en manque ».

Cela étant Gillett était avant tout un homme de radio qui a fait les beaux jours de London Radio, Capitol Radio et BBC1 et permis la découverte d’Elvis Costello et Graham Parker, la promotion de Ian Dury ou Lene Lovitch. Depuis plus d’une vingtaine d’années, Charlie Gillett était devenu un fan actif de la World music et les carrières anglaises d’artistes comme Youssou N’Dour ne s’en étaient que mieux portées. En hommage à Gillett voici une vidéo de Graham Parker, artiste injustement oublié.

Lyon, le 28 mars 2010.

27/03/2010

Band

jmdf.pngMonseigneur Jean-Michel Di Falco, jamais avare de coups médiatiques, manage deux curés et un séminariste qui vont sortir un CD intitulé « Spiritus Dei » sous le nom imparable de « Les Prêtres ». C’est pour financer la construction d’une nouvelle église dans les Hautes-Alpes que Di Falco, sur les conseils célestes de Didier Barbelivien, lance cette opération qui bénéficie du coup de pouce divin de TF1. Les « Prêtres » seront demain dans « Vivement Dimanche » et je vous invite à ne pas louper l’évènement ce d’autant que notre trio compte dans son répertoire une version de « Halleluyah » de Leonard Cohen.

Si tout semble se combiner à la perfection pour Di Falco, je voudrais tout de même très humblement faire remarquer à l’évêque de Gap qu’il devrait cesser d’expliquer aux médias que cette idée de « Les Prêtres » est directement inspirée par la tentative réussie de « The Priests » mise en place par l’église irlandaise parce que en ce moment comme modèle il y a tout de même mieux que les Irlandais.

Lyon, le 27 mars 2010.

Photo: DR

26/03/2010

Mercenaire

eric-woerth-municipales-2008.1209985754.jpgTout a été dit et redit depuis le début de la semaine à propos de ce remaniement liliputien spécialement dédicacé à l’UMP. Le débarquement dans la douleur d’un Xavier Darcos au destin Versaillais. Amara et Besson sauvés peut-être pour la dernière fois des eaux boueuses du marigot majoritaire. Petite pincée de Chiraquisme, Baroin étant désormais en charge de l’abyssal déficit qu’il dénonçait hier. Zeste de Villepinisme avec la récupération de l’homme Tron, un Libéral pur-sucre chargé de compter fleurette aux fonctionnaires. Copé en embuscade et Sarko se projetant déjà en 2011 avec ce qui sera alors le véritable remaniement du mandat, une opération destinée à prolonger le bail du Président.

Taxe carbone en fumée, pleurnicherie de la championne de karaté et silence coupable de Borloo. Ministres pour l’essentiel encore pétrifiés de toujours l’être, Bertrand adoubé, en vérité le plus important dans toute cette affaire s’appelle Woerth le mercenaire embauché pour faire le sale job sur les retraites, ce comptable que Sarkozy veut reconvertir en boucher du pacte social. Avec Eric Woerth, il va y avoir du sang, quelques larmes et beaucoup de sueur. Woerth est affûté, à lui de faire reculer les forces syndicales et leurs mandants, à lui de prendre les coups, de recevoir les quolibets de la rue quitte à jouer les martyrs. Ministre du budget, il a creusé les déficits comme d’autre leur tombe, Ministre des affaires sociales il sera celui capable de faire reculer, sans états d’âmes, les acquis sociaux en particulier en matière de retraites. Woerth est celui qui devra offrir à Sarkozy, sur un plateau, la réforme capable d’assurer la résurrection d’un président qui songera alors peut-être à lui confier les reines d’un futur gouvernement.

En attendant, Villepin et Patrick Sébastien ont fait hier l'actualité, le second n'étant pas nécessairement le plus rigolo des deux.

Lyon, le 26 mars 2010.

Photo: DR

25/03/2010

Assurance

obama.1201801546.jpgIl y a quelque peu, je voyais le ronchon Régis Debray, en promotion chez Jean-Pierre Elkabach sur LCP, s’interroger sur la santé politique de français ayant exprimé voici une bonne année leur illusoire appui à Barack Obama.

Autant, vous l’avez compris, avoir les yeux de Chimène pour un bureaucrate sud-américain aux accents staliniens est une quasi évidence, autant s’enticher pour un président yankee est de l’ordre de l’obscène pour notre agrégé dégagé. Depuis des mois, en vérité, Debray n’était pas le seul à persifler à propos d’Obama. Nombreux étaient aussi les anciens fans frappés de désenchantement et semble-t-il particulièrement surpris par la capacité de résistance de l’Amérique à l’égard de la création d’une assurance maladie, les forces de résistance au changement pullulant là-bas beaucoup plus que les alligators dans le bayou. En effet, depuis pratiquement un siècle, on se cassait les dents sur cette réforme pour une couverture-santé. En 1912, le républicain Theodore Roosevelt était battu faute d’avoir convaincu l’électorat de la nécessité d’établir une assurance-maladie. Près de cinquante ans plus tard, J.F. Kennedy, une fois élu, se trouvait dans l’incapacité de mettre en place une telle mesure. Il fallait attendre Lyndon Johnson, son successeur doté d’une très large majorité démocrate au Congrès pour que, dans la difficulté, les programmes destinés aux retraités et aux plus démunis soient adoptés. Moins de trente ans plus tard, mandatée par son époux de président, Hillary Clinton échouait à son tour.

Aujourd’hui les 46 millions d’américains dépourvus d’assurance-maladie peuvent former quelques espoirs. Si la réforme Obama prospère correctement, 30 millions d’américains devraient être à terme couverts et 45 000 par an échapper à la mort faute de soins remboursés. Au terme de dix mois de lutte acharnée et fort d’une certaine abnégation, le président Obama vient de marquer des points décisifs face à une Amérique de droite qui ne va pas pour autant désarmer pour « flinguer » cette réforme majeure et de gauche.

Lyon, le 25 Mars 2010.

24/03/2010

Grand’O de Lyon

Grand'O punk.jpgFini le « Château La Pompe ». Désormais, sur toutes les tables c’est « Grand’O ». Si vous ne le savez pas encore, c’est que vous faites partie des quelques rares sourds, aveugles ou analphabètes qui ont échappé à la communication du Grand Lyon sur cette histoire d’O.

Une communication à cent mille euros ergotent certains. Ne chicanons pas, qu’est-ce que cent mille euros à côtés des économies que vous allez faire ?

Vous, parce que moi, je suis depuis longtemps un inconditionnel de la grande H2O de nos éviers. Si, si, vous allez économiser ! Supposez un instant que vous remplaciez les 500 litres d’eau en bouteilles que vous achetez bêtement chaque année - et que vous payez 35 centimes d’euro le litre en moyenne – par cette délicieuse grande O à 0,3 centimes d’euro le litre, livraison comprise : c’est un bingo assuré de 160 euros ! Sans compter l’amélioration du bilan carbone si cher à nos amis d’Europe Écologie et du PS réunis récemment sous la même bannière. Et sans compter les kilogrammes d’emballages à recycler que vous allez éviter.

J’en entends un d’ici qui ronchonne encore que décidément, scron-gneu-gneu, on aurait peut-être pu éviter de dépenser ces cent mille euros. Tout ça pour une marque de flotte, fut-elle du Grand Lyon.

On pourrait lui objecter que si seulement 0,05% des habitants du grand Lyon cessaient de s’approvisionner complètement en bouteilles d’eau, les cent mille euros seraient récupérés en une année. Bon, d’accord, on voit tout de suite l’objection qui va suivre : la somme en question sera récupérée par l’ensemble des convertis mais quand même payée par tous les contribuables.

Comme toujours, et comme on dit chez nous, c’est au moment de payer les pots qu’on sent qu’on n’a plus soif. Des fois y a qu’on dépense son argent mal à propos. D’autres fois c’est de même qu’on ne le dépense pas. Le tout c’est d’être ni panier percé ni rapiat.

Allez trinquons donc. Cette Grand’O de Lyon « qui est si bonne qu’elle pourrait être donnée aux nourrissons » comme le dit le Jean-Paul Colin qu’est vice-président à la politique de l’eau, ça vaut bien quelques menus picaillons pour la faire connaître !

Jean-Paul Schmitt

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[Edit JYS:]

Raymond Terracher.jpgJ'apprends avec tristesse le décès de Raymond Terracher, Conseiller général, élu communautaire et ancien maire de Villeurbanne entre 1997 et 1998. Je présente à sa famille et ses proches mes plus sincères condoléances.

23/03/2010

Et maintenant

Regions roses.jpgDimanche la gauche a presque réussi le grand chelem en gagnant 21 régions sur 22 en métropole, seule l’Alsace ayant résistée à la vague rose-vert-rouge. Encore qu’il eut été intéressant de voir ce qu’aurait donné une candidature écologique au second tour d’autant qu’elle aurait représenté un signe fort pour les alliés du PS en terme de respect de ses partenaires aujourd’hui et demain. Mais n’en demandons pas trop.

Dimanche c’était aussi la chronique d’une victoire annoncée qui a remis en selle l’union de la gauche que les électeurs qui se sont exprimés ont semblé appréciée. Une union de la gauche recomposée avec les verts, ou plutôt Europe écologie, dans le rôle de numéro 2 en lieu et place d’un PCF qui aura vu disparaître jusqu’à son sigle lors de cette échéance politique. De ce point de vue J.L Melenchon a réussi son OPA et peut se poser en candidat à la présidentielle de 2012, il a des chances de voir sa campagne remboursée. Une fois donc ce bon résultat acquis une question se pose : et maintenant ? Maintenant il y a les « primaires à gauche » qui se dessinent. Initiative inédite elles représentent un enjeu capital. Si elles sont réussies, c'est-à-dire si leur organisation est irréprochable et que le peuple de gauche dans toute sa diversité se déplace en nombre, elles deviendront une force majeure pour le candidat ou la candidate choisi. Elles bousculeront aussi définitivement la vie et les pratiques politiques en France en installant une nouvelle forme de légitimité aux candidats. Sinon elles peuvent s’enliser dans une monstrueuse cacophonie qui discréditera la gauche. C’est peut être là le grand défi du PS.

Et maintenant ? C’est aussi ce que vont faire les régions de leur victoire. Vont-elles, contrairement au mandat précédent, mutualiser leurs initiatives et fonctionner en réseau pour esquisser les contours d’une politique nationale alternative au moins dans leurs domaines de compétences ? La réponse à cette question tiendra aussi un rôle dans la préparation de 2012.

Philippe Dibilio

22/03/2010

Blah, Blah, Blah

ballon_football-313x313.pngVous le savez peut-être mais le PSG jouait ce week-end à Nice dans un stade vidé de son public. Dans quelques jours c’est à Auxerre que le même Paris St Germain tentera de se qualifier en Coupe dans l’enceinte de l’Abbé Deschamps totalement sans âme qui vive. Après le décès de son supporter le PSG est donc dans le collimateur. Vous le savez sûrement, le Paris St Germain est aussi le club fétiche du Président de la République qui n’a jamais été avare en déclarations sur le hooliganisme. Hier soir, à l’affût de quelques résultats, je suis tombé sur le site de l’Express qui, dans une savante compilation, se permettait de répertorier les propos d’un Sarkozy sur la question. Blah, Blah, Blah…

Janvier 2003 (avant un match PM-PSG)

A la télévision : « Vous vous rendez compte qu’on a trouvé dans un car de supporters, d’ailleurs est-ce qu’on peut les appeler supporters, 30 barres de fer, dont une barre de fer cloutée. On a trouvé 30 couteaux de cuisine et cutters, pour aller voir un match de foot. Est-ce que c’est acceptable ? »

Dans la presse. « Je veux lancer une offensive contre la violence dans le football.

Un amendement va être voté pour durcir les condamnations contre ceux qui se comportent comme des voyous. »

« Qui peut comprendre que pour le match PSG-OM, nous devons mobiliser pas moins de 2000 fonctionnaires ? »

Février 2003

Dans la presse : « Je me donne trois mois pour rétablir la paix dans et autour des stades. »

Janvier 2004

Dans la presse : « Je vous promets de mettre fin au hooliganisme. »

Mars 2004

Dans la presse : « L’idée de devoir mobiliser 2000 policiers pour un match de football est invraisemblable. Mon ambition est que l’on puisse aller de nouveau au stade en famille ».

Après sa tentative réussie de moralisation du capitalisme, de revalorisation du pouvoir d’achat, de promotion de la « valeur travail » et de bien d’autres exploits, le président est donc sur le point d’extirper le cancer du hooliganisme de nos stades. Avec tant de réussites on se demande pourquoi les électeurs ne votent pas plus pour l’UMP. C’est vraiment à n’y rien comprendre.

Lyon, le 22 mars 2010.

21/03/2010

Régionales 2ème tour: votez !

 

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20/03/2010

Hors Cadre

even_horscadre_10.jpgAujourd’hui je voulais vous signaler une heureuse initiative du côté de Vénissieux puisque le cinéma Gérard-Philipe, la ville, ainsi que l’Espace Pandora organisent en fin de semaine prochaine une nouvelle manifestation intitulée « Hors Cadre » et sous-titrée « premières rencontres cinéma et littérature ». C’est donc autour de projections de films, de lectures, de rencontres et débats que cette première édition, basée dans un cinéma Gérard-Philipe rénové depuis presque un an, devra s’imposer.

Les frères Coen, Jane Campion, Tim Burton et Roman Polanski seront sollicités pour y parvenir mais c’est surtout autour de Raymond Carver, le samedi 27 mars, que l’évènement devrait imposer sa marque. Pour ce faire l’association Paragraphe proposera « Short Stories et Short Cuts » - de Carver à Altman », la compagnie Détours une lecture-spectacle consacrée à l’œuvre d’un auteur marquant disparu voici plus de vingt ans, Rodolphe Barry, futur biographe de Raymond Carver, proposera quant à lui une conférence. Musique, apéros culturels, animations, ce « Hors Cadre » naissant méritait d’être signalé ce d’autant qu’à 6 Euros la séance, il n’y a pas vraiment de raisons pour s’en priver.

« Hors Cadre », 26 -27- 28 mars 2010, Cinéma Gérard-Philipe. Avenue Jean Cagne. Tramway T4 (arrêt Division Leclerc), Bus 12 (arrêt Herriot-Cagne).

Renseignements sur: www.ville-venissieux.fr/cinema .


NB: N'oubliez pas aujourd'hui, si vous êtes à Lyon, une balade de campagne sur les berges du Rhône à partir de 14h.

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Lyon, le 20 mars 2010.

19/03/2010

Changement de séquence en vue

Sarkozy NB.jpgPartant du principe que le président de la république n’est pas, loin de là, un perdreau de l’année, nous pouvons considérer qu’entre ces deux tours des élections régionales, Nicolas Sarkozy est désormais persuadé de ce nouvel adage, « à scrutin régional, conséquences nationales ». L’homme qui voulait décomplexer la droite en promettant d’en découdre avec Mai 68, de réformer – comprendre de faire reculer le plus d’acquis possibles -, de promouvoir « la valeur travail » se retrouve dans une mauvaise passe dont il n’est plus certain de se sortir d’ici les prochaines présidentielles. Autrement dit, ce qui apparaissait il y a quelques temps encore comme une évidence, Sarkozy se succédant à lui-même, n’est plus du tout une certitude tant le petit génie du bricolage qui siège à l’Elysée est en situation inconfortable à l’égard du pays comme de sa majorité.

Dès lundi matin, le pays rentrera définitivement dans la séquence politique des présidentielles. Nicolas Sarkozy n’aura d’ailleurs guère que quelques mois pour inverser une tendance pour le moins défavorable et il n’est plus certain que l’ensemble des propos contenus dans l’interview du Figaro Magazine de samedi dernier continuent d’être d’actualité d’ici là. Si l’actuel Président n’arrivait pas à remonter la pente dans des délais relativement contraints il n’est plus sûr et certain que sa candidature pour un second mandat s’imposerait sauf si l’actuelle opposition, Parti Socialiste en tête, demeurait dépourvue de réponse globale, crédible et donc réaliste. Il y a quelque peu, à l’occasion de la disparition du leader travailliste anglais Michael Foot, certains faisaient état de son programme pour les élections de 1983 jugé alors comme très à gauche. Un programme dont la pureté n’avait d’égal que l’échec retentissant puisque il n’avait permis, face à Thatcher, de recueillir l’adhésion de seulement 30% des électeurs. Un programme qui restera dans la mémoire du socialisme anglais comme, « la plus longue lettre qu’un suicidé ait jamais écrite ».

Lyon, le 19 mars 2010.

18/03/2010

Ce n’est qu’un début, la campagne continue.

prof foi queyranne 2e tour copie.jpgOn grogne à l’UMP. De Rachida Dati à Juppé, de Christine Boutin à Debré, on critique au point que ces nouveaux rouspéteurs commencent à énerver le château et à être dans le collimateur de Sarkozy et de Fillon. Même Longuet le patron des sénateurs UMP nous dit qu’une fois le 2ème tour passé, il va y avoir des explications. Apparu, ce sous-ministre et bon soldat Sarkozyste évoque quant à lui le risque d’autisme pour l’UMP. Bref, si officiellement tout va normalement mal le réveil post-électoral risque d’être troublé dans le parti de la majorité présidentielle. D’ailleurs les Copé et autres Morin ne s’y trompent pas. Ils se réfugient dans un silence prudent car la machine à claques risque de fonctionner dans les semaines qui s’avancent avec un certain Sarkozy à la manœuvre.

En attendant que le président patauge dans les sables mouvants il convient de ne pas assister à cette débandade comme à un spectacle. Le job n’est pas terminé. Les élections régionales ne sont pas gagnées pour la gauche et les écologistes. 6 duels, 15 triangulaires et une quadrangulaire attendent et il conviendrait de ne pas se laisser gagner par les effets pervers d’un euphorisant premier tour.

D’ailleurs, dès ce soir on remet le couvert. Jean-Jack Queyranne, Philppe Meirieu, Elisa Martin et l'ensemble des co-listier(e)s tiennent meeting. C’est à Villeurbanne au CCVA du Cours Emile Zola (métro Flachet) sur le coup de 19 heures.

Nous y serons.

Lyon, le 18 mars 2010.

17/03/2010

Cuba libre

 

Cuba libre !.jpgDécidément Cuba ne me lâchera pas. Voici que, la semaine passée, un autre gréviste de la faim et de la soif, Guillermo Farinas, a pris le risque de laisser sa vie sur l’ile. Il n’est pas en prison comme Orlando Zapata Tamayo récemment : Cyberjournaliste de 48 ans, Guillermo est libre, mais à l’hôpital de Santa Clara. Déjà malade, il a entamé sa grève après la mort d’Orlando pour réclamer la libération de 26 prisonniers politiques, malades eux aussi, que le gouvernement cubain refuse de reconnaître comme tels les qualifiant de mercenaires à la solde de ces États Unis.

Les médias s’en émeuvent et l’UE en appelle au régime castriste.

Redoutable admonestation à ce gouvernement cubain qui accuse Farinas de délits de droit commun. Redoutable parce qu’elle met une fois de plus le régime face à la nécessaire évolution vers plus de droits humains pour les Cubains alors même que ses capacités à le faire sont très faibles : Raul le petit frère serait prêt à plus d’ouverture face au conservatisme de son frère ainé et du gouvernement en place. Rien ne bouge semble-t-il dans ce pouvoir congelé dans ses reflexes de défense face aux menées US et à l’embargo qui étouffe Cuba depuis 48 ans. Redoutable aussi car c’est la 23ème grève de la faim de Guillermo.

Il y a-t-il une soixantaine de détenus pour délit d’opinion à Cuba comme le dit Amnesty International ? Le chiffre de 200 donné par la dissidence, essentiellement réfugiée aux États Unis, est-il crédible ? Quoi qu’il en soit, il est fort peu probable qu’il n’y en ait aucun, comme l’affirment les dirigeants cubains qui montrent du doigt les droits de l’homme bafoués à Guantanamo et à Abou Graib.

En soulignant uniquement les manquements de Cuba, fait-on le jeu de tous ceux qui ont intérêt à démontrer que la révolution cubaine (ou ce qu’il en est advenu) a mis en place le pire des goulags ? Et faut-il alors noyer nos dénonciations dans je ne sais quel « Cuba est loin d’être le plus mauvais des élèves de la classe mondiale en matière de respect des droits de l’homme » comme l’affirmait le journaliste français Salim Lamrani, spécialisé dans les relations entre Cuba et les États Unis dans son livre « Double morale : Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme » (Paris, Editions Estrella, 2008) ? Non. Notre devoir est de réagir et de dénoncer, sans pour autant jouer les idiots utiles.

« Allons Raul, encore un pas : libère tes prisonniers d’opinion et évite que ce nouveau gréviste de la faim ne meure ! »

« Lorsque quelqu'un a décidé de mettre fin à ses jours et qu'il est très déterminé à le faire, qu'il soit en liberté ou en prison, […] aucune mesure ne l'empêchera ». Ce n’est pas la réponse de Raul. C’est celle d’un secrétaire d’Etat à la Justice français, Jean-Marie Bockel, à propos des 122 suicides dans les prisons françaises en 2009. Prisons où l’on compte annuellement près de 1000 tentatives de suicide et près de 1000 débuts de grève de la faim…

Hasta la libertad siempre !

Jean-Paul Schmitt
 
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