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30/11/2009

Restos

Au moment où la polémique enfle encore au sujet du Téléthon et que le JDD d’hier nous explique que 40% des Français verseront moins aux différentes causes en 2009 en raison de la crise, il est peut-être opportun que je vous livre mon pensum à l’égard des « Restaurants du Cœur » un peu plus tôt que d’habitude.

800 000 personnes sont accueillies quotidiennement par les restos. Un chiffre à la hausse et tout laisse croire qu’au cours de la campagne 2010, presque 25 ans après leur création, les 100 millions de repas proposés par les restos ne suffiront pas. Aujourd’hui, un peu plus de 40% de ressources des « Restaurants du cœur » proviennent de la générosité du public et si comme moi vous ne vous sentez pas le courage d’acheter le CD des « Enfoirés » qui, à lui seul représente tout de même plus de 17% du budget de l’association, il faut mettre la main à la poche.

  • « Les Restaurants du cœur », 8 rues d’Athènes, Paris 9 ème

Renseignements 01 53 32 23 27 et sur www.restosducoeur.org

Lyon, le 30 novembre 2009.

29/11/2009

Believe

cher.jpgIl n’est plus un parti susceptible de se protéger des fausses notes et aucun dirigeant n’est capable d’insuffler un minimum de conviction dans la langue de bois. Sous l’œil des caméras, pistés à chaque instant sur le net, nos pros de la politique oscillent entre une pathétique modestie et une fâcheuse tendance à sur jouer. Même si souvent des critères purement photogéniques couplés à Photoshop semblent avoir résolu le problème de l’image, constatons qu’au point de vue « son » ce n’est pas encore ça. A l’instar de ce qui se fait dans la musique depuis quelques années, je suggère que certain(e)s moulinent leurs discours via « Auto-Tune » ce logiciel capable d’éliminer les fausse notes et de trucider les couacs. Après avoir œuvré pour Britney Spears, Kanye West, Beyoncé ou Madonna, il serait grand temps que ce logiciel fasse des miracles en politique pour recruter les leaders et porte-paroles de demain histoire de faire bonne figure.

Ainsi réverbé et parfois plus métallique, tout en conservant sa larmoyance, une telle technologie appliquée à la communication politique permettrait de vaincre vanité et incompétence en apportant l’émotion nécessaire émotion. A l’instar d’une chanteuse comme Cher qui avait introduit une sorte de planification chirurgicale de son corps tout en veillant à livrer un son parfait au point, j’imagine, que même son caniche n’arrivait pas à la reconnaître, peut-être serait-il utile de précipiter les choses pour vaincre la crise du politique. D’ailleurs de telles méthodes expérimentées avec retenue ne nuiraient pas nécessairement au fond.

« Believe » n’a-t-il d’ailleurs pas été un succès international pour Cher ?

Lyon, le 29 novembre 2009.

28/11/2009

Violences

symbole-femme.jpgIl est souvent de bon ton de persifler à propos de Zapatero, en particulier quand au sein du Parti Socialiste français on affiche volontiers des positions « de gauche » qui selon la formule de Caillois confèrent « une gloire du meilleur aloi ». Alors que la lutte contre la violence faite aux femmes est à nouveau dans l’actualité, il n’est peut-être pas inutile de rappeler que pratiquement dès son installation, le gouvernement socialiste espagnol s’est doté en 2004 d’une loi dite organique « contre la violence de genre » visant à prendre en compte l’ensemble des aspects de ces violences. Dans un pays encore particulièrement marqué par certains réflexes datés issus des rangs de l’Eglise (souvenons-nous des récentes manifestations contre l’avortement), le gouvernement Zapatero, en faisant même mention de l’oppression spécifique des femmes dans les attendus de la loi, a pris cette question frontalement au point qu’aujourd’hui la loi espagnole pourrait aller jusqu’à représenter un véritable modèle en Europe.

De toute évidence notre pays devrait trouver quelque inspiration dans une telle démarche. On nous dit qu’une proposition de loi devrait émerger suite à la mission parlementaire qui a produit l’été dernier un rapport. Comme le disait cette semaine le « collectif national pour les droits des femmes » par l’intermédiaire de ses porte-parole, en indiquant sans cesse que notre pays est celui « des lumières » on pourrait avoir la triste impression que « cela le dispense de tout ». En s’affichant comme le pays des droits de l’homme il serait vraiment temps que la France devienne aussi celui des droits des femmes.

  • Le Monde du jeudi 26 novembre, Tribune de Suzy Rotjtman et Maya Surduts, Co-Porte-parole du collectif national pour les droits des femmes.

Lyon, le 28 novembre 2009.

27/11/2009

« Tutu »

Tutu.jpgDans trois semaines, le 22 décembre, Marcus Miller se produit sur la scène de l’auditorium de la Part Dieu en recréant le mythique album de Miles Davis, « Tutu », un des symboles avec « We want Miles » de la dernière période du Maître et du retour en studio après ses problèmes de santé. Le jazz Funky de Miles part alors vers la conquête du très grand public en compagnie de jeunes inconnus du nom de Mike Stern, Mino Cinelu et du bassiste Marcus Miller qui deviendra peu à peu l’une des chevilles ouvrières de la magnifique machine conduite par Davis. En quittant Columbia pour Warner, nous sommes en 1986, Davis va proposer ce « Tutu » hommage à Desmond Tutu l’archevêque anglican de Cape-Town qui a reçu le Nobel de la Paix deux ans auparavant. Miller est aux manettes, crédité à la composition puisque Davis est en conflit concernant les droits de ses propres compositions, veillant au grain en ce qui concerne les arrangements, le bassiste laissant le soin à Miles de poser sa trompette sur la magnifique mécanique usinée également par George Duke, Adam Hozman, Bernard Wright, Omar Hakim et quelques autres.

C’est l’équipe de « Jazz à Vienne » qui est à l’initiative de ce concert lyonnais qui nous permettra quelques mois après son passage au dernier festival viennois de revoir Marcus Miller sans SMV.

Avec cette fois-ci Miller le jazz de Miles toujours réinventé avait alors pris très nettement un nouveau virage aux accents et sonorités neuves. Même si nombre d’amateurs de Davis continuent de considérer cette période comme secondaire dans l’œuvre du génial trompettiste, je ne peux qu’inviter les jeunes générations qui parfois méconnaissent l’œuvre de Miles Davis à écouter ce jazz fusion des années quatre-vingt qui baigné de synthétiseurs et parfois même d’échantillonnages devrait leur aller droit au coeur.

Marcus Miller avait été l’un des artisans de ce énième virage de Davis, l’homme qui faisait reculer depuis des décennies les limites du jazz. Le 22 décembre le talentueux bassiste nous proposera donc une nouvelle vision de « Tutu ». Je voulais vous en parler dès aujourd’hui car il n’y aura probablement pas de places pour tout le monde.

  • « Marcus Miller Tutu », Mardi 22 décembre 2009, 20h30, Auditorium de Lyon. Renseignement et réservations au 04 78 95 95 95 et sur www.auditorium-lyon.com

Lyon, le 27 novembre 2009.

26/11/2009

Où sont les femmes ?

dominique-strauss-khan.jpg?w=450&h=675Hier soir, Dominique Strauss-Kahn était l’invité vedette du « Grand Journal » sur Canal+ cette émission au cours de laquelle Ségolène Royal annonce, en direct, la mise à pied de ses anciens amis. Hier, Libération profitait donc de l’occasion pour nous parler de celui que Joffrin appelait « l’Imam caché » en nous livrant une batterie de sondages supposés nous en dire plus sur « le candidat incognito du PS ». A l’aide du baromètre Via Voice, Libé répondait, sous la forme de pourcentages d’opinions favorables, à la question « A qui Strauss-Kahn plait-il le plus ? ». Avec 66%, les cadres et professions intellectuelles figuraient en tête talonnés par les électeurs de l’UMP, les plus de 65 ans, les électeurs verts puis ceux du PS, les retraités, les hommes et enfin les jeunes qui approchaient les 54%. Au-delà de ce bon score aux contours gériatriques plutôt affirmés, j’imagine que DSK a été surpris de ne pas trouver parmi ses soutiens les plus sûrs « la moitié du ciel », en l’occurrence les femmes.

Grâce à ce sondage il est donc prouvé que la légende est fausse, autrement dit que DSK n’est pas un homme à femmes. Pour l’instant Strauss qui retrouve une côte d’amour proche de celle qu’il avait au moment de quitter le gouvernement Jospin a donc du pain sur la planche sachant qu’il est dans notre pays plus d’électrices que d’électeurs.

Lyon, le 26 novembre 2009.

Photo: DR

25/11/2009

Etre Français

SuperBesson.jpgTout le monde peut aller en préfecture ou sur un site dédié donner son point de vue sur ce que c’est qu’être Français.

Je n’irai pas au café Besson poser de doctes propos d’après pastis.

Je vais moi, au bar Sécheresse dont vous reconnaîtrez que c’est un drôle de nom pour un lieu où souvent vous venez vous désaltérer, que vous soyez de Lyon ou d’ailleurs.

L’ivresse me prenant, je ne vous épargnerai rien et vous la fais en vers, un peu - un tout petit peu - à la façon Mahmoud Darwich (cf. un de ses poèmes de 1964 : « Identité») :

Inscrit Préfet :

Je suis Lorrain.

Inscrit Préfet :

Et Alsacien.

Ecris Préfet

Ce que tu veux.

Tire les faits

Par les cheveux.

Un peu Allemand,

Luxembourgeois

Par ma maman

Et son patois.

Tu ne pourras

Départager

Mon embarras

D’être étranger

Dis simplement

Que je suis juif

Et musulman.

Un brin passif.

Dans mon pays

Quand tant de frères

Sont reconduits

Vers les frontières.

Et catholique

Un peu papiste

Bien que laïque.

Presque bouddhiste.

Écrit Préfet

Va dénoncer.

Écrit Préfet :

J’étais Français.

Jean-Paul Schmitt

24/11/2009

L'Etat de la France

9782110684769FS.gifJe me suis abonné à Siné-Hebdo le jour où les biens pensants en tout genre ont décidé de faire un procès à ce vieil anar de Siné pour des propos qui sont des broutilles à côté de ceux d’Hortefeux. Je n’ai jamais aimé les gauchistes et les anars sauf mon ami Albert Agostino qui, en partant trop tôt (putain de tabac) nous prive de son Clairon et de son amitié rugueuse. ; Je pensais donc ne regarder que les dessins, parfois bons de ce nouvel hebdo. Et j’y découvre de l'information, y compris pertinente.

Ce fût le cas la semaine dernière lorsque dans un bref article ils sont revenu sur le discours de Sarkozy dans la Drôme où le président était à la relance sur le fameux débat sur l’identité nationale. « Débat foireux, tombé de nulle part, dont personne n’ignore qu’il s’agît d’une énorme bouse lancée à la face de la gauche molle et du Front National réunis dans une même tentation de tomber dans le piège à pieds joints » comme l’écrit l’auteur Olivier Marbot. Mais là n’est pas la pertinence, non, elle réside dans le fait de poser la question pourquoi Sarko relance ce débat ce jour là dans la Drôme où il devait parler d’agriculture. Et Siné-hebdo de nous donner la réponse.

Le lendemain, en effet, l’INSEE publiait le portrait social de la France, ce que devait commenter toutes les rédactions. Et que dit-il ce portrait ? Le taux de chômage a atteint 9,1% contre 7,1% début 2008 et celui des jeunes monte à 23,9% soit le taux le plus élevé depuis trente ans. Sans oublier les huit millions d’entre eux qui vivent au dessous du seuil de pauvreté. Pas bon pour Sarko tout ça. Mais de cela il n’y eut pas trace dans les média. Même pas le moindre communiqué d’un parti de gauche quelconque ce qui révèle combien ce terrain de la dure réalité populaire est abandonné par ceux qui ne cherchent une alternative à Sarko que dans des combinaisons politiciennes. Et les think tanks ont d’autres sujets plus nobles et plus sérieux à approfondir, cela va de soi.. Il eut pourtant été salutaire de dénoncer tant la situation faite à la jeune génération que la méthode marketing du « camarade » Sarko.

Philippe Dibilio.

23/11/2009

"SOS"

diams.jpgAlors que la première décennie du nouveau siècle est sur le point de laisser place nette, on commence à voir fleurir les premiers palmarès chargés de pointer évènements, livres ou disques susceptibles de laisser quelques traces. Le Figaro s’est par exemple déjà essayé à cet exercice dangereux et nous pouvons parier que dans les semaines qui viennent la tentation d’en faire autant va être forte, tous médias confondus. Tout cela pour dire qu’avec la sortie de « SOS », le nouvel album de diam’s, on peut légitimement s’interroger sur la portée, osons le terme, politique, d’une livraison qui pourrait faire date.

Même si certains annoncent déjà que le triomphe de « Dans ma bulle » n’a guère de chance d’être réédité, on peut tout de même avec certitude dire que cet « SOS » est pourtant un album qui devrait marquer. Autobiographique et personnel tout en étant probablement un assez fidèle témoignage générationnel, le nouvel opus de Diam’s capte « l’air du temps » comme l’a écrit avec justesse Stéphane Davet dans le Monde même si parfois d’ailleurs la chanteuse se vautre dans la démagogie. Il n’empêche qu’au delà de son strict contenu, « SOS » est un disque qui devrait marquer, non pas que nous soyons en présence d’un immense album, mais bien parce que dans sa dernière livraison la rappeuse parisienne met « les pieds dans le plat » en s’inscrivant dans, semble-t-il, le rude contexte de sa vie personnelle mais aussi dans celui d’une réalité française têtue. Sur bien des sujets, la question du foulard étant l’un deux, Diam’s devrait trouver quelques échos, non pas chez ceux qui voyaient hier en elle l’expression d’une nouvelle radicalité féminine, mais bien chez celles et ceux qui trouveront dans cet « SOS » l’expression directe de leurs difficultés, de leur mal-être au quotidien mais aussi même d’une volonté d’en découdre.

Nul ne sait bien entendu si ce disque s’avérera comme la fin du parcours de Diam’s ou au contraire la naissance d’un phénomène majeur et inédit à haute portée symbolique. En tout état de cause chacun pourra convenir que « SOS » est un disque important même si de nombreux lecteurs de Télérama compenseront leur désamour à l’égard de la native de Chypre en reportant leur affection et leurs espoirs sur Grand Corps Malade.

Lyon, le 23 novembre 2009

Photo: DR

22/11/2009

« So Punk ! »

MELGs3.jpgDans le cadre de la manifestation « So Punk ! » organisée par l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne, c’est vendredi prochain que « Marie et les Garçons », mythique groupe de rock lyonnais de la fin des années soixante-dix, remonte sur scène pour un concert exceptionnel au Marché Gare (Lyon 2ème).

L’aventure du groupe commence en 1975, lors de la fête de fin d’année du lycée Saint-Exupéry, la formation s’appelle alors les Damned Pirates, pour se terminer vers 1979. Entre temps, s’il fallait reprendre quelques bornes dans le parcours musical, on citerait Marc Zermati, le Festival de Mont-de-Marsan, John Cale, le CBGB ou Fourvière …

MELGs2.jpgDepuis, Maris Girard est disparue et samedi, je crois que c’est sa fille qui sera derrière les fûts.

Pour en savoir plus sur « Marie et les garçons », on consultera le site www.steviedixon.com ou rockmadeinfrance.canalblog.com. L’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne expose par ailleurs des archives de l’époque et des photographies de Jean-Paul Bajard.

  • - Marché Gare, concerts et performances, samedi 8 novembre à 19h30 (Pile) - 36 rue Casimir Perrier, Lyon 2ème - 7 euros
  • - Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne. Exposition jusqu’au 29 novembre - 11, rue Docteur Dolard.
  • - Renseignements sur www.i-ac.ev ou au 04 78 03 47 00.

Lyon, le 22 novembre 2009.

21/11/2009

Transmusicales

transmusicales2009.jpg?w=483&h=322Il est de bon ton désormais de faire la fine bouche sur les « Transmusicales » de Rennes. Pourtant à voir le programme de l’édition 2009 qui se tient du 2 au 5 décembre prochain les chichiteurs devraient avoir le bon goût de la mettre en veilleuse. Inutile tout d’abord d’éplucher la longue liste des musiciens et groupes invités tant du côté du Parc Expo que de l’Ubu. Que des inconnus ou quasi-inconnus dont certains seront probablement, c’est tout le mal que l’on peut leur souhaiter, les gloires de demain. Vous l’avez compris c’est bien là que réside la force des transmusicales de Rennes qui reniflent avec un talent souvent hors-pair les tendances novatrices les mieux cachées.

Moins connues puisque s’inscrivant seulement pour la seconde fois dans l’évènement, les « Rencontres et débats des Trans » sont également des promesses. Autour de « La déclaration de Fribourg sur Les Droits Culturels », l’économie de la musique, l’action culturelle dans les grands territoires et des rencontres sur les musiques actuelles, les « Trans 2009 » démontrent que réflexion politique et action culturelle doivent converger.

Bien que n’ayant pas la possibilité de prendre la route de Rennes au début du mois de décembre, je souhaitais vous signaler la vitalité des « Transmusicales » et même vous encourager à vous y rendre.

  • > « Transmusicales de Rennes », 2-3-4 et 5 décembre 2009

Renseignements sur www.lestrans.com et au 02 99 31 12 10

Pass week-end Parc Expo, 45 euros

  • > Programmation en vrac, Brightblack Morning Light (US), Cass McCombs (US), Detroit Social Club (UK), The Field (Suede), Terry Lynn (Jamaïque), Sollillaquists of Sound (US), Django Django (Ecosse), Naomi Shelton (US)….

Mais aussi The Narcicyst avec son rappeur residant Canadien néanmoins Irakien né à Dubaï, les Turcs de Baris K & Mini et Gooseflesh et les Japanese Popstars venus…. D’Irlande.

  • > Côté Hexagone présence de Popof, Downtown Cuckoo, Push Up, I Come From Pop, West Indies Desire et des dizaines d’autres.

Clics: www.lestrans.com

Lyon, le 20 novembre 2009.

00:37 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : transmusicales, rennes, festival, musique, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20/11/2009

Une région d'avance

ban JJQ 250x250.pngAu terme d’une série de rendez-vous thématiques passant par Bourg-en-Bresse, Grenoble, La Voulte, Chambéry et St-Etienne, Jean-Jack Queyranne est ce soir à Lyon dans le cadre de sa campagne régionale « Une région d’avance ».

Ces rendez-vous Rhônalpins conçus par la tête de liste socialiste comme autant de moments d’échanges pour décider des orientations prioritaires du futur contrat qui sera présenté en janvier 2010, est consacré pour cette étape lyonnaise à la santé, à la vie associative ainsi qu’au sport et à la culture.

« Une région d’avance »

A l’invitation de Jean-Jack Queyranne

Espace citoyen, 12 avenue Jean Mermoz, Lyon 8ème

Contact sur www.uneregion-davance.fr

Régionales - AG rhone 201109.jpg

Lyon, le 20 novembre 2009.

19/11/2009

Royal canins

n-b-ciel.jpgA l’unisson, les médias parlent, presque en boucle du vidage de Vincent Peillon par Ségolène Royal. La méthode semble en surprendre plus d’un. Quelques mois après les présidentielles, j’avais préféré tirer ma révérence à Désir D’avenir  (ici) observant les manœuvres bureaucratiques inventées par quelques-uns pour transformer cet outil en ustensile dévoué à la seule Ségolène Royal. Certains, et non des moindres, voulaient me convaincre à l’époque de revenir sur une aussi terrible décision m’expliquant que ce disfonctionnement de l’A.G. bidonnée de Désir d’Avenir était à mettre au compte des erreurs de jeunesse. Les mêmes qui par aveuglement amoureux avaient couverts d’aussi piteuses pratiques décidaient il y a quelques mois de claquer la porte et, d’après ce qu’en disait alors la presse, de se réfugier dans un fameux dîner thérapeutique pris en commun dont l’objet était de pleurnicher sur leur bien triste sort. Peu à peu, de démissions en fatwas, celle visant Dominique Besnehard étant la plus singulière, le petit monde de Ségolène semblait se réduire à peu de choses. En vérité le putch de Dijon et le vidage de Peillon nous démontre qu’autour de Ségolène Royal il n’y a pas un quarteron d’affidés mais bien un conseil politique. C’est, d’après ce que nous dit la presse, ce conseil politique « estomaqué », pour reprendre les propos de mon excellente collègue Najat Belkacem, constitué semble-t-il de quinze membres, pour citer ceux de Guillaume Garot, qui s’est réuni en conclave pour virer Peillon. Jusqu’ici, comme pratiquement tout le monde, je pensais que les nombreux revirements de Ségolène Royal étaient uniquement le produit de sa fantasque personnalité. Pas du tout. C’est bien éclairée par un conseil politique que Ségolène Royal chemine. La preuve est donc désormais faite que ces fantassins du Ségolinisme ne sont pas seulement dévoués, ils sont aussi inquiétants car plein de rage. En quelque sorte, il s’agit des « Royal canins ».

Lyon, le 19 novembre 2009.

Photo: DR

18/11/2009

Les autruches du Rhône et le fils Poucet

Autruches du Rhône.jpgPasse encore qu’on ait eu le PACS malgré les boutinades, bible à la main, mais l’adoption par des couples homosexuels  ! Soyons cohérents que diable ! Oyez ces courageux représentants du peuple qui disent que : « Dès qu’il y a un enfant, il faut un papa et une maman ». Déclaration d’Eric Raoult, illustre député au gentil sourire de bon père de famille. De famille Unie Mon Président, cela va sans dire, même si en ce moment cela ne va pas de soi. Vous savez, celui qui veut que l’on impose aux écrivains un droit de réserve s’ils ont eu le Goncourt.

Ils aiment la famille ces gens-là. Surtout celle qu’ils connaissent. Celle qui ressemble à la leur. Et là-dessus ils sont assez d’accord.

Il faut bien que quelqu’un rappelle – scrogneugneu - les valeurs catholiques apostoliques et romaines (encore que l’adoption chez nos ancêtres romains s’asseyait allègrement, si j’ose dire, sur les considérations d’homosexualité). Ces braves gardiens de valeurs en péril, d’identité nationale, de travail introuvable et de boucliers fiscaux pour armures dorées, soutiennent sans faille le principe sacré. Ils se battent pour ne pas séparer les enfants de leur papa et/ou de leur maman. Et cela malgré les difficultés innombrables et de tous ordres : pas facile de trouver de la place dans des centres de rétention déjà bondés pour que ces petits minots restent avec leurs parents jusqu’à ce qu’un avion les ramène chez eux : « Dis papa c’est où chez nous ? ». Pas facile d’être discret pour ne pas alarmer les Réseaux Éducation Sans Frontières pour pouvoir réunir sans bruit parents et enfants à la sortie de l’école. Pas facile de passer inaperçu dans les files de soupe populaire non plus.

Ils veillent sur l’ordre et la morale. Ils sont unis sur des valeurs. Ils soutiennent leur gouvernement comme un seul homme. Ils font du chiffre.

Dans notre département du Rhône, ils ont des noms que l’on a déjà vus au bas d’un parchemin : Emmanuel Hammelin, Philippe Cochet le nouveau Pater Familias, François-Noël Buffet, Georges Fenech, Bernard Perrut, Michel Terrot…

Ils avaient tous signé en 2007 une entente parlementaire… contre l’adoption par des couples homosexuels. Les fantasmes ont la vie dure. Pour nos autruches départementales, un petit coup de Prévert :

L’Autruche :  « Je n’aime pas beaucoup ta mère, à cause de cette manie qu’elle a de mettre toujours des plumes d’autruche sur son chapeau… »

Le fils Poucet : « Le fait est que ça coûte cher… mais elle fait toujours des dépenses pour éblouir les voisins »

L’Autruche :  « Au lieu d’éblouir les voisins, elle aurait mieux fait de s’occuper de toi, elle te giflait quelquefois… »

Le fils Poucet : «Mon Père aussi me battait »

Jean-Paul Schmitt

17/11/2009

Sacrée Ségo

segolene_royal_red.jpgEn s’invitant aux forceps à la journée de travail organisée par Vincent Peillon à Dijon, Ségolène Royal a réussi un coup d’éclat dont elle a le secret. Il faut dire à sa décharge  que l’initiative du député européen du Sud Est était pour le moins cavalière. Convoquer au nom du courant « Espoir à gauche » une journée de travail sur l’éducation et en écarter celle qui fût le leader de ce courant au moment difficile du congrès de Reims ne manquait pas d’air. Et pour enfoncer le clou décréter la veille sur Europe 1 que Ségolène était un échec au rassemblement ne pouvait que pousser l’intéressée à sortir de ses gongs.

En fait Peillon souhaitait rééditer son opération de l’été où il avait déjà réuni autour de lui un arc en ciel allant de Robert hue à Marielle De Sarnez en passant pas Christiane Taubira ou les Verts. Un rassemblement qu’il s’appropriait pour l’orienter le moment venu vers tel ou tel présidentiable dont évidemment il ne souhaitait pas la présence afin d’asseoir sa position de leader du mouvement naissant. C’était sans se souvenir que Ségolène avait aussi été précurseur dans la main tendue au Modem ce dès l’élection présidentielle de 2007. Aussi, comme la louve de Rome, notre Ségo ne voulut pas se faire voler ses petits. Elle a réagi à sa manière, à la hussarde et sans complexe et j’ai plutôt tendance à applaudir.

Cet épisode m’ a renvoyé au livre de Francis Brochet, « la grande rupture » sorti récemment. L’éditorialiste et chef des pages politiques du Progrès y évoque la question de la rupture mise en scène par Nicolas Sarkozy et défend la thèse selon laquelle cette rupture vient de loin et trace son chemin au milieu des gesticulations de Sarko tout comme au travers du mode d’action d’autres acteurs du monde politique et économique. Un rupture qui ne nous tombe pas dessus du jour au lendemain mais qui fait son oeuvre depuis plusieurs années. Et pour cela il prend appui sur le parcours de trois personnages : Ségolène Royal, Laurence Parisot et Nicolas Sarkozy et son argumentaire ne manque pas d’intérêt. Je ne retiendrai qu’un seul point ; il attribue à cette rupture une cause générationnelle. Tous trois, en effet, ont l’âge de la remise à jour des pensées et des espoirs de la période de la Libération, tous trois n’ont pas fait 68 dans un camp comme dans l’autre, tous trois s’exonèrent des codes issus de ces deux périodes et qui ont jusqu’alors marqué la Vème République. Et il n’a pas tort ; nous sommes véritablement entrés dans une autre aire politique avec des approches et des attitudes bien loin de celles que nous, les plus âgés, avons vécu. Mais c’est la société qui a changé ; qu’on le veuille ou non on se parle différemment aujourd’hui. Je me suis longtemps interrogé sur le fait que mes petits enfants, même très jeunes, s’appropriaient plus vite que moi la maîtrise d’un ordinateur ou d’un téléphone portable. Puis un jour j’en ai conclu qu’avant de taper sur une touche moi je devais concevoir mon geste alors qu’ils allaient directement sur l’icône correspondant. Certes ils ne s’interrogerons peut être jamais sur le principe de fonctionnement du micro processeur ni ne comprendrons le calcul binaire qui sont des éléments clés de l’informatique mais ils communiquent avec l’outil.

Cela me semble à l’image de la société d’aujourd’hui qui va à l’essentiel, sans détour et sans s’imposer la lourdeur des formes et préséances d’hier. Ségolène Royal est certainement la seule des leaders de gauche à comprendre et assumer cette grande rupture nous aurions tort de nous en plaindre.

Philippe Dibilio

 

16/11/2009

I'm from Barcelona

drapeau%20catalan.bmpSamedi matin, après quelques jours passés à Barcelone pour parler « métropolisation », j’étais de retour dans notre bonne ville. Il est toujours amusant de constater sur une période aussi brève les quelques petits évènements qui font l’actualité d’une telle métropole sans que jamais la moindre information ne suinte jusque chez nous. Mis à part la probable fusion « Iberia-BA » et de nombreux articles situant l’Espagne en crise par rapport à ses voisins européens deux informations dominaient. La première concernait la mise en détention d’un Maire par le célèbre juge Garzón dont les agissements sont loin de faire l’unanimité. Le Parti Socialiste Catalan ayant désigné une jeune femme de 32 ans, genre sciences-po et végétarienne, pour succéder à cet élu indélicat, j’imagine que le type en question, du fond de sa cellule, a du se résigner au fait qu’en l’espace de quelques heures il avait basculé dans l’histoire ancienne, la jeune élue lui piquant la vedette. Encore plus catalino-centrée, l’annonce par l’actuel président du F.C. Barcelone qu’au terme de son mandat, il irait bien faire un petit tour en politique. Vous l’imaginez l’information à produit son petit effet ce d’autant que le dénommé Laporta ne compte pas aller coller des affiches pour les nationalistes mais bien être candidat lors de prochaines élections.

Un Bernard Tapie catalan est peut-être né la semaine passée ?

Toujours à propos de l’Espagne mais plus rock’n’roll, en parcourant le mensuel culturel « Go mag », je me suis aperçu que sans la « bibine » nos amis ibériques seraient bien en peine d’accéder au rock et à l’électro. C’est ainsi que « Heineken » fait du naming avec une salle de Madrid et dispose d’un site pour acheter des tickets de concert (heineken.es). La concurrence, en l’occurrence « Vetrins », coule de doux amours sponsorisés avec « Live Nation » et « Budweiser » invente là-bas la « Genvine music » (sic !) en soutenant la techno sans oublier « Jack Daniel’s » qui roucoule dans les oreilles des rockeurs en finançant un concours de maquettes depuis son site. Il conviendrait de signaler tout cela à notre Jean-Louis Murat national qui après son « portrait-pochtron » dans Libération il y a quelques temps (voir billet ici) pourrait avoir une ouverture sur un marché espagnol que Benjamin Biolay occupe presque à lui seul concernant les artistes français.

La France justement, bien que voisine, attriste nos amis catalans qui attendent toujours un TGV de plus en plus hypothétique qui connecterait Barcelone à Lyon en trois heures et des poussières. Nos voisins qui connaissent pourtant des difficultés en cette période de crise avec leur flux d’immigration sud-américaine, produit d’accords bilatéraux, ne comprennent pas pour autant « notre » débat sur « l’identité nationale ». Fort heureusement l’image de Bachelot se faisant piquer contre la grippe a été reprise par toutes les télévisions, confirmant ainsi notre sens du ridicule et mettant les rieurs de notre côté.

Lyon, le 16 novembre 2009.

 
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