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31/10/2009

Hexa-gône

820.jpgAujourd'hui, de midi jusqu'à 20h, dans le cadre de la 10ème biennale d'art contemporain on nous propose une révolution dans l'art du football. En effet, "Veduta" organise une sorte de tournoi de foot sur un terrain hexagonal occupé par trois équipes. L'auteur de ce geste artistique majeur est un collectif du nom de "Pied la biche". Je ne sais pas si ce truc, à priori sympathique, est de l'ordre du "footage de gueule" en tout cas c'est au stade Laurent Gerin, avenue Jacques Duclos (le petit patissier stalinien de Tarbes) à Vénissieux.

Puisque cet après midi on va jouer sur un terrain hexagonal, je propose à ce collectif d'inviter les organisateurs du Tour de France de prévoir un tracé en forme de seringue qui pourrait faire, Lille-Paris pour l'aiguille et ensuite Troyes-Lyon-Marseille-Montpellier-Toulouse-Limoges et Chartres pour le réservoir. Quitte à faire de l'art contemporain on pourrait également imaginer un jeu de pétanque "en rosace", huit branches s'imposeraient, avec un seul cochonnet au milieu. Pourquoi pas également du curling sur gazoil sur la portion Bron-Villeurbanne du périphérique ainsi que du tir à l'arc, la cible étant placée en haut de la tour du Crédit lyonnais. Vive l'art contemporain !

> "Veduta" (Vivre l'art contemporain), le 31 octobre 2009, Stade Laurent Gérin, Vénissieux, entrée gratuite.

Lyon, le 31 octobre 2009.

30/10/2009

Pour un Noël « identité nationale »

hommemoderne.jpgChacun connaît le magnifique et célèbre catalogue « L’homme moderne » sous-titré « objets originaux du monde » qui nous propose des produits utiles dans les moindres moments de notre pauvre vie. Noël approchant, je vous propose aujourd’hui une sélection « identité nationale » parmi les centaines d’objets proposés. Voici mon Top 10 :

  • 1- Une reproduction de la Renault 12, voici post-Pompidolienne, cette réplique au 1/18ème (24x9x8,5cm hors socle) est vendue 39,5 €.
  • 2- Pour célébrer les 120 ans de la célèbre Tour Eiffel, un objet en métal et socle en résine, 29 €. Si vous disposez de quelques Playmobil vous pourrez aussi reproduire le concert de Johnny financé par le Président
  • 3- Un lot de deux angelots lumineux qui « veillent sur notre intérieur » comme Brice Hortefeux sur le pays, 25 €.
  • 4- Le DVD de l’année de naissance de Eric Besson notre saint-ministre, 16 € (au lieu de 19,82€ !)
  • 5- Un aspiro broyeur mobile qui « aspire et broie » juste en appuyant sur un bouton. Cette métaphore de la politique gouvernementale vous coûtera tout de même 129 €.
  • 6- Un paillasson « country-house » qui imite magnifiquement les pierres de taille et qui, nous dit le catalogue, se nettoie simplement au jet d’eau mais aussi au Kärcher, 29,5€.
  • 7- « Le remède anti-morosité » du catalogue est un coffret de 5 CD intitulé « Les jours heureux des années 50 ». En écoutant cette compile vendu 29,5 € vous oublierez les jours de crise.
  • 8- La barrière invisible qui éloigne les (animaux) indésirables, 39,9€ seulement.
  • 9- Une paire de mules « ultra light » incroyablement légères (130 gr chacune) avec doublure en tissu écossais. Du 40 au 45, 29,5€.
  • 10- Un alambic de collection en parfait état de marche qui, avec son look entre-deux guerre vous permettra de repenser au bon vieux temps des bouilleurs de cru. 99 € au lieu de 125€.

Cette sélection, bien que n’étant pas homologuée officiellement par le Ministère, n’en demeure pas mois idéologiquement parfaite.

Lyon, le 30 octobre 2009.

29/10/2009

Pauvre France

Il conviendrait tout de même qu’un jour quelqu’un nous propose les œuvres complètes de Frédéric Lefebvre le porte parole de l’UMP. Cette semaine, à propos des filouteries du gouvernement destinées à expliquer aux Français que « l’identité nationale » était la chsoe la plus importante pour eux, le caniche de l’UMP est venu hurler derrière le grillage avec le secret espoir de mordiller les mollets du premier qui passerait par là. « La défense de notre modèle culturel et de la douce France chantée par Charles Trenet passent » nous a expliqué Lefebvre, « pas la redéfinition de notre identité nationale ». Une fois dit que nous pouvons être choqués de voir l’UMP salir la mémoire de Charles Trenet, je voudrais rappeler que notre « Douce France » à nous c’est aussi celle chantée par Carte de séjour il y a bien des années de cela.

J’imagine que le simple nom de Rachid Taha n’est jamais parvenu jusqu’aux oreilles de Lefebvre et que les mots « Carte de séjour » doivent être initilisés dans la région la plus mal odorante de son cerveau. Quand le groupe Carte de séjour décide d’enregistrer « Douce France » de Trenet, nous sommes en pleine polémique « Droit du sol / Droit du sang ». Pasqua et Pandraud sont à la manœuvre comme Besson aujourd’hui. Rachid Taha l’écrit d’ailleurs dans son autobiographie « Rock la casbah » (Flammarion). La « Douce France » de Carte de séjour c’est « de l’ironie pour une France qui justement n’était pas douce pour les immigrés que nous étions. » Plutôt que de bramer en défendant leur loi Hadopi, bien des musiciens devraient être déjà en studios pour proposer une 3ème version du succès de Trenet en prenant l’engagement d’aller distribuer eux-mêmes aux députés leur enregistrement, chose qui avait été faite avec la version de Carte de séjour.

Pour terminer sur une bonne note je voudrais vous dire deux choses. Un : Rachid Taha demeure l’un de nos meilleurs rockeurs. Deux : il suffit d’écouter son tout dernier album pour s’en convaincre.

> Rachid Taha, « Bonjour », Barclay

Lyon, le 29 octobre 2009.

28/10/2009

Gag

Begag.jpgAzouz le Gag, c’est ainsi que les jeunes militants, tous issus de l’immigration, des associations de Vaulx-en-Velin qui avaient agi avec efficacité pour recréer le lien social au lendemain des « événements » de 1990 avaient surnommé Begag. Le moins que l’on puisse dire est qu’ils avaient vu juste au regard de la carrière politique de l’intéressé. Depuis les régionales de 1992 Azouz Begag se voit conduire une liste à partir de la technique du coucou c’est à dire en faisant son nid chez les autres. Car il n’a pas d’attache politique, il se considère bien au dessus de tout ça, sa valeur intrinsèque valant tous les programmes et tous les engagements. Ce qui tombe bien car il n’en a pas.

En 1992 il se rapproche d’André Vianès qui composait sa liste après avoir été évincé de celle du PS bien qu’étant le président sortant du groupe socialiste à la Région. Moins connu qu’aujourd’hui mais déjà auteur du « Gône du Chaaba » c’est en regardant Vianès dans les yeux qu’il lui dit; » «  je viens mais bien sûr comme tête de liste » ; l’affaire en est restée là. Mais comme la mégalomanie progresse avec l’âge on vit Begag apparaître et disparaître au gré des échéances politiques, enfin surtout dans leur phase préparatoire. Puis vint le couronnement le portefeuille surprise dans le gouvernement Villepin. Begag l’homme qui flirtait avec la gauche plongé dans l’univers impitoyable de la droite libérale voilà qui était aussi triste que pathétique.

De cette expérience il ne retirera qu’une haine féroce pour Sarkozy ce qui ne fait pas un programme politique. Pourtant ce passage discret au conseil des ministres il va le faire fructifier en se rapprochant de François Bayrou, un autre qui ne partira pas en vacances avec Sarko. Et ce fût l’épisode des municipales où Begag fit don de son corps au Modem qui le refusa par la volonté des militants. Alors notre homme s’érigea en victime de manœuvres d’un autre âge conduites par Michel Mercier alors président départemental du mouvement. Et de jurer dans la foulée qu’on ne l’y reprendrait plus… jusqu’aux législatives suivantes où son score à deux chiffres lui a donné des ailes.

Le voilà donc en piste pour les Régionales, comme tête de liste évidemment. Mais cette fois , il l’a annoncé dans Tribune de Lyon il y a quelques semaines, il ne veut pas de vote des militants. Allons donc que représentent–t-ils ces obscurs qui devraient se sentir honoré de distribuer des tracts ou de coller des affiches avec la photo de la star. Et il est en passe de réussir son coup puisque Bayrou le soutient, ce qui donne la mesure du désarroi du leader orange. Et dans la foulée les dirigeants régionaux du Modem emboîtent le pas. Alors qu’un Eric Laffond pose sa candidature à la candidature dépasse l’entendement pour un Begag au sommet de sa mégalo. Comment se comparer à celui qui se voit déjà président de la Région. Celui qui menace Gérard Collomb, d’une boutade certes mais qui en dit long, en se présentant comme la réincarnation d’Edouard Herriot. A moins que le Parti radical valoisien soit sa prochaine destination politique après un échec avec le Modem.

Bref les jeunes vaudais n’avaient pas tort Begag est bien un gag et dire qu’à gauche il en est encore pour le prendre au sérieux.

Philippe Dibilio

Photo: DR

27/10/2009

L'homme contamine les dindons

 

EPADATRAS.jpgÀ entendre et à lire les volte-face des dindons qui, sur ordre du gallinacé en chef, avaient défendu le dindonneau prodige, on est épadé : après l’avoir défendu bec et ongles, ils glougloutent désormais en chœur sur la sagesse du petit sacrifié.

Seule une oiselle de l’élevage avec une personnalité plus affirmée avait osé chanter que les volatiles des autres espèces se rebelleraient contre la façon dont dindes et dindons se comportent et ne comprendraient pas qu’un dindonneau, fut-il mignon, précoce et princier, devienne si vite un chef dindon. L’oiselle fut priée illico d’aller chanter dans une basse-cour voisine où paraît-il son glouglou sera plus admiré. Soucieuse de ses jolies pattes et de ses beaux yeux sombres, elle obtempérera certainement car les dindes, c’est bien connu de tous les éleveurs, deviennent agressives quand elles sont stressées et alors attaquent les yeux ou les doigts des pattes de leurs voisines. Vivre serrées les unes contre les autres en batterie, forcément, les rend très nerveuses. D’autant que la nourriture qu’on leur donne manque cruellement de variété, toujours préparée par des spécialistes chargés de mijoter des rations destinées à faire que tout l’élevage glougloute à l’unisson.

Prenons garde à ce que dindes et dindons, trop standardisés, ne se révoltent et n’attaquent nos mollets comme le faisaient les vulgaires oies et jars de mon enfance. À moins que – et le risque est grand si j’en crois les nouvelles de la semaine passée – le virus H1N1 ne les décime comme ce fut le cas au Canada. Un passage du virus de l’homme aux dindes était pourtant réputé fort improbable par les experts. À trop jouer les dindons pour ceux qui les gouvernent, il y a un risque pour que les volatiles, jusque-là sagement Unis Mouvementés et Pondeurs, ne voient leurs rangs éclaircis par un virus électif (ceci étant, le dindon ni la dinde ne font partie de mes plats préférés comme vous vous en doutez).

Il y a aussi le risque que la maladie atteigne les autres espèces. Le chef des dindons, poursuivant son rêve de régner à jamais sur tous les élevages, n’a-t-il pas ouvert sa basse-cour à des spécimens d’une espèce réputée plutôt gauche quoique bondissante, encore que leurs bonds sont rares en ce moment ?

Méfiance ! « Le fermier qui aura réussi à croiser une dinde avec un kangourou aura créé la première volaille que l‘on puisse farcir de l’extérieur » disait Cavanna, l’inénarrable et ex de Charlie Hebdo.

Jean-Paul Schmitt

 

26/10/2009

Appel

CNP.jpgIl y a quelques semaines j’attirais, ici même, l’attention des uns comme des autres sur l’avenir des cinémas CNP. Depuis la situation ne semble pas évoluer dans le sens que nous pouvons souhaiter. Voici donc un texte qui circule actuellement et qui fait le point.

 

LE CINEMA D’ART ET D’ESSAI EN DANGER

Un collectif s’est constitué suite à la fermeture brutale du CNP Odéon-par son PDG M. Moravioff – et aux menaces graves qui pèsent sur la survie de l’ensemble des salles CNP de Lyon.

Nous, spectateurs, cinéphiles, professionnels de l’image et militants pour une cinématographie exigeante :

> Dénonçons les atteintes au droit du travail et les licenciements dont sont victimes les salariés.

> Soutenons les salariés dans leur lutte (http://www.soutenirlescinemascnp.org).

> Dénonçons le danger d’une disparition de l’offre cinématographique représentée par les CNP.

> Exigeons le maintien en centre ville d’un ensemble de salles et d’écrans dédié au cinéma d’Art, d’Essai et de Recherche.

> Souhaitons garantir l’accès à un cinéma dont le succès commercial n’est jamais assuré.

    Le Collectif agit pour l’existence d’un cinéma d’art, d’essai et de recherche, nécessaire à toute expérimentation et à tout renouvellement des formes d’expression cinématographique.

    En empêchant la diffusion d’œuvres confidentielles, on étouffe l’éclosion de nouveaux cinéastes.

    Qui dit raréfaction des films montrés, dit raréfaction des visions du monde.

    Contact et informations : http://collectifcinephile.wordpress.com

    Lyon, le 26 octobre 2009.

    25/10/2009

    Coffrés

    miles davis.jpgOn entend parfois dire que certains artistes, même parmi les plus grands, connaissent après leur disparition une sorte de séjour au purgatoire. Tel n’est pas le cas de Miles Davis disparu il y a 18 ans de cela et qui est sur le point de connaître une renaissance en particulier dans notre pays avec l’exposition « We whant Miles » proposée à la Cité de la Musique. Cet été je vous signalais la sortie au Castor Astral d’une petite monographie signée Quincy Troupe, l’ami de Miles, qui est sur le point de proposer ces jours-ci, « Miles et moi » au public français. En vérité « Actes Sud », « Textuel » pour le catalogue de l’exposition et le « Mot et le reste » fêtent également dignement ce regain d’intérêt pour Davis. C’est pourtant au rayon disque que la fin de l’année s’annonce magnifique et coûteuse pour les amateurs de jazz. Sony s’apprête en effet à sortir l’intégrale des enregistrements effectués pour Columbia, c'est-à-dire un total de 70 CD (Studios et live), dans un paraît-il beau coffret qui est annoncé au prix de 220 euros, c'est-à-dire un coût semblable à celui de l’intégrale des Beatles qui elle concerne seulement une quinzaine de volumes.

    On ne va pas s’en plaindre mais constatons que faute de faire leur travail en matière de découverte et de promotion de nouveaux talents, les grandes maisons de disques s’intéressent de plus en plus au patrimoine. Les amateurs de Jimi Hendrix risquent d’être sollicités en 2010, année commémorative, qui sera marquée par un changement de main puisque la famille du génie de Seattle vient de décider de changer de distributeur. Que les fans victimes addictives d’Hendrix fassent donc des économies dès aujourd’hui.

    Si ceux de Johnny Hallyday consentent par habitude à se faire plumer comme de la volaille de Bresse, un petit conseil tout de même aux quelques baby-boomers nostalgiques qui fréquentent ce blog et qui adorent par-dessus tout Jacques « Pater Noster » Dutronc. Legacy propose un coffret regroupant l’ensemble des 45 tours EP de la période « Vogue ». Enfin les amateurs de folk et de musique engagée savent déjà qu’une valisette de 4 CD consacrée à Woody Guthrie est proposée en quantité limitée de quoi permettre aux accros de Neil Young d’attendre deux à trois ans le volume deux des archives du canadien dont le volume un est vendu dans certains endroits jusqu’à 400 euros dans la version Blue-Ray. No comment !

    Lyon, le 25 octobre 2009

    Photo: DR

    24/10/2009

    Suspense

    ben ali.jpgSi depuis quelques jours, dans notre pays comme ailleurs, les résidants tunisiens se rendent devant les urnes pour participer à l’élection présidentielle c’est bien entendu demain dimanche que se situe le jour « J ». Lundi nous connaîtrons tous le nom de l’heureux élu qui sera…. Zine el Abidine Ben Ali, un président qui se succédera à lui-même dès le 1er tour. Il aura alors 73 ans et entamera son dernier mandat. Sauf à modifier les textes constitutionnels on dit que le gendre du président est déjà sur orbite pour prendre la tête de la « Maison Tunisie ».

    Le score reste donc la seule inconnue de ce scrutin et pour Ben Ali qui flirte régulièrement avec les 90%, le véritable enjeu est d’atteindre à nouveau ce niveau. Mis à part cela, tout va bien en Tunisie. Comme l’indique à Ouest-France Sophie Bessis, « En Tunisie, il y a une violation permanente des droits de l’homme mais comme ce n’est pas un régime hyper sanglant, tout le monde s’en accommode ». Il faut dire que la planète entière semble se satisfaire de la Tunisie de Ben Ali et de son régime de parti-unique. Taux de croissance honorable, pme plutôt performantes, absence de contestation sociale nul ne s’interroge vraiment sur ce que Ben Ali va faire de son cinquième mandat. Pourtant l’horizon semble s’obscurcir pour ce pays qui jusqu’ici a fait relativement bonne figure face à la crise économique mais pour combien de temps encore dans la mesure où les pays de l’Union Européenne victimes de récession sont les premiers partenaires. Dans ce contexte en ayant beau afficher des performances convenables, le chômage des jeunes et en particulier des plus diplômés est préoccupant. Depuis l’an passé, la hausse des prix commence à provoquer de la contestation dans les milieux populaires. Si demain la conjoncture économique se dégradait, encore plus « le contrat implicite », pour reprendre la formule de Sophie Bessis, deal que l’on peut résumer par « pouvoir d’achat contre absence de libertés », risque de ne plus fonctionner. En attendant le régime de parti unique fonctionnant au service du clan Ben Ali a encore quelques beaux jours devant lui. L’absence de droits fondamentaux et de libertés, le contrôle permanent de la presse, des contre-pouvoirs réduits à peu de chose, demeureront dès lundi la caractéristique d’un pays qui se trouvera  au cours du dernier mandat de Ben Ali, à la croisée des chemins.

    Lyon, le 24 octobre 2009

    Photo:DR

    23/10/2009

    Philosophe

    ribery.jpgUne cinquantaine de profs de philosophie du Rectorat de Lille viennent d’être sanctionnés d’une retenue du trentième de leur traitement mensuel. Leur faute, avoir remis, avec une demie journée de retard, leurs copies corrigées du Bac.

    Cette réponse de l’administration est idiote. Plutôt que de sanctionner il faut remobiliser ces enseignants. Je propose donc que l’autorité académique de Lille mette en place un système visant à récompenser nos philosophes. A condition de remettre dans les délais leurs copies corrigées, je suggère à Monsieur le Recteur d’offrir une place de foot à chaque prof lors de la première journée de championnat de Ligue 1 qui succède à la session du Bac. Le Rectorat de Lille pourrait ainsi inviter au stade ces profs teigneux pour une rencontre à Valenciennes, Lens Boulogne-sur-Mer et bien entendu du LOSC. Un tel système de motivation basé sur la responsabilité collective de nos pédagogues inciterait ces correcteurs à la vigilance et au lieu de se retrouver avec une paye de septembre entamée, ils iraient ensemble, dans la joie et le plaisir partagé au stade pour assister aux exploits de nos footballeurs.

    D’ailleurs, s’ils acceptaient de corriger non pas 145 copies de philo en sept jours et demi mais 180 et voire même 200 en 5 jours, ces profs, et la balle est dans le camp du recteur, pourraient se voir proposer de partager un goûter avec Franck Ribéry, un enfant du pays, d’assister à une émission de Luis Fernandez sur RMC voire même d’être des ramasseurs de balles dans la phase préliminaire de la Coupe de la Ligue.

    Plutôt que de brandir le bâton, il est temps de parler aux profs et de positiver les choses. Il est bien entendu inutile que le Ministre de l’Éducation Nationale me dise merci. Si je propose tout cela c’est uniquement pour être utile au pays. Cela étant je voudrais dire aux profs de philo qu’il serait temps de se calmer. Il y a peu, l’un d’entre eux, perturbait du côté de Marseille un contrôle d’identité. Aujourd’hui c'est du côté de Lille qu’ils organisent des actions concertées pour bloquer les examens.

    Vous allez-voir qu’un jour ils vont parler à nos jeunes de Kant, Leibniz ou Marx, des types qui ne sont même plus titulaires au PSG.

    Lyon, le 23 octobre 2009

    Photo:DR

    22/10/2009

    Démocratie

    karzai.jpg49,67% est officiellement le score obtenu par Karzaï au premier tour des élections présidentielles Afghanes. C’est vraiment pas de chance d’échouer si près du but se diront probablement quelques esprits naïfs persuadés que les 54.6% annoncés il y a quelques semaines reposaient sur des fondements crédibles. C’est même tout le contraire. La commission électorale, censée vérifier le scrutin, proposait il y a encore quelques jours un score de 48% jugé politiquement incorrect d’où ce nouveau chiffre de 49 et des poussières qui est plus présentable pour Karzaï mais qui nécessite l’organisation d’un second tour qui sera, nous dit le président sortant « un progrès pour la démocratie ». Il manque donc 0.33% à Karzaï pour être à nouveau élu, autant dire pas grand-chose si l’on considère que la participation se situe en dessous de 40%.

    Pour blinder l’affaire, si Eric Besson a la bonne idée d’envoyer quelques charters d’ici la date du second tour qui n’est pas encore fixée, l’ami Karzaï devrait passer les doigts dans le nez ce d’autant que son concurrent, qui est passé ces jours-ci de 28 à 30%, est dans les choux. Bernard Kouchner qui voit dans ces élections « une bonne nouvelle, un bon signe démocratique » nous rassurant, il convient de se dire que la claque prise par les Talibans est proportionnelle à cette grande victoire de la démocratie. Ouf !

    Lyon, le 22 octobre 2009.

    Photo:DR

    21/10/2009

    Cagnotte

    CAGNOTTE2.jpgC’est finalement une idée du député socialiste Gaëtan Gorce qui va peut être permettre à Nicolas Sarkozy de se sortir de la polémique autour de la candidature de son fils à la présidence de l’EPAD. Vite reprise par le porte parole du gouvernement, Luc Chatel, la proposition consiste à ce que les représentants de l’Etat dans cet organisme public ne prennent pas part au vote. Ainsi, Jean Sarkozy sera élu (ou pas) par ses pairs et le soupçon d’une intervention de l’Elysée s’éloignera.

    Une idée au demeurant intelligente qui en revanche met le représentant de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris au sein de l’EPAD dans une situation délicate. En effet, dans cette configuration il y aura 9 votants : 4 élus de droite, 4 élus de gauche et le représentant de la CCI. S’il ne votait pas avec la droite, ce qui est peu probable, Jean Sarkozy ne serait pas élu même en cas d’abstention car il perdrait au 3ème tour au bénéfice de l’age. Certes la présence en face de lui d’un candidat communiste, le maire de Nanterre, ne facilitera pas un vote de l’élu consulaire contre le fils de. On peut quand même imaginer les pressions que va subir ce brave homme avec un effet crescendo jusqu’au 4 décembre.

    Quand au fond de cette affaire on peut entendre que l’age de Jean Sarkozy ne peut faire figure d’argument, quant à sa capacité à gérer l’EPAD je ne sais plus qui a très justement dit que l’organisme avait un directeur général et une équipe administrative suffisamment compétente pour assurer la continuité. Et puis on sait à Lyon depuis le cas de Thomas Collomb l’injustice qu’il y a lorsque l’on pénalise un fils au nom du père.

    De mon point de vue le problème n’est pas là il se situe dans le fait que Jean Sarkozy élu il aura une influence majeure sur les décisions nécessaires au développement du quartier de la Défense et une capacité de pressions en tout genre sur les intervenants économiques et financiers. Et sur ce terrain on ne peut pas ne pas faire le lien entre le père et le fils, entre l’EPAD et l’Elysée. Or comme on peut l’imaginer le père sera candidat en 2012 et l’on a vu se constituer des cagnottes de campagne avec des outils moins performants. D’ailleurs ce n’est peut être pas un hasard si l’idée de désigner Jean Sarkozy pour ce poste vient du couple Balkany, des experts en la matière.

    Philippe Dibilio

    Photo:DR

    20/10/2009

    Le gone du cabas

    AZOUZ.jpgIl y a quelques jours Azouz donnait un entretien à Mag2Lyon qui sous-titrait « C’est le grand retour d’Azouz Begag en politique ».

    Je vous passe le titre : « Je ne suis pas un blagueur » tant j’en doute encore vu son parcours depuis quelques années, digne des tours et détours d’un chemin de randonnée dans le Pilat.

    Mais après tout, Azouz l’« agnostique qui respecte le ramadan » tel qu’il se serait lui-même décrit a peut-être trouvé son chemin de Damas. D’autant que sa gouaille est parfois sympathique quand il joue, à l’instar de saint Paul, l’avorton politique ou qu’il fustige avec ardeur le prince qui nous gouverne.

    Le voilà donc qui plaide pour une grande alliance républicaine contre l’UMP. Why not ! Encore qu’une « alliance contre » ne fasse pas vraiment rêver et qu’un programme ou à défaut quelques grandes lignes seraient mieux venues. Mais passons, cela viendra sûrement en son temps… si les centristes lyonnais adoubent « l’écrivain connu pour son franc-parler » comme l’écrit le mag’ mentionné plus avant.

    Et alors, croyez-le sur parole, il ira jusqu’au bout ce coup-ci pour retailler son manteau de futur élu ; un Manteau Ourlé d’Elu du Mitan, un MODEM quoi, comme on les taille de nos jours ; un vrai manteau de rebelle, cousu avec du fil moins blanc que celui de la mercerie du père Michel qui ne cessait de fuser. Coupe droite, mais ligne souple. Col blanc et ceinture serrée. Et puis François Bayrou le lui a promis : il l’aidera à l’enfiler et le soutiendra, lui le mec resté si simple et qui, comme un brave gone, fait ses courses au Franprix, habite à la Guillotière et a toujours sur lui sa carte Vélo’v. Toujours montrer sa carte Vélo’v au journaliste qui l’interviewe : une bonne astuce que Gilles Vesco lui a soufflé dans le creux de l’oreille au cani où depuis près de deux ans selon ses dires, Azouz rencontre un petit groupe d’une dizaine d’élus, dont Thomas Rudigoz que j’aime bien. Azouz déclare qu’ils ne sont pas moins légitimes qu’Éric Laffont : là je souris et, comme je le trouve déjà sympa, j’en arriverais presque à le trouver crédible. Et quand il dit que ce dernier manque de charisme c’est franc-vrai, mais je me bidonne tant ça sent son coup de pied de l’âne à cent lieues.

    Bon, il dit aussi qu’il a eu un déjeuner très sympathique avec Gégé, mais que not’bon maire aurait fait la grimace quand le grand écrivain lui a annoncé qu’il se verrait bien futur maire de Lyon.

    À l’immense auteur du « Gone du Chaâba », qui remplit son cabas au Franprix j’ai envie de demander s’il n’a pas enfilé comme vagnotte un nouveau cache-guenilles et si, dégauné comme ça, il nous prend pas un peu pour des grands gognands ou de grandes bugnes. J’y dirai aussi que c’est pas en se lantibardanant comme il l’a fait jusqu’à présent avec des idées hypothéquées sur les brouillards du Rhône qu’y va se dénicher une gâche facile, à cacaboson au milieu de nos échevins, pour jouer à ceux qui – comme on dit dans nos Monts du Lyonnais et pardon pour la phonétique – « I disont qu’i font, i font pas tant qu’i disont !».

    Sinon, une fois de plus il va s’abouser et ronfler comme un charretier que c’est la faute à nous autres au lieu d’admettre qu’il a garsaillé.

    Jean-Paul Schmitt

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    Voici le texte du communiqué commun signé par l’ensemble des groupes qui siègent au conseil municipal de Lyon concernant le spectacle de Dieudonné qui se tient au transbordeur le 24 octobre prochain.

    Jean-Yves Sécheresse

    Communiqué

    L’ensemble des groupes du conseil municipal de la ville de Lyon déplore la tenue du spectacle de M. Dieudonné M’Bala M’Bala, le 24 octobre prochain. Dans une agglomération qui fut capitale de la Résistance dans l’une des périodes les plus terribles de l’Histoire, où les valeurs humanistes et la lutte contre le racisme ont toujours été des préoccupations fortes, il est choquant d’avoir à accueillir toute personne qui, sous couvert d’humour et de création, défend des thèses négationnistes, en lien avec des partis politiques extrémistes, et profère des injures raciales condamnables au regard de la loi, comme en témoigne le jugement du tribunal correctionnel de Paris.

    La législation ne donne pas, à la Ville de Lyon, les moyens d’interdire ce spectacle, aussi les groupes politiques réaffirment que la plus grande vigilance doit être observée quant aux propos qui seront tenus durant le spectacle. La loi doit s’appliquer pleinement : si des propos racistes ou injurieux devaient être tenus, ces dérives devront faire l’objet de la plus ferme condamnation.        
    Les groupes politiques du conseil municipal renouvellent leur soutien aux associations qui se sont mobilisées.

    Lyon, le 19 octobre 2009

    Texte signé par

    • PS
    • PC
    • Lyon Demain
    • Groupe Démocrates
    • GAEC
    • Les Verts
    • Lyon Démocrate Modem
    • UMP – Ensemble pour Lyon

    19/10/2009

    Votch

    sarksian.jpg« Votch » cela signifie « Non » en arménien et actuellement sur de nombreuses pancartes qui surgissent lors des manifestations ces « Votch » fleurissent tant, de Los Angeles à Beyrouth et de New York à Paris, on s’oppose dans la diaspora aux protocoles qui viennent d’être signés entre la République d’Arménie et la Turquie. Dans son éditorial, le magazine « France-Arménie » parle, à propos de l’accord Arméno-Turc signé à Zurich « d’une fracture entre les deux pôles de la nation arménienne » pointant le risque « d’un durcissement vis-à-vis de l’Arménie » ou d’une « désaffection généralisée ». Le risque nous dit par ailleurs Varoujan Mardikian dans son éditorial est que la diaspora arménienne se retrouve « face à elle-même ».

    Il y a peu je vous disais le plus grand bien de l’esprit qui régnait entre Ahmet Insel et Michel Marian, ces deux intellectuels Turcs et Français dans leur ouvrage « dialogue sur le tabou arménien » en indiquant que ce long chemin vers la réconciliation serait semé d’embuches. Il convient de le reconnaître, les premières embuches sont devant nous mais aujourd’hui elles concernent les rapports au sein du peuple arménien puisque ces désaccords se situent entre Erevan et la diaspora. Il est clair que ce hyatus cache aussi des arrière-pensées, qu’en rejouant la scène de la défense de la cause arménienne à porter les intérêts d’un seul pays, fut-il la République d’Arménie, le président Sarksian et sa diplomatie viennent de prendre quelques risques. Les protestations qui apparaissent dans la diaspora mettent le doigt là ou cela fait très mal car les protocoles signés entre les deux pays semblent ne pas vouloir prendre en compte la question du génocide sans parler de la difficile situation des minorités au Djavakh.

    Au terme de leur dialogue Ahmet Insel et Michel Marian écrivaient, et nous étions en juin 2009, « jusqu’ici ces gestes diplomatiques ont manqué de mots, ils ont été embarrassés et opaques, comme si seul l’intérêt pouvait en démontrer le bien fondé. Or, dans cette affaire, on a absolument besoin de mots parce que ce sont aussi et surtout des sentiments, des mémoires et des émotions qui sont en jeu, et qu’il faut trouver les mots pour les exprimer ». Le président Sarksian en mettant en œuvre, avant la signature des accords de Zurich, son « Diaspora Tour » a démontré que les mots, les sentiments, les émotions et la mémoire n’étaient plus des choses initialisées dans son esprit. C’est pourtant cela qu’attendait aussi la diaspora. Aujourd’hui ce début de divorce ne semble pas effaroucher Erevan qui, en bon adepte de la Real-politique a manifestement décidé que ce « désaccord avec les accords »  était subalterne. Au final, il n’est pas certain que le président Sarksian sorte gagnant de cet imbroglio. Il sera alors trop tard pour comprendre que dans la situation de l’Arménie, les mots, les sentiments, la mémoire et l’émotion sont des choses qui comptent en politique.

    Lyon, le 19 octobre 2009

    Photo:DR

    18/10/2009

    Villa Frédo

    frederic.jpgLe Monde titrait l’autre jour en page culture un article sur la Villa Médicis d’un terrible « Liquider l’héritage Mitterrand ».

    Pourquoi tant de haine alors que notre Frédo se remettait à peine de sa terrible épreuve. Je regardais de suite si l’article n’était pas signé Benoît Hamon et me rassurait en voyant qu’il était l’œuvre du correspondant romain du quotidien de référence. Philippe Ridet, c’est le nom du journaliste, n’y allait pas par quatre chemins nous expliquant que le successeur de Frédo « faisait la gueule » lors du vernissage de l’exposition consacrée à Gérard Garouste signifiant ainsi que c’était une lubie du Frédo. Pire le correspondant expliquait en long, en large et en travers qu’avec l’arrivée de Eric Chassey, l’homme qui « faisait la gueule », c’était la fin des paillettes et que la Villa Médicis allait enfin retourner à plus de discrétion. Histoire d’en rajouter, Le Monde rapportait les propos du nouveau boss qui réaffirmait ne pas vouloir d’une Villa Médicis qui serait « Le lieu d’expatriation des évènements culturels parisiens ». En attendant que les fans de Frédo se rassurent, l’œuvre de l’ancien directeur va se poursuivre puisque la prochaine exposition est consacrée à Béatrice Caracciolo (épouse Rothschild).

    Pauvre Frédo, en choisissant en tant que ministre de tutelle, Eric de Chassey comme successeur, l’ami des stars n’est pas récompensé. Heureusement d’ici quelques jours une exposition sur Grace Kelly va être proposée aux visiteurs. C’est en quelque sorte le testament romain du Frédo et comme l’indiquait au final Philippe Ridet dans sa correspondance, cela tombe plutôt bien car le commissaire de la dite exposition c’est justement un certain Frédéric Mitterrand.

    Je sais bien que maintenant la chose n’est plus possible et je me dis que Frédo s’est un peu précipité pour nommer son successeur. Avouez tout de même que Jean Sarkozy, directeur de la Villa Médicis cela aurait eu de la gueule en tout cas beaucoup plus que ce Eric de Chassey qui crache dans la soupe en « faisant la gueule ».

    Lyon, le 18 octobre 2009.

    Photos:DR

    17/10/2009

    Ce musiciens dont les fans sont des enfants

    Il fallait être le dernier des paumés pour ne pas savoir que Prince était à Paris il y a quelques jours. Dans ce ramdam médiatique, j’imaginais même la détresse de l’auditeur moyen de RTL à qui, multipliant les auto-promotions, la chaîne de radio la plus populaire du pays expliquait sans cesse que Prince allait se produire dans l’un des studios de la rue Bayard. Au moins la moitié de l’auditoire de la station devait être angoissé à l’idée de savoir quel était donc ce Prince qui allait débouler entre « Les grosses têtes » et « On refait le match ».

    Passons sur le cirque de notre « Love symbol » qui consiste à transformer les fans en enquêteurs stressés pour savoir dans quelle salle sa majesté va se produire et si un « after » est prévu. Passons aussi sur la tête du compte en banque de ces amoureux qui sont victimes de prélèvements confiscatoires puisque les passades tarifées de la star de la musique Funky les entraîne de Montreux à Paris via Monaco.

    Dans une récente interview au Monde, Prince nous a encore joué le refrain du martyr victime des multinationales du disque et pour faire passer la pilule a indiqué à ses lecteurs son interprétation politique de son fort pénible sort. Que nous disait cet assez triste sire ? Qu’aux Etats-Unis, je cite, « Les médias sont contrôlés par l’Etat. On ne peut pas remettre l’Etat en question », l’artiste confirmant ainsi sa connaissance approximative de l’économie des médias dans son propre pays mais aussi les limites de sa rébellion. Notre politologue poursuivait son propos par un rapide rappel historique probablement inspiré par les meilleures pages du « Reader Digest ». « Il n’y a plus de musique politique depuis Woodstock » indiquait doctement cet inédit nouvel observateur de l’histoire de la musique américaine rajoutant illico, « et la grande époque de la musique soul engagée, née avec le mouvement des droits civiques. J’aurais aimé vivre à cette époque. Je n’ai pas eu cette chance ».

    Une fois dit que Prince se trompe, que la musique politique continue d’exister des dizaines d’années après Woodstock et que les musiciens Soul actifs dans la lutte pour les droits civiques se comptent sur les doigts de la main, au lieu de pleurnicher sur ce manque de bol d’être né trop tard, Prince devrait plutôt passer à l’action.

    A ce propos, puisque Prince s’imagine un avenir de musicien contestataire, le monde entier est toujours dans l’attente de son point de vue sur la guerre en Irak, Obama espère encore son appui pour les présidentielles, les femmes qui défendent le droit à l’avortement seraient probablement heureuses de le compter comme nombre d’autres artistes parmi les soutiens d’associations, etc.… Etant en ce samedi de plutôt bonne humeur, je préfère en rester là tout en disant à Prince qu’il est un superbe musicien mais que ses esbroufes commencent à nous casser les pieds.


    Lyon, le 17 octobre 2009.
     
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