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28/10/2009

Gag

Begag.jpgAzouz le Gag, c’est ainsi que les jeunes militants, tous issus de l’immigration, des associations de Vaulx-en-Velin qui avaient agi avec efficacité pour recréer le lien social au lendemain des « événements » de 1990 avaient surnommé Begag. Le moins que l’on puisse dire est qu’ils avaient vu juste au regard de la carrière politique de l’intéressé. Depuis les régionales de 1992 Azouz Begag se voit conduire une liste à partir de la technique du coucou c’est à dire en faisant son nid chez les autres. Car il n’a pas d’attache politique, il se considère bien au dessus de tout ça, sa valeur intrinsèque valant tous les programmes et tous les engagements. Ce qui tombe bien car il n’en a pas.

En 1992 il se rapproche d’André Vianès qui composait sa liste après avoir été évincé de celle du PS bien qu’étant le président sortant du groupe socialiste à la Région. Moins connu qu’aujourd’hui mais déjà auteur du « Gône du Chaaba » c’est en regardant Vianès dans les yeux qu’il lui dit; » «  je viens mais bien sûr comme tête de liste » ; l’affaire en est restée là. Mais comme la mégalomanie progresse avec l’âge on vit Begag apparaître et disparaître au gré des échéances politiques, enfin surtout dans leur phase préparatoire. Puis vint le couronnement le portefeuille surprise dans le gouvernement Villepin. Begag l’homme qui flirtait avec la gauche plongé dans l’univers impitoyable de la droite libérale voilà qui était aussi triste que pathétique.

De cette expérience il ne retirera qu’une haine féroce pour Sarkozy ce qui ne fait pas un programme politique. Pourtant ce passage discret au conseil des ministres il va le faire fructifier en se rapprochant de François Bayrou, un autre qui ne partira pas en vacances avec Sarko. Et ce fût l’épisode des municipales où Begag fit don de son corps au Modem qui le refusa par la volonté des militants. Alors notre homme s’érigea en victime de manœuvres d’un autre âge conduites par Michel Mercier alors président départemental du mouvement. Et de jurer dans la foulée qu’on ne l’y reprendrait plus… jusqu’aux législatives suivantes où son score à deux chiffres lui a donné des ailes.

Le voilà donc en piste pour les Régionales, comme tête de liste évidemment. Mais cette fois , il l’a annoncé dans Tribune de Lyon il y a quelques semaines, il ne veut pas de vote des militants. Allons donc que représentent–t-ils ces obscurs qui devraient se sentir honoré de distribuer des tracts ou de coller des affiches avec la photo de la star. Et il est en passe de réussir son coup puisque Bayrou le soutient, ce qui donne la mesure du désarroi du leader orange. Et dans la foulée les dirigeants régionaux du Modem emboîtent le pas. Alors qu’un Eric Laffond pose sa candidature à la candidature dépasse l’entendement pour un Begag au sommet de sa mégalo. Comment se comparer à celui qui se voit déjà président de la Région. Celui qui menace Gérard Collomb, d’une boutade certes mais qui en dit long, en se présentant comme la réincarnation d’Edouard Herriot. A moins que le Parti radical valoisien soit sa prochaine destination politique après un échec avec le Modem.

Bref les jeunes vaudais n’avaient pas tort Begag est bien un gag et dire qu’à gauche il en est encore pour le prendre au sérieux.

Philippe Dibilio

Photo: DR

Commentaires

Ou de l'art de démolir tout ce qui n'idole pas Nicolas sarkozy...

Écrit par : Gatsby | 28/10/2009

Begag n'est pas un garçon très stable et je suis d'accord avec toi lorsque tu dis que ce refus de primaires n'est pas sympa vis à vis de ses militants. Ceci dit je ne suis pas sur qu'il faille s'en prendre à ce point à Azouz, même si il a des rêves un peu absurdes de grandeurs municipales.

Écrit par : romain blachier | 28/10/2009

Ca vous plairez Mr DIBILIO QU'ON VOUS SURNOMME MR DEBILIO OU DEBILE? J'IMAGINE QUE NON ALORS UN PEU DE RESPECT POUR LES AUTRES...OU VOS PARENTS NE VOUS ON JAMAIS APPRIS QU'ON NE SE MOQUE PAS DU PATRONYME DONT ON A HERITER ET AU CONTRAIRE IL FAUT EN ETRE FIERE, VISIBLEMENT NON !!!

Écrit par : rachida | 28/10/2009

Le plus difficile à comprendre dans la stratégie d'Azouz Begag, c'est qu'il fustige la peoplisation de la vie politique défendue par Nicolas Sarkozy et qu'il joue à plein tube la petite musique : "j'ai été ministre délégué, je suis connu, je suis marrant, votez pour moi". Ceci entache sa crédibilité et rend inefficaces toutes les vaines tentatives qu'il enchaîne pour additionner une reconnaissance élective et populaire à ses mérites professionnels. C'est dommage car humainement c'est qqn de très agréable. Pour résumer, c'est un bon écrivain mais un piètre politique ...

Écrit par : Griffon Lyonnais | 28/10/2009

Monsieur Azouz comme plus d'un citoyen peut légitimement penser que "droite" et "gauche" sont des étiquettes d'un monde virtuel où tout serait bon chez les uns et mauvais chez les autres.
C'est une place peu confortable car il y a peu de place pour ceux qui veulent s'exprimer On le voit à l'intérieur des partis où la liberté reste cantonner à la ligne de conduite dictée par une minorité qui pense penser pour le bien des autres.
Je vous invite à lire l'interview de Bernard Laporte qui sans être une personne de référence donne un jugement édifiant sur la perception qu'ont TOUS les pros de la politique formés sur des bancs et non dans dans des ateliers, dans des bureaux ou à la tête de vraies responsabilités d'entreprises ou d'associations...

Écrit par : FILLON | 15/11/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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