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12/03/2009

Bouffée d'air

brahic.jpgIl est comme ça des textes qui donnent chaud au cœur et offrent une bouffée d’air frais, c’est le cas de la tribune libre d’André Brahic, astrophysicien, professeur à Paris-Diderot et au CEA de Saclay, dans les colonnes d’ « Acteurs de l’Economie » de ce mois de mars.

« Résoudre les multiples problèmes planétaires demanderait une véritable gouvernance mondiale et nous pouvons être sûrs de l’échec si recherche, culture et éducation ne sont pas mises en priorité absolue » écrit-il et d’ajouter « les ethnologues ont remarqué que la violence n’est pas fille de la pauvreté, mais du manque de culture, tandis que la recherche a non seulement des répercussions majeures sur l’économie, mais elle est accompagnée d’un environnement culturel essentiel pour la stabilité et la bonne marche d’un pays. » Ces propos bien sentis et au cœur de l’actualité la plus brûlante l’amène à fustiger l’état de notre système de recherche et sa déconnection d’avec le monde des décideurs économiques et politiques réunis.

Cela lui inspire cette réflexion : "Alors qu’un homme politique a souvent pour horizon sa propre réélection (nous en savons quelque chose dans l’actualité du moment) il n’a pas conscience que les échelles de temps de la recherche sont d’une autre dimension.

Il est essentiel que les partis politiques réintègrent aujourd’hui les enjeux scientifiques et technologiques dans leurs programmes et leurs discours comme l’ont fait avant eux Jaurès, de Gaulle ou Mendès-France". Qu’ils sonnent justes ces mots mais qu’ils sont loin de l’air du temps politique, en particuliers à gauche, où les places sur une liste électorale occupent tous les esprits et les effets de manche remplace la réflexion et fausse même l’histoire comme lorsqu’un Mélenchon compare un modeste meeting avec le PCF au Zénith au Front Populaire. Je ne le répéterai jamais assez, peut-être parce que c’est mon dernier rêve, recréons les universités populaires où militants et autres citoyens engagés retrouveront culture et éducation et se mettront à la recherche de réponses politiques en toute conscience. Voilà qui poussera les dirigeants politiques à remettre du savoir dans l’action.

Philippe Dibilio

Lyon, le 12 mars 2009

Photo:DR

 

07:17 Publié dans Philippe Dibilio | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : andre brahic, acteurs del'economie, melenchon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

Recréons les universités populaires où militants et autres citoyens engagés retrouveront culture et éducation et se mettront à la recherche de réponses politiques en toute conscience.
Avant de créer,il faudra détruire et notamment ce mur de préjugés dressé pour évincer du parti,les citoyens les plus populaires
Le PS a laissé se dresser ce mur des préjugés derrière lequel s'abritent,ceux qui se prennent pour des esprits "éclairés" Une pseudo intelligentsia bobo issue majoritairement de la fonction publique et des professions libérales,et qui n'a que mépris pour tout ce qui n'a pas bac a la puissance X
vous pouvez rêver de rebattre les cartes, avec le même jeu vous obtiendrez les mêmes effets

Écrit par : antimythe | 12/03/2009

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