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06/02/2009

Ragoût écossais

pochette.jpgGlasvegas est le nom de la dernière sensation rock désignée, on ne sait vraiment pas trop pourquoi, par la presse britannique. Glasvegas, vous l’avez compris, porte un nom mixé à partir de celui de Glasgow, dont le groupe est originaire, et Las Vegas, ou le groupe aimerait probablement s’acheter une résidence secondaire dans le cas, espérons-le peu probable, ou sa carrière allait au-delà de l’été.

Il n’y a d’ailleurs pas que le nom du groupe qui est mixé. Tel un montage relevant de l’industrie horlogère, la tronche de ses membres l’est aussi. L’un est la réincarnation de Joe Strummer, la batteuse celle d’une Beth Ditto abîmée par les régimes, quant aux deux autres vous les avez probablement déjà rencontrés dans un pub blafard ou parmi une cohorte de supporters de Premier League. Vous habillez le tout en noir et vous avec donc cette nouvelle sensation.

Côté musique, le mixage proposé ressemble à une authentique anthologie de ce qui se fait de pire dans le rock de quoi penser à bazarder ces rogatons achetés depuis trente ans et dont vous avez toujours honte. Le ragoût Glavegas est donc un mélange de ce rock héroïque à la manière de ce qui se fait chaque six mois en outre-manche. Ajoutez à cela quelques relans pseudo spectoriens matinés d’effluves sixties, une pincée d’extraits de la pire des « pop » sans oublier une louche proprette de Jesus and Mary Chain décapés de ce qui est trop « noisy ». A la nécessaire dose « New Wasse » surtout ne pas se rater en injectant sur pratiquement chaque titre cet extrait de mauvais goût et de prétention qui fait de Clasvegas un truc étonnent tant il ne ressemble à rien.

Bref vous l’avez compris, cette énième esbroufe, même si elle arrive des sympathiques terres écossaises est un mélange absolument insupportable. Cela étant, pour faire rock, il ne suffit pas d’avoir un nom, une gueule, des sapes et secondairement de la musique. Il convient aussi de distiller un peu de légende, la presse spécialisée se chargeant de passer le plat à des fans qui ne voudraient pas louper une telle révélation. Avec nos amis de Glasvegas on recycle et on mélange. A l’instar de ce pauvre Joe Cocker qui va se demander ce qu’il peut bien faire dans un tel billet mais qui est, rappelons-le, connu sous le sobriquet de « plombier de Sheffield », avec Glasvegas on nous signale que l’un des gonzes était « ouvrier dans une usine d’emballage de viande sous vide » (sic !). Pour ce qui concerne les années d’apprentissages, rassurons-nous, elles n’existent pas et cela se vérifie à l’écoute puisque tel un retour vers le « No future », le bassiste s’est lancé dans l’aventure en 2003 et la batteuse « boom-boom » en 2005. Ajoutez à cela de vagues références à la Transylvanie si chère à Dracula mais aussi à l’anti racisme et vous obtenez ; non pas un ragoût mais de la daube. N’achetez sous aucun prétexte ce truc sauf, si comme moi, pris d’une subite curiosité imbécile, vous passez chez le Gibert du boulevard Saint-michel et que vous trouviez le disque en deuxième main au prix de 4,70 euros. Une somme s’avérant au bout du compte beaucoup trop importante.

Lyon, le 6 février 2009

Photo:DR

06:15 Publié dans Ainsi va la vie..., Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : glasvegas, rock | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

Hello Jean-Yves je t'ai tagué: http://superflu69.wordpress.com/2009/02/05/500-euros-et-500-secondes-par-sarah/

Pour ce qui est de la musique j'achète rarament un disque sans avoir écouté quelques morceaux auparavant, chez des copains ou sur deezer

Écrit par : sarah | 06/02/2009

c'est effectivement de la daube

Écrit par : vic | 06/02/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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