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30/09/2008

EDVIRSP

Oeil.jpgComme l’écrivait très justement dans le Nouvel Observateur Matthieu Croissandeau, les socialistes ont raté la bataille contre EDVIGE trop occupés pour l’essentiel à construire d’improbables coalitions pour estourbir Ségolène Royal. Prenez Bertrand Delanoë, grand spécialiste de la lutte anti-Modem, qui en d’autres temps a préféré faire élire Tiberi plutôt qu’un centriste, il a très certainement constaté que Bayrou s’était montré particulièrement actif contre EDVIGE. Hollande quant à lui (voir mon billet du 3/09) s’étant contenté d’une petite phrase sibylline au milieu d’un très long discours à la Rochelle plutôt que de monter au créneau. En attendant que les uns et les autres réfléchissent à tout cela, je veux vous dire aujourd’hui que le « Collectif Non à EDVIGE » reste mobilisé, même si la nouvelle version du fichier baptisée EDVIRSP( ?) est une avancée produit de la mobilisation citoyenne.
Sachez tout de même que le nouveau fichier va s’intéresser aux « personnes dont l’activité individuelle ou collective indique qu’elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique ». Peut-être pire, la notion de « trouble à l’ordre public » devient « atteinte à la sécurité publique ». Bref le collectif appelle, le 16 octobre prochain à une manifestation destinée à exiger que le nouveau texte ne sauvegarde pas, sous une forme déguisée, les atteintes aux libertés qui figuraient dans EDVIGE.
Je l’évoquais en juillet dernier, alors que « De Lyon et d’Ailleurs » prenait ses quartiers d’été en publiant l’abécédaire du même nom, ce blog s’ouvre à d’autres contributeurs permanents. Dès demain Philippe Dibilio, ancien journaliste et observateur politique particulièrement à l’affût, postera un billet hebdomadaire. Pour en savoir plus sur notre nouvel invité permanent, il suffit de cliquer sur sa photo et ainsi accéder à sa « biographie express ». Demain, « De Lyon et d’ailleurs » fait donc sa révolution d’octobre et ce n’est qu’un début…

Lyon, le 30 septembre 2008.

29/09/2008

Naming

Alain_Fleisher.jpgIl y a parfois des petits détails qui nous interpellent sur le cours des choses. Voyez cette rentrée littéraire. Deux bouquins touillant réel et fiction se taillent un petit succès qui laisse prévoir le pire. Leur point commun, les Rolling Stones. Le premier s'intitule "Keith me" et le second "Petit déjeuner avec Mick Jagger". Au delà du fait qu'ils transpirent tous deux des procédés moisis sur une grosse centaine de pages, ces deux dispensables ouvrages truffés de références stoniennes à doses jamais homéopathiques ne peuvent que nous interroger sur le fait que deux éditeurs, à priori sérieux, puisqu'il s'agit de Stock et l'Olivier, prennent le risque en des temps si difficiles de jouer leur crédibilité dans de pareilles opérations. Demain si on nous proposait sur les étals de nos librairies un "chez Monop' avec David Bowie" ou "l'Amant du comptable de Yoko Ono" cela ne serait pas pour me surprendre.

Alors si vous aimez les noms, les vrais noms et que vous voulez vous perdre dans un bouquin, un vrai bouquin, plongez en apnée dans un vieux Filofax élimé pour vivre une véritable aventure littéraire, celle du "Carnet d'adresses" d'Alain Fleischer. De Avelle (Noëlle), femme oubliée dont seuls les noms et prénoms caressent encore les oreilles de l'auteur à Zvenigodsky, professeur d'arts graphiques, privé quant à lui malencontreusement de prénom, Fleisher nous entraîne dans un feuilletage mêlant souvenirs du réel et oublis comme ce Bonnemaison (Michel) qualifié par l'auteur de "Sans logis dans (sa) mémoire" ou ce Brieffel (Roby), copain de lycée qui convoque automatiquement le souvenir du vieux professeur Warguier qui à l'époque, déjà si abîmé par l'âge, faisait faire cinq fois de suite la même dictée d'allemand à ses élèves. La succession de noms de personnalités et d'anonymes dans ce répertoire est un vrai bonheur pour le lecteur devenu quasi voyeur de l'intimité de Alain Fleischer. Le "Carnet d'adresses" était ma délectation dominicale au point que le "Rock'n'roll" de François Bon est encore en souffrance. C'est dire!

  • > Alain Fleischer, "le Carnet d'adresses", le Seuil, 21 euros.

Lyon le 29 septembre 2008.

28/09/2008

Cash-cash

Les temps sont difficiles, non seulement pour les cafés et restaurants, mais aussi pour le spectacle. En fondant, le pouvoir d’achat provoque des difficultés pour les nombreuses salles qui accueillent des concerts. Les locations sont essoufflées, les annulations nombreuses, les salles rarement bondées. Comme à mon habitude, je vous suggère quelques concerts pour cet automne en sachant que dans la plupart des cas c’est votre portefeuille qui aura le dernier mot.

  • . 13 octobre, l’épatante Suzanne Vega passe par la salle Molière (1er arrondissement) dans le cadre de sa tournée unplugged. Une occasion rare de retrouver la talentueuse américaine.
  • . 28 octobre, le jazz fait son retour à l’auditorium (3ème arrondissement) avec le soutien de « Jazz à Vienne ». Le trio de Joshua Redman est une excellente entrée en matière sachant que Liz Mc Comb se produira en décembre pour trois dates avec l’Orchestre National de Lyon.
  • . 8 novembre, toujours à l’auditorium, Bernard Lavilliers fait étape à Lyon et ce concert très attendu devrait ravir les fans du stéphanois et convaincre les autres que Lavilliers sur scène est toujours un plaisir renouvelé.
  • . 14 novembre, après son magnifique concert à l’auditorium au printemps dernier, Alain Bashung nous revient, cette fois là à la Bourse du Travail (3ème arrondissement), avec la tournée « Bleu Pétrole ». A ne pas rater.

D’ici quelques jours je reviendrais sur l’activité de Mediatone qui programme au Ninkasi Kao un étonnant rendez-vous autour de leur groupe fétiche Fake Oddity mais aussi sur la programmation cousue-main de la formidable Epicerie Moderne de Feyzin.

Puisque j’évoquais les douleurs de votre porte-feuille, sachez que cette saison, à des dates encore nomades, Sir Pal McCartney et Metallica se produiront à la Halle Tony Garnier. En attendant d’en savoir plus, il convient de faire des économies.

Lyon, le 28 septembre 2008.

27/09/2008

Radio Kill the …(air connu)

Micro-europe1.jpgSi j’en crois les études relatives aux structures d’audience des radios, à un an près, je devrais être l’incarnation de l’auditeur moyen d’Europe 1. La lecture de cette information m’a mis, pour tout vous avouer, un sacré coup de bambou derrière les oreilles. Vous vous rendez compte ce que serait mon calvaire si tel était le cas. Réveil avec Fogiel, matinée avec Drucker, le midi avec Morandini. Re-Drucker avec Marie sur le coup de 18h00 et Alexandre Ruiz, l’ex bel hidalgo de Canal pour le foot en soirée. Voilà le régime que voudrait m’imposer Alexandre Bompard le nouveau « Lagardère boy » qui vient de prendre à la hussarde la station, virant au passage Elkabbach, une action de salut public dont je dois dire qu’elle mérite médaille.

Cela étant Elkabbach n’est pas le seul à avoir été chassé par ce surestimé énarque tout auréolé par son passage paraît-il brillant au service des sports de Canal. Une des rares lueurs d’intelligence de l’antenne qui occupait la saison dernière le milieu d’après-midi s’appelle Fréderic Taddei. Le voilà assigné à résidence le samedi matin pendant une petite cinquantaine de minutes. Excellent interviewer et passionné de culture, Frédéric Taddei faisait probablement tâche dans ce foutu paysage radiophonique qui aime tant nous gaver les après-midi de talk-show cheap destinés, si on retient bien l’explication, à ces fameuses ménagères qu’ils imaginent écervelées.

Moi qui suis pile dans la moyenne arithmétique de l’auditoire supposé être celui d’Europe 1, donc légitime, je dis à ce Monsieur Bompard qui a fait ses classes dans le cabinet de François Million, que je lui laisse ses Fogiel, Drucker et autres Morandini.

Taddei c’est donc ce matin à 11h00 sur Europe 1. A vous de changer de station dès midi.

Lyon, le 27 septembre 2008.

26/09/2008

Flytox

carre_lamouche_3.gifComme à son habitude, avec sa fougue, le patron et éditorialiste de Lyon Mag, Philippe Brunet-Lecomte, ne fait pas dans la retenue en publiant ces jours-ci, « La mouche », une sorte de journal destiné à rendre compte de « l’année de galère » qu’il vient de connaître. Vous vous en doutez, l’ouvrage est pour l’essentiel centré sur les agissements de ce Monsieur Latouche, PDG de Fiducial, qui désire croquer le magazine lyonnais sans jamais comprendre que la force d’un titre de presse c’est sa rédaction, celle de Lyon Mag étant disposée à résister.

D’entrée, Brunet-Lecomte nous explique les limites qu’il fixe à ses propos. Ici pas question « d’objectivité ». L’auteur n’hésitant pas à admettre que les siens peuvent engendrer de « l’injustice », une « totale absence de prudence » et parfois même du déraisonnable. Ce bouquin tonique et enlevé, chapitré de manière nerveuse, est un réquisitoire contre celui que l’équipe de Lyon Mag appelle « La Mouche » désignant ainsi le PDG de Fiducial accusé de tourner autour du mensuel lyonnais depuis des mois.

Cela étant Philippe Brunet-Lecomte s’évade aussi au fil des pages vers des jardins plus personnels parlant avec une certaine affection de sa rédaction et plus particulièrement des deux piliers que sont Lionel Favrot et Thomas Nardone. Il évoque aussi ses rencontres, ses amis et ses « ennemis », sa famille, ses avocats mais aussi maintes institutions et personnalités lyonnaises. Sorte d’objet littéraire pas totalement identifiable, à mi-chemin du journal et de la chronique, tantôt mouvement d’humeur, tantôt analyse journalistique froide et réaliste, cette « Mouche » a le mérite de faire le point sur cette année « horibilis » mais aussi d’inviter le lecteur à trabouler dans la vie publique lyonnaise. Ceux qui dévorent le blog de l’auteur et ses éditos à la hussarde retrouveront un Philippe Brunet-Lecomte offensif, ceux qui craignent au contraire ses envolées héroïques auront la possibilité de découvrir un auteur toujours aussi en verve mais parfois apaisé. C’est probablement là l’immense avantage des livres. Celui-ci est théoriquement disponible dans le réseau des diffuseurs de presse. N’hésitez pas tout de même à informer votre kiosque ou maison de la presse préféré de la parution de cette « Mouche » pas toujours disponible en rayon.

Lyon, le 26 septembre 2008.

25/09/2008

Mc Cain broie du noir

John McCain.jpgSarkozy cherche des coupables à la crise financière actuelle. Je ne sais pas s’il se donne des délais pour atteindre son objectif mais si l’envie lui prenait de trouver des victimes, nous pouvons lui signaler la première, le Sénateur Mc Cain.

Coincé entre l’embarrassant George W. Bush et son bilan catastrophique et le secrétaire au trésor du même Bush, Henry Paulson, le candidat républicain pour se sortir de ce piège tente une nouvelle fois de jouer sa carte fétiche, celle du héro, serviteur de la bannière étoilée.

Suspendant sa campagne, sautant sur Washington comme d’autres jadis plongeaient sur les rizières vietnamiennes, proposant d’annuler son débat avec Obama, Mc Cain s’autoproclamant porte-parole des américains lassés des divisions partisanes joue gros à quelques semaines de l’échéance. Il y a une dizaine de jours je m’interrogeais sur le parcours semé d’embuches qui attendait Barack Obama, aujourd’hui nous pouvons espérer une victoire, la débâcle financière étant passée par là.

La situation de Mc Cain s’est en effet dégradée et sa fructueuse lune de miel politique avec Palin est déjà derrière nous, comme quoi vitesse et politique font parfois un curieux ménage.

Aujourd’hui Mc Cain, celui qui revendiquait jadis comme une médaille son ignorance en économie est entrain de payer au prix fort bien des postures d’antan face à un pays en proie au doute et à la peur. En effet selon un sondage Bloomberg, plus d’un américain sur deux désapprouve le plan Paulson et ses 2300 dollars par capita-bébés compris qui menacent les finances de chaque ménage américain.

Cela étant, broyée par la crise financière, la campagne électorale américaine n’est absolument pas pliée. Les contradictions qui dominent au sein des deux camps, les inévitables pièges que Mc Cain et Bush entendent tendre à Obama mais aussi le temps qui inévitablement travaille pour un Mc Cain aujourd’hui au fond du trou, peuvent réserver de mauvaises surprises à Obama.

En attendant, malgré cette catastrophe financière qui risque de frapper durement les classes moyennes et populaires américaines, Barack Obama semble reprendre la main.

Sachons apprécier cet instant.

Lyon, le 25 septembre 2008.

 

Home sweet home

Pierre Moscovici.jpgMême si ma retenue estompait un sentiment profond d'inquiétude, je dois vous confier que depuis vendredi dernier, je m'interrogeais sur le comportement de Pierre Moscovici. Tout le monde expliquait que notre homme était aux abonnés absents. Pour tout vous dire, je voyais les choses en noir et pour être sincère je craignais une fugue. Comme ces adolescents qui un beau matin remplissent leurs sacs à dos Eastpack en larguant les amarres, le MP3 sur les oreilles, je ne cessais d'avoir à l'esprit l'image d'un Mosco prenant à Montbeliard le premier autobus qui se présentait rompant ainsi les ponts avec tous. Sur la route, tel un nouveau Jack Kerouac, un traveller des temps modernes. Fort heureusement, Pierre est revenu hier à la raison ou plus précisément à la maison. Aujourd'hui j'imagine que sa famille est rassurée, heureuse de voir que les mauvaises fréquentations envahissantes qui lui avaient tourné la tête étaient lointaines.

Tout est bien qui finit bien. Je sais maintenant que ses oncles Lionel et Michel vont lui faire réviser ses cours de rénovation car les échéances approchent. Que son parrain François va l'entourer de son affection. Bref, tout va rentrer dans l'ordre car il faut bien que Pierre se mette cela dans la tête. Ce n'est quand même pas toutes les familles françaises qui comptent en leur sein un futur Président de la République.

Lyon, le 25 septembre 2008.

23/09/2008

Ciccone, si riche et si méchante

Christophe Ciccone.jpgAujourd’hui je fais dans le sur-mesure. Si vous n’envisagez pas de devenir à brève échéance une star internationale riche comme crésus, ou bien frère d’une rock star, revenez demain sur ce blog. Si par contre, dans vos rêves les plus fous, l’idée d’être adulé(e) par des foules en délire, de posséder quelques poignées de villas et de vivre dans la jet-set vous titille, alors ce billet devrait être utile.
Je vous parle donc aujourd’hui du bouquin du frangin de Madonna, Christopher, et vous verrez qu’au milieu de tant d’opulence et de réussite, avoir un frère peut s’avérer être une source de soucis voire de problèmes.
Le frère en question s’appelle donc Christopher ou plutôt Christopher Ciccone. Autoproclamé danseur, peintre, décorateur, galeriste, designer…en vérité le frère de l’autre n’a qu’une seule qualité, être le frère de la madone, en aucune façon celui d’être écrivain.
Je ne fais pas le malin en disant cela car le bouquin du Ciccone ne vous apprendra pas grand-chose sur la Ciccone mais beaucoup sur lui. Pour aller droit au but, si être le frère de Madonna n’est pas facile tous les jours sachez qu’avoir Christopher pour frangin n’est pas non plus une partie de plaisir. Même si être le frère de Madonna est un vrai job, paraît-il mal payé, la lecture des mémoires de Christopher devrait enfin vous persuader que ce garçon, qui n’existe qu’à travers sœurette, fait vraiment pitié tant notre homme est sous perfusion affective et financière. Son « Ma sœur, la plus grande Star du monde… » (Edition du Toucan) est le témoignage d’un chemin de croix sur 370 pages d’autant plus difficile que la Ciccone ne lâche pas facilement les dollars à fréro et que celui-ci se venge en balançant quelques salves de méchancetés.
Pétée d’argent, markétée jusqu’au bout des ongles, on mesure souvent à la lecture de l’ouvrage que la madone n’est pas très facile à vivre mais on se dit aussi que quitte à se trimballer le Christopher, Madonna devrait une bonne fois pour toute lui verser une rente mensuelle et à vie histoire d’avoir la paix.
Attention, chez les Ciccone, il n’y a pas que Madonna et Christopher. Il y a aussi les mecs de Madonna qui, pour certains d’entre eux, font loucher le frère. Mais là n’est pas le plus important car dans la famille Ciccone il y a le beauf de Christopher, l’officiel de la sœur, je veux parler de Guy Ritchie. Il faut dire que le talent du Guy se limite lui aussi a être l’époux de Madonna et Christopher se laisse aller parfois à tailler quelques costards au beauf dont, je le rappelle, la trace qu’il laissera dans l’immense histoire du cinéma devrait être aussi épaisse que la tranche de lard dans certains sandwichs de Mc Donalds.
Au bout du compte et à bien y réfléchir, si vous-même, n’aspirez pas à devenir frère de Madonna, ce bouquin n’est pas essentiel. Cela étant je veux tout de même vous dire, et vous pouvez me croire, que ce type est attachant. De là à mettre 20 euros dans son bouquin il y a de la marge.

  • >Christopher Ciccone, « Ma sœur, la plus grande star du monde… », Editions du Toucan, 20 euros.

Lyon, le 23 septembre 2008

22/09/2008

Qu’est-ce qui va se passer ?

logo PS.gifHier dimanche, au cimetière de « La Mouche », en marge de la cérémonie d’hommage aux victimes de la shoah, comme plus tard lors des manifestations célébrant le 17ème anniversaire de l’indépendance de la République d’Arménie, de nombreux compagnons de route de la gauche sont venus m’interroger sur l’état du malade. Vous avez compris qu’il s’agissait du Parti Socialiste. La plupart d’entre eux se sentaient obligés de m’entourer d’un certain réconfort amical en évitant d’employer un mot ou une formule qui pourrait s’avérer blessant. En attendant chacun essayait d’en savoir plus. On pourrait d’ailleurs résumer leur interrogation commune par la question, « Alors qu’est-ce qui va se passer ? ».

Il faut dire qu’entre l’alliance de Bertrand Delanoë signée avec quelques autres, dont une brochette d’archéos, les coups de boutoirs quasi mono-maniaques de Martine Aubry à l’égard de Ségolène Royal et la plongée dépressive de Moscovici s’apercevant qu’en énonçant l’idée d’un congrès de rénovation et non de présidentialisation seuls les amis de Ségolène Royal pouvaient converger, mes interlocuteurs tous préoccupés par l’issue du Congrès de Reims affichaient une mine de compassion comme si, arrivé au bout de l’au-delà, le PS n’avait plus comme solution que de choisir une pierre tombale.

Remarquez que du côté des quelques élus communistes présents, et non des moindres, la tendance n’était pas non plus à la gaudriole sachant qu’après celui du PS cela sera au tour du PCF d’entrer en scène. En rajoutant à cela les effets de la catastrophe financière et la légitime inquiétude qui émerge à chaque fois que le Président de la République parle de « réformes », je peux vous assurer que dans cette situation interlope le baromètre n’était pas au « beau fixe ».

Dans une Tribune au Monde du même jour, l’ex socialiste, Jean-Pierre Jouyet, à propos de la crise financière expliquait naïvement, « nous pensions, après la crise Enron en 2001, que les acteurs financiers avaient compris l’importance de l’éthique ». En détournant ces propos, j’ai très envie de dire à quelques dirigeants socialistes, que « nous pensions, après la déculottée de Jospin en 2002, que le Parti Socialiste avait compris le sens de cette défaite ». Comme quoi, c’est aussi illusoire d’attendre de la part des milieux financiers un sens de l’éthique que de la part de certains socialistes d’intégrer la réalité telle qu’elle est.

Lyon, 22 septembre 2008.


21/09/2008

Presse qui mousse

kiosque.jpgIl m’est toujours fort agréable d’être cité par Gérard Angel dans les colonnes des potins. Pour ne pas se méprendre, je veux tout de même indiquer que, contrairement à d’autres, l’idée de ne pas figurer pendant quelques semaines dans cette excellente publication ne m’est absolument pas insupportable. Cette semaine je fais donc un fort modeste come-back puisque Gérard Angel laisse supposer que j’avais quitté la séance du Conseil Municipal au moment ou l’on présentait le rapport sur les semaines sociales de l’Eglise.
Que l’on se rassure, ma sortie était simplement motivée par la nécessité de saluer des visiteurs de Ouagadougou qui s’apprêtaient à entamer un stage de formation dans le cadre de notre coopération décentralisée. J’avais d’autant plus l’esprit libre que l’aumônier du groupe socialiste que je suis considérait comme assez subalterne la présentation du rapport en question qui n’avait entrainé aucune prise de temps de parole en conférence des Présidents l’avant-veille.
Que Gérard Angel ne s’imagine donc pas une seconde que le regard, paraît-il ironique, du grand architecte de l’univers se soit également posé sur moi, et c’est tant mieux, mais à l’avenir je pense avoir fort à faire avec l’œil de lynx du grand concepteur des Potins et ce n’est pas pour me déplaire. Puisque nous en sommes à parler de la presse lyonnaise, je voudrais exprimer toute ma satisfaction, même si ma remarque n’ira pas droit au cœur de Gérard Angel, sur la décision de justice concernant Lyon-Mag qui devrait permettre au mensuel lyonnais d’imaginer son avenir à distance de ce Monsieur Latouche qui l’importune depuis quelques mois.
En évoquant le nom de ce Monsieur, heureux nouveau propriétaire de Lyon Capitale, j’attends comme tout le monde le visage ripoliné de ce magazine qui semble être perdu dans les limbes.
Pour avoir des nouvelles de Lyon Capitale new look il suffit, me direz-vous, de se rendre sur le site du même nom. J’ai l’impression que les rédacteurs de l’ex-hebdo qui deviendra bientôt mensuel sont en forme quasi olympique. En témoigne les propos relatifs au Congrès du Parti Socialiste et en particulier à la contribution « La ligne claire ». Nos anciens rois du piment journalistique évoquent « La ligne floue » et « l’usine à gaz » de Collomb. Comme quoi à Lyon Capitale comme dans les déserts perdus du moyen orient, quand le chamelier frappe du pied, le chameau se met immédiatement à genoux.

Lyon, le 21 septembre 2008

20/09/2008

Patrimoine

2039296503.jpgEn décidant, lors du précédent mandat, de faire des journées du patrimoine un évènement d’agglomération, Gérard Collomb a tapé dans le mille tant la réussite de l’initiative est totale. Il suffit pour s’en convaincre de consulter le programme impressionnant édité par le Grand-Lyon (www.grandlyon.com/jep) concernant la présente édition 2008.
En effet, aujourd’hui et demain, des centaines de visites sont proposées à notre curiosité. De l’ancienne usine Rhône-Poulenc de Vaulx-en-Velin à la croisière « découverte du patrimoine au fil de l’eau » (Lyon-Collonges) en passant par les « Coulisses du métro » (dépôt de la soie) ou de France3 Rhône-Alpes, les occasions d’effectuer quelques retours « chocs » vers le passé ou de déambuler sur les chemins des « utopies réalisées » (Eveux, Givors, Villeurbanne…) ne se comptent pas.
Cette édition 2008, en mettant aussi l’accent sur « Lyon, génie de la technique », permettra à de nombreux « Grand » Lyonnais de mieux percevoir la place des André-Marie Ampère, Marius Berliet, Claude Dorothée et Jouffroy d’Abbans sans oublier Joseph Pernet-Ducher et la tradition rosiériste lyonnaise.
Les Journées Européennes du Patrimoine, 20 et 21 septembre 2008.

Renseignements auprès du Grand Lyon.

Lyon, le 20 septembre 2008

19/09/2008

Heureux

francois Hollande.jpgDifficile d’écrire que rien ne va plus au P.S. mais force est d’admettre que ça ne va pas fort et que demain les choses pourraient aller encore plus mal. A quelques jours du dépôt des motions il faut dire que lassitude, soupirs et parfois même résignation dominent parmi nombre d’adhérents. Au milieu, mais pas forcément au centre de tout cela, il y en a un qui semble heureux, c’est François Hollande.
Certains d’entre vous, peu informés de la zoologie interne du Parti Socialiste, doivent se dire qu’il a bien raison d’être heureux. Pensez-donc, après plus de dix ans à la tête du PS, l’idée d’en finir avec tant de moments pénibles justifie le port ostentatoire du sourire. J’imagine même que vous êtes quelques-uns à ne pas hésiter comme moi à saluer un parcours plus qu’honorable et à lui souhaiter de pâturer quelques sous-bois corréziens à la recherche de cèpes en attendant des jours meilleurs. François Hollande est heureux, c’est un fait, mais sa satisfaction et sa motivation se nichent loin des forêts corréziennes. François Hollande est heureux parce qu’il se rêve toujours à la manœuvre aujourd’hui comme en 2012.
En rejoignant Bertrand Delanoë, l’homme qui sait murmurer aux oreilles de Jospin, Rocard et Vaillant, François Hollande a fait un choix que l’on connait bien dans le milieu du sport de haut niveau. Lui qui est passionné de football sait bien que le moment le plus difficile dans une carrière c’est de choisir le moment opportun pour la stopper. Ce moment crucial, vécu souvent comme un drame, on l’appelle « La petite mort ». Rien de macabre dans cette formulation qui a pourtant le mérite d’en dire long sur cette folle espérance qui consiste à penser que l’on est toujours au sommet de son art alors que la fatigue est bien installée dans les jambes.
Comme d’autres, j’ai toujours appuyé François Hollande, j’ai toujours salué son travail et fait valoir ses qualités et sa sympathique personnalité mais aujourd’hui, alors que son devoir est de se situer au-dessus de la mêlée, son comportement me peine sachant que si d’aventure son alliance avec Delanoë se trouvait majoritaire, cela en serait terminé de ses légitimes rêves Elyséens.
François Hollande mérite mieux qu’un avenir à la Jeannie Longo sûrement pas un sort à la Armstrong et par les temps qui courent il devrait s’inspirer plutôt d’un certain Yannick Noah.

Lyon, le 19 septembre 2008

18/09/2008

Dans le besoin

Bamby.gifDepuis hier après midi 17h et des poussières, Marseille est donc la ville retenue pour être Capitale Européenne de la Culture en 2013. La proclamation du résultat était tout juste faite au Musée d’Orsay que le Maire de Marseille était déjà, quant à lui, rue de Valois pour délivrer avec la Ministre de la culture sa joie communicative. Premier enseignement, Jean-Claude Gaudin est un rapide.

Deuxième enseignement, et il devrait interroger les uns et les autres, on vient d’inventer pour l’occasion une nouvelle génération de concours. Il faut dire que même quand Danone et Cadbury organisent des concours un minimum d’encadrement des critères est obligatoire. Tel n’est semble-t-il pas le cas pour ce qui concerne le choix d’une Capitale Européenne de la Culture. D’ailleurs en lisant la presse hier matin on pouvait légitimement s’interroger sur ce qui fondait le choix de Marseille plutôt que celui de Bordeaux, Toulouse ou Lyon. Il semblerait que le critère mis en avant, mais jamais revendiqué tout au long du parcours, est assez simple. C’est la ville la plus « dans le besoin » qui devait l’emporter. Que les autres s’écartent. Que Juppé, Cohen et Collomb passent leur chemin, il s’agissait de donner un coup de pouce à un Gaudin à la tête d’une cité qui, si on en croit le jury, n’avait pas les moyens de mener à bien son projet. Choisir la ville qui en a le plus besoin ne me pause à priori aucun problème. Encore fallait-il l’afficher. Le troisième enseignement est, vous vous en doutez, beaucoup plus intéressant. Avec sa fausse candeur Madame Albanel nous livre l’essentiel du problème. En déclarant que le projet de Marseille « correspond à un Engagement de l’Etat » le doute s’insinue. Robert Scott, président du jury, en précisant que le choix de la ville de Marseille avait été fait «  à condition que l’Etat apporte les aides de financement prévues dans le dossier » il confirme notre interrogation et un contexte louche.

En vérité, Marseille est une ville que nous aimons et nous ne serons pas les derniers à nous rendre de temps à autre dans la capitale phocéenne pour assister aux manifestations programmées mais par pitié que jury et autorités gouvernementales ne se compliquent pas la vie pour nous expliquer ce qui fonde leur choix. Marseille est une ville qui méritait le titre mais n’avait pas nécessairement les moyens de se l’offrir. Parce que ce choix est compatible avec ceux de l’Etat, Marseille est depuis hier désignée Capitale Européenne. Qui plus est avec un Maire qui va aussi vite nous sommes tous certains que ce choix est le bon. Ce ne sont pas Juppé, Cohen et Collomb qui vont me contre-dire.

Lyon, le 18 septembre 2008.

17/09/2008

Oh ! Brothers

Lehman brothers.pngCela fait maintenant quelques jours que je voulais y aller de mon grain de sel sur la situation de la banque américaine Lehman brothers. Après mon billet « revivaliste » de lundi sur le retour du « collectivisme » et « la nationalisation des moyens de production et du système bancaire », je me disais qu'il convenait d'écrire quelques mots sur cette nouvelle débacle. Le problème c'est qu'à chaque fois que je m'installais devant le clavier, les dépêches fusaient indiquant ainsi une évolution de la situation quasi heure par heure.

Lundi en sortant du Conseil Municipal, je m'arrêtais devant l'écran figé sur Bloomberg TV dans la vitrine du CIC: Lehman Brothers était KO debout: le cours dévissant de plus de 90% ! Le lendemain, alors que le ministre Woerth sur RMC Info annonçait, presque fou de joie, le retour à l'équilibre des finances publiques en 2012, la Fed US injectait 50 milliards de dollars dans le circuit bancaire. Quelques heures plus tard la BCE tentait un bouche à bouche à 70 milliards d'Euros tandis que les bourses étaient toujours à la baisse. Comment voulez-vous, dans un tel contexte, qu'un quidam comme moi trouve temps et quiétude pour réfléchir au sort de Lehman et Frères ?

Reprenant le dessus j'essayais pourtant de m'atteler à la tâche et patatras, l'association des constructeurs automobiles européens annonçait que les ventes de véhicules plongeaient de plus de 7% sur un an et qu'en août le saut était de 15,6%. Stoïque et digne, je reprenais le dessus et voilà que le Monde.fr nous indiquait que nos frères jumeaux Sarkozy et Fillon reprenaient du poil de la bête car selon le baromètre mensuel BVA-L'Express nos deux « brothers » remontaient dans l'opinion. Franchement, il y a des jours c'est à vous dégoûter de faire un blog.

Lyon, le 18 septembre 2008.

16/09/2008

Scoop

Par les moyens dignes des plus grands de l'investigation journalistique nous sommes en mesure de vous divulger la maquette des futurs tableaux d'honneur, fruits de la pensée fécondée de Xavier DARCOS notre Ministre de l'Education nationale.

 

Tab d'honneur Darcos 1 VF.jpg

 

Tab d'honneur Darcos 2 verso VF1.jpg
DR

Lyon, le 16 septembre 2008.
 
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