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30/06/2008

Dialogues en humanité

2105976954.jpgSamedi, je vous conseillais de lire le livre d’entretiens de Stéphane Hessel, aujourd’hui je vous invite à le rencontrer puisque l’ex-diplomate français sera l’un des invités de Gérard Collomb, Président du Grand Lyon, dans le cadre des Dialogues en humanité qui se tiendront au Parc de la Tête d’or à partir de la fin de la semaine.

Nés à l’occasion du sommet Mondial de Johannesburg, les Dialogues en Humanité vont se dérouler pour la 7ème fois à Lyon avec cette année une thématique s’interrogeant sur « Les utopies d’hier et les réalités d’aujourd’hui » en présence de nombreux scientifiques, artistes, entrepreneurs, militants associatifs et responsables politiques.

Ni colloques, ni congrès, ces rencontres imaginées depuis 2002 par le Grand Lyon sont avant tout des espaces de dialogues et d’échanges éclairés par le point de vue de personnalités qualifiées. Sur http://dialoguesenhumanite.free.fr le détail de ces rencontres, situées dans le cadre verdoyant du Parc de la Tête d’or (Lyon 6ème), est accessible. Elles se dérouleront les 4, 5 et 6 juillet de 12h à 22h mais la séance inaugurale prévue à l’Hôtel de ville de Lyon le 3 juillet sera animée par Stéphane Hessel mais aussi Nurjahan Begum (General manager de Grameen Bank), Siddhartha (Fondateur de Pipal Tree à Bengalore), Antoine Dulin (chargé de partenariats pour les Scouts et guides de France) et Rajagopal (dirigeant de Ekta Parishad). Pour y assister contacter le Grand Lyon.

Lyon, le 30 juin 2008.

29/06/2008

L’écran des possibles

La semaine prochaine, du 3 au 6 Juillet, la Mairie du 4ème arrondissement lance avec « Acte Public » la première édition d’un évènement qui devrait satisfaire un public nombreux. Il s’agit en effet dans le beau parc de la cerisaie de découvrir des productions audiovisuelles « made in Rhône-Alpes ». La sélection, projetée sous les étoiles et sur grand écran, vise sur quatre jours le public jeune avec en particulier une sélection de la production de « Cap Canal » mais aussi les amateurs de musique puisque, entre autre avec le concours de « Séquence », ce festival naissant va proposer de nombreux documentaires et captations de concerts.
Sur www.actepublic.fr le détail de la programmation destinée aux enfants est accessible. Je veux donc m’en tenir aujourd’hui à la très intéressante offre musicale.
  • Jeudi 3 juillet - Après un set DJ assuré par les Nuits Sonores, à 22h00 vidéos produites par l’équipe d’Arty Farty, à 23h00 documentaire sur les Nuits Sonores 2005 (Acte Public/TLM), à 23h30 « Electrocité » documentaire sur les Nuits Sonores 2007 (Acte Public/TLM)
  • Vendredi 4 juillet - Après « Akousmonium », orchestre de haut-parleurs destiné à la spatialisation des musiques et des sons, 22h00, captation d’Onysos le furieux » (Acte Public/TL7), 00h00 « Mango Gadzi » portrait du groupe de musiques métissées grenoblois (Acte Public/TLM)
  • Samedi 5 juillet – A 22h00 « Zen Zila aux Séquentielles », un document produit par TLM et Séquence qui est une captation de concert du groupe Lyonnais, 23h00 en exclusivité documentaire sur les 20 ans des Eurockéennes de Belfort (Séquence) et à 00h00 diffusion du mythique concert de Nick Cave au Transbordeur (Séquence).

Ces projections vidéos diffusées dans l’ambiance champêtre du Parc de la Cerisaie sont donc une heureuse initiative de la Mairie du 4ème, gratuite, conviviale et « bio » puisque avec une AMAP locale, une restauration de qualité sera proposée à tous.

Lyon, le 29 juin 2008.

28/06/2008

Stéphane Hessel

2030414849.jpgCeux qui aiment les ouvrages d’entretiens avec des figures marquantes connaissent la collection « Témoignages pour l’histoire » chez Fayard avec ses jaquettes grises. Les 300 pages de conversations de Stéphane Hessel avec l’ancien directeur adjoint de Libération, Jean-Michel Helvig, ne devraient pas les décevoir tant la vie de l’intellectuel et ex diplomate est passionnante et la personnalité de l’homme plus qu’attachante.

On connaît bien entendu Stéphane Hessel par ses talents de négociateur et de médiateur en particulier pendant l’occupation, en 1996, de l’Eglise Saint-Ambroise par des sans papiers et plus loin de nous par les tentatives pour la libération de l’ethnologue Françoise Claustre. Quand on évoque parfois également le nom de Stéphane Hessel, les amoureux de littérature et de cinéma ne peuvent s’empêcher de penser à « Jules et Jim », la mère du petit Stéphane, Helen, ayant pour amant l’écrivain Henri-Pierre Roché auteur de ce roman autobiographique.

Né à Berlin dans un milieu raffiné d’intellectuels progressistes, le petit Hessel quitte l’Allemagne pour la France avec sa mère. Au terme d’études qui vont le conduire à Normale Sup, le jeune Stéphane est naturalisé Français, mobilisé en 1939, résistant actif puis arrêté par la gestapo. Alors que Paris est libéré, Hessel est à Buchenwald puis à Dora.

C’est après la guerre que Stéphane Hessel épouse la carrière diplomatique. En poste aux Nations Unies naissantes, il participe à la rédaction de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme avant de mener une belle carrière au Quai d’Orsay. Sur un plan politique, avec ses profondes convictions de gauche, Hessel est un admirateur de Mendès, un animateur du club Jean-Moulin puis un adhérent du Parti socialiste en 1986 qui ne passera donc jamais par la case Epinay. Mobilisé à chaque fois que des causes méritent d’être défendues, Stéphane Hessel sera des combats pour la Palestine, le Rwanda et plus généralement du Tiers Monde. Cette série d’entretiens intitulée « Citoyen sans frontières » est une lecture tout à la fois passionnante et rafraîchissante de l’itinéraire d’un petit Allemand né à Berlin devenu un grand Français.

Lyon, le 28 juin 2008.

27/06/2008

Colon à Lyon

Il paraît que adolescent, Willie Colon était tout sauf un virtuose. C’est pourtant aujourd’hui une des gloires de la Salsa et celui que l’on surnommait alors à New York, « El malo » (le méchant), en raison de son style peu orthodoxe constitue aujourd’hui une référence majeure du trombone mais surtout une star incontestée des musiques latines.

En compagnie de Hector La Voe au chant, Colon va traverser la Salsa des années soixante-dix avec succès, originalité, force mais aussi un regard concerné sur le monde qui sera encore plus aiguisé lors de son association avec Ruben Blades qui malheureusement prendra fin au début des années quatre-vingt.

C’est donc une immense star qui se produit ce soir à « Y Salsa Festival » sur l’Ile Barbe (9ème arrondissement). Un musicien consacré dans le monde entier, honoré par ses pairs, un leader qui occupe une place privilégiée au sein de la Communauté Latino-américaine en raison de son soutien aux combats pour les Droits, les Arts, sur le Sida au point que « Willie » Colon sera un moment candidat malheureux au congrès dans le district de New York.

Star du mythique Label Fania, producteur à succès, adaptateur de chansons de Brel, Carole King, Caetano Veloso, Willie Colon était l’an passé au Festival Tempo Latino pour ce qui était alors présenté comme sa dernière prestation scénique en France. Ses passages à Lyon ce soir et à Paris en juillet sont une nouvelle fois annoncés comme la « der des ders » des tournées françaises. Une occasion à ne surtout pas rater.

Renseignements sur www.y-salsa.com et 04 78 39 52 78.

Clermont-Ferrand, le 27 juin 2008     

26/06/2008

Le retour des fils du parrain

285039481.jpg Après le concert de Neil Young d’hier soir, profitons de ce jeudi plutôt calme, pour réfléchir à la soirée de demain puisque Jazz à Vienne et Y Salsa ouvrent les hostilités le 27 mai. D’un côté Willie Colon à l’Ile Barbe pour un show qui devrait être mémorable mais aussi, et c’est là qu’est le problème, « Still Back, Still Proud, an African Tribute to James Brown » au théâtre antique de Vienne.
Nous parlerons d’Y Salsa festival demain mais force est de constater que la concurrence est sévère car jazz à Vienne avec ce spectacle consacré aux enfants américains (et africains) du Godfather disparu inaugure de manière magistrale son édition 2008. Ce « Tribute » à James Brown est la réunion du tromboniste Fred Wesley, ancien directeur musical de la formation du parrain et membre des JB’S de Bootsy Collins, et de Pee Wee Ellis lui aussi vieux compagnon de route de James Brown. Nos deux compères du Funk accueilleront pour un show tiré probablement à quatre épingles deux personnalités majeures de la musique de l’Afrique de l’ouest, Cheikh Lo et Simphiwe Dana.
Avec Maceo Parker, Fed Wesley et Pee Wee Ellis sont les authentiques représentants de la musique funk mijotée pendant plusieurs décennies par James Brown. Tromboniste issu du jazz et spécialiste du « phrasé pneumatique », Fred Wesley, qui jouera par ailleurs avec le Count Basie Orchestra, est non seulement un magnifique instrumentiste mais aussi un compositeur hors pair doublé d’un arrangeur de première. Chef d’orchestre et directeur musical de la formation présente à Vienne demain soir, Pee Wee Ellis est quant à lui le compagnon de scène du James Brown de la fin des années soixante et l’auteur de quelques perles devenues des classiques du Godfather comme « The Chicken » et « Cold Sweat ».
Entre la 28ème édition de Jazz à Vienne et la 5ème d’Y Salsa Festival comment éviter que le cœur balance. Demain je compte pourtant essayer de vous convaincre d’aller applaudir cet autre trombone de première bourre, Willie Colon, Cette fois-ci à Lyon.
 
Clermont Ferrand, le 26 juin 2008.

25/06/2008

Young est en Ville

Si tout va bien, ce soir ils seront tous à la Halle Tony Garnier pour assister au show de Neil Young. Tous. Les fans de la première heure qui écoutaient religieusement Buffalo Springfield, nous sommes en 1967-1968, ceux qui par la suite ne vont jamais lâcher le Canadien et qui, dès la sortie en 1969 du premier album solo, vouer un véritable culte à l’auteur de « Cinnamon Girl » ou « Down by the river ».

Arrivent ensuite ceux de la « Woodstock génération » qui découvrent un guitariste plein de hargne qui vient rejoindre Stephen Stills ( l’ex Buffalo Springfield), David Crosby (l’ex Byrd) et l’ex Hollies, Graham Nash. Dans le répertoire de CSN&Y, « Carry On », « Wooden Ships », « Ohio » devront beaucoup à Young, tout particulièrement sur scène.

La troisième vague qui s’identifie à Neil Young et plus particulièrement à son deuxième album solo, l’extraordinaire « After the Goldrush » a, pour les uns, comme titre fétiche « Tell me why », pour les autres « Southern Man » ou « Birds ». Nous sommes en 1970.

Le gros des troupes rejoint le mouvement deux ans plus tard, à la sortie du succès mondial, « Harvest », c’est la génération « Old Man », « The needle and the Damage Done ». Des fans qui par la suite auront des difficultés à suivre Young dans ses formidables et furieuses envolées électriques avec Crazy Horse. Une bonne partie sera perdue pour la cause. « Tonight’s the night » (1973) comme « Zuma » (1975) ne plaident pas pour leur retour au bercail car le parcours décousu et contradictoire de Neil Young les laissera de marbre.

Grand Frère du grunge, de « Rust never sleeps » à « Freedom » Neil Young va devenir dans les années quatre-vingt l’une des références pour une nouvelle génération musicale qui ne ratera pas le rendez-vous de ce soir.

Nous gardons tous en mémoire les deux derniers concerts du Théâtre antique de Vienne, en particulier celui qui fit passer les Foofighters pour un garage band approximatif et Alanis Morissette pour ce qu’elle est.

Depuis, Neil Young continue son noble cheminement. Les bons albums succèdent aux excellents et la sortie de quelques pépites des archives du loner redonnent de l’appétit aux plus anciens. Vous l’avez compris, Neil Young est ce soir en ville et vous ne pouvez pas vous faire porter pâle, la musique de Young étant toujours aussi jeune.

Lyon, le 25 juin 2008.

24/06/2008

Une cuite à l’eau pure

41%2B1hX8yjBL._SL500_AA240_.jpgCe soir Marianne Faithfull lit des sommets de Shakespeare à l’Odéon dans le cadre des nuits de Fourvière sur le coup des 22 heures. Rassurez-vous, bien qu’étant en anglais, le spectacle est surtitré et les vrais fans se rendront avant tout là-haut pour entendre la voix envoutante de Marianne. Les mêmes fans reprendront le chemin de Fourvière le 11 juillet cette fois-ci pour assister au concert de Marianne Faithfull, la chanteuse anglaise partageant l’affiche avec Etienne Daho.
Dans le même temps les Editions Christian Bourgois proposent « Mémoires, rêves et réflexions » de la même Marianne Faithfull, un ouvrage traduit par Jean Guiloineau et mis à disposition du public français tout juste un an après sa sortie britannique, chapeau !
Ce bouquin comblera ces fans qui monteront deux fois en pèlerinage à Fourvière mais laissera probablement froid le simple amateur de « broken english » ou « as tears go by » qui n’est pas fêlé au point de s’attarder sur le plus petit souvenir de la descendante du baron Sacher-Masoch. Pire le swinging london étant abordé de façon marginale dans ce recueil, le spectateur-chic des Nuits de Fourvière qui viendra applaudir la Faithfull le 11 juillet comme Lou Reed l’an passé afin de nourrir ses dîners en ville s’abstiendra de lire ce « Mémoire, rêves et réflexions », c’est un conseil.
Pour ma part je dois vous confier avoir pris un certain plaisir à lire l’ouvrage en question. L’autobiographie parue en 1994 ayant répondu à l’essentiel des questions soulevées par la vie de cette superbe artiste, je vous suggère quand même de faire de l’ouvrage de Marianne un de vos livres de l’été. L’excellent article de Gérard Lefort dans Libération étant parfait, je vous invite à le parcourir, histoire de vous plonger dans les rêves et les souvenirs de l’anglaise. Cela étant je veux vous soumettre l’ultime phrase de l’article de Lefort. « Ce livre se lit comme une cuite à l’eau pure, comme une fumée sans drogue, une imagination ». C’est bien vu. Il n’y a rien à rajouter. Bravo Lefort et vive Marianne.
 
Lyon, le 24 juin 2008.

23/06/2008

Le moral des petits patrons

981976472.jpgL’hebdomadaire « Vox Rhône-Alpes » de la semaine publie une enquête d’opinion intitulée « Moral des patrons, la chute n’en finit plus ». Cette étude « Fiducial-Ifop » démontre que les patrons des très petites entreprises sont gagnés par le pessimisme. Comme le dit l’hebdomadaire, l’enquête sanctionne l’action du Président de la République tant le « No Futur » patronal est évident mais, rentrons dans le détail.

Sur le plan du moral patronal à l’égard de la situation financière, les indicateurs sont donc en baisse : -7% concernant l’optimisme sur la situation du pays contre -2% concernant leur propre activité. Même si Christine Lagarde ne cache plus son enthousiasme, la confiance des chefs d’entreprises est en berne. Si 65% étaient confiants en 2002 concernant leurs propres affaires, ils ne sont plus aujourd’hui que 51% à l’être. Côté climat général des affaires ils étaient en 2002,  53% à exprimer plutôt leur confiance, aujourd’hui, si l’on en croit Vox, ils sont réduits à 26%.

Passons maintenant au bilan de Nicolas Sarkozy, alors que 30% des Français sont très mécontents et 42% plutôt mécontents, quand on interroge les petits patrons on constate que 63% d’entre eux sont plutôt mécontents ou très mécontents du bilan d’un an de Sarkozysme.

Pour ce qui concerne l’action qui se voulait fétiche du Président, à savoir le pouvoir d’achat, 51% des petits patrons pensent que la situation s’est détériorée. Pour mémoire 53% des Français pensent la même chose.

Pour lire l’intégralité de l’enquête se reporter à Vox Rhône-Alpes N°168 (16 au 22 juin 2008), 2 euros, en vente en kiosques.

Vox Rhône-Alpes, 26 Chemin de Crépieux, 69300 Caluire – Tél : 04 37 40 10 71

Lyon, le 23 juin 2008.

22/06/2008

Woodstower

AfficheWoods2008web.jpgJe vous connais, si je ne vous briefe pas aujourd’hui, fin août vous allez me dire « On savait pas ! ». Alors que la semaine prochaine j’entame mon légendaire abécédaire de l’été il faudra donc attendre le 23 août avec « W comme Woodstower » pour que je vous rappelle lourdement que les 29, 30  et 31 août se tient le festival Woodstower sur le Grand Parc de Miribel-Jonage.

Bon esprit, avec son soupçon de Stoïcisme et un engagement inoxydable, l’équipe de Woodstower relève, malgré les difficultés, un défi que vous aurez à cœur de défendre. Pas question donc de faire autre chose le dernier week-end d’août.

Les premiers éléments de la programmation viennent de tomber. Avec Keziah Jones et Groundation en têtes d’affiche, les woodstower assurent. Les Lyonnais seront particulièrement heureux de retrouver Amélie les crayons et les ignorants comme moi, Svinkels, un groupe dont je ne sais absolument rien. Infos supplémentaires au fil de l’été sur www.woodstower.com.

Lyon, le 22 juin 2008.

21/06/2008

Fête de la musique

1329642164.jpgJe vous parlais la semaine passée du DVD « La b.o. de Lyon » qui sera distribué lors de la fête de la musique, passons donc aujourd’hui au plat de résistance proprement dit.

L’ami Jean-Pierre Bouchard à la tête de la « Mission musique » de la ville de Lyon nous promet sur nos neufs arrondissements 300 heures de musique non-stop avec, pour cette édition 2008, une innovation intéressante puisque entre les scènes extra-longues (12 heures), les scènes détentes qui se veulent plus paisibles et parfois plus excentrées, et les balades en musique chacun devrait, en déambulant, trouver ces instants de bonheur et de découverte qui constituent depuis 2001 le pedigree de la fête de la musique lyonnaise.

Parmi les spots majeurs de la soirée notons le « Blow Stuff up » du Marché de Gros imaginé entre autre par Jarring Effects, Bee Records et BRK, quelques longues heures d’électro destinées à faire vibrer le 2ème arrondissement. A la Villa Chazière, autour de High Tone le « Dub Addict Sound System » devrait apporter aussi son lot de bonnes vibrations. Comme chaque année, l’équipe de Woodstower pose ses valises sur la Place Guichard et Dandelyon occupe l’amphi du pont de la Guillotière. Square Basoche dans le 5ème, BS Production propose une création multimédia et interactive, attention vous serez filmés. Cette année le 7ème arrondissement occupe le terrain avec pas moins de six scènes extra longues, « Pitch Da Pixel », « One Night in the Jungle # 4 », « Roarin’Lyon »…

A cela s’ajoute la scène pop-rock sur l’Ile Barbe (MJC de Saint-Rambert), le « Media Gone et pas mort » de la place Ambroise Courtois (8ème arrondissement) sans oublier la bossa nova (Passerelle du collège), les fanfares du Jardin Villemanzy, l’Afrique du côté de la rue Leynaud, le Jazz place des Jacobins et le sympathique concert des agents de la ville de Lyon sur la place de la bourse. Bonne fête de la musique, mais n’oubliez surtout pas de consulter le programme sur www.fetedelamusique.lyon.fr, c’est une question de survie au beau milieu de cette offre pléthorique. A noter par ailleurs, que des établissements comme le Ninkasi-Kao ou le Sirius sont également de la partie.

Puisque nous en sommes à la Fête de la musique notons que les "Têtes raides" associés au "Collectif Sauvons la culture" lancent un cri d'alarme pour l'occasion. Hier dans l'Humanité, Christian Olivier et Grégoire Simon s'expliquaient sur l'appel que l'on peut lire en page 2 du quotidien. En voici le texte:

L’APPEL DES TÊTES RAIDES

« Pas de fête sans musique ! Pas de musique sans culture ! Pas de culture sans nous ! 21 juin BOUM !
La culture, c’est des centaines de métiers, des millions de spectateurs et d’acteurs culturels.
La culture, c’est un patrimoine à entretenir, à transmettre et à construire !
La culture, c’est l’histoire de chacun, l’apprentissage de la différence et de la diversité, la construction de la liberté individuelle au travers d’expériences multiples et polymorphes, individuelles et collectives !
La culture fait reculer la peur, l’ignorance et l’exclusion !
La culture est préalable à la récolte, elle nécessite de l’attention, de l’opiniâtreté, de la quotidienneté, de l’investissement, du professionnalisme.
Quand l’État fixe des critères économiques de résultat à la culture, il renie sa mission d’intérêt général et de service public pour lequel il est élu.
Nous, professionnels de la culture, affirmons que nous ne laisserons pas démanteler notre histoire, notre passion, notre avenir, et que comme la santé et l’éducation, c’est l’affaire et l’intérêt de tous.
La culture, c’est le relais indéfectible des idées, des luttes et des combats ! La culture nous lie et nous tient ! Ne laissons pas les chacals brouter nos idéaux !
Le 21 juin, nous occuperons un cinéma, un théâtre, une salle de danse, un monument du patrimoine, nous manifesterons spectaculairement notre soutien à tous les exclus de la liberté et des droits pour converger vers la Cartoucherie de Vincennes, lieu d’expression vivant de la culture et de la citoyenneté ! »

Lyon, le 21 juin 2008.

20/06/2008

Parapluies blancs

Affiche_Parapluie_vierge-1.JPG« Forum Réfugiés » organise ce soir sa traditionnelle Marche des Parapluies dans le cadre de la journée mondiale du Réfugié d’aujourd’hui 20 juin.

Cela fait 5 ans que l’organisation lyonnaise nous invite à défiler dans nos rues, munis des célèbres parapluies blancs symboles de la protection, afin de sensibiliser nos concitoyens à la nécessité de protéger les victimes de persécutions dans leurs pays d’origine.

A Lyon, le défilé des parapluies partira de la Place des Terreaux à 17 heures pour rejoindre Villeurbanne et sa fête des « Invites » au square de la Doua. Au programme Baobab, Monofocus, Rodolphe Burger et la tournée du Ponant vers minuit.

Amis d’ailleurs, sachez que « Forum Réfugiés » organise une manifestation similaire à Poitiers, Annecy, Le Mans, Bourg-en-Bresse….Renseignements utiles et précis sur www.forumrefugies.org

Association d’accueil des réfugiés et de défense du droit d’asile, on peut aussi contacter « Forum Réfugiés » au 04 78 03 74 45 ou en écrivant à BP 1054, 69612 Villeurbanne cedex.

Lyon, le 20 juin 2008.

19/06/2008

Les Invites

18752Un petit air d’été festif commence à se faire sentir. Alors qu’à Lyon « Les Intranquilles » se profilent, à Villeurbanne, dès aujourd’hui, « Les Invites » vont commencer à donner de la voix avec comme habitude un impeccable menu laissant, la part belle aux Arts de la rue. Impossible de rentrer dans le détail d’une programmation qui d’aujourd’hui à samedi constitue ce qui se fait de mieux dans l’agglomération en matière de spectacles sur l’espace public. Allez-y en famille, entre amis, chaque soir de 18h00 à 22h00, vous aurez la certitude de passer de belles soirées flirtant parfois avec la magie.

Les Invites c’est aussi des concerts le plus souvent proposés sur la scène du square de la Doua mais aussi le Parc de la commune de Paris. Là aussi il conviendra de faire des choix draconiens tant chaque soir de 19h à minuit passé la programmation est de qualité. Je vais donc comme d’habitude vous faire part de ce que je crois être une bonne pioche. On commence ce soir doucement mais tardivement par Balkan Beat box (01h00). Demain vendredi 20 juin, l’affaire est difficile dans la mesure où Rodolphe Burger débute à 22h15 au Square de la Doua et Zenzile à 22h00 au Parc de la commune suivi à 23h30 par le peuple de l’herbe (23h30).

Samedi 21 juin, tout en fréquentant les dizaines de scènes lyonnaises de la fête de la musique, je compte tenter une escapade en terres villeurbannaises pour un « Tribute to the Grateful Dead » imaginé par Dead Jazz Lionel et Stéphane Belmondo.

Le programme détaillé des Invites est accessible sur le site

Lyon, le 19 juin 2008.

18/06/2008

La France qui glande

766092043.jpgHier, si vous étiez lecteur de 20 minutes, l’information n’a pu vous échapper. Le nouveau Mir couleurs est arrivé. Les couleurs de nos vêtements ont donc de beaux jours devant elles puisque, dans son magnifique flaconnage rouge vif, Mir Couleurs va protéger cinq fois plus que les autres lessives nos vêtements qui sont, si l’on écoute bien Mir Couleurs, composés à 80% de couleurs. Le bénéfice dédié aux consommateurs ne tombe pas, vous l’imaginez, du ciel. C’est grâce au « système Color Control » qui assure un anti-transfert et protège les couleurs que nos vêtements garderont leur beauté et l’intensité de leurs couleurs. Jusque là tout va bien et comme Henkel nous assure que les couleurs vont être « comme neuves », vous vous dites que la vie est vraiment formidable. Méfions-nous !

Le problème de cette publicité Mir Couleurs n’est sûrement pas dans la sympathique efficacité du produit. Il faudrait être fou pour refuser d’utiliser une lessive qui protège cinq fois plus nos couleurs. Non, la question soulevée par cette annonce publicitaire réside dans le visuel. De quoi s’agit-il ?

Dans un photo-montage, je le concède un peu approximatif mais en couleur, supposé être l’illustration du bonheur apporté par Mir couleurs on repère quelques dizaines de personnages vautrés sur une belle pelouse verte. Ces utilisateurs de Mir couleurs, qui  après tout sont à l’image de nous même, glandent. L’un roupille, un couple fait la sieste sur une couverture. Peintre du dimanche, jeux de sociétés pour les uns, avions en papier pour les autres, un troisième est plongé dans la lecture du journal tandis qu’une mamie tricote, Mir couleurs fait honteusement la promotion de la France qui glande. Même les chiens sont des faignasses dans cette publicité puisque l’un d’entre eux ne trouve rien de mieux à faire que de se positionner sur le dos attendant manifestement qu’un quidam ne vienne lui gratouiller le ventre.

Dans une période aussi difficile pour notre pays, alors que le Président s’échine à liquider les 35 heures, à faire bosser encore plus les vieux, à repousser l’âge de départ en retraite, à expédier les chômeurs trouver du travail à plus de cent bornes, Mir couleurs ne trouve rien de mieux que d’exhiber cette France qui se lève tard et qui ne pense qu’à une chose, aller se prélasser sur les pelouses de nos squares.

Comme l’a dit hier notre Président en présentant le plan de réorganisation de notre défense Nationale, l’armée n’est pas faite pour aménager le territoire, dans son sillage je veux dire que la multinationale Henkel n’est pas faite non plus pour promouvoir cette société d’assistés léguée par la gauche.

Il serait peut-être temps de retirer cette publicité de journaux gratuits particulièrement appréciés par nos jeunes. Il en va de l’avenir du pays.

Lyon, le 18 juin 2008.

17/06/2008

L’Europe, l’Europe, l’Europe

1645158985.jpg« L’Europe, l’Europe, l’Europe », comme disait l’autre, l’Europe elle n’est pas bien en forme et le récent référendum irlandais est là pour le confirmer. C’est donc une bonne idée que d’organiser le 21 juin une sorte de journée de l’Europe en pleine fête de la musique, malheureusement baptisée pour la circonstance « 2ème Etats Généraux de l’Europe », autrement dit le plus sûr moyen de faire fuir la garde et l’arrière-garde.

Le flyer mollement diffusé pour la circonstance ne devrait pas non plus malgré un look qui se veut « Electro » et « jeune » faire converger les masses pro-européennes vers la Cité Internationale (Lyon 6ème) le 21 juin prochain dès 9h00. Alors retroussons les manches.

L’évènement, appuyé par 70 partenaires (de A comme Action Fédéraliste à U comme UNSA en passant par C comme Cimade et J comme JOC) devrait rassembler 130 invités, autour de Giorgio Napolitano, le Président de la République d’Italie, dont Jacques Delors, Gérard Collomb, Jean-Jack Queyranne, Daniel Cohn-Bendit, le Ministre Jouyet, François Chérèque, le Ministre Barnier qui ne devrait pas être troublé par les manifestations de pêcheurs mais aussi Bronislaw Geremek, Elie Barnavi et la Ministre Lagarde.

A l’occasion des 50 ans du Parlement Européen, Lyon sera donc au centre politique de l’Europe. De nombreux débats sont programmés, un café littéraire est prévu, une simulation (?) des travaux du parlement européen proposée aux plus jeunes et un concert géant (sic !) pour une fête de la musique européenne est prévu.(Ne m’en demandez pas plus).

Bref, de tels efforts pour l’Europe doivent être soutenus. Je vous engage donc à faire le voyage de la Cité Internationale le 21 juin. Bon européen, je comptais vous indiquer le site internet pour en savoir plus. Il n’existe manifestement pas, « L’Europe, l’Europe, l’Europe » !

> Pour plus d'informations  

Lyon, le 17 juin 2008.

16/06/2008

Les Intranquilles

intranquilles.jpgLa 7ème édition du Festival « Les Intranquilles » débute mercredi prochain aux subsistances. Au programme cette année le traditionnel coup de projecteur sur les arts du cirque avec Ronan Chéneau associé au metteur en scène David Bobee (Compagnie Rictus) pour « Cannibales » et « Warm » spectacle d’acrobaties d’Alexandre Fray et Frédéric Arsenault. Fray et Arsenault proposent également à partir des Météores de Michel Tournier, « Appris par corps » une création de la Compagnie « Un loup pour l’homme »

Changement de discipline et de registre avec « Vice /Versa » une adaptation théâtrale du collectif « Ildi ! Eldi ! » du célèbre roman de Will Self et le retour de Gilles Pastor (Kastör Agile) qui propose « Tempête à 54° Nord » de Derek Jarman.

Enfin le performer Sud-Africain Steven Cohen revient aux Subs avec « Close to the bone » un hommage à son frère (suicidé !) proposé sur trois dates.

S’il se déroule du 18 juin au 6 juillet le festival enchaîne ces spectacles à des dates différentes. Il est donc prudent de se renseigner au 04 78 39 10 02 ou sur www.lesintranquilles.net. Pass trois spectacles au prix de 21 Euros, cela ne se refuse pas.

Lyon, le 16 juin 2008  

 
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