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30/09/2007

A love supreme

medium_John_Coltrane-A_Love_Supreme.jpgLe 17 juillet 1967, il y a donc 40 ans, s'éteignait John Coltrane, un cancer du foie ayant eu raison de celui qui était problabment le plus important musicien de jazz de l'après guerre mais aussi un perpétuel chercheur qui envisageait d'orienter sa musique vers de nouveaux horizons africains.

Cet anniversaire est l'occasion de nouvelles éditions de sa discographie, de la publication de traductions d'ouvrages importants sur Coltrane mais aussi, et la chose est suffisamment rare pour être saluée, de spectacles comme celui proposé mardi prochain 2 octobre par l'Espace Albert Camus de Bron.

"A Love Supreme - in memoriam John Coltrane" est une production de la Villette inspiré d'une nouvelle d'Emmanuel Dongala qui évoque, via les confidences et les souvenirs d'un barman new-yorkais, la musique de l'Amérique de Coltrane.

La jauge étant limitée et la représentation unique, je vous suggère de contacter au plus vite l'Espace Albert Camus.

 

Lyon, le 30 septembre 2007.

29/09/2007

Subs sous perf

medium_Subsistances_Mata.jpgWeek-end hyper actif aux subsistances avec "3*3 Perf' Live". Trois équipes artistiques livrent pendant trois jours trois performances se situant autour de la danse et du théâtre. On commence avec David Bobée et Rictus pour une performance à mi chemin entre le cirque, la danse et le théâtre intitulée "Petit frère". Deuxième temps fort, deuxième équipe, celle d'Oscar Gomez Mata avec "Epiphaneia" spectacle paraît-il déjanté et bourré d'humour qui nous entraîne aux confins d'une Suisse qui parle comme une vache espagnole. Dernière invitation pour ce week-end des Subs tant attendu, Alice Chauchat et Frédéric Gies pour "the breast piece" spectacle de danse dont pour tout vous avouer je ne sais rien. Bon week-end aux Subs, pass 16 et 13 € (renseignements sur www.les-subs.com)

Lyon, le 29 septembre 2007. 

Le DRAC parle

Jérôme Bouët, Directeur Régional des Affaires Culturelles (DRAC), vient de donner une interview au Petit Bulletin dans laquelle il livre des indications sur l'action de l'Etat en matière de culture, non sans admettre d'ailleurs les difficultés engendrées par la situation budgétaire délicate qui est la sienne. Comment ne pas trouver sympathique et utile qu'un haut fonctionnaire comme Jérôme Bouët accepte de se confier à un hebdomadaire culturel à grande diffusion comme le Petit Bulletin. C'est d'ailleurs peut être une première. C'est en tout état de cause une très bonne chose. Parmi les nombreux points que le DRAC aborde un seul pourrait poser problème si on ne tenait pas compte du fait que Monsieur Bouët est lyonnais depuis seulement quelques mois. C'est pourquoi je crois utile, dans la période pré-électorale qui est la nôtre, de donner quelques éléments importants qui semblent ne pas être connus de notre Directeur Régional. De quoi s'agit-il ?

Probablement avec la meilleure bonne volonté du monde Monsieur Bouët explique à Dorotée Aznar, à propos de Lyon, "que l'on manque encore un peu d'évènements qui créent de la vie, du rassemblement dans la ville" et le DRAC de poursuivre, "attention quand je dis évènements je pense à rassembler les gens en dehors des murs de l'institution, dans des espaces qui ne sont pas faits uniquement pour la culture: des festivals par exemple. Et c'est ce qui manque selon moi. Evidemment, la période n'est pas la plus propice pour créer des évènements à partir de rien."

Même si la formulation utilisée par Monsieur Bouët pourrait être qualifiée par certains comme maladroite, je dois dire que notre Directeur régional a raison mais il décrit en 2007 la situation qui était celle de Lyon... en 2001.

Pour reprendre les mots de Jérôme Bouët, il n'existait en effet "rien" mis à part les superbes biennales et une fête des lumières renaissante dans notre ville.

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28/09/2007

Bon anniversaire au Ninkasi

medium_Ninkasi-10_ans.jpg
medium_Ninkasi-10_ans-programmation_2.jpg

>> Pour plus d'informations: site | blog "le ninkasi fête ses 10 ans !"

Je vous signale par ailleurs l'arrivée du nouveau programmateur du Ninkasi Kao, Jean-Marie Potier, dont vous retrouverez une interview dans le Petit Bulletin n°454.

Lyon, le 28 septembre 2007. 

07:00 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Ninkasi, Ninkasi Kao, Lyon, concerts, programmation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

27/09/2007

Les potes du pôle

medium_300ème.jpg

Aujourd’hui c’est le 300ème billet de ce blog . Un chiffre batard. 100 billets cela se signale, 500 cela pourrait se fêter mais 300 cela j’en conviens ne veut pas dire grand-chose. Ce n’est pas tout de vous écrire une 300ème billet encore faut-il trouver un sujet qui puisse correspondre à la situation. Quelque chose d’amusant ou d’étonnant. De Kouchner qui déclare la guerre à l’Iran ? De Fillon, le seul poulet de Loué plumé vivant par son président ? De David Martinon, le gomineur gominé ? De Yasmina Reza la célèbre lèche bien montrée ? Déjà fait.

Parler alors de l’excellent peuple de l’herbe qui vient de signer "Radio Blood money" et qui sera au Transbordeur le 12 octobre prochain ? De « White Chalk », le dernier PJ Harvey qui se situe tellement peu dans la lignée de son travail habituel que l’anglaise risque de perdre ses derniers fans qui après tout ne méritent pas de le demeurer ? On y reviendra.

Vous dire que la nouvelle édition de l’autobiographie de Miles Davis enfin restituée à partir d’une nouvelle traduction est formidable même si Miles n’a probablement guère usé de stylos pour l’écrire ? Vous rappeler que « Bob Dylan, une biographie » est un bon Bon ? Vous avouer que je ne suis toujours pas allé à la BAC par manque de temps ?

Pour ce 300ème billet il convenait de se détendre, d’évoquer une de ces informations purement anecdotique qui fait le charme d’une actualité en général pénible. J’ai donc décidé de vous dire deux mots sur la volonté d’Eric Besson, le fellon ancien ami de Lionel Jospin, d’organiser le « pôle de gauche de la majorité ».

En effet, Eric Besson, comme Bockel, Kouchner et quelques autres, se considère donc toujours à gauche. Je sais que mes lecteurs de droite vont être choqués tant l'activité de notre ex-chiffreur chiffoné s’inscrit dans leur patrimoine politique, mais c’est comme ca. Notre homme est donc sur le point de structurer un pôle de gauche ou plutôt un bout de pôle qu'il appelle "Les progressistes" (sic!) car son ami Bockel vient quant à lui de lancer un parti qui devrait s’intituler « Gauche moderne » dont la destinée, vous l’avez compris, est également de polariser la gauche dans la droite. Ces deux petits pôles sont paraît-il fortement encouragés par le Président lui-même.

Vous me direz que pour un début ce n’est déjà pas si mal sachant que ces deux petits pôles sont destinés à construire un pôle définitif et que le drôlet drômois et le Blair Alsacien disposent de réserves dans le gouvernement. Justement c’est maintenant que je veux calmer vos ardeurs. Bernard Kouchner a déclaré qu’il « ne rentrerait pas là-dedans » (sic !). Martin Hirsh et Fadela Amara, moins occupés que le Doc, ont seulement promi à Bockel qu’ils iraient assister « par amitié » au lancement de son bout de pôle.

Vous le voyez, ce n’est pas gagné et à un moment ou des types comme Besson et Bockel se défoncent, c’est moche de voir leurs camarades refuser de leur donner un coup de main.

Lyon, le 27 septembre 2007.

26/09/2007

Nouveau philosophe

medium_Perben_micro_yellow.jpg
Vous le savez peut-être, Dominique Perben a indiqué, devant ses supporters réunis à Lyon III, ce que seraient les grands axes de son programme pour les prochaines municipales. « La Famille », « L’écologie », le « Rayonnement » et le « bonheur partagé » sont les éléments qui vont être déclinés par le candidat de l’UMP dans cette campagne municipale.

Nous y reviendrons en temps utile, mais je ne peux résister au plaisir de vous offrir cet extrait de son allocution, citée par le Progrès de dimanche, qui concerne le quatrième axe programmatique, « Le bonheur partagé ».

« Je veux que Lyon » dit Dominique Perben « soit une ville du bonheur partagé. C’est le sens profond de notre action politique. Ma vision de la ville, c’est un lieu de culture, au sens large, qui peut construire, sur un espace donné, une civilisation. Lyon peut construire un modèle et je veux que nous soyons à l’origine d’une vraie renaissance de Lyon ».

20 minutes, sous la plume de Carole Bianchi nous livrait, le lendemain, à propos de la même réunion, un autre extrait qui nous en dit plus sur les motivations de Dominique Perben qui explicite ainsi.

 

« Lyon m’a donné mon éducation, mes valeurs, mes règles éthiques. J’ai tout simplement envie de rendre à Lyon ce qu’elle m’a donné ».

Je vous le disais dès la semaine dernière le nouveau « Perben-Tendresse » est arrivé, humain et philosophe, certains diront peut-être trop humain pour être philosophe. En attendant, sa conseillère en charge de la diversité, Nora Berra, s’est exclamée, si l’on en croit toujours la presse, « La ville de Lyon à l’encéphalogramme plat », comme quoi, Dominique Perben est bien le seul à philosopher parmi les siens.

Lyon, le 26 septembre 2007.

25/09/2007

Retraite heureuse

medium_Lionel_Jospin.JPGJ'aime bien Bertrand Delanoë. J'espère que son second mandat de Maire de Paris permettra à la capitale d'être encore plus ouverte, humaine, diverse et accueillante au monde. Cela étant, autant le dire tout net, il y a un problème Delanoë.

Vous le savez le meilleur media-planneur socialiste se rêve en haut de l'affiche et je ne trouve rien à redire à cela. Le problème de Delanoë, et il est de taille, c'est que le Maire de Paris croit opportun, pour initier ce qu'il souhaite être sa nouvelle destinée, de se placer sous le haut patronnage d'un certain Lionel Jospin.

Colloque approximatif, rencontres amicales, douces paroles, tout est bon pour Delanoë pour nous indiquer que son ami Lionel demeure une référence, un guide, presque un phare.

Je veux bien que Delanoë se rêve Premier Secrétaire du Parti Socialiste après le Congrès de 2008 et qu'il témoigne dans le même temps de l'amitié pour celui qui l'a fait. De là, préparant son futur courant, à ce que Delanoë nous impose Jospin comme une référence incontournable, se niche quelque chose qui s'appelle de l'aveuglement. L'amitié rend donc comme l'amour, aveugle.

Il faudrait tout de même que quelqu'un dans l'entourage du Maire de Paris, explique à Delanoë que Jospin est le plus sûr moyen de plomber son avenir politique. Il conviendrait donc que quelqu'un qui n'a pas froid aux yeux ni peur de de ses célèbres colères explique à Bertrand Delanoë que son ami Jospin ne va pas bien et que, quand cela ne va pas très fort, c'est la tâche d'un ami de tenir, je le concède, un discours protecteur et chaleureux, mais aussi d'inviter celui-ci à prendre les décisions qui s'imposent pour que cela puisse aller mieux.

Loin de moi l'idée d'évoquer ici des thérapies. Elles sont nombreuses et parfois efficaces. Si vous aussi vous êtes des amis lointains de Lionel Jospin, je ne veux vous donner qu'un seul conseil. N'achetez pas son bouquin. C'est le plus sûr moyen de le ramener à la réalité et de l'inviter à jouir d'une retraite heureuse qu'il mérite.

Lyon, le 25 septembre 2007.

24/09/2007

Vroom vroom

medium_Vroom_vrom.jpgCe week end je lisais le nouvel observateur et en particulier un assez bon dossier intitulé "Faut-il supprimer la voiture ?" avec de pages en pages des vélos, des trams, des vélos, à nouveau des vélos et un article tout à fait sympathique sur Gérard Collomb, pionner des Vélo'v. Le problème avec le Nouvel Obs' c'est qu'on vous explique en page 10 que "la chasse à la bagnole est ouverte" et que par ailleurs ce magazine (que j'aime bien) nous inflige une infernale promotion de la voiture et pas de n'importe quelles caisses. Etat d'une contradiction:

  • page 5, pub pour des tennis, problème il s'agit de pompes Dolce & Gabbana
  • page 13, Peugeot 308
  • page 27, Golf TDI pack
  • page 38, publi redactionnel BMW X5
  • page 40 et 41, chaussures... JM Weston
  • page 43, Alfa 159
  • Page 44 et 45, lexus IS 220d
  • page 49, Land Rover Freelander 2
  • page 50, Mazda CX-7 (la voiture zoom zoom)
  • page 53, Citroën C5 sillage
  • page 89, Honda civic
  • page 99, Chevrolet captiva
  • page 105, Toyota
  • page 113, Kia cee'd SW
  • page 119, Concours Nostalgie avec la voiture de Magnum à gagner !

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Je viens d'apprendre le décès de notre amie Annie Marula, élue socialiste du 6ème arrondissement.

Nous sommes tous tristes. J'adresse mes plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches. 

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Lyon, le 24 septembre 2007.

23/09/2007

Besiktas

medium_hrant_Dink.3.jpgLes supporters de football connaissent Besiktas cette municipalité de l’agglomération d’Istanbul située sur la rive européenne du Bosphore. Les amis des droits de l’homme doivent aussi apprendre à connaître cette localité puisque c’est le siège du tribunal qui examine le cas des 18 inculpés dans l’assassinat du journaliste turc Hrant Dink assassiné le 19 janvier dernier. Devant le tribunal, 22 volumes, 11 000 pages, de nombreuses zones d’ombres, un véritable puzzle.

Suite à une proposition de journalistes lyonnais, le Maire de Lyon m’a demandé d’étudier la possibilité de donner à une rue le nom de Hrant Dink et procéder à une cérémonie d’hommage à la date anniversaire de son assassinat.

Puisque tout à l’heure à Corbas nous commémorons la fête nationale de la République d’Arménie, je veux vous inviter à lire l’ouvrage de Fethiye Cétin, « le livre de ma grand-mère » (rubrique je lis cette semaine). L’auteur retrace l’histoire douloureuse de sa grand-mère, Heranus Gadarian, qui en 1915 assista au massacre de sa famille. Fethiye Cétin n’est pas seulement l’auteur d’un court livre poignant, c’est aussi une combattante des libertés, une avocate courageuse, membre du comité pour les droits de l’homme et porte-parole du groupe d’étude des droits des minorités auprès du barreau d’Istanbul. Elle est aussi l’avocate de Rakel Dink et de sa fille lors du procès en cours. Autant vous dire qu’elle fait très souvent le voyage de Besiktas.

Lyon, le 23 septembre 2007.

22/09/2007

Marsatac

medium_Marsatac.jpgDepuis hier, 21 septembre, avec la soirée inaugurale qui devait être consacrée à Pierre Henry, Marsatac, l'événement musical marseillais, nous rappelle à son bon souvenir. N'allez pas dire que je vous alerte au dernier moment puisque je vous recommande ce samedi les soirées du 28 et du 29 septembre c'est-à-dire l'invitation à une virée marseillaise vendredi et samedi prochains.

Au programme de l'édition 2007, du bon voire même du très bon puisque vendredi à l'Espace Saint-Jean, on nous propose entre autre " Divine Comedy", "Architecture in Helsinki" et "the dead 60's" et le lendemain, sur le même site,  un plateau imposant  dont je ne veux retenir que les étonnants "Cinematic Orchestra" qui, je l'espère, produisent des prestations scéniques aussi intéressantes que leurs enregistrements.

Cela étant si vous ne pouviez vous rendre hier soir à Marseille, pour l'Echo Sonore 44, Arty Farty, l’association support des Nuits sonores, organisait vendredi à la plateforme du 4 quai Augagneur, « border community » avec Nathan Fake (Londres), Petter (Stockholm), Nil (Lyon) et José Lagarellos (Lyon).

Puisque nous en sommes aux Echos Sonores, j’en profite pour vous donner la programmation du dernier trimestre 2007.

En Octobre, Echo Sonore 45 avec Miss Kittin et the Hacker, Echo Sonore 46 avec Radioclit et Jean Nippon.

En Novembre, Echo Sonore 47 avec Justice, Echo Sonore 48 avec James Holden et Jake Fairley, Echo Sonore 49 avec Marky + Switch + Natty bass et Flore.

En décembre, Echo Sonore 50 avec José Lagarellos, Echo Sonore 51 avec Laurent Garnier.

Lyon, le 22 septembre 2007.

 

21/09/2007

L'oeil du tigre

medium_couv_Revue_Le_Tigre-volV.pngCela faisait un moment que je voulais parler ici de cette revue étrange, décalée et comme on disait jadis à "Actuel", intéressante, qui s'appelle "Le Tigre".

Le numéro de septembre 2007 (Volume V) vient de sortir avec une enquête impayable intitulée "Le vrai prix des livres et des journaux". Avec moultes tableaux indiquant le prix des livres et périodiques, le nombre de pages, le nombre de signes par page, le prix pour 10000 signes et enfin le temps de lecture pour un euro, les teigneux du Tigre passent à la moulinette, à travers une étude dont la mauvaise foi flirte avec le désespérant, une vraie question puisque l'édition française, à défaut d'être pleine de vitalité, déverse depuis quelques années des bouquins vite payés et vite lus à des prix prohibitifs. 

Il y a quelques semaines, en parlant du livre de Yasmina Reza, je m'offusquais de ces pratiques et avec le Tigre vous constaterez, grâce au mauvais esprit salutaire de cette revue, que l'arnaque et l'aberrant cousinent parfois dans nos librairies.

Cela étant, le sommaire de ce numéro de rentrée est varié, dense et toujours aussi dispersé. C'est, vous l'avez deviné, indispensable. Ca coûte 6,80 €, le temps de lecture pour une euro est de 31 minutes et 46 secondes et c'est en vente dans les librairies et certains kiosques (www.le-tigre.net).

06:30 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : le tigre, revue, édition, livres, edition | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20/09/2007

En attente

medium_hoteldevillelyon-archive.jpgElle avait indiqué "être prête à y aller", la chose est confirmée dans le Lyon capitale de hier matin c'est à dire le jour même où Anne-Marie Comparini indique dans le Progrès son renoncement à la vie politique. Anne-Sophie Condemine est donc parfaitement dans le temps. Pour le reste mystères puisque la nouvelle leader du Modem se limite pour l'heure à reprendre des déclarations plutôt générales de François Bayrou. Il faudra donc attendre.

Pour ce qui concerne l'UMP, en l'occurrence Dominique Perben, après deux points presse plutôt phtisiques sur l'école et la vie associative, c'est du côté de la réhabilitation de l'Hôtel Dieu que l'ex-Ministre, à grand renfort de conditionnels, tente à nouveau sa chance pour intéresser les lyonnais. Au bout du compte une place verte par ci, une esplanade par là, une galerie marchande et une passerelle qui enjambe le Rhône. Peut être simple métaphore de la main tendue à Charles Millon ? Il faudra donc attendre. Du côté des Verts on bombe le torse. Réduction de 20% des déplacements en voiture, fin de la construction de parkings, réducation de 20% des abonnements TCL, péage urbain à l'entrée du Grand Lyon, Vélo'V dans toute l'agglomération. C'est paraît il la toute première contribution. Pour le reste il conviendra d'attendre.

Les amis de Charles Millon, quant à eux, sont en négociation avec Dominique Perben. Certains d'ailleurs, le sourire aux lèvres veulent faire monter les enchères persuadés que le chef de l'UMP est prêt à tout pour parvenir à une alliance. Parmi les plus caustiques on affirme même que l'UMP serait capable de proposer la direction de campagne aux millonistes.

Vous le voyez il convient d'attendre. 

19/09/2007

Après les Messins, Messi ? Mais si !

medium_Benzema_19.jpgCe soir pour l'Olympique Lyonnais, c'est le baptême du feu en Ligue des Champions. Les Gones rencontrent en effet le Barça au Camp Nou, une équipe catalane qui regroupe une partie de la crème du football international avec Deco, Ronaldinho, Messi, Henry, Zambreta, j'en passe et des meilleurs.

C'est paraît-il le bon moment pour rencontrer l'ogre catalan. Mais y-a-t-il un bon moment pour affronter Barcelone à domicile ? Je sais bien que l'an passé les "galactiques" du Real avaient souffert à Gerland, de là à penser que "les fantastiques" catalans vont se faire hari-kiri sur leur pelouse il y a un pas à ne jamais franchir.

C'est vrai, du côté de Barcelone le temps n 'est pas au beau fixe. Contre Osasuna c'est une équipe sans couleur ni saveur qui s'est produite. Le niveau actuel de Thierry Henry, la montée en puissance difficile du Messi, le spleen de Deco peuvent nous rassurer mais en épluchant la liste de l'effectif catalan nul ne doit faire le malin.

Du côté de Lyon, après les grandes misères d'août, l'équipe semble se remettre de ses malheurs. Le génial Benzema, le retour confiant de Juninho, la solidité de Toulalan et Karlström doivent nous faire oublier la fébrilité défensive et les fantaisies de notre portier.

Prendre un point au Camp Nou me comblerait. En attendant, en vous concentrant, jamais comme vous ne l'avez fait, sur votre écran d'ordinateur regardez en boucle le coup franc de Juninho, la triplette de Benzema et le face à face de Ben Arfa avec le gardien de Metz vous vous direz peut être "Après les messins, Messi ? Mais si.   

18/09/2007

Série Noire

medium_Speciale_derniere_-_Schwartzenberg.jpg« Un Fahrenheit 451 à grande échelle est en train de se produire en France. Ray Bradbury avait imaginé un monde sans livres, dominé par les écrans. Il n’avait pas prévu qu’il serait sans journaux, or dans quelques années il n’y aura plus de quotidiens généralistes dans les kiosques. C’est un peu comme si les Egyptiens avaient été prévenus, en l’an 47 avant Jésus-Christ, que l’incendie déclenché par César se propagerait à la bibliothèque d’Alexandrie et qu’ils avaient assisté sans réagir à l’événement, alors que leur mémoire se consumait.

Ce mouvement dont l’issue semble inévitable n’est pas consécutif à l’apparition d’Internet. Il a pris naissance à la fin de la dernière guerre, quand la renaissance de la presse s’est faite sur de fausses fondations, s’est amplifié il y a quarante ans avec l’apparition de la télévision couleur, et atteint son paroxysme depuis cinq ans. Il serait trop facile d’exonérer le pays de ses responsabilités en déclarant que la situation française s’inscrit dans un contexte mondial. »    

Voilà les premières lignes de l’introduction du livre d’Emmanuel Schwartzenberg publié ces jours-ci par Calmann-Lévy titré « Spéciale dernière » et sous-titré au cas ou les choses ne seraient pas claires « qui veut la mort de la presse quotidienne française ? ».

Dossier implacable ou chacun en prend pour son grade, documentation impeccable, chiffres assassins, anecdotes décisives, ce bouquin trace la longue agonie de la presse quotidienne.

Schwartzenberg ne va pas se faire que des amis lui qui pourtant écrit en vrai spécialiste et en ancien des rédactions du Figaro, de LCI et de France Info. De la libération à l’apparition des gratuits son bouquin met les pieds dans le plat avec sérieux et détermination. Espérons que sa publication ne se limitera pas à produire quelques petits ronds dans l’eau dans la presse française.

Au fait la couverture est en noir et blanc, le sous-titre en jaune, ce n’est pas dans une série noire mais cela y ressemble.

17/09/2007

La rose et le goupillon

medium_Alain_Eck_-_Couv.jpgSamedi au séminaire de rentrée de la Fédération Socialiste du Rhône, je suis enfin tombé sur le livre de Alain Eck, dont Bernard Fromentin me disait tant de bien au début de l’été, mais que je n’arrivais pas à trouver en librairie.

« La rose et le goupillon », c’est son titre, retrace en moins de 120 pages, l’histoire méconnue du cercle Tocqueville de Lyon, un club qui, s’inscrivant dans la grande tradition du catholicisme social propre à Lyon va œuvrer, comme on le dirait aujourd’hui, à la recomposition de la gauche et à l’émergence du nouveau Parti Socialiste.

Ils étaient mendésistes, engagés contre la guerre d’Algérie, ils tournaient le dos au vieux radicalisme et n’attendaient plus rien de la SFIO. Ils étaient souvent intellectuels, organisaient conférences, débats, cycles de cours et publiaient un journal intitulé « En bref ». Parmi les Fondateurs, on comptait Alban Vistel, le résistant, Jean-Marie Albertini, l’économiste, Claude Bernardin, avocat et leader des socialistes lyonnais jusqu’en 1983, mais aussi des personnalités prestigieuses comme André Latreille, Jean Peyrot, des centaines d’anonymes parmi lesquels on trouvait beaucoup d’ouvriers dont certains permettront la construction de la CFDT. Emmanuel Mounier, la revue Esprit et le philosophe Jean Lacroix accompagnaient leurs débats et leurs efforts qui allaient favoriser l’émergence de réseaux jusqu’à permettre l’éclosion d’une gauche nouvelle.

Alain Eck nous propose dans un court livre agréable et tonique, l’itinéraire d’un courant déterminant, profondément ancré dans la réalité lyonnaise mais aussi le parcours intellectuel d’un club qu’il situe toujours dans l’histoire parfois chaotique de la gauche française.

Après un excellent bouquin sur Alain Savary publié il y a une poignée d’années, Alain Eck en signant « La Rose et le goupillon » demeure un adepte du format court mais apporte des connaissances et des analyses qui devraient éclairer ceux qui s'intéressent à l’histoire contemporaine lyonnaise. Ce livre est  disponible chez Flammarion-Bellecour. Il est édité par EMCC (contact: jmgarnier@le-tou-lyon.fr).

 
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