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31/07/2007

F comme festivals (spectacles vivants)

medium_F_1.jpg Demain je vous indiquerais une petite sélection personnelle, parmi les milliers de concerts qui vont avoir lieu en ce mois d'août. Aujourd'hui, place au spectacle vivant qui demeure malheureusement trop souvent le parent pauvre des festivités culturelles d'été. En espérant que ces choix s'avèreront de bonnes pioches, je vous propose…

  • 1er août, "Mimos" (Périgueux), avec entre autre la "Cie Commedia Infinita", la "Cie Les Apostrophes" et la "Cie d'Irque". (www.mimos.fr)
  • Du 5 au 11 août, "Rencontres Internationales du Théâtre en Corse", Olmi-Cappella (www.ariacorse.org)
  • 11 août, Festival de ramatuelle", "les mots ou la chose", mise en scène Jean-Claude Carrière. (www.festivalderamatuelle.com)
  • 14 août, "Nuits de l'enclave" (Valréas), "Fosse commune", mise en scène de Sébastien Joanniez avec les stagiaires de l'équipe technique du Théâtre du Rond Point.
  • Du 22 au 25 août, "Festival International de Théâtre de rue d'Aurillac". (www.aurillac.net)
  • 25 août, "Festival de Théâtre de Blaye et de l'estuaire", "Songe d'une nuit d'été", mise en scène Irina Brook. (www.chantiersdeblaye-estuaire.com)

Le 31 juillet 2007.

06:00 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Festivals, été, aurillac, arts, vivants | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

30/07/2007

E comme Eve (Angéli)

medium_E_1.jpgAu hasard d'une crise de zapping aigue, je suis tombé sur un des rougatons avarié de Marc-Olivier Fogiel, Marco pour ses invités serviles, débités, sous forme de tranches appelées "Best of", par M6.

Sur le plateau, convoquée pour jouer le rôle de c… de service, l'ex-chanteuse et ex-fermière de TF1, la charmante Eve Angéli. C'est vrai que la fille fait pitié tant son désir de s'en sortir est pathétique. Manifestement, chez Fogiel comme chez les autres poseurs du Paf, la pouf est là pour jouer son rôle de blonde, uniquement son rôle de blonde.

Le plus extravagant dans ce genre d'émissions dont la prétention est proportionnelle à la débilité, Eve Angéli doit subir les vannes méprisantes de l'animateur tête à claque sans broncher, comme si pour faire bonne figure, Fogiel était obligé de se payer les services tarifés  d'une supposée imbécile et docile Barbie tout juste sortie de sa boite. Ce qui me rend sympathique la belle Eve c'est bien entendu sa candeur mais surtout sa capacité à ne pas se démonter face aux assauts d'un type dont je suis toujours surpris de constater qu'aucun de ses invités ne lui a mis jusqu'ici son poing dans la gueule. Mais revenons à Eve qui en la circonstance me paraît plus sympathique que ce Fogiel.

Angéli, je veux le croire parce qu'il faut bien vivre, s'est fait une véritable spécialité dans le domaine rare de la connerie naïve, et à ce petit jeu elle est nettement meilleure que le pénible karateka belge Van Dam. Afin de vous convaincre du fait que la Bimbo décolorée a plus de grandeur d'âme que l'infâme Fogiel et pour le coup bien plus de choses à raconter, je voudrais vous livrer quelques-unes de ses pensées concernant exclusivement le quotidien, à mon sens tout aussi profondes que celles distillées il n'y a pas bien longtemps par un certain Raffarin aux heures de grande écoute sur la plupart des grandes chaînes française.

 

"Le meilleur des peignes, c'est les doigts".

"Je comprends pas, j'ai les yeux qui font de la buée sur les lunettes"

"C'est marrant, on dit plumer un poulet, alors qu'en fait on le déplume"

"Je ne dors pas par nécessité mais par besoin".

"Une diagonale de 130cm, ça veut dire que ton écran est en losange?"
 

Les œuvres complètes d'Eve Angéli sont publiées par Fetjaime sous le titre "Mes évangélismes, pensées d'une blonde".

Je pars quelques jours en vacances à Rome, je vais en profiter pour vous poster pendant cette période quelques billets sur les festivals de l'été et une petite note sur la reparution du Guépard de Lampedusa dans une nouvelle traduction. 

NB: Ce soir, concert exceptionnel de Manu Chao Radio Bemba Sound System aux arènes de Vic-Fezensac dans le cadre du festival Tempo Latino.

medium_Manu-chao.jpg
Lyon, 30 juillet 2007.

29/07/2007

D comme Dahlia Noir

medium_D_3.jpgJe viens de visionner l'impeccable édition en DVD du Dahlia Noir de Brian De Palma (Metropolitan film & video). Je passe rapidement sur le film dont la mise en scène "à l'ancienne" est parfaite avec ses plans qui n'en finissent pas, des plans-séquences comme toujours maîtrisés pour un film jamais bavard.  De Palma est un réalisateur que je situe aussi haut qu'Hitchcock mais dont je n'arrive pas très bien à m'expliquer le dédain qu'il peut inspirer à une partie de la critique.

L'adaptation du roman de James Ellroy est magnifique dans la mesure ou la complexité et l'enchevêtrement des histoires tissées par l'auteur nécessitait d'épurer les choses tout en prenant grand soin de ne pas décalquer scolairement à l'écran une petite histoire noire. Fidèle à Ellroy, l'infatigable scénariste Josh Friedman a livré à De Palma une grande adaptation qui fait du Dalhia Noir une fiction historique de premier plan tout en respectant l'esprit du roman d'Ellroy.

Les bonus qui accompagnent cette première édition en DVD sont dans la lignée du travail fait il y a quelques années pour les films d'Hitchcock, parfaits. Sans détailler, les documentaires "La vérité sur le Dahlia Noir" (52mn), "La marque De Palma" (17mn), "réalité et fiction" (12 mn) sur l'adaptation du roman d'Ellroy et "Case File"(20 mn) sur la scénarisation et le casting complètent cette belle édition d'un grand film.

Je crois que je vais profiter d'un mois d'août plutôt calme pour revisiter certains films de De Palma en commençant par "Body trouble", "Blow out" et "le bûcher des vanités" si l'édition DVD est encore disponible.

Lyon, 29 juillet 2007.

08:30 Publié dans Culture & cultures..., Podcasts | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : De Palma, Dahlia noir, cinéma, film, DVD, Ellroy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

28/07/2007

D comme Dix ans (Mediatone fête ses)

medium_D_2.jpgVous allez dire que je vous sollicite pas mal de temps à l'avance. C'est exact et pourtant en ce cœur de l'été je vous demande d'inscrire sur vos tablettes la semaine du 1er au 6 octobre pendant laquelle la jeune et courageuse équipe de Mediatone fêtera ses dix ans. Dix ans, j'ignore combien cela peut représenter de concerts au compteur, j'imagine que c'est des dizaines de galères, des centaines d'heures de stress au moment de compter, le soir, les billets dans la caisse. Dix ans c'est probablement des centaines de mètres de sandwichs jambon beurre pris à la hâte, quelques milliers de pintes avalées pour se remonter le moral, des problèmes techniques à n'en plus finir. Dix ans c'est fort heureusement aussi des bons souvenirs, des rencontres épatantes avec quelques musiciens, parfois improbables, mais tellement soucieux de l'avenir de l'équipe qui les accueille. Dix ans c'est pour nous quelques concerts mémorables au CCO, au Transbordeur, au Kao  et depuis quelques temps au Marché Gare.

Avant d'en reprendre pour une décennie supplémentaire,  Mediatone va donc fêter son anniversaire. Voici le programme des réjouissances.

  • 1er octobre, soirée blind-Test au Sirius histoire de se mettre en jambes.
  • 2 octobre, Les Fils de Teuhpu, au Marché Gare.
  • 3 octobre, Parabellum, Tagada Jones et Dobermann au Ninkasi-Kao.
  • 4 octobre, Eiffel, Izia et Fake Oddity, groupe Lyonnais dont le chanteur d'origine Turque est formidable.
  • 5 octobre, Svinkels, Karlit & Kabok, Marco DSL au Transbordeur, pour ces trois là, ne me demandez pas de quoi il s'agit, je sèche.
  • 6 octobre, dans la grande tradition de Mediatone, soirée "Tribute" au Marché Gare.

Le meilleur des cadeaux d'anniversaire que nous puissions faire, c'est bien entendu de nous rendre au moins à l'un de ces concerts. C'est promis?


Mediatone
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Pour en savoir plus, cliquez sur le lien à votre disposition dans la rubrique "Liens".

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Comme le disait Le Progrès hier matin, au lendemain du concert d'Elvis Costello à Fourvière, l'élégant Costello a réussi à faire swinguer les pierres romaines". Comme les bonnes choses n'arrivent jamais seules, voici, par l'entremise de l'épatant Nizanien, une vidéo de Costello chantant U2.

 

Lyon, 28 juillet 2007.

27/07/2007

D comme Don't look Back.

medium_D_1.2.jpgAvec la nouvelle édition en DVD du "Don't look back" de D.A. Pennebaker (Sony BMG) c'est d'archéologie du rock dont il s'agit et peut-être même de l'apogée de Bob Dylan. Aux jeunes gens qui découvrent Dylan, et ils sont paraît-il nombreux à se passionner aujourd'hui pour le natif de Duluth, je ne peux que les encourager à se procurer ce magnifique coffret plutôt que d'aller voir "live" un artiste de moins en moins vivant sur scène.

Le documentaire de Pennebaker demeure une référence, un mètre étalon, avec peut-être le premier clip de l'histoire, le fameux "Subterranean Homesick Blues" que je vous propose de revisiter à la suite de ce court billet. On a tout dit sur Dylan. Tout et pas nécessairement son contraire. Sur Pennebaker et son fameux "Dont look back" beaucoup a été écrit en particulier sur cette tournée anglaise de 1965. Les interviews tendues, la chambre d'hôtel, les coulisses, les bribes de concerts, l'arrogance distante et moqueuse de Zimmerman, l'impressario Grossman négociant avec la BBC, ce pauvre Donovan qui en prend pour son grade et la caméra à l'épaule de Pennebaker qui rode produisant un documentaire à l'époque inédit dans le monde de la musique avec ses images en noir et blanc d'une franchise parfois brutale.

Ce très beau coffret composé de deux disques et d'un bouquin vous permettra, chaque soir, avant de vous endormir, de vous repasser le célébrissime clip qui suit grâce à un "flip book" puisque telle est la mode du moment.

 

 

Lyon, 27 juillet 2007.

07:30 Publié dans Culture & cultures..., Podcasts | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Dylan, Pennbaker, Bob dylan, Donovan, Rock, album, blues | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/07/2007

C comme Costello (Elvis)

medium_C_3.jpgLe binoclard génial est à Fourvière ce soir avec Allen Toussaint pour une date exclusive en France suite à leur album commun "The river in reverse" (Verve, 2006). Les hommes de Toussaint dérouleront derrière nos deux stars leur savoir faire et leur maîtrise habituelle en compagnie du fidèle Steve Nieve, clavier attitré et mythique de Costello. A propos de Nieve, n'hésitez pas à vous plonger, si vous appréciez la musique classique, dans l'album qu'il vient de co-écrire avec la lyonnaise Muriel Téodori (Deutsche Grammophon) et sur lequel vous pourrez retrouver entre autre Elvis Costello et Sting.

Pour vous mettre l'eau à la bouche, je vous invite à déguster cette petite video de Costello et Toussaint qui devrait vous convaincre de monter à Fourvière ce soir. Toute absence devra, bien entendu, être justifiée.

Lyon, 26 juillet 2007.

25/07/2007

C comme championnat (de France de football)

medium_C_2.jpgIl n'y a pas que Sarkozy qui transpire cet été. Les footballeurs qui pour l'essentiel d'entre- eux  ont repris l'entraînement au début du mois commencent à être affûtés alors que le championnat de Ligue 1 repart pour un tour.

Ma première pensée ira aux Nantais qui vont redécouvrir le charme de contrées comme Chateauroux ou Clermont Ferrand. J'espère que le purgatoire des canaris sera de courte durée tant un championnat sans Saint Etienne, Marseille ou Nantes est bancal.

J'espère que l'intérimaire Roselyne Bachelot honorera quand même de sa présence les stades de notre championnat en attendant l'arrivée de Bernard Laporte, le seul Ministre de la République a connaître le privilège d'une pre-affectation pour raisons de service, à moins que d'ici là un incontrôlable ne vienne chercher sur son crâne rasé les poux qui pourraient s'y nicher.

Passons à l'Olympique Lyonnais dont la très moyenne deuxième partie de saison 2006-2007, bien que sanctionnée par un nouveau titre, nous laisse quelque amertume. La noria estivale et l'arrivée de Perrin vont-elles porter leurs fruits. Rien n'est certain et ce n'est pas plus mal tant l'idée qu'un championnat puisse être gagné d'avance me lasse. Comme certains d'entre-vous je serai un fidèle spectateur à Gerland tout en sachant que quelques-uns ne se priveront pas de m'envoyer quelques mails et commentaires acides à l'instar du Nizanien et de l'ami Roger du 8ème arrondissement qui se reconnaîtra. Leur très grande difficulté à intégrer le fait que Rocheteau ne joue plus chez les verts et que du côté de Geoffroy Guichard ce ne sont plus les poteaux qui sont carrés mais bien les pieds, me peine.

Enfin des remerciements pour Florent Malouda. Il était arrivé à Lyon comme un bon joueur, il repart de l'OL pour Chelsea en grand joueur pour devenir, je l'espère, un grand d'Europe. Un salut amical enfin à Dhorasoo qui va tenter une nouvelle carrière en Italie. Que le Tribunal des Prud'hommes lui octroie de justes indemnités face à Cayzac, qui quant à lui, devra connaître les affres des batailles juridiques, face à Bolloré, dans l'affaire Havas.

En bonus aujourd'hui, un coup franc de Juninho, c'était contre Ajaccio. Les supporters de Saint-Etienne qui seraient dans l'impossibilité de revoir de telles images sont invités à s'abstenir et à visionner à nouveau la chevauchée de Messi que j'avais sélectionnée il y a quelques mois de cela.

Lyon, 25 juillet 2007.

07:25 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : football, OL, foot, championnat, france, Sarkozy, Nantes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/07/2007

C comme censure

medium_C_1.jpgLes inégales Editions Scali viennent de publier une large rétrospective, sous la forme pratique d'un dictionnaire, sur le thème de la censure. L'ouvrage signé Jean-Pierre Krémer et Alain Pozzuoli offre le grand mérite de compiler l'infâme sous formes de courts articles et de nous rappeler ainsi à une saine vigilance.

Du Lolita de Kubrick (1962) aux déboires de Larry Flynt en passant par Dana le travesti israélien vainqueur de l'Eurovision en 1998 tout y passe du plus révoltant  ( Talisma Nasreen ou Lounès Matoub) au plus anecdotique avec par exemple l'interdiction en 1997 d'un spot EDF suite à une action judiciaire de l'Union des Industries Pétrolières.

Dans leur introduction les deux auteurs abordent longuement aussi le problème de l'autocensure. Cette question qui frappe la presse et les médias occidentaux est malheureusement aujourd'hui un fléau quotidien. En insistant lourdement sur le "politiquement correct", Krémer et Pozzuoli ferment un peu vite la fenêtre. La docilité coupable de la presse américaine à propos de l'intervention de Bush en Irak comme l'amicale pression des amis de Sarkozy sur d'inamicales rédactions est le lot quotidien des démocraties. A moins que nos auteurs ne se mettent au travail pour élaborer un dictionnaire de l'autocensure force est de constater que ce "Dictionnaire de la censure"(Scali, 556 pages, 26 Euros), ne va pas toujours jusqu'au bout de son sujet. Par ailleurs l'absence d'un lexique limite l'utilisation d'un objet au demeurant utile.

Le petit document video que je vous livre maintenant a comme objectif unique de vous maintenir en veille. Avec le farniente estival vous seriez capable de vous ramollir.

Lyon, le 24 juillet 2007.

07:00 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Krémer, Pozzuoli, censure, scali, Kubrick, Flynt, Sarkozy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

23/07/2007

B comme Bono

medium_B_3.jpgU2 est un bon groupe voire même un grand groupe. Bono son chanteur charismatique est un phénomène, un excellent show man doublé d'un homme concerné avec constance par l'état du monde ce qui est après tout plutôt rare.

Cela étant les gesticulations cannoises du haut des marches du festival du film étaient ce printemps, encore une fois de trop, des contorsions mondialisées qui lassent. Même chose à la marge du sommet du G8.

Non content de faire la une des rubriques culturelles de la presse internationale, d'assurer le service en matière de relations internationales et de co-développement, vous ne pouvez plus ouvrir les pages saumon du Figaro sans tomber une fois encore sur l'irlandais mondialisé. La prise de contrôle de Palm par Elevation Partners, fonds d'investissement dont Bono est l'un des cinq associés principaux, a encore mis en lumière le sur actif chanteur planétaire transformé en sauveur de Palm face au Black-Berry de Research In Motion.

Que les fans de Bono et de The Edge pardonnent ma mauvaise humeur conjoncturelle, mais si U2 se remettait à faire de la bonne musique ça m'irait bien. Cela tombe bien, le groupe est paraît-il actuellement en studio vers Fez. Que la grâce et le génie créatif puissent être avec eux. 

 


U2
envoyé par asinette

Lyon, 23 juillet 2007.

06:45 Publié dans Culture & cultures..., Podcasts | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : U2, Bono, rock, Cannes, G8, Blackberry, festival | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/07/2007

B comme Bello (Antoine)

medium_B_orange.jpgCurieux, passionnant et inquiétant bouquin que celui d'Antoine Bello, "les falsificateurs", publié par Gallimard en début d'année. Sliv le héro et narrateur de ce thriller atypique est embauché dans un cabinet qui n'est autre que la couverture du CFR, le Consortium de Falsification du réel, sorte de société secrète transnationale quasi initiatique dont le but est de peser sur le cours du monde en falsifiant le passé.

Les carnets d'Hitler, c'est le CFR. La chienne russe Laïka pionnière de l'aventure spatiale, c'est aussi le CFR. Les charniers de Timisoara, c'est encore le CFR. Une jeunesse inventée de Strindberg, une pseudo école de peinture au 15ème siècle, une imposture à propos d'une peuplade du Botswana, c'est toujours le CFR et c'est ainsi que le héro de Bello commence à tracer sa route dans ce monde très secret mais dangereux pour peu qu'on veuille s'y intéresser de trop près.

Ce livre est d'autant plus intéressant qu'il est écrit par un bon businessman bien né et bien éduqué qui exerce entre Paris et New York à la tête d'entreprises qui ramassent du cash dans les nouvelles technologies Une sorte de Loïc Lemeur cultivé et sophistiqué (je sais que ce n'est pas facile à imaginer).

 Bello qui est un libéral pur sucre revendique son vote Sarkozy sans aucun fanatisme d'ailleurs. Derrière "les falsificateurs" nul discours idéologique ou politique fort, nulle théorie du complot esquissée. Aucune racine visible sur les plans politiques ou géostratégiques. Pas d'ombre de la world Cie, peut-être juste quelques légères inclinaisons maçonniques, et encore.

Bello ne délivre pas une véritable lecture du monde. Il est en cela très éloigné des grands noms et courants de cette littérature noire contemporaine que j'apprécie particulièrement. Bello a tout juste un vague jugement au demeurant banal sur la manipulation, le contrôle social, la compétition et l'histoire.

Le problème de ce bouquin à succès, est qu'il est bon. Il devrait d'ailleurs faire vibrer Hollywood. Avec "les falsificateurs" on a peut-être tout bêtement sous les yeux un roman excellent qui relève juste du simple "entertainment" ? Et alors? Ne cachons pas notre joie.

Lyon, le 22 juillet 2007.

21/07/2007

B comme Bron et ses mille et une nuits

medium_B_Abécédaire.2.jpgBron fête cette année le 10ème anniversaire de sa biennale du Fort de Bron imaginée en 1987 par André Fornier avec l'appui de la municipalité. Au fil de ces deux décennies des spectacles utilisant ces lieux magiques ont été proposés avec succès en associant de manière régulière la population Brondillante. Avec pour mémoire, "Les mystères de Paris", "Gargantua", "Capitaine Fracasse" ou "Les histoires extraordinaire" d'Edgar Poe, Bron occupe depuis vingt ans une place originale dans l'offre culturelle estivale. Cette année, l'évènement ne déroge pas à la règle en montant "les mille et une nuits". Jusqu'au 4 août, le metteur en scène André Fornier et le musicien Adel Salameh proposent, fidèle à la tradition instaurée dès 1987, un spectacle déambulatoire qui conduit le public de décor en décor dans les lieux les plus divers du fort sans oublier l'incontournable repas.

En famille, avec des amis, la biennale Brondillante est une excellente destination vers les nuits magiques de l'orient. Une fois dit que le spectacle débute à 19h30 et que le dimanche et le lundi sont relâche, il ne vous reste, pour en savoir plus, qu'à vous diriger vers www.biennale-fort-de-bron.com.

Lyon, le 21 juillet 2007.

07:10 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Bron, biennale, musique, concerts, festival, lyon, ville | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20/07/2007

A comme Allen (Lilly) et Amy (Winehouse)

medium_A_fushia_Abécédaire.jpgLilly Allen est le dernier avatar du show business britannique, une sorte de concentré  racoleur et people, de branchouillerie jeuniste. Il faut écouter ça puis s'interroger, dans la douleur, sur la nature de la vie qui devrait attendre nos enfants et petits enfants.

Un signe qui ne trompe pas, même la "presse" française comme Closer, Voici et Public s'intéresse de près à cette jeune fille de 22 ans dont je vous recommande l'écoute de quelques extraits de son album pour vous permettre de situer le désastre.

Mix de valses et polkas matinées reggae, émulsion malodorante de rock croisé avec de la variété, hip hop frelaté mélangé sans discernement avec de la techno indigente cette petite nana est depuis quelques mois le nec plus ultra du tout London en vogue. La petite Lilly a d'autant plus le vent en poupe qu'elle est vendue comme une vraie teigne et le fait que ses chers parents arpentent l'industrie du spectacle depuis pas mal de temps n'est pas pour rien dans l'affaire. Pour preuve un début de carrière à l'age de 17 ans, avec contrat chez Warner à la clé. Plantage suivi d'une relance experte via un buzz énorme sur My Space, suivi d'une signature chez EMI font de la carrière de la Baby-Doll after punk un pur produit de mercatique appliquée.

Le plus pénible dans cette affaire n'est pas tant que la perfide Albion nous refile en contre-bande un tel asticot. Ce n'est ni la première et encore moins la dernière fois que l'on aura à supporter les mêmes camelotes musicales que les anglais. Non le plus scandaleux est que la presse tabloïd anglaise et nos torchons nationaux, je parle toujours de Voici, Closer, Public aiment à comparer Allen (Lilly) à la superbe Winehouse (Amy). Pour vous convaincre de l'immense talent de la seconde, reportez-vous à mon billet qui remonte à quelques mois et visionnez la video de "Back to black" qui fait suite à ce texte. Si vous ne connaissez pas encore cette formidable chanteuse, vous serez subjugués et vous irez vous procurer sans délais ce disque de votre été.

Lyon, 20 juillet 2007.

08:00 Publié dans Culture & cultures..., Podcasts | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : winehouse, allen, lilly, amy, rock, pop, soul | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19/07/2007

A comme abécédaire de l'été.

medium_A_orange.jpgHier avec Arcade Fire débutait l'abécédaire de l'été sur "De Lyon et d'ailleurs". Jusqu'au 27 août, jour de reprise de l'activité normale du blog, je m'efforcerais, toujours au quotidien, d'évoquer les sujets les plus divers et en particulier ceux qui me tiennent à cœur et qui ne trouvent pas toujours leur place dans l'actualité.

De Dylan au football en passant par Orhan Pamuk, Marc Edouard Nabe, Brian de Palma et le festival Woodstower, l'été s'égrainera sur des formats plus courts sans volonté particulière de hiérarchiser les thèmes abordés.

N'hésitez pas à me donner de vos nouvelles et à réagir malgré la langueur d'un été que je souhaite agréable à toutes et tous. Rendez-vous demain pour régler son compte à Allen (Lilly), un des phénomènes anglais de l'année et, en guise de préambule, sa vidéo histoire de vous préparer à tout le mal que je vais vous en dire.


Lyon, le 19 juillet 2007.

07:30 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Amy, Winehouse, soul, allen, lilly, pamuk, selection | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

18/07/2007

A comme Arcade Fire

medium_A_Abécédaire.3.jpgJ'avais, comme beaucoup de monde, adoré "Funeral" le premier album salué fort justement par la plupart des revues spécialisées comme disque de l'année, cela fait deux ans de cela. "Neon Bible" le deuxième opus des canadiens sorti en mars dernier est, il faut le constater, légèrement en deçà car trop prévisible. Je ne sais de quoi sera fait le concert lyonnais de ce soir mais j'avoue avoir un léger sentiment d'appréhension qui monte peu à peu comme si la fin d'un cycle s'annonçait déjà pour le plus prometteur des jeunes groupes du moment.

J'espère tout de même que le "foutoir" continue de régner sur scène et que la joyeuse bande ne va pas nous expédier au petit séminaire dans des lamentations mystiques dignes du rock progressif des années soixante-dix.

En cadeau, un extrait de "Funeral", le magnifique premier album des Montréalais. Le groupe est en tournée européenne presque tout l'été. A ne pas rater ce soir à Lyon ou ailleurs au fil de vos pérégrinations estivales.

 

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Ce blog est devenu en l’espace de quelques jours le lieu de mobilisation et de défoulement des fans « canal historique » de Genesis. Je voudrais leur dire quelques mots en les saluant même si les noms d’oiseaux fusent à mon encontre.

Tout d’abord je veux donc leur signaler que ce billet a été publié avant le concert lyonnais même si je dois vous avouer que le show de Gerland n’a pas changé sur le fond ma position. Phil Collins chante toujours aussi bien, c’est évident,  mais comme je le craignais le spectacle relevait du patrimoine et les compiles « live » ce n’est toujours pas ma tasse de thé.

Fidèle à mes (mauvaises) habitudes, sachez que je ne mâche pas mes mots et en vous reportant par exemple au billet écrit quelques jours plus tôt concernant Lou Reed vous pourrez constater que, contrairement à vous tous, je ne fais pas une fixation sur Genesis. Par ailleurs le « traitement » infligé à votre groupe préféré nécessitait de votre part une lecture à un autre degré, tant, vous ne l’avez malheureusement pas remarqué, ma mauvaise foi est si outrancière qu’elle n’est pas trop à prendre au sérieux.

Vos réactions me peinent dans la mesure où la hargne, que je crois sincère, de certains traduit de tout évidence une grande difficulté à prendre de la distance avec un simple billet de quinze lignes au sujet de leur groupe « fétiche ».

Un de mes interlocuteurs, croyant me contrer, me livre un argument relatif aux Rolling Stones en m’expliquant que Jagger et les siens devraient s’abstenir de jouer depuis le départ de Brian Jones.

Je suis, vous l’imaginez sensible à ce commentaire car, plusieurs fois sur ce blog, je me suis interrogé sur le sens que pouvait avoir ce retour du rock des anciens dans nos stades. Je sais que certains fans de Genesis doivent m’en vouloir , mais je souhaite leur dire que la tournée sans fin des Rolling Stones, le retour prochain de Police, l’éternel revival de Deep Purple et les réapparitions pendulaires des Who relèvent de problématiques discutables ou, même si le show est parfois bon, le business fait toujours peu de cas de la création.

D’ici quelques jours, je vais évoquer, car qui aime bien châtie bien, Bono sur ce blog. Amis admirateurs de U2, montrez-vous moins aveuglés.

Bon été rock à tous, y compris, et c’est sincère, aux fidèles de Genesis. Tant qu’il y a de la colère, il y a de la vie. Cela étant je monte à Fourvière pour assister au concert d’Arcade Fire.

 

Lyon, le 18 juillet 2007.

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17/07/2007

Le cas Dati

medium_rachida-dati-2.jpgY a t il un cas Dati? Depuis quelques jours, alors que la mollesse estivale s'installe peu à peu, la Ministre de la Justice, Rachida Dati, est au centre des interrogations les plus incongrues et parfois les plus glauques. Hier, Dominique Sopo de SOS Racisme montait au créneau dans Libération pour dénoncer l'acharnement dont serait victime la Ministre. Aujourd'hui c'est Patrick Gaubert, le patron de la Licra, qui s'y colle.

Une fois dit que Rachida Dati mérite, comme l'un de ses prédécesseurs Dominique Perben, de recevoir quelques volées de bois vert, tant sa politique en matière de justice et de dérive sécuritaire est à combattre, force est de constater que les attaques qui fusent aujourd'hui en direction de Dati relèvent d'autre chose.

Je veux bien admettre que l'arrogance de la Ministre Dati puisse  être pour beaucoup dans cette offensive. Dati fait des jaloux à l'UMP, c'est un fait. Bonne Sakozyste, Rachida Dati incarne d'une certaine façon le meilleur du pire dans le cours actuel des choses. Si telle était la raison invoquée, on ne peut s'expliquer pourquoi le sinistre Hortefeux échapperait quant à lui à de virulentes critiques. Vous l'avez compris l'explication se situe ailleurs.

On reproche à Dati d'être "caractérielle" suite aux démissions en chaîne qui viennent de frapper son cabinet. C'est bien connu en politique les femmes sont toujours "caractérielles" alors que les hommes "ont de la personnalité". Ce genre d'attaques est un classique du genre à gauche comme à droite, Edith Cresson, Ségolène Royal, Martine Aubry et quelques autres pourraient en témoigner. Dati est peut-être insupportable mais après tout nul n'est obligé d'aller bosser avec elle qui plus est pour mettre une politique aussi néfaste en place.

Dati doit aussi assumer les agissements de certains membres de sa famille, Ségolène Royal a également connu ce type d'attaques. Celle qui nous impose aujourd'hui sa scandaleuse loi sur la récidive devrait être disqualifiée par le simple fait que l'un de ses frères serait en passe de subir les conséquences de cette loi une fois le jugement du tribunal de Nancy, le concernant, prononcé. On cauchemarde.

Je passe bien entendu sur le fait que certaines bonnes âmes sont allées vérifier que les diplômes de Rachida Dati n'étaient pas des faux, pour attaquer le vif du sujet. Convenons-en entre nous, le fait que Madame Dati se prénomme Rachida n'est pas un détail dans cette affaire. Ambitieuse, arrogante, méprisante Rachida Dati semble donc avoir toutes les qualités pour faire de la politique du côté de chez Sarko, le seul hic c'est que le Président de la République en mettant essentiellement en avant ses origines et son parcours pour la sélectionner dans son casting gouvernemental a mis la native de Saône-et-Loire dans de sales draps, et ce n'est manifestement qu'un début. Une pareille mésaventure ne serait jamais arrivée à Michelle Alliot-Marie, vous comprenez pourquoi.

Il suffit de relire certains passages du bouquin d'Azouz Begag pour se convaincre qu'il est difficile de faire de la politique à droite quand on représente cette composante que l'on appelle curieusement "diversité". Begag et Dati ne sont en rien comparables mais ils partagent en commun des éléments que certains jugent comme rédhibitoires.

Rachida Dati est Ministre pour mettre en place une politique qui n'est en vérité pas si éloignée que cela de celle de Le Pen. C'est ici que se situe pour nous le problème. Le fait que ses origines ne correspondent pas aux standards traditionnels du cheptel Umpiste c'est un autre problème qui nous concerne tout autant.

Lyon, 17 juillet 2007.

 
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