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07/07/2007

Halleluyah !

medium_Al_green-I_can_t_stop.jpgHalleluyah ! L’équipe de « Jazz à Vienne » m’invite ce soir au show de Al Green. Même s’il est largement distancé par l’extraordinaire Marvin Gaye mais aussi par Sam Cooke voire Otis Redding, Al Green demeure le dernier Dieu (vivant) de la soul music, James Brown s’étant excusé à Noël dernier.

Son dernier opus en date, « I can’t stop » (EMI, 2003) enregistré dans le célèbre studio Royal de Willie Mitchell à Memphis est une bénédiction tant le pasteur Green était dans une abstinence discographique depuis belle lurette. Même si l’album est un peu figé dans le patrimoine soul, comme la plupart d’entre-vous, je préfère avoir de temps à autre des nouvelles du pasteur sur ma platine ou à Vienne comme ce soir, plutôt que de faire le voyage de Memphis histoire de le voir faire son préchi-précha dans sa chapelle le dimanche.

Il faut dire que cette grande figure de la musique soul à un itinéraire pour le moins étonnant pour nos yeux et nos oreilles du vieux continent. Né dans l’Arkansas en 1946, Albert Greene chantonne à l’office jusqu’à former à l’age de 16 ans avec ses potes d’école, Al Green and The Creations puis Al Green and the Soul Mates. Jusqu’ici, vous en conviendrez, rien d’exceptionnel. A la fin des années soixante, sa rencontre avec Willie Mitchell est un tournant mais l’histoire se corse en 1974.

Une ancienne maîtresse l’ébouillante puis se suicide. Après son séjour à l’hôpital, Albert décide de rentrer dans les ordres. Deux ans plus tard, il achète une église à Memphis qu’il rebaptise « Full Gospel Tabernacle » et devient pasteur tout en continuant à jouer de la musique du diable. En 1979, les choses se compliquent. Al Green tombe de scène et pensant qu’il s’agit d’un avertissement de la part du Dieu tout puissant, il décide de stopper net sa carrière en se consacrant à plein temps à ses tâches de prédicateur.

Je me dis que nous n’avons pas de chance. Au lieu de faire un rappel aussi sévère à l’ordre de Al Green, nous privant ainsi d’un merveilleux artiste, si Dieu avait fait le choix de Sardou, Pagny ou Barbelivien, la vie serait tout de même plus chouette.

Que Dieu me pardonne. Al Green a obtenu une permission et c’est très bien ainsi. Tous à l’office ce soir à Vienne. Cerise sur le gâteau, Magic Slim est de la cérémonie.

Halleluyah !

Lyon, le 7 juillet 2007         

08:00 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Al, green, festival, vienne, soul, jazz, james | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

Bonjour!
J'ai toujours voulu voir Al Green en concert, je pense que cela va être un grand moment de musique et d'émotion!
Quelle chance de pouvoir assister à un tel moment...
Bon concert!

Écrit par : amandine | 07/07/2007

Al green, melenchon, philip, voila un blog varié, amusant mais neanmoins interressant. continuez c'est super.

Écrit par : sarah | 07/07/2007

Ah, en termes protestants, ce qu'est Al Green, sa musique n'est pas du tout la musique du diable, tu pousses un peu là...Mais oui ça aurait pu être sympa que ça tombe sur Barbelivien

Écrit par : romain | 07/07/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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