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31/05/2007

White stripes

Les whites stripes se politiseraient-ils ? Voici leur dernier clip "Icky thump" qui pointe la politique d'immigration de G.W. Bush avec sous-titrage en espagnol. Bonne écoute.

 

 

17:25 Publié dans Podcasts | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Whites, stripes, immigration, Bush | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Les jeunes pousses toussent

medium_MJS_in_vitro.2.jpgOn ne plaisante pas au M.J.S. Dans une toute récente résolution de leur Conseil National, les jeunes socialistes s’en prennent à « certains », mais aussi à « certaines », coupables selon eux de ne pas avoir « un programme clair ». Jusque là que du classique me direz-vous.
Les choses deviennent intéressantes dans le dernier paragraphe d’un texte intitulé « Aucune connexion avec le MoDem » puisque le M.J.S. exprime son refus de toute tentative de rapprochement avec le MoDem aux Législatives comme aux Municipales. Cerise sur le gâteau les jeunes socialistes mettent les points sur les « i » en annonçant « qu’ils ne feront pas campagne aux côtés de soit-disant Socialistes alliés au centre-droit ». (lien).

Désolés les jeunes mais vous avez une longueur de retard. Dans l’agglomération lyonnaise c’est déjà le cas depuis 2001. L’ensemble des élus socialistes vous expliqueront qu’à la Communauté urbaine des élus, jadis à l’U.D.F. et aujourd’hui au MoDem, participent à un exécutif à majorité socialiste et présidé par Gérard Collomb.

En ce qui concerne les prochaines échéances municipales vous pouvez toujours demander à Bertrand Delanoë ce qu’il compte faire des élus verts qui viennent de rejoindre le MoDem. Quitte à passer pour un « soit-disant socialiste », j’ai la très nette impression que le Maire de Paris n’accèdera pas à votre ultimatum même s’il doit en payer le prix, à savoir se passer des services du M.J.S. dans sa campagne.
 
Lyon, le 31 mai 2007.

06:00 Publié dans Politique & politiques... | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : MJS, PS, Collomb, Delanoë, Modem, UDF, Législatives | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

30/05/2007

L’homme de la synthèse

medium_Christian_Philip.jpgPlus que vingt jours pour connaître le contenu du rapport sur la Francophonie rédigé par Christian Philip à la demande express du Premier Ministre.

Vous vous souvenez que le député UMP sortant de la 4ème circonscription du Rhône s’était vu confier la rédaction de ce rapport après avoir cédé sa place à Dominique Perben.

Vous vous souvenez aussi que la véritable récompense promise à M. Philip est à venir puisqu’il doit, une fois cette étude livrée, devenir Secrétaire d’Etat à la Francophonie.

Nous sommes en pleine période des examens et sachez que rédiger une telle somme en l’espace d’une vingtaine de jours n’est pas chose facile ce d’autant que la littérature disponible en la matière est surabondante. Afin de vous convaincre de ce travail de titan, je vous livre la liste des principales études et publications sur cette question que Christian Philip digère en ce moment. Une prouesse dans ce difficile art de la synthèse.

En guise de hors d’œuvre la lecture de « l’année Francophone internationale » pour 2006, 2005, 2004 et 2003 est incontournable soit au total 1722 pages. A cela il convient, en se tournant vers la documentation française, de lire puis analyser des publications récentes comme la somme sur les mondes francophones produite sous la direction de Dominique Wolton (736 p.), l’étude de Bernard Monvalis, « Littérature et développement » (159 p.) sans oublier l’excellent, « langues, langages, inventions » de Daniel Delas (159 pages). En 2004 les travaux indispensables pour qui s’intéresse à cette question de Jacques Barrat (« Géopolitique de la Francophonie », 160p.) et de Serge Regourd (« De l’exception à la diversité culturelle » 120 pages) ne peuvent être contournés. Après avoir consulté les apports de Louis-Jean Calvet (questions internationales n°1), Abdou Diouf (Afrique contemporaine n°1) et le dossier Léopold Sédar Senghor (Afrique contemporaine n°201), comment squeezer le rapport de Josseline Bruchet (« Langue française et francophonie », 184 p.) et celui de Jean-François de Raymond (« L’action culturelle de la France », 136 p.) ?

A cela il convient d’ajouter quelques rapports édités par le Ministère de la Culture et de la communication avec en particulier celui concernant « L’évaluation de la politique en faveur du Français » rédigé par l’Inspecteur Général Hubert Astier, mais aussi les éditions 2005 et 2006 du « Rapport au parlement sur l’emploi de la langue française » (respectivement 227 et 145 p.)

Dans cet imposant gisement documentaire comment oublier le Sénat ? J’imagine que Christian Philip s’est penché sans délai sur le rapport Duvernois intitulé « Rapport d’Information sur la stratégie d’action culturelle de la France à l’étranger » (130 p.) et pour ne pas commettre d’impairs sur les rapports de l’Assemblée Nationale. Tout d’abord sur celui de Michel Merbillon intitulé « Rapport d’information sur la diversité linguistique dans l’Union européenne » (144 p.) mais aussi ceux d’Odette Turpin (sur la politique éducative), d’Yves Tavernier (sur les moyens de diffusion de la Francophonie) en ne négligeant pas, au nom de l’ouverture, le travail d’Yvette Roudy sur les droits de la personne et la Francophonie.

Je ne veux pas vous lasser mais sachez que des dizaines et dizaines d’autres rapports, textes, ouvrages et publications importantes existent sur ce sujet. Un petit tour du côté de chez Google va vous convaincre et vous permettre de mesurer l’ampleur de la tâche de M. Philip.

Comme vous tous j’ai hâte de découvrir ce rapport de Christian Philip qui sera un grand pas pour la Francophonie.

J’espère qu’en présentant son travail au Premier Ministre, Christian Philip n’oubliera pas de remercier Dominique Perben sans qui cette étude n’aurait pas été possible.

Lyon, le 29 mai 2007.  

Photo: DR

29/05/2007

Désirs de Ségolène ?

medium_SR-fond_bleu.jpgLe PS bouderait Ségolène Royal annonce ce matin l'hebdomadaire Lyon Capitale sur la base de confidences de la Fédération du Rhône du Parti socialiste qui indique que les candidats socialistes "demandent tous Strauss-Kahn" (sic !)

Que Lyon capitale et la Fédération du Rhône se rassurent, Ségolène Royal vient soutenir après-demain Najat Belkacem (4ème circonscription) et Pierre-Alain Muet (2ème circonscription). Elle terminera par ailleurs sa virée lyonnaise à 11h45 à la plateforme par une conférence de presse.

Il y a donc une sacrée différence entre "Désirs d'avenir" et prendre ses désirs pour une réalité.

Lyon, le 29 mai 2007. 

28/05/2007

6ème continent

medium_Festival_6ème_continent.pngLe temps passe vite puisque 6ème continent signe cette année la 9ème édition du festival.

Du parc de Gerland, aux nouvelles berges du Rhône mais aussi dans les bibliothèques municipales et un peu partout dans le quartier de la Guillotière, dès demain jusqu’au 9 juin ce festival des cultures du monde est centré cette année sur les Rroms et les Tsiganes des Pays de l’Est.

Concerts, débats, expositions, cinéma, contes, comme à son habitude 6ème continent souhaite nous immerger dans une culture riche, tonique et vivante. Parmi les grands rendez-vous qui nous sont proposés on retiendra Kocani Orkestar (Macédoine), sorte de fanfare mixant des influences orientales et funky, Parno Graszt (Hongrie) dont les spectateurs du Paléo Festival de Nyons se souviennent encore, Urs Karpatz formation d’une dizaine de musiciens qui évolue entre nostalgie et énergie sans oublier No Mad ?, Zaragraf, Gypsy Sound System, DJ Guetano (en After au Ninkasi). Côté cinéma on reverra avec plaisir « Latcho drom » de Tony Gatlif et pour ma part je découvrirais avec intérêt « Qui a peur des Tsiganes roumains » un documentaire d’Evelyne Ragot, sorte de « road-movie » de la précarité d’une famille originaire de Roumanie.

Pour tout savoir sur le festival, sur la programmation du off et sur « quartier en fête » se tourner vers le site www.sixiemecontinent.net

Lyon, le 28 mai 2007.

27/05/2007

Mötorhead

medium_Mötorhead.jpgLemmy et son combo débarquent ce soir à la Halle Tony Garnier. J’avoue, et c’est peu dire, ne pas avoir une grande passion pour ce genre de musique et parfois même une véritable aversion pour les propos, la bimbeloterie et l’imagerie de Mötorhead.

Ian Fraiser Kilmister, alias Lemmy, et sa soixantaine bien sonnée fait pourtant partie du panorama du rock britannique depuis des lustres et nul ne pourrait contester le strapontin qu’il occupe dans le panthéon-rock, au fond, à droite, assis sur une caisse de bière.

Les excellentes éditions Camion Blanc nous proposent la traduction française de « White line fever » l’autobiographie de l’homme de Motorhead qui mérite, et cela vous surprendra peut-être, la lecture malgré la frime d’usage, le machisme ambiant et le soin parfois artificiel apporté à la défense et l’illustration de sa légende.

Enfance sans père, rétif à l’école, né rebelle, alcool, drogues, souvenirs de tournées et femmes, tout y passe avec, il faut le dire une distanciation et un humour salutaires en général peu présents dans de tels exercices quand ils sont pratiqués par des rock-stars plus huppées. 

Oubliés les dérapages politiques inacceptables ? Pas vraiment.

Oubliée la carrière chaotique et avinée ? C’est impossible. Cela étant, ce n’est pas gagné, mais il n’est pas du tout incertain que je fasse mon petit tour par la Halle ce soir, histoire de me remettre entre les oreilles « Ace of spades » ou « Overkill ». 

Lyon, le 27 mai 2007.

08:00 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Mötorhead, lemmy, rock, hard, hard-rock, lyon, halle | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/05/2007

Lyon accueille le Monde (des livres)

medium_Couv_Russel_Banks-VF.jpgLundi, soirée de lancement des « Assises Internationales du roman » avec une rencontre lecture autour de Russell Banks, écrivain américain dont j’avais salué ici, il y a quelques mois, le talent, l’engagement et l’intelligence politique lors de la sortie par Actes Sud et Arte d’un livre d’entretiens. Ce « monstre » de la littérature américaine viendra lire en avant-première des extraits de son prochain opus, à paraître en 2008 chez le fidèle Hubert Nyssen, un roman intitulé « La réserve ».

Les " Assises Internationales du roman " est un événement inédit proposé par « La Villa Gillet » et « Le Monde des livres ». Du 30 mai au 3 juin, Guy Walter et l ‘équipe du Monde accueilleront à Lyon plus de 80 romanciers et critiques autour du thème « Roman et réalité ».

Après la visite exceptionnelle de Banks, plus précisément le lendemain, c’est l’Italien Erri de Luca qui, toujours aux subsistances, proposera une lecture-concert, le début réel des assises étant fixé au 30 mai. Je vous livre ici une présentation personnelle de ce grand rendez-vous pour ce qui concerne les deux premiers jours tout en vous invitant à aller à la pêche aux informations sur le site de la Villa Gillet.

Mercredi 30 mai, « le roman est un miroir social » avec Alaa El Aswany l’auteur du célèbre « immeuble Yacoubian » qui lira en avant-première des extraits de « Chicago », roman à paraître en octobre prochain. Mon coup de cœur sera également pour Tariq Ali dont le roman « Un Sultan à Palerme » est actuellement en librairie. Pour la petite histoire les amateurs de rock et singulièrement de John Lennon  doivent se rappeler de Tariq Ali alors qu’il militait chez les troskystes de la IVème  Internationale et qui a eu les honneurs d’une couverture de Rock et Folk le montrant en manif avec l’ex-Beatles arborant un magnifique T.shirt « Red mole ». A l’affiche également des assises le 30 mai, l’Américain Rick Moody dont le dernier bouquin (« le script ») m’est tombé des mains, Leslie Kaplan, Lydie Salvayre, Tobias Hill auteur du thriller d’anticipation « Le cryptographe » qui, me dit-on, est très bon (Rivages).

Jeudi 31 mai, « Le romancier face à la réalité de ses personnages » avec Nik Cohn dont « Triksta », l’étonnant bouquin sur le rap de la Nouvelle Orléans devrait vous convaincre que Cohn n’est pas seulement le pape de la critique rock mais aussi un formidable auteur. Se joindront à Cohn les auteurs français Luc Lang et Marie Desplechin, le Hollandais Van Dis, Per Olov Enquist (Suède), John Banville et le Turinois Giuseppe Culicchia ainsi que le Suisse Pascal Mercier dont « Train de nuit pour Lisbonne » est la première traduction française.

Je vous laisse digérer ces informations. Vendredi matin je vous dirais quelques mots sur le week-end qui se profile avec, entre autres, la présence d’A.S. Byatt, Robert Mcliam Wilson, James Meek, John Mc Cann, Enrique Vila-Matas et une trentaine d’autres romanciers. En attendant, si vous ne pouvez plus tenir, les librairies « Passages », « Les nouveautés », « Decitre », « Raconte-moi la terre » et quelques autres vous proposeront, en association avec les assises, les bouquins des auteurs invités.

Lyon, le 26 mai 2007.

25/05/2007

Perben 3

medium_Perben_3.jpgMardi, je m'interrogeais comme tout le monde sur ce qui avait été promis à Christian Philip le député UMP sortant de la 4ème circonscription de Lyon pour laisser place nette à Dominique Perben.

Rappelez-vous, champion de la délocalisation de ses concurrents, Dominique Perben n'en n'était pas à son coup d'essai.

Perben 1, c'était la délocalisation de Millon à Rome.

Perben 2, celle d'Henry Chabert à Villeurbanne.

Restait à savoir combien valait celle de Christian Philip au titre de Perben 3.

Depuis hier nous commençons à y voir plus clair. Christian Philip est chargé d'une mission sur la Francophonie auprès du 1er ministre. En vérité si mes informations sont bonnes, dès la remise d'un rapport le 18 juin, dont l'urgence apparait immédiatement, Christian Philip serait illico nommé Secrétaire d'Etat à la Francophonie auprès de Xavier Darcos.

Si j'ai un conseil à donner à quelques élus UMP, sur le point de se faire empapaouter par Dominique Perben, c'est d'annoncer dès maintenant leur volonté de présenter des listes majorité présidentielle lors des prochaines municipales lyonnaises.  Une dans chaque arrondissement c'est 9 possibilités de reclassement pour 9 dissidents. Au train où vont les choses soyez certains que Dominique Perben trouvera 9 opportunités pour vous délocaliser définitivement mais très confortablement. En avant pour Perben 4,5,6,...

Lyon, le 25 mai 2007.

24/05/2007

Attali parle

medium_Attali.jpgJe viens de trouver sur le blog de Jacques Attali ce texte étonnant quand on connait les rumeurs qui circulaient, il y a encore quelques jours, sur les relations supposées excellentes entre l'ex-conseiller de François Mitterrand et le nouveau Président de la République. A vous de juger.

" La monarchie quinquennale

L’élection présidentielle passée, personne ne s’interroge plus sur les résultats des prochaines élections législatives. Chacun accepte que la campagne qui vient de se terminer était aussi (sinon seulement) une campagne pour des élections législatives ; et chacun considère le résultat du mois de juin comme acquis : le parti du président s’en satisfait, évidemment, espérant rafler un nombre inédit de sièges, dans la foulée de l’élection de Nicolas Sarkozy ; la gauche elle aussi s’en contente et préfère se résigner à sa défaite plutôt que de choisir parmi ses dirigeants un candidat au poste de premier ministre en cas de cohabitation. Le président, appuyé par une majorité parlementaire très large, pour cinq ans, sera plus puissant que jamais.
Cette situation, dont la présence de Jean Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2002 avait masquée l’imminence, découle de deux réformes constitutionnelles très contestables : la réduction à cinq ans de la durée du mandat présidentiel et le report de l’élection des parlementaires après celle du chef de l’Etat.
Les conséquences en seront vertigineuses.
D’abord, les élus de la majorité, qui devront leur mandat au seul Président, ne pourront rien lui refuser. Ensuite, le Président, n’ayant plus la moindre tentation de dissoudre un Parlement à sa dévotion, ne sera plus, dès son élection, préoccupé que par sa réélection. Enfin, débarrassé de toute menace électorale nationale, il sera en situation de décider de tout, de nommer qui il souhaitera, à tout poste, même ceux qui ne sont pas, constitutionnellement, de sa compétence.
Nous n’entrons pas dans une 6ème république, mais dans une monarchie quinquennale.
Le Président pourra utiliser ce pouvoir presque illimité pour mener de vastes réformes, comme le fit François Mitterrand pendant les cinq premières années de son premier mandat, ou pour ne rien faire, comme le fit Jacques Chirac pendant les cinq dernières années. Dans les deux cas, l’opposition gagnera toutes les élections locales d’abord municipales, puis régionales, qui serviront d’exutoire, et perdra toutes les élections nationales. Comme si les Français considéraient que la droite était mieux placée pour gérer les enjeux stratégiques, et la gauche plus préparée à prendre en charge la gestion des problèmes de proximité.
Cette situation peut durer très longtemps ; et la monarchie quinquennale pourrait, sauf accident, devenir décennale…… "

 

> Lien vers le billet publié sur son blog "Conversations avec Jacques Attali"

23/05/2007

Ségolène, la gauche, le parti et nous.

medium_SR-Second_tour.jpgManifestement Ségolène Royal continue, et c’est une excellente chose, d’avoir une « côte d’amour » chez des électeurs de gauche qui ne semblent pas aveuglés puisqu’ils estiment massivement que le manque de soutien du Parti Socialiste est un élément important qui explique la défaite.

Ils ont raison et on ne dira jamais assez que le flingage organisé mis en œuvre pendant des mois aura plombé l’élan dont était porteuse la candidate.

Sans tirer des conclusions définitives de ce genre de sondage proposé hier par Libération- LH2, force est de constater qu’il sera bien difficile à certains de passer Ségolène Royal par pertes et profits tant elle incarne de manière vivante le besoin de renouvellement, de rénovation et de reconstruction d’une alternative à Sarkozy pouvant conduire à de futurs succès.

Favorables à Ségolène Royal, les électeurs socialistes montrent également un désir d’unité de la gauche mais n’écartent en rien la possibilité d’une alliance avec le centre comme si la main tendue par Ségolène Royal entre les deux tours marquait durablement les esprits.

Reste le parti. Il doit évoluer pour se refonder. Peu importe les mots et les formules sachant que c’est à partir du réel et des attentes des Français qu’un projet moderne, un projet de ce siècle, doit être désormais imaginé. La question des contours de ce parti se posera tant sur les plans politiques et organisationnels qu’en matière de rayonnement mais aussi de capacité à fédérer une multitude de sensibilités quasi centrifuges.

Chacun doit donc aussi se dire clairement que la méthode employée n’est en rien secondaire. Il est en effet nécessaire, pour construire ce nouvel outil, d’afficher une volonté inoxydable d’aller à la rencontre des Français et singulièrement des électeurs de gauche. Les débats participatifs, les consultations citoyennes, bref tout ce qui a fait la vitalité de Ségolène Royal doit trouver droit de citer dans cette nécessaire refondation qui, si elle avait le visage traditionnel de l’affrontement interne des écuries et des coteries, conduirait avec certitude la gauche à d’autres échecs dont le Parti socialiste ne se relèverait probablement pas.

Lyon, le 23 mai 2007.

22/05/2007

Délocalisator

medium_Perben_Bleu_ciel.jpg A Lyon, je peux, sans me tromper vous dire que les coups tordus de Dominique Perben pour accéder à la Mairie n’impressionnent plus grand monde. Ailleurs, j’imagine que les agissements de l’ex-ministre indiffèrent et c’est après tout bien normal. Cela étant, les comportements de Dominique Perben méritent d’être contés tant ils sont représentatifs d’une façon de faire de la politique à l’ancienne, ici, à Lyon, mais aussi ailleurs.

Vous ne le savez donc peut être pas mais Dominique Perben était Maire de Châlon-sur-Saône. Un beau matin il décide de quitter sa ville pour s’installer à Lyon ou plus exactement pour faire don de son corps à sa ville natale.

Ce qui motive notre homme, vous l’imaginez, est assez simple. Il veut devenir Maire de la ville. Il trouve obscène qu’un Maire socialiste occupe le poste. Perben annonce donc « urbi et orbi » qu’il sera Maire de Lyon parce qu’il s’agit pour lui de favoriser une sorte de retour à l’ordre naturel des choses. Pour ce faire il décide de remettre de l’ordre au sein de la droite locale.

Vous l’avez compris c’est ici que les choses intéressantes commencent car, chez Dominique Perben l’essentiel ne relève pas de la vie des idées mais plus prosaïquement de la méthode. Très vite, celui qui va devenir patron de l’UMP du Rhône, rencontre un premier problème, il s’appelle Charles Millon. C’est là que va naître la méthode Perben, celle qui consiste à délocaliser ses concurrents car Charles Millon est un concurrent de notre Ministre.

Un beau jour, n’ayant même pas la correction républicaine d’attendre, Perben annonce lui-même sur le perron de l’Elysée, après un Conseil des ministres, que Millon est délocalisé à Rome comme ambassadeur auprès de la F.A.O. Exit Millon.

Quelques mois plus tard un ancien adjoint de Michel Noir ayant des envies municipales est quant à lui délocalisé à Villeurbanne pour tenter sa chance sous d’autres cieux. Exit Henry Chabert, c’est son nom, qui dégage illico du terrain.

Il en restait un troisième, l’ancien 1er adjoint de Raymond Barre, député UMP sortant de la circonscription sur laquelle lorgnait Perben. Après avoir proposé, dans un premier temps sans succès, à Christian Philip, c’est le nom du député sortant, la présidence d’une grande entreprise nationale, un poste d’ambassadeur pour en échange se faire refiler la circonscription, nous apprenons que Perben avait trouvé une solution, puisque le député UMP en question vient de retirer sa candidature aux législatives. Perben est donc maintenant le seul candidat UMP pour la députation. Après Millon, Chabert c’est maintenant Philip qui est délocalisé. Pour l’instant l’histoire n’indique pas où, mais l’avenir devrait nous en dire plus sur cette nouvelle délocalisation.

Vous le voyez la méthode Perben est simple. D’un côté vous avez un homme qui pour dégager le terrain délocalise des concurrents, de l’autre un appareil d’Etat riche en postes d’ambassadeurs, en présidences de sociétés nationales voire même en sous-secrétariats d’Etat. Il suffit alors, au détour d’un Conseil des Ministres, de puiser dans le bric-à-brac des niches douillettes de l’Etat pour trouver les solutions aux problèmes de Dominique Perben.

Délocalisator est donc à Lyon, imaginez une seule seconde que Dominique Perben dépense autant d’énergie pour trouver du boulot aux chômeurs, la vie serait tout de même plus sympathique.

Lyon, le 22 mai 2007.

21/05/2007

Garde à vue, histoire vécue.

medium_gardeavue.jpgIl est arrivé en début d'année, une sale petite histoire à l'écrivain Christophe Mercier. Bilan, dix-neuf heures de garde a vue contées méticuleusement, sans fioritures, rajouts ou commentaires dans une petite brochure de trente pages intitulée "Garde à vue" et publiée par les éditions Phébus pour la somme modique de 3 euros. En voici les premières lignes histoire peut-être de vous mettre dans le bain. On ne sait jamais….
 
"Je sors d'un déjeuner rue Saint-André-des-Arts avec deux amis éditeurs. Je raccompagne l'un d'eux à pied dans le VIIe, où je récupère ma moto (une 125), et je prends le chemin du XIIe. Je roule lentement, m'apprêtant à m'arrêter avenue des Gobelins, sur la droite, dans un café j'ai un rendez-vous. L'avenue est complètement dégagée, je roule à la limite de la voie de circulation et du couloir de bus (dont je vois, de loin, qu'il est obstrué par une voiture arrêtée par deux policiers)".

Lyon, le 21 mai 2007.

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20/05/2007

L’heure de la sieste

medium_Nuits_sonores.jpgFidèle à la tradition, le festival les Nuits Sonores organise cet après-midi à partir de 11h00 jusqu’à 21h00 au Parc Georges Bazin dans le 3ème arrondissement ses célèbres siestes sonores. Après quelques jours d’hyperactivité binaire, les festivaliers apprécieront, bercés par la musique de quelques D.J. qui les coucouneront, de s’allonger dans l’herbe et de tomber peu à peu dans les bras de Morphée (Gassad Her, Hubert Petit homme, Fred Gone, Max le sale gosse, Jose Lagarellos, P. Moore et flore).

Final sympathique et convivial d’un festival qui a connu une fois de plus un magnifique succès, ces siestes sonores nous permettront de terminer ce week-end agité en pente douce histoire d’être en forme pour aller au boulot demain matin.

Juste une précision, les places de parking étant limitées dans le secteur, il est préférable de prévoir du co-voiturage.

Bonne journée et bonne sieste.

Lyon, le 20 mai 2007

19/05/2007

Devenez immobiles

medium_Ocean_cité.jpgPierre Deloche, chorégraphe basé dans le 7ème arrondissement est non seulement un être exquis mais un homme qui excelle dans le défi. Ce danseur formé auprès de Merce Cunningham mais aussi du musicien John Cage est en passe de créer sa 7ème création civile, place des terreaux, le 2 juin prochain. Intitulé « Océan Cité » ce spectacle gratuit qui regroupera quelques 500 personnes parmi les habitants de notre agglomération se veut « une immobilité sociale ». Si vous souhaitez de manière active participer à cette immobilité, il est nécessaire de tester vos compétences. Vous allez me dire que je me réveille un peu tard puisque deux dates de ce casting de l’immobile sont déjà passées cela étant vous pouvez toujours vous rendre, pour convaincre Pierre Deloche de vos qualités :

Le mercredi 23 mai, 19h00 - 20h30, montée de la Grande Côte.

Le samedi 26 mai,    11h00 - 12h00, Esplanade de la Mairie de Bron.

Le mercredi 30 mai,  19h00 - 20h30, Grande cour de la Cité Jardin, Gerland.

Le vendredi 1er juin,  19h30 - 21h00, Place des Terreaux.
 

Je reviendrais prochainement sur cet « Océan Cité » du 2 juin.

En attendant si l’envie d’immobilité vous prenait, rendez-vous sur www.deloche-danse.com.
 

Lyon, le 19 mai 2007.

11:00 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : deloche, danse, ocean, cité, casting, culture, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

18/05/2007

OK pour le quai

medium_Bernard_Kouchner.gifIl est inutile d'habiller idéologiquement le dernier acte de la bien triste fin de carrière politique de Bernard Kouchner. A67 ans, ne pouvant plus attendre des jours meilleurs, l'ex a décidé de nous dire "après moi le déluge" formule polie qui peut se traduire aussi par "allez vous faire foutre". Un homme de gauche seul va donc se retrouver seul dans un gouvernement de droite. Après tout chacun a bien le droit d'être un opportuniste solitaire.

Ce job au quai, Kouchner en rêvait paraît-il depuis longtemps et certains de ses amis n'hésitent pas à nous dire aujourd'hui qu'une telle attitude est humaine. Que Kouchner puisse être humain c'est à n'en pas douter une réalité. Mais comme certains hommes, que Kouchner puisse avoir en cette circonstance un comportement minable, c'est également une réalité. Après tout chacun a bien le droit d'être minable.

"Pour un job avec toi, je ferais n'importe quoi" chantonne désormais Kouchner à un Sarkozy qui n'en attendait sûrement pas tant. Qu'il en profite bien notre Doc car il ne faut pas être grand clerc pour savoir qu'une fois le temps de la roucoulade passé, cette charge risque de devenir un fardeau avant de se transformer en souffrance. J'espère juste que notre nouveau Ministre aura encore quelques amis quand l'heure de démissionner viendra. Après tout chacun a le droit d'avoir des amis qui vous épaulent quand cela ne va pas très fort.

Enfant gâté des médias mais aussi électron libre du PS, je ne suis pas certain que Kouchner s'habituera facilement à avaler des couleuvres et à faire preuve de cette discipline très pre-68 que son nouveau chef exigera d'un collaborateur affecté au domaine réservé. Mais après tout, entre adultes consentants, tout peut s'envisager.

Nous sommes hélas tous un peu triste de voir Kouchner s'en aller. Pour ma part je dois vous confier que j'aimais plutôt ce sympathique emmerdeur ingérable qui, il faut l'avouer, nous cassait parfois sérieusement les pieds. Ce qui est étonnant dans cette étrange affaire étrangère c'est que, de très loin, le plus emmerdeur d'entre-nous devienne chef de la diplomatie. Mais après tout Sarkozy n'a peut être trouvé qu'une seule qualité réelle à Kouchner, celle de nous emmerder.

Lyon, le 19 mai 2007.

 
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