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26/03/2007

Bienvenue à l'hôtel Campanile

medium_Morvan.jpgC'est donc un ancien collaborateur de Dominique Perben qui va faire le job de recteur de l'Académie de Lyon suite à la révocation d'Alain Morvan par De Robien. Quand je dis De Robien c'est vraiment histoire de respecter la forme puisque chacun sait que Nicolas Sarkozy est le réel commanditaire de ce vidage en règle.

Comme il le dit lui-même, Alain Morvan, notre ancien recteur a été "karchérisé", Sarkozy n'ayant pas apprécié, paraît-il, la gestion du dossier du Lycée musulman de Décines.

Dans une réaction intervenue lors de son voyage en Israël, avec beaucoup d'opportunité, Gérard Collomb rappelle les propos de Sarkozy concernant les nominations des hauts fonctionnaires: "toute nomination qui apparaît comme l'expression d'une connivence est détestable pour la République et pour l'Etat", toujours avide de montrer qu'il a changé, notre Ministre d'Etat, ajoutait il y a environ une semaine, "je m'engage à ce que toutes les nominations que je ferai, si je suis élu Président de la République, le seront en fonction des seuls critères de compétence. Il est temps de tourner la page".

Vous ne croyez pas si bien dire mon cher Nicolas, il est grand temps de tourner la page et les Français ne sauraient supporter cinq ans de plus un énergumène comme vous aux manettes de l'Etat. Un gars qui fait peur, un type qui envoie à grand fracas sa police appréhender un grand père "sans papiers" qui attend sa petite fille à la sortie de l'école, un mec obscène qui pour piquer des bulletins à Le Pen propose la création d'un nouveau Ministère "de l'immigration et de l'identité nationale".

Pour ne pas rester sur une note belliqueuse et pour être fidèle à la tradition d'accueil et d'ouverture de Lyon et des lyonnais je voudrais dire à Monsieur Debbasch, l'ami de Dominique Perben qui vient d'arriver pour occuper le poste d'Alain Morvan, de ne pas s'engager, ni engager la République, dans de gros frais d'installation.

En effet, même si je ne peux que lui souhaiter la bienvenue à Lyon, ce job occupé par Monsieur Debbasch, est très précaire. Qu'il sache que dès le 10 ou le 12 mai 2007, le nouveau gouvernement de la France, celui de Ségolène Royal, devra envisager sérieusement son remplacement étant donné que la politique qui sera alors mise en œuvre à l'Education Nationale nécessitera le concours de collaborateurs dotés de compétences nouvelles.

Connaissant particulièrement bien, car les subissant moi-même, la maigreur des frais de déplacement octroyés aux fonctionnaires en mission, je suggère à Monsieur Debbasch, puisque qu'il s'agit grosso modo de l'affaire d'une demie douzaine de semaines, de se tourner rapidement vers un établissement hôtelier capable de l'accueillir. Même si je dois reconnaître que celui que je propose est légèrement plus cher que les indemnités journalières généralement accordées par l'administration, je conseille à ce Monsieur Debbasch l'hôtel Campanile situé place Carnot. Ce "deux étoiles" fort correct est tout à la fois proche du Rectorat et situé en centre ville. Si par ailleurs, Monsieur Perben l'invitait de temps à autre à la maison pour dîner, cet hôtel conviendrait parfaitement sachant qu'il suffirait à Monsieur Debbasch de prendre le métro dans le centre d'échange de Perrache (direction Bonnevay) et de descendre à la station Cordeliers, si possible en queue de rame.

Lyon, le 26 mars 2007.

Commentaires

Je trouve cela scandaleux d'avoir karcherisé ainsi le Recteur et ensuite de le remplacer par un proche.
Il est vraiment temps de tourner la page !

Écrit par : robin | 27/03/2007

comment peut on avoir des responsabilités et ecrire des choses
pareilles ...

vous allez voir ce dont les français sont "fatigués" = des sectaires
comme vous... qu'ils soient de gauche ou de droite ..

Écrit par : Denis Balland | 28/03/2007

Bonsoir Jean-Yves

Il me semble que Lyon 3 a domicilié Gollnisch pendant des années. Il doit y avoir des chambres d'hôtes pour accueillir Roland ...

A bientôt

Stéphane

Écrit par : Hippocampe | 28/03/2007

Tres bref sejour en perspective...

L’Angolagate rebondit
Jean-Christophe Mitterrand et Charles Pasqua sont de retour devant la justice.
Le parquet de Paris a requis mercredi leur renvoi en correctionnelle aux côtés de 40 autres personnes dans le cadre de l’affaire de trafic d’armes vers l’Angola.
Il y a du beau monde aux côtés de l’ancien ministre de l’Intérieur et du fils aîné de François Mitterrand: le romancier Paul-Loup Sulitzer, l’ancien conseiller de François Mitterrand Jacques Attali, l’ex-préfet du Var Jean-Charles Marchiani, ou encore le député UMP du Rhône Georges Fenech.
Tous sont soupçonnés d’avoir reçu des pots-de-vin de la part du sulfureux Pierre Falcone, lui aussi prévenu dans cette affaire et personnage emblématique de cet «Angolagate».
La justice reproche à cet homme d’affaires d’avoir organisé la vente d’armes au régime angolais en 1993 et 1994 via sa société Brenco.
Pour sa part, Jean-Christophe Mitterrand demandera la relaxe.
Le parquet a retenu contre lui le «recel d’abus de biens sociaux» et le «trafic d’influence», mais a demandé un non-lieu pour l’infraction de «complicité de commerce illicite d’armes».
En tant que sénateur, Charles Pasqua bénéficie, lui, d’une immunité.
Le procès devrait avoir lieu courant 2008, si le juge Philippe Courroye, chargé du dossier, confirme la décision du Parquet.
Il pourrait avoir lieu dans le courant de l'année 2008

20Minutes.fr, éditions du 28/03/2007 - 16h43

Écrit par : ulysse | 29/03/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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